lundi 11 juillet 2016

Le crépuscule de l’Otan

par Thierry Meyssan

L’histoire de l’Otan et ses activités actuelles permettent de comprendre comment l’Occident a construit ses mensonges et pourquoi il en est désormais prisonnier. Les éléments contenus dans cet articles sont choquants, mais il est impossible de démentir les faits. Tout au plus peut-on s’accrocher aux mensonges et persister à s’y tenir.

Réseau Voltaire

 clip_image002

L'Otan chante «We are the world»

L'Otan chante «We are the world»

Lors de la réunion d’Istanbul, le 13 mai 2015, les dirigeants de l’Otan terminent un repas bien arrosé. Ils se moquent des crétins qui croient en leur discours de paix en chantant « We are the world ». On reconnait sur cette indécente vidéo le général Philip Breedlove, Jens Stoltenberg, Federica Mogherini et de nombreux ministres de la Défense.

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan vient de se tenir à Varsovie (7 et 8 juillet 2016). Ce devait être le triomphe des États-Unis sur le reste du monde, ce fût en réalité le début de la débâcle.

Rappelons ce qu’est l’Alliance atlantique.

Ce que fût l’Alliance

Alors que les élites européennes étaient paniquées à l’idée d’une possible accession au pouvoir des Partis communistes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, elles se placèrent sous « parapluie » états-unien. Il s’agissait avant tout d’être en mesure de menacer les Soviétiques pour les dissuader de soutenir les communistes occidentaux.

Les États de l’Ouest étendirent progressivement leur alliance, notamment en y joignant les Allemands de l’Ouest, qui avaient été autorisés à reconstituer leur armée, en 1955. Inquiets des capacités de l’Alliance, l’URSS répondit en créant le Pacte de Varsovie, six ans après la création de l’Otan.

Cependant, avec la Guerre froide, les deux alliances évoluèrent de manière impériale : d’un côté l’Otan dominée par les États-Unis et dans une moindre mesure par le Royaume-Uni, de l’autre le Pacte de Varsovie dominé par l’Union soviétique. De fait, il était devenu impossible de quitter ces structures : l’Otan n’hésita pas à utiliser le Gladio pour organiser des coups d’État et recourir à des assassinats politiques préventifs, tandis que le Pacte de Varsovie envahissait à visage découvert la Hongrie et la Tchécoslovaquie qui avaient émis des velléités d’indépendance.

Avant même la chute du Mur de Berlin, l’Union soviétique mit fin à ce système. Mikhaïl Gorbatchev laissa chaque État membre du Pacte de Varsovie reprendre son indépendance (« My Way ») ce qu’il dénomma ironiquement sa « doctrine Sinatra ». Lorsque l’URSS s’effondra,

dimanche 10 juillet 2016

L’effondrement US en mode turbo

clip_image002

Nous avons toujours pensé que l’implosion des USA marquerait le coup d’envoi de l’effondrement final du Système néolibéral atlantiste. Or aujourd’hui, il n’y a plus que les pixels de la narrative hollywoodienne qui permettent encore de masquer la réalité d’un Empire en plein naufrage. Et les choses s’accélèrent à une vitesse phénoménale.

Devant la perspective d’une probable victoire de Trump face à une Clinton politiquement déjà morte, la pègre washingtonienne panique et tente maintenant d’allumer des contre-feux partout où elle le peut, à l’intérieur en cherchant à provoquer une guerre civile raciale dans le pays et, à l’extérieur, en accélérant la mécanique de confrontation directe avec la Russie (1). Avec des résultats tellement incertains que plusieurs Etats, comme le Texas et la Californie, préparent déjà leur version locale d’un «brexit» pour échapper à l’incendie qui menace de tout emporter de ce pays faussaire (2).

De Kiev à Dallas

La pègre dirigeante de l’Etat profond US semble avoir définitivement tranché la question de la présidentielle US. Hillary, c’est fini. Même si elle échappe, pour l’instant, à une inculpation dans l’affaire dite de l’emailgate, Clinton n’est plus qu’un cadavre politique qui s’auto-pratique la respiration artificielle et plus personne ne semble vouloir parier sur elle. Rien ne la sauvera et, quand bien même devrait-elle arriver au pouvoir par la répétition des tricheries qui conduisirent Doobleyou par deux fois à la Présidence, elle ne pourra pas gouverner. Trop de casseroles, trop de cadavres dans les placards. Elle est même désormais soupçonnée d’avoir profité de son passage à la Maison-Blanche pour engranger des sommes faramineuses pour sa fondation en échange de contrats d’armements (3).

