mardi 27 décembre 2016

Arrêtons avec l'illusion du « droit international »

Youssef Girard

israel onu

Vendredi 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution contre la colonisation des territoires palestiniens conquis après la défaite de juin 1967. Indéfectible soutien de l'entité sioniste, les États-Unis se sont contentés de s'abstenir et non de bloquer, comme à leur habitude, le vote de la résolution en y opposant leur veto.

Un premier texte devait être présenté par l’Égypte, avec le soutien de la Ligue arabe, mais Abdel Fattah al-Sissi a reculé suite aux pressions de l'entité sioniste et du nouveau président états-unien, Donald Trump. Finalement, malgré la volte-face du docile maréchal égyptien, le texte de la résolution a été repris par la Nouvelle-Zélande, le Venezuela, la Malaisie et le Sénégal qui ont permis son adoption. La résolution, qui reprend les grandes lignes d'une précédente résolution votée en 1979, exige l’« arrêt immédiat et complet des activités israéliennes de colonisation dans les territoires palestiniens occupés », y compris la partie est d'al-Quds.

Immédiatement, les médias mainstream ont parlé de « revers » ou de « camouflet » pour l'entité sioniste et son Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a même affirmé qu'il s'agissait « d'un jour historique » et d'une « victoire (...) du droit international ». Certains analystes sont allés jusqu'à évoquer de possibles « sanctions » politiques et économiques si la colonisation « des territoires palestiniens » se poursuivait.

Mais nous savons que cette résolution a été votée uniquement parce que l'administration Obama en fin de course souhaitait présenter un visage un peu plus équilibré de sa politique « moyen-orientale ». Elle espérait peut-être faire oublier la conclusion, au mois de septembre dernier, d'un accord d'assistance militaire en faveur de l'entité sioniste d'un montant de 38 milliards de dollars pour les années 2019-2028. Nous savons également que Donald Trump est hostile au vote de cette résolution et que son administration s'opposera au vote de la moindre sanction conte ses fidèles alliés sionistes.

N'ignorant pas cette réalité,

vendredi 23 décembre 2016

La rage des médias occidentaux contre Poutine : La bataille de la vérité

10816891-17870996

«L'armée russe met très longtemps à sceller sa monture, mais ensuite plus aucune armée au monde ne peut l'arrêter.»
Citation d'un général prussien

 

Depuis quelques jours nous sommes confrontés à une deuxième bataille qui est celle de la fausse information diffusée en boucle par tous les médias qui n'arrêtent pas de raconter des mensonges sur la réalité de la situation à Alep. Le camp occidental dans sa version obamienne et hollandaise livre une ultime bataille, celle de désigner la Russie comme bouc émissaire et de désigner le gouvernement légitime de la Syrie comme bourreau de son peuple. Un constat: les médias se déjugent sans fausse honte, mais ont des difficultés à prendre les virages de la réalité. On aurait voulu présenter des cohortes de hères mourant de faim, de froid et que voit-on des cars où les réfugiés montent calmement, des voitures avec des enfants qui ne semblent ni mourir de faim ni de froid faisant même en riant le V de la victoire en face de la caméra occidentale qui aurait voulu capter autre chose. N'ayant rien à se mettre sous la dent, les médias recrutent des journalistes «libres» qui sont payés proportionnellement au déversement de fiel sur le pouvoir.


En fait et comme entendu sur la chaîne LCI, le journaliste qui sévit avec sa phrase élimée: «Ainsi va le monde» interviewant un expert sur la situation de l'après-Alep comme il la voyait, «les Français dit-il ne voulant pas de Bachar». Cette phrase m'a intrigué, elle dénote du fait que le logiciel colonial est toujours ancré dans la tête de ces «saigneurs». Les gueux, les faibles n'ont pas à discuter les ordres de l'Occident symbolisé par l'Empire et justement les vassaux qui -on l'aura compris- font les matamores avec les faibles, mais sont toujours ser(viles) avec l'Empire.

 
Cette fin de l'année 2016 a vu la fin de l'Empire dans sa version dicteur de la norme. On a beau arguer que le monde a changé, que les peuples relèvent la tête et ont une égale dignité. Le coup de baroud est donné par l'acharnement sur Poutine tout en faisant preuve d'un silence quasi religieux s'agissant de Mossoul où les coalisés ne savent pas comment s'en sortir - c'est-à-dire en définitive faire coup double, sauver Daesh et lui permettre de prospérer en Syrie- eux qui avaient prévu de donner une porte de sortie aux combattants de Daesh pour qu'ils aillent sur Raqqa. Les brigades chiites irakiennes ont vite verrouillé cet accès et la situation semble s'éterniser depuis quatre mois.


