jeudi 26 septembre 2013

Les armes chimiques : Pédagogie de l’horreur et humanisme tardif

Par Chems Eddine Chitour

 

Mondialisation.ca

 

clip_image001[4]

 

 

«Je ne comprends pas ces réticences à l’emploi du gaz. Je suis fortement en faveur de l’utilisation du gaz toxique contre les tribus barbares… L’effet moral sera bon. On diffusera une terreur vivace»…

 

Sir Winston Churchill à propos des rebelles kurdes

 

 

Le mérite de Winston Churchill c’est d’avoir été franc. Il n’a aucun état d’âme à gazer des populations, et il s’insurge contre ceux qui sont contre. Il leur explique qu’il n’y a pas de quoi puisque ce sont des tribus barbares que l’on doit démoraliser par la terreur. Au passage Winston Churchill sans état d’âme, sait qu’il parle de la terreur mais malgré cela il persiste et il signe. Dans cette contribution pour décrire les faits, nous allons parler des justiciers actuels imposant une doxa occidentale, qui repose comme au bon vieux temps, sur le fait du prince –des princes pourrait on dire- et la lettre de cachet pour les manants, version actuelle de l’expédition punitive qu’affectionne particulièrement les socialistes au point d’en user et d’en abuser.

 

Ceci , depuis une certaine France de Guy Mollet partie guerroyer avec son complice de toujours, la perfide Albion et avec l’incontournable Israël, quand il s’agit de mettre au pas les Arabes, jusqu’à la « punition » promise à la Syrie par Hollande le chevalier sans peur et sans reproche, frustré de ne pas en découdre sans la protection du parapluie américain.

 

L’histoire de l’utilisation des armes chimiques

 

Nous avons dans une contribution précédente décrit l’histoire de l’utilisation des armes chimiques, en consommant par les feux grégeois qu’un certain Calllinicus avait mis au point. Le feu grégeois était sur l’association d’un comburant, le salpêtre, avec les substances combustibles, comme le goudron. Bien plus tard, c’est l’Allemagne qui utilisa la première les armes chimiques en 1915-17 : chlore liquide et phosgène, puis gaz vésicatoire et asphyxiant moutarde (ou ypérite).

 

En riposte, la Grande-Bretagne et la France produisirent elles aussi ce gaz létal. Le gaz nervin Tabun, qui provoque la mort par asphyxie, fut découvert en 1936 par des chercheurs de la société allemande I.G. Farben.

 

En 1930, l’Italie utilisa des armes chimiques en Libye et en Éthiopie en 1936

 

Les pays occidentaux qui poussent des cris d’orfraie, doivent se souvenir que ce sont eux les inventeurs et les vendeurs de ces armes de la mort tragique.

L’Internet des BRICS pourrait « enfin » mettre un terme au réseau contrôlé par les américains

clip_image001

 

Le bloc des BRICS est sur le point de créer un nouveau système qui garantit l’accès à Internet simple et bon marché à des millions de personnes. De cette façon, pourrait être mis fin à l’hégémonie des Etats Unis d’Amérique (EUA) sur le Réseau.

 

Il s’appelle BRICS Cable et se présente comme une infrastructure alternative dans un monde qui se trouve au milieu d’importants défis économiques. Car actuellement, les pays du BRICS sont connectés entre eux à travers des centres de télécommunications situés en Europe et aux Etats-Unis, ce qui implique des coûts élevés pour eux.

 

Il s’agit d’un système formé par des câbles de fibre optique de 34 000 kilomètres de long, avec une capacité de 12,8 térabits par seconde, qui unira la Russie, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil (c’est-à-dire, les BRICS), avec les Etats-Unis par Miami. Sa finalité sera de garantir à des millions de personnes un accès à Internet facile et bon marché.

 

De la même manière, il offrira un accès immédiat aux pays du bloc aux 21 pays africains et permettra que ces nations aient accès aux économies des BRICS.