C’est à notre avis à la lumière de ce constat qu’il faut regarder les évènements de Dallas où les projets de guerre civile raciale initiée en 2014 (4) à Fergusson viennent de subir un fameux coup d’accélérateur. Des images de RT montrent ainsi l’un des tireurs en action et il est absolument évident qu’il s’agit d’un professionnel parfaitement aguerri, type ancien marine « déséquilibré » éventuellement téléguidé et/ou contractant de la CIA (5). Rappelons qu’en 2015, les forces de polices US ont tué plus de 1100 civils, dont la moitié « non blancs ». 40% des personnes assassinées étaient des Noirs non armés. A ce stade il ne s’agit plus de bavures, mais d’une stratégie. Des troubles sociaux importants pourraient en effet, le cas échéant, servir d’écran de fumée à toutes sortes d’opérations allant de la suspension du processus électoral pour cause d’état d’urgence, à l’assassinat pur et simple de Trump, allez savoir.

Quant au front ouvert contre la Russie en Europe grâce au coup d’Etat de Maïdan

L'Islam est la dernière chance de la France...

Le suicide français ou l'Islam!

clip_image002

Vincent Després Levard

Notre admirable journaliste sioniste, raciste et islamophobe Eric Zemmour, immigré juif de fraîche date qui a ses entrées partout, s’est répandu avec délectation du suicide français pour lequel il travaille depuis tant d’années avec ses acolytes et maîtres en la matière, BHL, Finkielkraut et autres agents d’influence israéliens.

De vulgaires propagandistes de guerre dont l’histoire ne se souviendra pas plus que de ceux du siècle dernier. Ils ne font rien, ils n’ont aucun charisme, pas d’œuvres ou de bien mauvaises. Ils font leurs jobs sous les sunlights médiatiques et les ors de la République, mais ce ne sont que des pigistes d’Israël. Des fossoyeurs de tout ce qu’ils touchent. Même le « suicide français » n’est pas là où Zemmour le dit. C’est un bonimenteur de foire. 
En réalité le peuple français se suicide de deux manières différentes. Par la démographie, c’est catastrophique et probablement aussi inéluctable que fatal, et par une sorte de suicide moral, abandonnant en 50 ans tout ce qui faisait les fondations de sa société depuis 1000 ans: le christianisme et ses valeurs morales.
On parle bien de suicide dans ces deux cas car ce n’est de la faute de personne d’autre. Ce n’est pas de la faute des africains si les blancs ne font plus d’enfants, et ce n’est pas de la faute des musulmans non plus si les chrétiens ont vidé les églises, transformé Jésus en Père Noël et le Carême en distribution d’œufs en chocolats!
Pour la démographie, c’est donc effarant. Si l’on en croit les courbes de l’INSEE, après la période faste du « babyboum » d’après guerre, la France a connu un brusque effondrement de sa natalité dès 1973. Effondrement dont la véritable ampleur est dissimulée par l’opportune loi de regroupement familiale la même année, qui fit arriver les familles des immigrés naturalisés français automatiquement pour dissimuler et inverser les courbes en urgence…
Et si l’on en croit le « taux de reproduction par femme française » de l’INSEE, il oscille depuis 1974 entre 1,8 et 2 enfants de moyenne par femme. Mais il faut bien comprendre que le taux de 2 enfants par femme est le minimum pour seulement maintenir la population à niveau…
Mais ce taux de 1,8 enfant par femme n’est donc pas uniquement le taux des « français de souches » mais de l’ensemble des naturalisés français… Ce sont les immigrés, qui représentent 20% à 30% de la population française, qui font 3 à 4 enfants par femmes et qui maintiennent le taux de natalité de la France au meilleur européen. Mais les « françaises de souche » ne font plus d’enfants ou si peu au point que la spécificité ethnique des français est dors et déjà sur une pente fatale.
Si l’on faisait une étude sur le taux de fécondité spécifique des françaises de souche,

samedi 9 juillet 2016

Les victimes de l’attentat de Bagdad avaient un visage et un nom…

clip_image002

La presse nationale est prompte à réagir lorsqu’un attentat vient frapper à sa porte, elle honore ses morts par de longs articles posthumes qui retracent la vie des victimes afin que celles-ci ne restent plus des inconnues aux yeux du commun des mortels.
Mais qu’en est-il lorsque les victimes sont arabes, pakistanaises, turques ou africaines ?