Les officiers de l'Otan faits prisonniers à Alep : Le double jeu de la coalition

«On apprend que plus de 110 officiers de l'Otan ont été capturés dans un bunker des terroristes Al-Nosra à Alep. Selon des rapports concordants sortant d'Alep ce 16 décembre 2016, au moins 14 officiers militaires de la coalition de l'Empire anglo-sioniste ont été capturés par les forces spéciales syriennes ce matin dans un bunker terroriste d'Al-Qaïda/Al-Nosra à Alep Est. Mais selon Veterans ToDay, le nombre d'officiers capturés serait supérieur à 110. VT donne les chiffres suivants: Américains 22, Britanniques 16, Français 21, Israéliens 7, Turcs 62.» (1)
La liste est très incomplète. Que devaient-ils faire avec des terroristes qu'ils ont «officiellement dénoncés?».

En attendant, un silence assourdissant des médias sans honneur sur la Syrie et ce sujet en dit long sur le côté explosif de l'affaire si elle se répandait plus largement... Les médias enragés quand il s'agit de diaboliser sans preuve Assad, se font d'un silence assourdissant quand il s'agit de signaler la présence illégale des officiers de l'Otan et même de l'Arabie saoudite et du Qatar dans un bunker à Alep et si tout le tintamarre était de faire exfiltrer ces mercenaires qui ne peuvent pas invoquer la convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Ils serviront vraisemblablement de monnaies d'échange et on peut penser que la réunion du Conseil de sécurité à huis clos va débattre aussi de cela, car mettre de l'humanitaire comme s'entête à le demander Obama par Hollande interposé est irréalisable pour l'ambassadeur russe aux Nations unies.

 
Poutine: l'âme damnée de Obama

Vladimir Poutine reste l'homme le plus puissant du monde, devant Donald Trump et Angela Merkel, selon le classement 2016 du magazine Forbes. A 64 ans, le président russe remporte le classement du magazine américain pour la quatrième année consécutive.

dimanche 18 décembre 2016

La campagne digne de McCarthy des médias américains pour la guerre contre la Russie

Josh-Earnest-400x264

La population américaine est soumise à un barrage furieux de propagande des médias et de l’establishment politique visant à ouvrir la voie à la guerre.

La campagne a été fortement intensifiée cette semaine, à commencer par la publication mercredi d’un article de une dans le New York Times. S’appuyant entièrement sur des sources non identifiées et des preuves douteuses et concoctées, il a été présenté comme preuve définitive du piratage par la Russie des courriels du Parti démocrate et du fait qu’elle mènerait une « cyberguerre » contre les États-Unis.

Ces allégations ont été suivies mercredi par une conférence de presse où le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a déclaré que certains médias aux États-Unis, en faisant des reportages sur les courriels du Parti démocratique publiés par WikiLeaks, « sont devenu essentiellement des bras des agences de renseignement russes ».

Jeudi, Earnest a déclaré que le président élu Trump avait encouragé « la Russie à pirater son adversaire parce qu’il pensait que cela aiderait sa campagne ». Plus tard ce jour-là, le président Obama a menacé de prendre des représailles contre la Russie, déclarant à la radio publique nationale NPR : « Je pense qu’il n’y a pas de doute que lorsqu’un gouvernement étranger tente d’influer sur l’intégrité de nos élections, il nous faut agir et nous le ferons ».

Ces commentaires belliqueux de l’administration Obama ont été accompagnés d’éditoriaux dans les principaux journaux américains et internationaux qui dénoncent la position accommodante de Trump envers la Russie et réclament une réaction plus agressive à ces prétendus piratages. Les reportages, s’appuyant sur des rapports de fonctionnaires anonymes des services de renseignement, proclament avec une urgence exagérée que le président russe Vladimir Poutine a directement ordonné et supervisé le piratage.