 

Les étapes de planification et de faisabilité ont commencé en mars 2011, peu de mois après l’acceptation de l’Afrique du Sud dans le bloc économique, et on estime que le système entrera en fonctionnement à partir du deuxième semestre 2014.

 

« Le public en général ne connaît pas la majeure partie du plan des BRICS. Cependant, il est très réel et extrêmement efficace », affirme le site Web Planet Infowars.

En fait,

Les armes secrètes NBC d’Israël

Les armes secrètes NBC d’Israël

L'art de la guerre

 

Par Manlio Dinucci

 

Mondialisation.ca

ilmanifesto.it

 

clip_image001

 

Les inspecteurs de l’ONU, qui contrôlent les armes chimiques de la Syrie, auraient beaucoup plus à faire s’ils étaient envoyés contrôler des armes nucléaires, biologiques et chimiques (NBC) d’Israël. Mais selon les règles du « droit international », ils ne peuvent pas le faire. Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire, ni la Convention qui interdit les armes biologiques, et a signé mais non ratifié celle qui interdit les armes chimiques.

 

Selon Jane’s Defense Weekly, Israël –seule puissance nucléaire au Moyen-Orient- possède de 100 à 300 têtes nucléaires et leurs vecteurs appropriés (missiles balistiques et de croisière et chasseurs-bombardiers). Selon des estimations du Sipri, Israël a produit 690-950 kg de plutonium, et continue à en produire autant que nécessaire pour fabriquer chaque année 10-15 bombes du type de celle de Nagasaki. Il produit aussi du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.

 

clip_image002

 

Selon différents rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Haaretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la recherche biologique, situé à Ness-Ziona, à côté de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens font partie du staff, qui depuis cinq décennies accomplit des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques.

 

L’Institut, avec le Centre nucléaire de Dimona, est « une des institutions les plus secrètes d’Israël » sous juridiction directe du premier ministre. Le plus grand secret entoure la recherche sur les armes biologiques : bactéries et virus qui, disséminés chez l’ennemi, peuvent déclencher des épidémies. Parmi eux, la bactérie de la peste bubonique (la « mort noire » du Moyen-âge) et le virus Ebola, contagieux et létal, pour lequel n’est disponible aucune thérapie.

 

On peut avec la biotechnologie produire de nouveaux types d’agents pathogènes auxquels la population cible n’est pas en mesure de résister, ne disposant pas du vaccin spécifique.

 

On dispose aussi de sérieux indices sur des recherches pour développer des armes biologiques pouvant anéantir chez l’homme son système immunitaire.

 

Officiellement l’Institut israélien effectue des recherches sur des vaccins contre des bactéries et virus,

L'Occident détrôné

"Le cours évolutif du progrès européen pendant ces trois cents dernières années pourrait se résumer à seulement quatre mots: égoïsme, massacres, impudeur et corruption."

Yan Fu

Dr. Paul Craig Roberts

 

clip_image001

 

Il n’a fallu que 300 ans au reste du monde pour saisir tout le mal qui se cache derrière la «civilisation occidentale», ou peut-être l’émergence de nouvelles puissances dignes de confiance pour voir l’évidence. Quiconque doute de la responsabilité de l’Amérique dans le chaos actuel devrait lire The Untold History of the United States par Oliver Stone et Peter Kuznick.

 

Le «nouveau siècle américain» proclamé par les néo-conservateurs a pris fin brutalement le 6 Septembre à la réunion du G20 en Russie. Les dirigeants de la plupart des peuples du monde ont dit à Obama qu’ils ne le croyaient pas et que ce serait une violation du droit international si le gouvernement américain attaquait la Syrie sans l’autorisation de l’ONU.

 

Poutine a dit aux dirigeants du monde réunis que l’attaque aux armes chimiques était «une provocation de la part des insurgés armés dans l’espoir d’une aide de l’extérieur, par les pays qui les ont soutenus dès le premier jour." En d’autres termes, Israël, l’Arabie Saoudite, et Washington, l’axe du mal.

 

La Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Indonésie et l’Argentine ont rejoint Poutine en affirmant qu’un dirigeant qui commet une agression militaire sans l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU se met "en dehors de la loi."