L’événement fera les gros titres ou l’objet d’un filet en 8ème page en fonction de l’origine des victimes. Lorsque les morts sont d’origine occidentale, les médias dans leur ensemble passent des heures à décortiquer l’actualité faisant de chaque victime un martyr, un comportement normal face à l’innommable.
Mais pourquoi n’agissent-ils pas de même avec les victimes qui ne sont pas représentatives de leur idéal ?

La différence de traitement par la presse internationale suite au double attentat-suicide du 3 juillet qui a ensanglanté la capitale irakienne, ne laisse aucun doute sur les sentiments qui animent les occidentaux.
La mort de 213 personnes de confession musulmane est bien moins importante semble dire le silence dédaigneux de notre presse quotidienne qui a relégué le carnage en page de fond loin derrière les scores de l’Euro 2016.

La réponse à cet affront récurrent ces derniers temps est arrivée d’un Irakien qui face à l’indifférence générale a tenu à honorer la mémoire de ces centaines de personnes innocentes victimes de la haine terroriste. Car contrairement à ce que pense le commun des mortels, Daesh fomente ses attentats dans les régions où vivent les populations musulmanes en priorité.

Sous le hashtag #NotJustANumber, Mustafa al-Najafi s’est employé à humaniser ces dizaines de morts anonymes. L’Irakien installé à Londres a tenu à leur rendre justice en donnant un nom et un visage à ces femmes, ces enfants et ces hommes morts dans l’un des attentats les plus meurtriers du pays.
Ces centaines d’anonymes ont repris vie le temps de citer Mohamed commerçant et futur papa de Mustapha mais

Brexit… L’allégorie du Bernard-L’ermite

clip_image002

Toute la mascarade durant et après le referendum britannique sur la sortie ou pas de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne se décante et nous commençons à apercevoir plus clairement la structure mise en place par l’oligarchie.

La vaste majorité des “experts” de la pressetituée pose la question de savoir si la haute finance de la City de Londres (la véritable “couronne” possédante, coloniale et dominatrice régie par la Banque d’Angleterre/Vatican sous contrôle de la famille Rothschild) n’aurait pas par “hasard” anticipé le Brexit pour se repositionner sur les marchés… Poser cette question relève soit de l’ignorance la plus crasse, soit de la complicité dans l’enfumage des opinions publiques pour couvrir le dessous des cartes de cette affaire.

Il faut toujours avoir à l’esprit que rien, et nous disons bien RIEN en économie, finance et géopolitique, ne peut se faire sans le coup de tampon d’autorisation et de validation des sbires banksters de la City de Londres, qui est le nid, l’épicentre du vortex de la dictature mondialiste en place et ce depuis la fin du XVIIème siècle et plus certainement encore depuis la fin des guerres napoléoniennes et caractérisée par un capitalisme monopoliste galopant. De fait, Wall Street bouffe au ratelier de la City, Wall Street n’est qu’une simple succursale de la City, puissante certes dans sa force d’illusion et de coercition, mais succursale néanmoins, qui prend toujours ses ordres à la maison mère.

Ainsi le Brexit ne fait pas “réagir” la City, mais à l’inverse, le Brexit est piloté depuis le départ par la City et la haute-finance. Le Brexit, le concept même a été créé et avalisé par la City de Londres.

Pourquoi ?

La City a toujours besoin de sa couverture, de son écran de fumée portatif et personnalisé qu’est pour elle le Royaume-Uni. Elle ne peut pas (encore) avancer totalement à découvert, même si d’année en année de plus en plus de gens voient au travers de l’écran artificiel. Sortir la GB de l’UE, c’est:

Mort et tentative de résurrection du veau d’or américain: le DTS

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

Mort et tentative de résurrection du veau d’or américain: le DTS

clip_image002

Aline de Dieguez

» Il y a deux histoires: l’histoire officielle, menteuse, et l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements. »
Honoré de Balzac