Le Times a continué sur le thème de son article incendiaire avec un éditorial jeudi qui a pratiquement accusé le président nouvellement élu d’agir comme un agent russe. « Il ne peut y avoir de plus grand “idiot utile”, pour utiliser l’expression de Lénine, qu’un président américain qui ne sait pas qu’il est manipulé par une puissance étrangère rusée », a déclaré le Times. L’éditorial définit la Russie comme « l’un de nos adversaires étrangers les plus anciens et les plus déterminés », ajoutant que « l’ingérence du Kremlin dans les élections de 2016 » justifie des « mesures de rétorsion ».

Les déclarations du Times et d’autres médias combinent tous les éléments nocifs du maccarthysme des années cinquante, en remplaçant l’Union soviétique par la Russie capitaliste : dénonciations hystériques de la Russie « rusée », mensonges sans vergogne et attaques contre des opposants nationaux comme espions, traîtres et agents de gouvernements étrangers.

Il y a des conflits amers et violents au sein de l’État,

Le Bloc atlantiste au bord de la crise de nerfs

102

On en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc altantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle Richter du désordre globalisé. De la panique intégrale déclenchée par l’élection du déplorable Trump à la débandade des coupeurs de têtes modérés d'Alep-est, le joli petit monde du néolibéralisme militarisé prend l'eau de toutes parts. Alors forcément le Bloc réagit, sur-réagit même, avec le savoureux avantage que dans la précipitation, les marionnettistes de la pantalonnade ambiante ne prennent même plus la peine de camoufler un tant soit peu leurs manigances.

Tout se fait ainsi à ciel ouvert, y compris le pire, le honteux, le normalement inavouable, et il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les pépites. Inutile de dire que c’est évidemment sur le pont du Titanic US que l’on récolte les plus grosses. Ainsi, entre la CIA qui entre en guerre contre le FBI en essayant de renverser Trump avant même son entrée en fonction, et le Congrès qui vote des livraisons d'armes aux terroristes d’al-Qaïda supposés responsables des attentats du 11 Septembre, on surnage en plein vaudeville à l’échelle planétaire. Du caviar on vous dit. L’implosion est proche.

Le very very bad trip de Killary
Dès les premiers signes laissant penser que Trump avait tout pour devenir un adversaire sérieux d’Hillary-la-démente, nous nous étions pourtant étonné que le bonhomme ne soit pas victime du déséquilibré de service ou d’un accident de savonnette qui l'aurait laissé gisant dans une marre de Chanel 5, la mèche empalée sur la robinetterie en or de sa salle de bains. Quelle ne fut pas dès lors notre surprise non pas de le voir élu, on savait la chose possible sinon probable, mais de le voir tout simplement arriver vivant au scrutin. Il faut dire qu’enfermés dans leur bulle, ni l’élite-Système ni son clergé médiatique n’avaient pu imaginer ne serait-ce qu’un instant que le peuple aurait l'audace de les envoyer bouler.

Au soir du vote maudit donc, ce fut comme il se doit le séisme, le big one, façon Fukushima, avec dévastation des esprits effarés de toute la volaille médiatique planétaire et stupéfaction générale, cosmique même, de toute la pègre néolibérale dirigeante et de ses hordes de bobos-zombies.
En savoureux point d’orgue de la soirée, on avait même eu droit au pétage de plomb d’Hillary-la-démente qui, réalisant qu’elle ne serait jamais Présidente après tous les sacrifices consentis aux côtés de son ahurissant mari, s’était jetée toutes griffes dehors en hurlant comme une possédée sur son improbable chargé de campagne Podesta (1). Tétanisée, son équipe avait d'abord hésité à appeler enfin un prêtre exorciste avant de se contenter de lui administrer une dose massive de psychotropes (beaucoup plus que d’habitude) pour la faire redescendre de son very very bad trip.

Le joker Poutine, comme toujours
Sous l'aiguillon de la clique à Soros,

dimanche 4 décembre 2016

Blanche Neige et les vingt-sept nains

Drapeau-européen1

 

1 - Les cultures et leurs capitales
2 - Paris est-il menacé ?
3 - La maison de poupée européenne
4 - Faire sortir l'Europe des chapelles de l'OTAN
5 - Les journalistes, porte-paroles de l'OTAN

 

1 - Les cultures et leurs capitales

 
Le premier théoricien de l'alliance des grands Etats - et d'abord de leurs capitales - avec la création culturelle et universelle de leur temps, n'est autre que Périclès, qui disait que l'Attique et d'abord Athènes, était la pédagogue de toute l'Hellade, c'est-à-dire de toutes les cités grecques. Puis Rome a suivi l'exemple de la Grèce : même sous Néron ou Tibère, les écrivains, les poètes, les peseurs et les penseurs de la politique et de l'histoire du monde, accouraient à Rome de toutes les provinces de l'empire.