 

En d’autres termes, si vous défiez le monde, Obama, vous êtes un criminel de guerre.

 

Le monde entier attend de voir si le lobby pro-israélien peut pousser Obama dans le rôle du criminel de guerre. Beaucoup parient qu’Israël l’emportera sur le faible président américain, un individu dénué de tout principe. Il y a quelques dizaines d’années avant que les américains ne deviennent un troupeau de moutons, l’un des derniers résistants américains, l’amiral Tom Moorer, chef des opérations navales et de l’Etat-Major des Armées, a déclaré publiquement « qu’aucun président américain ne peut résister à Israël ». Le plus haut gradé de l’Amérique ne pouvait pas obtenir une enquête honnête sur l’attaque israélienne contre l’USS Liberty.

 

Nous attendrons encore longtemps avant de voir un président américain résister à Israël. Ou le congrès. Ou un média.

 

Le régime Obama a tenté de contrer sa défaite fracassante au sommet du G20 en forçant ses Etats fantoches à signer une déclaration commune condamnant la Syrie. Toutefois, les États fantoches ont nuancé leur position en déclarant qu’ils s’opposaient à une action militaire et attendaient le rapport de l’ONU.

 

La plupart des supporters achetés-et-payés d’Obama sont impuissants,

jeudi 5 septembre 2013

Al Jazeera, les idiots utiles arabes et la subversion sioniste

Omar Mazri

 

clip_image001

 

Comme à l’accoutumé Al Jazeera forte de son audience dans le monde arabe joue sur le Wahn des esprits moribonds et mortifères pour leur vendre de l’information amalgamée en provenance du palais sans que le savantissime Qaradhawi ne dise ce qu’il est tenu de dire :

«  Quiconque nous trompe n’est pas des nôtres »

« Quiconque verse le sang d’un musulman ou incite à attenter à sa vie, à sa dignité se présentera le Jour du Jugement dernier, inscrit sur son front : désespéré de la Miséricorde d’Allah »

 

clip_image005

 

Elle vend le faux sans preuves ni arguments :

 

1 – 87% des 70 000 intervenants sur une de ses émissions de télévision approuveraient  la frappe américaine contre la Syrie. Dans le cas où ce chiffre est vrai, que pensent les 300 millions d’arabes et le milliard et demi de musulmans ?

 

2 – Elle utilise le présent et non le conditionnel pour imputer au régime syrien l’usage des armes chimiques alors que la France et les USA sont discrédités par leurs informations sans preuves. On ne décrète pas une guerre contre un pays souverain sur la base de vidéos provenant de ses opposants ou d’écoutes téléphoniques provenant de son ennemi. On n’applaudit pas à une guerre mené contre son territoire et son peuple. On ne se fait pas porte-parole de ceux que le Prophète a maudit et qui combattent sous l’étendard de la confusion.

 

3 – Elle pose comme inéluctable et juste la volonté américaine de punir le régime syrien faisant l’impasse sur les questions essentielles :

-          Pourquoi avoir refusé le dialogue et poussé la Syrie à la guerre civile ?

-          Pourquoi ne pas poser le problème moral, idéologique et politique des expéditions punitives de l’Amérique comme si elle était Dieu se réservant le droit de vie et de mort sur ses créatures.

-          Comment des Arabes et des musulmans peuvent-ils tolérer une agression contre un pays arabe et musulman et s’en faire les porte-voix  alors que la religion, la logique et l’honneur l’interdisent.

 

4 – Elle ne joue pas son rôle de médias, mais s’affiche comme organe de propagande et de désinformation

Cuba appelle l’Assemblée générale de l’ONU à empêcher l’action militaire des États-Unis contre la Syrie

Réseau Voltaire | La Havane (Cuba) |

 

clip_image001

 

Déclaration du ministère des Affaires étrangères de Cuba sur la menace des États-Unis contre la Syrie

 

Le Ministère des Affaires étrangères de la République de Cuba a pris connaissance avec une profonde préoccupation de la déclaration formulée ce samedi 31 août par le président des États-Unis, Barack Obama, annonçant sa décision d’entreprendre des actions militaires contre la République Arabe Syrienne.