  1 – Comment le dollar est devenu une puissante arme de domination politique  après 1971
  2 – Une pyramide de Ponzi mondiale
  3 – Eurêka, il existe une parade: les DTS (Droits de tirage spéciaux)
  4 – Le naufrage du FMI

1– Comment le dollar est devenu une puissante arme de domination politique après 1971

Pratiquement tout le monde admet que le système monétaire international basé sur le dollar américain vit ses derniers jours. Surfant sur le prestige de la victoire militaire en Europe, les accords de Bretton Woods signés en juillet 1944 entre quarante quatre pays – et officiellement destinés à remettre sur pied la machinerie du système monétaire international – organisaient, en réalité, la naissance de l’empire américain et celle d’un nouveau culte du veau d’or, en faisant du dollar la seule monnaie mondiale de référence.

clip_image004

Bretton Wood

De plus, conformément à la logique de tous les empires et à leur volonté de domination mondiale, ces « accords » créaient dans la foulée les puissants appendices de la suprématie financière de l’empire sur le monde – le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), plus connue sous le nom de Banque mondiale.

Cependant, à la faveur, si je puis dire, de la défaite militaire de son armée au Vietnam et du poids financier insupportable que cette guerre imposait à un pays qui n’était plus en mesure de garantir la convertibilité du dollar en or, le Président des USA de l’époque, Richard Nixon, annonça, le 15 août 1971, la « suspension provisoire » de cette obligation de convertibilité sur laquelle reposaient la crédibilité et la sincérité des accords de 1944.

Pour faire bonne figure, Richard Nixon jugea bon de préciser que cette décision avait été prise « en pleine collaboration avec le Fond Monétaire International (FMI) et ceux qui font du commerce avec nous« , alors que cette décision avait été prise dans le plus grand secret. Et il ajouta ces paroles ailées

vendredi 8 juillet 2016

La nouvelle politique étrangère britannique

La presse occidentale ne cesse de le répéter : en quittant l’Union européenne, les Britanniques se sont isolés du reste du monde et devront affronter de terribles conséquences économiques. Pourtant, la baisse du cours de la Livre pourrait être un avantage au sein du Commonwealth, une famille plus vaste que l’Union et présente sur les six continents. Pragmatique, la City pourrait rapidement devenir le centre mondial du yuan et implanter la monnaie chinoise au sein même de l’Union.

par Thierry Meyssan

 

clip_image002
Elizabeth II, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’Antigua-et-Barbuda, de l’Australie, des Bahamas, de la Barbade, du Belize, du Canada, de Grenade, des Îles Salomon, de la Jamaïque, de la Nouvelle-Zélande, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Saint-Christophe-et-Niévès, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, de Sainte-Lucie, et de Tuvalu.

 

 

Les États-Unis restent inquiets sur leur capacité à convaincre l’Union européenne de participer activement à l’Otan et sur la volonté du Royaume-Uni de poursuivre l’alliance militaire qu’ils ont construit depuis 1941 pour dominer le monde. Car, contrairement aux allégations des dirigeants européens, le Brexit n’isole pas le Royaume-Uni mais lui permet de se retourner vers le Commonwealth et de nouer des contacts avec la Chine et la Russie.

L’embrigadement des Européens dans l’Otan

Les États-Unis et le Royaume-Uni avaient prévu de pousser les membres de l’Union à annoncer l’augmentation de leur budget militaire à 2 % de leur PIB lors du sommet de l’Alliance à Varsovie (8 et 9 juillet). En outre, un plan de déploiement de forces à la frontière russe devait être adopté incluant la création d’une unité logistique jointe de l’Otan et de l’UE, permettant de mettre en commun des hélicoptères, des navires, des drones et des satellites.

Le Royaume-Uni était jusqu’à présent le plus important contributeur de l’Union en matière de Défense avec près de 15 % du budget Défense de celle-ci. En outre, il commandait l’opération Atalante de sécurisation des transports maritimes au large de la corne de l’Afrique et avait mis à disposition des navires en Méditerranée. Enfin, il était prévu qu’il fournirait des troupes pour la constitution du groupe de combat de l’UE. Avec le Brexit, tous ces engagements deviennent caducs.

Pour Washington, la question est de savoir si Londres acceptera ou non d’augmenter son investissement direct dans l’Otan —dont il est déjà le second contributeur— pour compenser ce qu’il faisait au sein de l’UE, mais sans en tirer de profit particulier. Bien que Michael Fallon, le ministre de la Défense britannique actuel ait promis de ne pas saper les efforts communs de l’Otan et de l’UE, personne ne voit pourquoi Londres accepterait de placer de nouvelles troupes sous un commandement étranger.

