vendredi 11 octobre 2013

Le moment le plus dangereux pour l’humanité depuis la crise des missiles cubains

clip_image001

 

Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l’humanité depuis la crise des missiles cubains.

 

Il n’y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l’unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d’ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d’une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s’enfonce et qui pourrait facilement s’effondrer avec un autre séisme, si ce n’est pas de lui-même.

 

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu’Hiroshima.

 

Une chose est sûre concernant cette crise, c’est que Tepco n’a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

 

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

 

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d’eau largement contaminée s’écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d’isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

 

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

 

Tepco continue à déverser toujours plus d’eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu’il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu’une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

 

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d’immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site.

L’ONU autorise TOUS les moyens de lutte contre la colonisation

image

 

Daniel Vanhove

 

Il y a quelques jours, du haut de la tribune des Nations-Unies, le cynique 1er ministre israélien, l’air grave, a tenté d’arracher à son auditoire, une larme de compassion avec l’histoire de son grand-père violenté par de vilains antisémites voilà plusieurs dizaines d’années. Par ce piètre numéro, sans doute espérait-il faire oublier la politique abjecte avec laquelle son armée et son gouvernement – comme tous les précédents – humilient, violentent et asservissent depuis des décennies tout un peuple dont des histoires comme la sienne se comptent à la pelle. Mais, l’auditoire docile et policé, a applaudi chaleureusement, friand de ce genre d’émotion facile. . .

 

Pendant ce temps, la situation en Palestine nous rappelle de manière brutale ce que les mots « politique » et particulièrement « géopolitique » veulent dire, à savoir : un rapport de forces. Et tant que nous ne parviendrons pas à intégrer cette froide réalité, nous nous lamenterons indéfiniment sur les drames qui s’y déroulent, là comme dans d’autres lieux du monde. Certes, cela demande une sérieuse dose de cynisme, mais c’est la seule façon d’essayer de comprendre ce qui survient sous nos yeux, au risque de rester de grands naïfs et de croire encore aux lendemains qui chantent ou pour le dire autrement, qu’il y aurait une morale en politique. Ce qui est un leurre… Et comme le disait un autre cynique, le secrétaire d’Etat américain H. Kissinger : « Les Etats n’ont pas de principes, ils n’ont que des intérêts ». Il est grand temps de retenir la leçon !

 

Pour illustrer ce qui précède, un exemple : pourquoi est-on passé à deux doigts d’une violente intervention franco-américaine en Syrie. . . alors que la dégradation quotidienne depuis plus de 65 ans en Palestine ne soulève aucune réaction militaire de la Communauté internationale à l’encontre d’Israël ? A cause de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement Assad ? Bien sûr que non ! Ce n’était qu’une excuse, rapidement amplifiée par les va-t’en guerre et leurs médias mainstream, bien que non exclusive puisqu’il est avéré que des factions rebelles en aient fait l’usage aussi.

 

En revanche, dans le cas d’Israël,

Un plan sioniste contre le monde arabe ?

clip_image001

 

Pierre Hillard

Docteur en science politique et essayiste.

clip_image002

 

Dans notre article Printemps arabes : qui tire les ficelles ?, nous avons cité l’influence de différents protagonistes comme Bernard Lewis, Richard Perle ou encore Ralph Peters prônant la dislocation des pays arabes en une multitude d’entités ethniques et religieuses.

 

Nous évoquions le texte d’Oded Yinon, extrait de la revue Confluences méditerranée (n°61, printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », acquis lui aussi à un émiettement généralisé de cet ensemble géographique. Pêle-mêle, l’auteur appelle, en 1982, à l’éclatement en trois zones de l’Irak (chiites, sunnites et kurdes) et à une balkanisation complète du Liban, de l’Égypte, du Soudan, de la Libye, de la péninsule arabique etc.

 

Pour certains « naïfs », il est impossible qu’un « simple » journaliste israélien puisse élaborer un tel plan. Cependant, précisons qu’Oded Yinon a été rattaché au ministère des Affaires étrangères de l’État hébreu. Est-ce une coïncidence si son programme ressemble étrangement aux évènements secouant les pays arabes depuis 2011 ?

C’est Israel Shahak (1933-2001), professeur de chimie et président de la ligue israélienne des droits de l’homme de 1970 à 1990, qui a levé le lièvre en traduisant en anglais le texte d’origine d’Oded Yinon paru en hébreu dans la revue « Kivunim ».

 

clip_image003

 

Nous avons la chance de posséder un exemplaire de la traduction anglaise paru dans le cadre de « The Association of arab-american University Graduates » (AAUG) publié en juin 1982.

Le dynamitage du monde musulman

clip_image001

 

Pierre Hillard

Docteur en science politique et essayiste.

 

clip_image002

 

Décidément, les projets de remodelage des pays d’Afrique du Nord et du Proche et Moyen-Orient fleurissent avec constance au sein des centres de recherche israélo-anglo-saxons. En effet, nous pouvons recenser une accumulation de travaux et de conciliabules œuvrant dans cette voie depuis un siècle.

 

Le point de départ de ces remaniements peut être situé à la date du 16 mai 1916 avec les « accords Sykes-Picot » préparant le démantèlement de l’Empire ottoman et la répartition des territoires entre les puissances colonisatrices française et anglaise. Dans cette affaire, la Grande-Bretagne se tailla la part du lion en s’adjugeant les territoires riches en pétrole et en gaz, l’Irak et le Koweït.

 

Dans la foulée de ces accords, la publication de la « Déclaration Balfour », le 2 novembre 1917, fut une étape supplémentaire.