 

Sans laisser aucune marge aux démarches actuellement en cours pour arriver à une solution politique du conflit, sans présenter aucune preuve et avec un mépris total des opinions de nombreux pays, dont celles de certains de ses principaux alliés, et des Nations Unies, le président des États-Unis a annoncé sa décision de violer le Droit international et la Charte des Nations Unies, entrainant encore plus de morts et de destructions, provoquant en outre, inéluctablement, l’aggravation du conflit dont souffre cette nation arabe.

 

Le ministère des Affaires étrangères de la République de Cuba appelle les membres du Conseil de sécurité à honorer leur mandat, qui est d’empêcher toute rupture de la paix, et à stopper une intervention militaire qui menace la sécurité internationale dans une région du monde particulièrement volatile.

 

Cuba estime que l’Assemblée générale, seul organe des Nations Unies où sont représentés tous les États, a également pour responsabilité d’agir pour stopper l’agression,

Dans les huit prochains jours, la paix est possible en Syrie

 Thierry Meyssan

 

Depuis la chute de l’Union soviétique, les Nations Unies apparaissent comme une simple chambre d’enregistrement de la politique US, au point que Washington appelle ses alliés la « communauté internationale ». Pourtant, le monde de George W. Bush n’est plus. L’ONU peut à nouveau jouer un rôle au service de la paix, lorsqu’un de ses membres est menacé par les États-Unis. Thierry Meyssan appelle à clore la crise syrienne comme le fut celle de Suez, en appelant à une « session extraordinaire d’urgence » de l’Assemblée générale.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) |

 

clip_image001

L’Assemblée générale des Nations Unies

 

La révolte du Parlement britannique contre le projet colonial de David Cameron, suivie par la transmission du dossier syrien par Barack Obama au Congrès des États-Unis modifient profondément les rapports de force internationaux, même si le Congrès devait en dernier ressort autoriser le recours aux bombardements.

 

Dans la période actuelle, tous les États retrouvent leur liberté de parole. Seule la France est encore susceptible de faire pression sur ses vassaux pour leur dicter une politique belliciste. Ni le Royaume-Uni, ni les États-Unis jusqu’au vote de leur Congrès, ne le peuvent.

 

Or, la majorité des États dans le monde sont conscients des conséquences en chaîne qu’une intervention occidentale peut provoquer au Proche-Orient. Qu’elle soutienne la Syrie ou qu’elle souhaite le renversement de ses institutions, cette majorité ne peut que s’opposer à un bombardement, fut-il « chirurgical », de la Syrie.

Par conséquent, il existe durant un peu plus d’une semaine une fenêtre permettant de stopper la guerre : l’Assemblée générale des Nations Unies peut se saisir de la question et interdire à ses membres d’attaquer la Syrie, y compris pour prévenir l’usage d’armes de destruction massive par son gouvernement.

 

En droit, la défense de la paix incombe au seul Conseil de sécurité et non à l’Assemblée générale. Cependant, lorsque le Conseil ne parvient pas à statuer en raison d’un blocage entre ses membres permanents, l’Assemblée générale peut prendre acte de sa carence et trancher à sa place. Dès lors, l’Assemblée peut adopter une résolution interdisant d’attaquer la Syrie.

 

D’après la note publiée par le gouvernement britannique, l’intervention des grandes puissances serait légale en dehors d’un mandat du Conseil de sécurité si elle poursuit comme objectif exclusif de défendre les populations civiles en interdisant l’usage d’armes de destruction massive et si elle emploie des moyens proportionnés pour atteindre cet objectif. Bien sûr, comme en Libye, il ne s’agit que de justifier l’entrée en guerre, puis de se glisser dans l’agression pure et simple. Jamais M. Cameron n’a eu l’intention de s’en tenir à ses buts officiels.