Par conséquent et surtout, Washington s’interroge sur la volonté de Londres de poursuivre l’alliance militaire qu’il a construite avec la Couronne depuis 1941. Bien sûr, il ne faut pas exclure que le Brexit soit une mise en scène des Britanniques pour renégocier à leur avantage leur « relation spéciale » avec les « Américains ». Cependant, il est beaucoup plus probable que Londres espère étendre ses relations à Pékin et à Moscou sans pour autant lâcher les avantages de son entente avec Washington.

Les agences secrètes anglo-saxonnes

Durant la Seconde Guerre mondiale et avant même leur entrée en guerre, les États-Unis ont conclu un pacte avec le Royaume-Uni explicité par la Charte de l’Atlantique [1]. Il s’agissait

L’Amérique détruite

Lorsque j’étais jeune, les Etats-Unis existaient toujours. Même le verbiage creux du 4 juillet ne peut cacher le fait si évident.

Paul Craig Roberts

 

clip_image002

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

 

Les jeunes ne savent pas qu’ils ont perdu leur pays, parce qu’ils sont nés dans une période où celui-ci était déjà perdu. Pour eux, c’est la normalité.

De plus, les jeunes sont bien trop occupés à se texter les uns les autres et à se décrire eux-mêmes, souvent de manière intime, sur les médias sociaux pour être au courant de ce qui les attend, tellement perdus dans leur insouciance qu’ils sont…

Quand j’étais jeune, la police était l’amie du public. On pouvait compter sur elle pour nous aider, et non pas abuser de nous. Les arrestations abusives étaient rares, les abus physiques des citoyens encore plus rares. Aujourd’hui c’est de la pure routine.

Au cours des années écoulées, j’ai écrit au sujet de la transformation de la police de protectrice en matraqueuse du public.

Durant toutes ces années, j’ai reçu bon nombre de lettres d’anciens policiers qui me disent qu’ils ont abandonné leur profession par dégoût total de la corruption interne et de la brutalité sans borne jamais punie, ou aussi en résultat du fait qu’ils avaient peur d’être forcé(e)s de participer à la corruption ou à en devenir une victime.

De manière générale, les départements de police ne sont pas tenus pour responsables parce que les maires, les commissaires de districts et les représentants de l’état, tout comme les membres du congrès des Etats-Unis peuvent être arrêtés sur de fausses accusations et diabolisés par la pressetituée comme “criminels”. Quel journaliste de police connaissez-vous qui ne soit pas du côté de la police, source de ses infos et de ses histoires ? Les membres de la pressetituée participent activement aux piégeages.

Les Etats-Unis sont un pays perdus. La corruption totale qui règne dans toute institution publique et privée est complète. Il ne reste absolument rien d’autre que la tyrannie totale et les mensonges, les mensonges sans fin.

Ci-dessous je reproduis un extrait d’une lettre qu’un ancien policier m’a envoyée, le genre de policier dont nous avons tant besoin:

mardi 5 juillet 2016

Le culte du Veau d'Or et la Mondialisation

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. "

( Edward Mandell HOUSE )

__________________________________________________

Le culte du Veau d'Or et la Mondialisation

" Il y a deux histoires: l'histoire officielle, menteuse et l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements."
Honoré de Balzac

clip_image002

La religion du Veau d'Or - que l'on appelle aujourd'hui Globalisation ou Mondialisation - est vieille comme le monde, même si les formes de son pouvoir et ses manifestations ont varié au cours des siècles avec les conditions politiques et surtout avec les moyens techniques de son exercice.