La première expression du génie de la Révolution de 1789 fut de comprendre que l'alliance de la politique avec la culture avait quitté Versailles et la cour pour placer Paris au cœur de la nouvelle alliance de la France avec l'universel. Mais comment se fait-il que Berlin ne sera jamais plus la capitale de la civilisation allemande; comment se fait-il que Berlin ne retrouvera jamais le rôle centralisateur et unificateur qu'il jouait depuis Hegel? Comment se fait-il que Berlin se trouvera à jamais réduit à la même impuissance que Washington de jamais incarner une capitale de l'esprit dont tout le monde voit clairement qu'elle ne sera jamais le chef et le guide reconnu d'une "civilisation américaine" unifiée et qui parlerait d'une seule voix?


Pour le comprendre, il faut observer à la loupe comment Heidegger a réduit l'Allemagne à des ilots culturels ambitieux d'affirmer leur autonomie provinciale à l'égard de Berlin. Car la parution en 1927 de Sein und Zeit - L'Etre et le temps - avait donné au philosophe allemand un éclat mondial qui s'était aussitôt répercuté sur la petite université de province qu'était Fribourg- en - Brisgau. Mais en refusant l'offre de Berlin d'enseigner dans son université, Heidegger rendait impossible de perpétuer une Allemagne intellectuellement et politiquement centralisée. Le philosophe de Sein und Zeit a contraint l'Allemagne à cultiver des identités culturelles locales et ardentes à défendre une autorité provinciale illusoire. Aujourd'hui, Francfort, Cologne, Munich, Leipzig revendiquent avec acharnement leur principauté culturelle locale, afin d'interdire à Berlin de jamais reconquérir les apanages et les prérogatives d'une capitale du génie national allemand.


2 - Paris est-il menacé ?

 
Quel est, de nos jours, l'avenir politique et culturel de Paris? Cette place forte de l'universalité de la France continuera-t-elle de jouer dans le monde le rôle que Périclès attribuait à Athènes et à l'Hellade? Aujourd'hui,

samedi 3 décembre 2016

Syrie, le dernier massacre de l’Empire?

Syria_Houla_massacre_of_childr

 

EF

En octobre dernier, Moscou et Damas ont accepté une énième trêve «humanitaire» voulue par l’Oncle Sam pour sauver ses barbus coincés dans la poche d’Alep-Est. Durant plus de 3 semaines, la Russie n’a opéré aucune frappe aérienne, se contentant d’effectuer un méticuleux travail de renseignement tout en organisant des couloirs humanitaires pour permettre l’évacuation des civils.

De leur côté, les coupeurs de têtes modérés du Bloc atlantiste empêchaient la population de les emprunter, se réarmaient et se regroupaient pour préparer une grande offensive destinée à briser le siège d’Alep-Est. Lancée à la fin octobre, l’opération a finalement tourné au baroud d’honneur et, début novembre, la riposte des troupes syriennes et du Hezbollah a totalement renversé la situation.

Trois semaines plus tard, l’enclave est aujourd’hui brisée et sur le point de tomber. Avec la prise d’Alep, c’est la fin des derniers espoirs occidentaux de renverser la vapeur. Durant près de 6 ans, l’Empire US et ses succursales d’Europe et du Golfe ont ainsi déversé des hordes de djihadistes sur le pays, permettant au passage l’avènement de Daesh dans une énième opération de regime-change aussi ratée et sanglante que les précédentes.

Fiasco et boîte de Pandore

N'en déplaise aux propagandistes de l’im-Monde ou Libération, il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie. Dès les premiers mois de ce qui fut faussement présenté comme un «printemps arabe», la machine de guerre américaine était en effet à l’œuvre à travers ses canaux habituels de Riyad notamment et, à l’époque en tous cas, d’Ankara. Deux mois après les stupides et sanglantes répressions organisées par le régime syrien pour mater des contestations populaires bien légitimes, les premières cargaisons d’armes et de mercenaires arrivaient ainsi dans le pays sous le contrôle de la CIA.