 

Si le Conseil de sécurité ne peut empêcher une escalade dans la guerre,

mercredi 4 septembre 2013

Plaidoyer pour la paix en Syrie

Un appel lancé par d’anciens hauts fonctionnaires de l’ONU

 

Denis J. Halliday

Mondialisation.ca

silviacattori.net

 

clip_image001

 

Cet appel, émanant d’anciens hauts fonctionnaires de l’ONU, vient d’être publié par les quotidiens Le Temps(Suisse) et Le Monde (France).

 

Les bruits de bottes se font entendre une nouvelle fois au Moyen Orient, avec la possibilité d’une attaque imminente sur la Syrie, suite aux allégations d’usage d’armes chimiques par son gouvernement.

 

C’est précisément dans des temps de crise comme ceux-ci que les arguments en faveur de la paix sont les plus clairs et les plus évidents.

 

Tout d’abord, nous n’avons pas de véritables preuves de l’usage des armes chimiques par le gouvernement syrien. Et même si des preuves étaient fournies par des gouvernements occidentaux, il y a lieu de rester sceptiques, en se souvenant de tous les prétextes discutables ou fabriqués utilisés pour justifier les guerres antérieures ; l’incident du Golfe du Tonkin et la guerre du Vietnam, les couveuses koweitiennes et la première guerre du Golfe, le massacre de Racak et la guerre du Kosovo, les armes de destruction massive irakiennes et la deuxième guerre du Golfe, les menaces sur Benghazi et la guerre de Libye.

 

Notons aussi que certaines preuves de l’usage d’armes chimiques sont fournies aux Etats-Unis par les services de renseignement israéliens, qui ne sont pas une source tout-à-fait neutre.

 

Même si, cette fois-ci, les preuves sont authentiques, cela ne légitimerait en aucune façon une quelconque action unilatérale. Toute action militaire nécessite l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Ceux qui se plaignent de « l’inaction » de ce Conseil devraient se rappeler que l’opposition de la Chine et de la Russie à une intervention en Syrie est en partie motivée par l’abus par les puissances occidentales des résolutions sur la Libye, de façon à opérer un « changement de régime » dans ce pays.

 

Ce qu’on appelle en Occident la « communauté internationale », prête à attaquer la Syrie, est réduite à essentiellement à deux pays importants (Etats-Unis et France), sur les presque deux cents pays au monde.

 

Aucun respect du droit international n’est possible sans un minimum de respect pour ce qu’il y a de décent dans les opinions du reste du monde.

 

Même si une action militaire était autorisée et menée,

L’Occident à la Conquête du Chaos : le Cas Syrien

Guillaume de Rouville

 

clip_image001

 

 

Les États-Unis cherchent, avec une énergie renouvelée depuis le 11 septembre 2001, à renverser, par tous les moyens, les régimes qui ne se soumettent pas à leur vision du monde et n’acceptent pas une Pax Americana qui se nourrit de guerres et de ‘chocs entre les civilisations’. Wesley Clark (Commandant Suprême des Forces militaires de l’Otan de 1997 à 2000) rappelle, dans une interview du 2 mars 2007 [1], que la liste des régimes visés par l’ire américaine au lendemain du 11 septembre 2001, comprenait, tout spécialement, ceux des pays suivants : l’Irak, la Libye, la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan et l’Iran.

 

Plutôt que de soutenir des oppositions démocratiques aux régimes visés (ce qu’ils font de manière très marginale) les États-unis ont choisi de recourir principalement au terrorisme islamique pour déstabiliser puis renverser les leaders politiques des pays qui contrarient ou contestent leur volonté de puissance hégémonique [2] (volonté exprimée sans complexe dans de nombreux documents militaires rendus publics ou dans les publications des think-tanks néoconservateurs [3]).

 

Pour ne pas agir trop à découvert, ils utilisent le vivier de djihadistes qu’ils ont créés, armés, financés dans les années 80 en Afghanistan pour combattre l’Union Soviétique, vivier que l’on appelle couramment Al Qaeda, mais qui n’est que l’ensemble des combattants entraînés puis armés par les États-Unis et leurs alliés islamistes que sont l’Arabie Saoudite et le Pakistan depuis plus de 30 ans.