 

Reconnaissant un foyer juif en Palestine en liaison avec le président de la Fédération sioniste, Chaim Weizmann, futur premier président de l’État d’Israël, le gouvernement britannique ouvrait la voie à des tensions permanentes dans la région. Cette politique s’opposait complètement à celle de l’Église catholique qui estimait – comme l’avait affirmé le pape saint Pie X lors de sa rencontre avec le fondateur du sionisme Theodor Herzl en janvier 1904 – que les juifs n’ayant pas reconnu la messianité du Christ, ils ne pouvaient pas revenir sur une terre sanctifiée par la vie de Jésus (« non possumus », selon la tradition de l’Église). La révolution de Vatican II et la reconnaissance par Jean-Paul II de l’État d’Israël ont radicalement modifié la donne.

 

Rappelons aussi que l’expression « Déclaration Balfour » devrait,

Vo Nguyen Giap : disparition d’un des plus grands révolutionnaires et stratèges du 20e siècle

Par ses victoires dans le champ de bataille, le légendaire général vietnamien Vo Nguyen Giap a été surnommé par ses ennemis le « Napoléon rouge » et le « Volcan sous la neige ».

 

clip_image001

Le général Vo Nguyen Giap - Photo d’archives

 

Un communiqué de presse venu de Hanoï, la capitale du Vietnam, nous a appris que hier, est mort à l’âge de 102 ans un grand ami de Cuba et des causes révolutionnaires : le légendaire général Vo Nguyen Giap, l’une des figures les plus importantes de l’histoire du Vietnam.

Luo Ge signifie « Volcan sous la neige », et c’est ainsi que ses compatriotes avaient appelé cet homme extraordinaire qui a vaincu les Japonais, puis les Français à Dien Bien Phu, et des décennies plus tard, chassé de Saïgon les nord-américains, achevant ainsi la réunification du Vietnam.

 

Sa vie était inextricablement liée à la lutte pour la libération nationale, à l’histoire de la formation, de la croissance et du développement de l’Armée populaire du Vietnam. A cause de ses victoires, il fut surnommé le « Napoléon rouge » par les Français eux-mêmes.

 

Vo Nguyen Giap était l’un de ces nombreux enfants d’agriculteurs devenus des personnalités grâce au socialisme, mais en payant pour cela beaucoup de sacrifices personnels. En 1926 il était membre des organisations étudiantes de lutte clandestine. En 1933, il rejoint le Parti communiste d’Indochine (PCI ) et s’intègre bientôt au cercle d’influence de Ho Chi Minh, devenu un ami personnel .

 

A la fin de 1941, Giap partit à travers les montagnes du Vietnam pour créer les premiers groupes de guérilla.

Dernières nouvelles de Sheikh Imran Hosein – Empêché de survoler l’espace aérien des États Unis

clip_image001

 

INHFR – Empêché par les américains de survoler l’espace aérien des États Unis, Sheikh Imran Hosein, après un séjour à Trinidad, était en route vers Moscou où il devait donner des conférences.

Communiqué du 06/10/2013

 

Alaikum Assalaamu !

 

Je suis de retour dans mon île natale de Trinidad dans la mer des Caraïbes. Les autorités américaines m’ont refusé l’autorisation de survoler l’espace aérien américain via mon vol Aeroflot Airlines allant de La Havane (Cuba) à Moscou. Les représentants russes et cubains d’Aeroflot ont été très apologétique et m’ont également été très utile pour m’aider à obtenir un vol rapide vers Trinidad. Bien sûr, j’ai dû acheter un nouveau billet de retour pour mon île.

Les activistes du « printemps » arabe et le lobby pro-israélien

Par Ahmed Bensaada

Mondialisation.ca

ahmedbensaada.com

 

image

 

imageLorsqu’Israa Abdel Fattah sortit de la prison d’El Kanater, cette soirée du 23 avril 2008, elle n’en croyait pas ses yeux. Elle était finalement libre après 18 jours d’emprisonnement. Vêtue de la version féminine de l’uniforme des prisonniers égyptiens, une sorte de drap blanc couvrant le corps et les cheveux, la mine défaite et les yeux hagards derrière ses lunettes métalliques, elle chercha avidement un visage familier. Elle traversa la grille de métal et, apercevant sa mère, se mit à courir en sa direction. Elle se jeta à son cou et la serra si fort dans ses bras qu’on eût dit que les deux corps n’en formaient plus qu’un. La ferme accolade déclencha une longue crise de sanglots chez la fille que la  mère chercha, non sans peine, à endiguer avec de pathétiques consolations.

Retransmise à la télévision nationale, cette scène a ému toute l’Égypte et le mythe de la « Facebook Girl » était né.

 

Israa Abdel Fattah sort de prison (23 avril 2008)

 

Il faut dire que la mère avait remué ciel et terre pour la libération de sa fille. En effet, deux jours plus tôt, elle avait payé une annonce publiée par le quotidien Al-Masry Al-Youm implorant « le cœur de monsieur le Président de la république, monsieur Hosni Moubarak, le cœur de madame Suzanne Moubarak et le cœur de monsieur le Ministre de l’intérieur, M. Habib El Adli » de libérer sa fille [1]. Elle déclara elle-même à la caméra, entre deux hoquètements, que si elle avait su que son action la mènerait dans une geôle, elle n’aurait rien entrepris.

 

clip_image001

 

Mais qu’avait-elle fait de si répréhensible pour avoir mérité l’emprisonnement, attiré l’attention des médias et provoqué une levée de boucliers de la part d’organisations de défense des libertés?

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...