Pourquoi? Pour les ressources comme toujours. Déjà en délicatesse avec la Russie de Vladimir Poutine, l’Empire et ses suppôts du Golfe voulaient en effet faire transiter leurs précieux gisements par une Syrie débarrassée de Bachar al-Assad et donc docilisée,

Alep libérée ? La « bonne nouvelle » épouvantable pour les dirigeants français.

Alep-libérée-400x224Ce 29 novembre, la joie, certes mêlée de tristesse, de sang et de larmes, avait envahi le cœur des Syriens. Toutes les sources fiables leur apprenaient que 14 quartiers de l’est d’Alep étaient libérés des terroristes, que des milliers de leurs habitants séquestrés depuis l’été 2012 avaient pu -malgré les tirs des snipers qui tiraient sur ceux qui les fuyaient- rejoindre les positions de l’Armée syrienne, que la centrale hydraulique de Souleiman al-Halabi située dans ces quartiers avait été récupérée et en cours de réparation, que le croissant rouge et les hôpitaux privés et publics s’étaient préparés à les accueillir, que la Russie allait dépêcher des hôpitaux mobiles pour parer aux manques de lits et de moyens, que les parents et amis encore en vie les attendaient à tous les couloirs de sortie…

filion-poutine

Les Français qui auraient tendance à mettre en doute la parole des Syriens, pourraient peut-être se donner la peine d’écouter l’un des leurs raconter « cette vraie bonne nouvelle » [1].

ICI, cette vidéo de Pierre le Corf

https://www.youtube.com/watch?v=idBCO5ZqCQg merci

Ceci, car les médias français excellents désormais en matière de désinformation sur la Syrie, donnant une vision caricaturale d’un régime qui massacre des « rebelles » quand ce n’est pas la « population », sans que l’on puisse comprendre qui est qui et qui fait quoi.

Un exemple frappant est ce que donne à entendre BFM TV qui invite, ce 29 novembre, l’aiguiseur du fer de lance de l’agression contre la Syrie, M. Laurent Fabius, lors d’une émission présentée comme suit :

    « Dénoncer les fautes politiques, décrypter les déclarations et réduire le fossé creusé entre la classe politique et les français, telles sont les ambitions de l’émission signée Ruth Elkrief » [2].

Invitation à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, mise à profit pour stimuler l’imagination des Français sur la prétendue horreur de cette « vraie bonne nouvelle » :

    « R. Elkrief : Évoquant le dossier syrien,

Prix Nobel de l’hypocrisie

obama_nobel_photo

Lorsque le prix Nobel de la Paix fut décerné en 1906 à Theodore Roosevelt (président des États-Unis de 1901 à 1909), le New York Times commenta ainsi la nouvelle :

« Un large sourire illumina le visage du globe quand le prix a été attribué ... au citoyen le plus belliqueux des États-Unis » [1].

roosevelt_big_stick_policy2

Theodore Roosevelt et la diplomatie du "gros bâton"

« Parle doucement et porte un gros bâton » (2 septembre 1901)


Environ un siècle plus tard, un journaliste du même New York Times se questionnait :

« Alors, que pensez-vous du président Obama remportant le prix Nobel de la paix ? Je suis perplexe […]. Qu’a-t-il fait ? […] il me semble que cela aurait été logique d'attendre et de donner à Obama le prix Nobel de la paix dans sa huitième année en poste, après qu'il ait effectivement fait la paix quelque part » [2].

Il s'agissait bien sûr du prix Nobel de la Paix attribué au président Barack Obama en 2009 « pour ses efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples ».

Tout ça, neuf mois à peine après son élection ? Comment était-ce possible ?

Du haut des huit ans années écoulées - et à des années-lumière du ronflant « Yes, we can ! » -, on peut effectivement contempler l’étendue de la paix qu’il a contribué à créer et à disséminer dans le monde arabe.


Un monde arabe ruiné par une saison funeste qu’il a contribué à créer et qu’on a fallacieusement baptisée « printemps » [3].

Un monde arabe saigné, éventré, étripé et dont le sang de ses citoyens graffitent les décombres et arrose les champs.

Un monde arabe hanté par des créatures barbues coupeuses de têtes, friandes de chair humaine et annihilatrices d’espoir.

Un monde arabe devenu le théâtre de la plus grande transhumance humaine depuis la seconde guerre mondiale [4].