 

Au même moment, cette alliance contre-nature [4] entre la principale puissance occidentale et les principaux représentants de l’Islam radical le plus obscurantiste, s’est vue renforcée par Israël dont les objectifs géopolitiques propres concordent, dans cette région du monde, avec ceux des États-Unis.

 

Les néoconservateurs américains sont la synthèse parfaite de ce rapprochement idéologique entre les États-Unis et Israël (la plupart des néoconservateurs américains ayant également la nationalité israélienne ou ayant des liens très étroits avec le Likoud israélien).

 

Les puissants liens financiers et économiques de ces néoconservateurs avec l’Arabie Saoudite [5] sont également l’un des ciments de cette alliance surprenante.

 

clip_image002

Damas

 

Cette alliance explique,

Suivisme aveugle

clip_image001

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/1698453/2013/09/04/Une-photo-de-Hollande-grimacant-censuree.dhtml

 

 

 Karim Bouali

 

Quand le scarabée se retrouve sur le dos, il lui est difficile de se remettre debout, il essaye de s’accrocher à tout ce qui pourrait lui permettre de s’agripper avec ses pattes crochues qu’il agite désespérément, dans une indifférence ambiante qui se comprend. C’est l’image pathétique qu’offre la France de Hollande et Fabius dans la posture qu’elle a adoptée par son suivisme aveugle à l’égard de la position américaine sur l’affaire syrienne.

 

La déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères français part d’un fait, «le massacre chimique du 21 août», que les experts de l’ONU n’ont pas fini d’établir et Fabius se croit dispensé d’attendre les conclusions des enquêteurs onusiens pour construire sa démarche guerrière… en paroles.

 

La France des deux va-t-en-guerre que sont Hollande et Fabius veut donner l’image d’une puissance alors qu’elle vient de prouver qu’elle est un pays dépendant, dans une question aussi stratégique que la guerre, de représentants d’un autre pays, le Congrès des Etats-Unis.

 

C’est non pas le Parlement français qui définit la politique étrangère de ce pays mais celui des Etats-Unis.

 

Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

 

On découvre que le ministère des Affaires étrangères en France est dirigé par John Kerry, le secrétaire d’Etat d’Obama. Fabius répète comme en écho les paroles de l’Américain. Il reprend les accusations non fondées lancées par celui-ci contre le gouvernement syrien.

 

Pis, il affabule en évoquant la «communauté internationale», alors que seuls les dirigeants de deux puissances occidentales – Etats-Unis et France – ont décidé de faire la guerre à la Syrie

mardi 3 septembre 2013

INTERVIEW INTEGRALE DU PRESISENT ASSAD AU FIGARO : « LA STABILITE DANS LA REGION DEPEND DE LA SITUATION EN SYRIE »

clip_image001

Syria Committe – Comité Syrie /

Avec SANA - Le Figaro – PCN-SPO / 2013 09 02 /

 

Damas, 2 Sept. 2013/  Le président, Bachar al-Assad, a accordé une interview au journal français le Figaro, au cours de laquelle il a affirmé que la stabilité dans la région dépend de la situation en Syrie.

 

Voici l'interview intégrale (Version diffusée par nos amis de SANA) …

 

- LE FIGARO : LES AMERICAINS ET LES FRANÇAIS VOUS ONT ACCUSE D’AVOIR DECLENCHE UNE ATTAQUE A L’ARME CHIMIQUE LE 21 AOUT DANS LA REGION DE GHOUTA CE QUI A FAIT DES CENTAINES DE MORTS. POUVEZ-VOUS NOUS FOURNIR UNE PREUVE QUE VOTRE ARMEE N’A PAS COMMIS CETTE ATTAQUE.

 

Bachar al-Assad : premièrement, quiconque accuse doit donner la preuve. Nous les avons défiés d’avancer une seule preuve ; ils en ont été incapables. Nous les avons défiés de donner une seule preuve à leurs peuples. Puisque les politiques extérieures se décident au nom des peuples et de leurs intérêts. Mais, ils n’ont pas pu le faire.