Aline de Diéguez

Préhistoire du culte du Veau d'Or

1 - " Fais-nous un dieu qui marche devant nous …
2 - Le Bouddha de Bangkok
3 - Le temple du roi Salomon
4 - L'Eglise romaine

Le Veau d'Or des temps modernes

5 - D'un dieu à l'autre...
6 - La guerre des dieux
7 - Petit résumé des trois épreuves surmontées par le nouveau dieu
8 - Le stade politico-militaire de l'expansion du Dieu-dollar
9 - Le stade monétaire
10 - La mort des frontières
11 - Les ruses sémantiques du Veau d'Or
12 - Main-mise sur la planète
13 - La cavalerie financière internationale
14 - Dans les coulisses de l'empire
15 - Le poulailler de la Mondialisation
16 - Le rêve d' un gouvernement mondial

(à suivre) Mort et tentative de résurrection du veau d'or: le DTS

 

I-Préhistoire du culte du Veau d'Or

1 - " Fais-nous un dieu qui marche devant nous …"

Lorsque , dixit le mythe biblique, Moïse revint parmi les siens après avoir passé quarante jours et quarante nuits suspendu à un rocher, sans boire ni manger, à écouter son dieu dicter, puis inscrire sur des morceaux de rocher, les commandements destinés à régir le plus harmonieusement possible la vie de la tribu dont il était le guide, il eut la désagréable surprise de débarquer au milieu d'une fête.

clip_image003

Moïse brisant les tables de la loi

On célébrait dans la plaine le nouveau dieu que des nomades fuyant le royaume de Pharaon et lassés d'attendre le retour de leur chef, avaient fabriqué de leurs mains.

La chute du mur de Bruxelles. La souveraineté des peuples en question

clip_image002

«Il faut que tout change pour que tout redevienne comme avant»

Tancrède dans Le Guépard, de Giuseppe Tomasi di Lampedusa

—————————————————–

J’avais affirmé dans une précédente contribution que tout sera fait pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union Européenne. En apparence, le Royaume Uni est en dehors de l’Union,  ce qui, d’une certaine façon, ne nous étonne pas, s’agissant de  la force de la démocratie dans ce pays. Pour rappel, l’Angleterre est dépositaire de la magna carta (la Grande Charte) des libertés d’Angleterre qui garantit le droit à la liberté individuelle et limite l’arbitraire royal et établit en droit l’habeas corpus qui empêche, entre autres, l’emprisonnement arbitraire.

En effet, comme lu sur l’Encyclopédie Wikipédia chaque pays de common law qui possède une Constitution a subi l’influence de la Grande Charte, ce qui en fait peut-être le document juridique le plus important dans l’histoire de la démocratie moderne, mais il marque surtout le passage d’un État simple absolu, à celui d’un État de droit. Ceci pour l’histoire.

Je suis d’autant plus satisfait de cela du fait, que s’agissant de l’Europe, dans l’absolu, même si tout ceci est  peut être truqué  comme nous le verrons , plus rien ne sera jamais comme avant. S’il était facile de terrasser des peuples faibles comme la Grèce, pourtant elle aussi, berceau  premier de la démocratie, il n’en est pas de même avec le Royaume-Uni. Trop c’est trop disent les Anglais, surtout les faibles. Désormais, nous, dit on, les peuples ont leur mot à dire. Nous allons analyser dans ce qui suit le long délitement des droits des peuples au fur et à mesure qu’ils sont dépossédés de leur souveraineté et de leurs prérogatives par la Commission de Bruxelles. Tout en espérant que ce n’est pas une « manipulation » dont nous parlerons à la fin de cette contribution  et qu’ ils ne soient pas, en définitive, dépossédés de leurs espérances suite à un plan  diabolique pour la mise en place d’un nouvel ordre financier  encore plus drastique.

Pourquoi l’Union Européenne risque de disparaître?

Dans une contribution pertinente, mais déjà ancienne, plusieurs intellectuels, notamment de gauche avaient attiré l’attention contre cette politique suicidaire qui lamine les solidarités et précarise les travailleurs au nom de la productivité, de la flexibilité.

Corine Corbin chercheuse en sciences politiques résume cela à l’occasion de la parution d’un numéro de Manière de Voir du Monde diplomatique qui fait le procès en règle de tous les travers de l’Union Européenne. C’était en 2013! et le texte n’a pas pris une ride! Nous lisons:

«Si les peuples savaient… Le nouveau numéro de Manière de voir arrive à point nommé pour saisir les enjeux, les fractures et les espoirs que la crise porte à ébullition dans le grand chaudron de l’Union Européenne. Impossible, pour qui se soucie de l’avenir de la démocratie ainsi que des droits politiques et sociaux fondamentaux, de ne pas s’informer encore et encore sur cette étonnante organisation,

L’Inde et le Pakistan entrent dans le Groupe de Shanghai le jour du Brexit

clip_image002

L’Organisation de coopération de Shanghai représente désormais les deux tiers de la population mondiale. Elle comprend la première économie mondiale (la Chine) et la première puissance militaire conventionnelle (la Russie).