Un monde arabe où les tensions religieuses ont été nourries, attisées et exacerbées : musulmans contre chrétiens, sunnites contre chiites et sunnites contre sunnites.

Un monde arabe dont les citoyens vivant en Occident endurent les affres d’une islamophobie nauséabonde, la pire de l’histoire contemporaine.

 

Au fait, ce n’est pas Obama qui avait fait ces déclarations pompeuses dans son « fameux » discours du Caire ?

« Je suis venu chercher un nouveau commencement entre les États-Unis et les musulmans du monde entier ».

Et aussi :

« Les peuples du monde peuvent vivre ensemble en paix […] cela doit être notre travail, ici sur Terre » [5].

Discours de Barack Obama au Caire (4 juin 2009)

Mais qui est donc censé être récompensé par le prix Nobel de la Paix ? Le testament d’Alfred Nobel est pourtant clair :

« Une personne qui aura accompli le plus grand et le meilleur travail pour la fraternité entre nations, pour l'abolition ou la réduction des forces armées et pour la tenue et la promotion de congrès pour la paix » [6].

François Hollande: La capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie

hollande

François Hollande et son prix, entourés notamment (de gauche à droite) par le milliardaire Carlos Slim et l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger le 19 septembre 2016.

René Naba


L’homme de l’année 2016

Fait sans précédent dans les annales de la Vème République, François Hollande a annoncé jeudi 1 er décembre 2016, qu’il renonçait à briguer un deuxième mandat présidentiel, tragique aveu d’une grande impuissance.

L’homme qui avait mené deux batailles au Mali et en Syrie, a renoncé à livrer bataille sur le plan intérieur pour défendre son bilan. Pour un foudre de guerre sur la scène internationale, qui avait eu le plus grand mal à se retenir de bombarder la Syrie en 2013, ce renoncement a retenti comme une capitulation en rase campagne. Une implosion en plein vol.

«L’Homme d’état de l’année 2016» aura eu un triomphe météorique, à l’image de ses prédécesseurs malchanceux, les conservateurs européens, l’espagnol José Marie Aznar ou le britannique David Cameron (lauréat 2015); à l’image de l’adhésion populaire dont il a bénéficié à son élection, plombée à son envol par le tweet ravageur de la «première peste de France» (1), soutenant le rival de la propre mère des quatre enfants de son compagnon, symptomatique de la confusion mentale qui a régné au plus haut niveau de l’état, tant au niveau de la vie privée du premier magistrat de France que de sa politique.

Scipion l’Africain au Mali (2), général Flamby (3) en Syrie, Scooter One Rue du Cirque -quel cirque- François II aura été aux antipodes de son prédécesseur. Falot et mal fagoté, au regard d’un florentin brillant et flamboyant, grand manœuvrier devant l’éternel. Retour sur la dérive de ce quinquennat calamiteux.


De la trahison au Parti Socialiste ou le vaudeville d’une «présidence normale».

«La gauche de gouvernement devient suspecte dès qu’elle accède aux responsabilités et son destin est de toujours être accusée de trahison», soutient François Hollande dans un entretien à la revue débat.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/09/15/francois-hollande-la-gauche-de-gouvernement-est-toujours-accusee-de-trahison_4998057_823448.html#DowjkOz0UxOBsuQ0.99

Non François Hollande, au vu de votre comportement et celui de votre gouvernement tout au long de votre mandat, ce n’est pas la gauche de gouvernement qui est accusé de trahison, c’est le gouvernement lui même qui a trahi et la nomenklatura «solférienne» avec.
L’exemple vient de très haut, du premier des socialistes François Hollande lui même, qui a trahi sa compagne d’alors et mère de ses 4 enfants, avant de lui saborder sa campagne présidentielle, en 2007, puis de récidiver avec sa compagne présidentielle, la dénonciatrice des «sans dents», un scandale qui a terni durablement son mandat.

Engagé sur deux théâtres d’opérations extérieurs (Syrie-Mali) et sur le front intérieur du chômage, ce vaudeville consternant a plombé durablement sa mandature présidentielle et sinistré le parti socialiste, faisant du socialo-motoriste, le plus impopulaire président de la Vme République

vendredi 2 décembre 2016

Créer un livre PDF de son blog Blogger


Créer un livre PDF de son blog, pour en conserver une trace originale ou pour le diffuser, ou pour l'offrir...?

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...