 

Deuxièmement, parlons de la logique de cette accusation, si elle est raisonnable ou pas. A présent, je vous pose la question suivante : nous combattons depuis deux ans, et je peux dire que notre situation sur le terrain est aujourd’hui bien meilleure qu’elle ne l’était l’année dernière par exemple. Comment une armée, dans n’importe quel Etat, peut-elle utiliser des armes de destruction massives, au moment même où elle réalise un progrès moyennant des armes conventionnelles ? Soyons très précis : Je ne dis nullement que l’armée syrienne possède ou non de telles armes. C’est une question qu’on ne discute pas. Mais supposons que cette armée souhaite utiliser des armes de destruction massive, si elle en possède; est-il possible qu’elle le fasse dans une zone où elle se trouve elle-même ?!! Où en est la logique ?

 

En plus, est-il possible d’utiliser des armes de destruction massive dans la banlieue de la capitale sans tuer des dizaines de milliers de personnes, car ces matières se transportent par le vent ?

 

- DES ELEMENTS DE L’ARMEE SYRIENNE ONT-ILS ETE ATTEINTS PAR DE TELLES ARMES ?

 

Bachar al-Assad :

Arabie-Qatar : Le Lion et le Moucheron

René Naba

 

clip_image001

 

Arabie-Qatar: Le Lion et le Moucheron

 

Sur fond de vive tension internationale suscitée par la controverse à propos de l’usage des armes chimiques en Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar, les frères ennemis wahhabites, poursuivent leur guerre picrocholine, à l’ombre de leurs derricks respectifs, pour le leadership régional du titre envié de principal commanditaire du mercenariat djihadiste.

 

«Va-t’en chétif insecte excrément de la terre». C’est en substance l’interjection que l’Arabie saoudite a assénée à son minuscule voisin lors d’un débat sur la fourniture d’armes lourdes aux rebelles syriens. L’offense portait la marque d’une personnalité éminente du Royaume, le prince Bandar Ben Sultan.

 

D’un terme méprisant, le chef des services de renseignements, le nouveau maitre d’œuvre de la révolution à l’échelle du Monde arabe, a expédié le rôle du Qatar dans le ravitaillement de la rébellion syrienne. «Le Qatar…tout juste une population de 300 personnes et une chaine de télévision et ceci ne suffit pas pour constituer un pays», par allusion Al Jazira, qui eut longtemps un rôle prescripteur de l’opinion arabe avant de se dévoyer dans la couverture des combats de Libye et de Syrie.

 

Bandar a ainsi voulu signifier son mécontentement de la livraison, via la Turquie, par le Qatar de missiles thermiques à l’opposition islamiste.

 

Le propos rapporté par le journal conservateur américain Wall Street Journal n’a pas été démenti par l’intéressé, au point que des intellectuels et des académiciens qatariotes se sont étonnés de l’absence de réaction officielle saoudienne à ce qu’ils ont considéré comme une «atteinte à la dignité du Qatar, son état et son peuple».

 

Contrairement à tous les usages diplomatiques, le premier à porter la polémique sur la place publique a été, Khaled Attiyah, le nouveau ministre des affaires étrangères du Qatar en personne: «Un citoyen du Qatar vaut à lui seul tout un pays et le peuple du Qatar vaut la totalité d’une nation (arabe ou islamique).Voilà ce que nous enseignons à nos enfants. Avec mon entière considération». Et l’Affaire amplifiée par le journal «Al Qods Al Arabi» (1).

 

L’Arabie saoudite et le Qatar multiplient, en effet, par voie de presse, les assauts d’amabilité, dont la perfidie illustre le degré d’animosité atteint entre les frères ennemis wahhabites, en rivalité exacerbé pour le leadership arabe depuis le déclenchement des soulèvements populaires arabes en 2011-2012.