La chute du Mur de Berlin en 1989 avait imposé l’unipolarité stratégique des États-Unis, et la globalisation financière toxique, ce qui a répandu une inégalité monstrueuse, aux niveaux local, régional et global, assortie de chômage massif et d’une austérité asphyxiante.

Le Brexit, un demi-siècle après l’étape pernicieuse de dérégulation thatchériste, et vingt-sept ans après la chute du Mur de Berlin, ouvre le chemin à une douloureuse déglobalisation  [1] ; cela implique des changements géostratégiques, et accentue le dynamisme de la multipolarité.

Le Brexit constitue la plaque tectonique en mouvement : et cet ébranlement aura des conséquences profondes pour le nouvel ordre global que je qualifie de tripolaire : États-Unis, Russie et Chine.

À court et moyen terme, le Brexit équivaut à la chute du Mur de Berlin.

À plus long terme, à l’échelle du temps long de Fernand Braudel, c’est un anti-Waterloo : c’est un renversement de tendance par rapport à la trajectoire ascendante de la Grande-Bretagne depuis sa victoire militaire décisive, il y a 201 ans, dans l’ancienne Belgique, devenue précisément siège d’une Union Européenne en voie de dislocation.

Pour l’éditorialiste du Global Times chinois, « le futur paysage de la politique globale va probablement conduire des changements d’envergure, comparables à ceux dont on a la trace dans l’histoire géologique avec la fracture de l’ancien super-continent Gondwana il y a 180 millions d’années » [2].

Les pions dispersés de l’UE vont se partager entre la Russie et les États-Unis, la Chine restant à l’arrière-plan.

Dans la façon dont les trois super-puissances racontent la chose, se dessine peut-être le noyau du nouvel ordre global qui va naître du Brexit : les États-Unis disent que c’est la Russie qui a gagné, la Chine assure que c’est le dollar qui a gagné et l’euro qui a perdu, tandis que la Russie assure que c’est la Chine qui a gagné.

De façon prémonitoire,

Le destin de la Turquie moderne et la politique suicidaire d’Erdogan

clip_image002

Erdogan isolé

Depuis le début de la guerre contre la Syrie en 2011, Recep Tayyip Erdogan, en tant que Premier ministre (2003-2014) et Président de la République de Turquie (depuis 2014) a engagé son pays, aux côtés, entre autres, des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite et d’Israël, dans une guerre, par l’intermédiaire de groupes terroristes qu’il soutient, abrite et arme. En tant que membre de l’OTAN, la Turquie a offert son plein soutien à la coalition occidentale, sous l’autorité des Etats-Unis, dans la tentative de démembrement du Levant, conformément à l’application du plan israélien Oded Yinon[i].

Le point culminant du rôle de provocateur joué par la Turquie dans ce contexte a certainement été l’épisode où un avion de chasse turc a abattu un bombardier Su-24 russe dans l’espace aérien syrien le 24 novembre 2015. Erdogan, qui n’a certainement pas commis cet acte de guerre sans l’aval des Américains, s’est attiré les foudres du Kremlin qui, malgré son sang froid, a déclaré avoir la ferme intention de faire payer tôt ou tard cet acte de trahison d’une rare bassesse.

Erdogan, frappé par la folie des grandeurs – encourageant les velléités expansionnistes turques (au détriment de la Syrie) teinté d’un néo pan-turquisme (racialiste et non culturaliste) de type kémaliste contre les minorités non-turques –, s’est aussi aliéné ses maîtres étasuniens qui voient d’un très mauvais œil les libertés que prend le dirigeant turc qui a trop tiré sur la laisse en allant bien au-delà de ses prérogatives de vassal.

Il est devenu pour les Américains un allié gênant, car de leur point de vue, la Turquie est au Moyen Orient ce que l’Allemagne est à l’Europe, à savoir une puissance régionale qui n’est tolérée qu’à condition qu’elle applique l’agenda politique des Etats-Unis en toute soumission.

Depuis, Erdogan, qui s’est retrouvé isolé et en difficulté sur le plan de la politique intérieure, tente une réconciliation avec la Russie.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...