 

Latente depuis la destitution feutrée du souverain cheikh Hamad Ben Khalifa,

lundi 2 septembre 2013

Le président américain… le plus blanc !

Le président américain… le plus blanc ! (Saadi Youssef- Traduit de l’arabe par Samia Lamine)

 

clip_image001

 

Depuis que Georges Washington a été nommé président des Etats unis d’Amérique en 1789, un peu plus d’une décennie après l’indépendance américaine ( le 04 juillet 1776), se sont suivis à la présidence de ce pays quarante-quatre présidents et le dernier, c’est le président actuel Barak Hossein Obama.

Ces présidents… sont tous blancs.

Et… de tous… Obama est le plus blanc…

 

Tous ces présidents étaient blancs (comme j’ai dit) et tous avaient leurs actions et leurs actes…

 

Mais ce qu’on leur reproche, c’est leur foi, profonde et sanguinaire, dans la supériorité de la race blanche sur tous les enfants d’Adam.

Ainsi, ils ont exterminé les vrais habitants de l’Amérique : les indiens… rouges.

 

Ainsi, ils ont utilisé la bombe atomique contre un peuple asiatique à Hiroshima et Nagasaki.

 

Ainsi, ils ont pratiqué la politique de la terre brûlée au Vietnam.

 

Et ainsi, ils ont insisté à humilier et  soumettre le peuple d’Amérique latine pour empêcher qu’un président soit autochtone issu des peuples des civilisations mayas, incas ou aztèques.

 

Quant à nous, les arabes, au moyen orient, en Afrique du nord, nous n’avons pas besoin de l’Histoire !

 

Je dis cela en pensant au complexe psychologique de Barak Hossein Obama.

Le père n’aimait pas son fils.

Et ainsi, il a grandi dans la haine.

 

Mais l’interprétation psychologique pourrait ne pas suffire, à elle seule, pour comprendre la haine qu’éprouve le quarante quatrième président pour, nous, les arabes et les musulmans.

 

Cette guerre, qui ne finira qu’avec la fin d’Obama, me semble irraisonnable.

 

Est- ce acte de bravoure qu’une grande puissance

Résistance politique à la 3ème guerre mondiale de l’empire : Poutine patron de la diplomatie mondiale…

Poutine dit que les Etats-Unis doivent présenter leur preuve au conseil de sécurité de l’ONU

RT

 

clip_image001

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré être un “non sens total”, l’idée que le gouvernement syrien ait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple et a appelé les Etats-Unis à présenter leurs supposées preuves devant le conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Poutine a de plus qualifié la tactique occidentale de “provocation”.

 

Washington a basé sa stratégie de proposition d’attaque de la Syrie sur le fait que les forces du président syrien Bachar Al Assad ont utilisé des agents chimiques, tandis que la Russie trouve l’accusation totalement inacceptable et l’idée de commettre une agression militaire contre le pays encore plus extravagante. Spécifiquement alors qu’une telle mesure serait en violation flagrante de la loi internationale si effectuée en dehors d’un mandat de l’ONU et de son conseil de sécurité.

 

De plus, Poutine a dit à Obama qu’il devrait considérer les retombées potentielles d’une attaque militaire sur la Syrie et prendre en considération la souffrance de civils innocents.

 

Le président russe a exprimé sa certitude que la stratégie d’intervention militaire en Syrie est une mesure contingente de l’extérieur en réponse directe aux récents succès au combat des troupes gouvernementales, couplées avec la retraite des “rebelles” de positions qu’ils détenaient depuis longtemps.

 

Les forces du gouvernement syrien avancent, tandis que les soi-disant rebelles sont dans une situation très délicate, car ils n’ont pas le même équipement que le gouvernement”, a dit Poutine à l’agence ITAR-TASS. Il l’a ensuite traduit en langage direct:

 

Ce dont ont besoin ceux qui sponsorisent les soi-disant rebelles est très simple: Ils ont besoin d’être aidés dans leur combat… et si ceci se produit, ce sera alors un développement tragique”, a dit Poutine.

La Russie croit que toute attaque augmenterait dans un premier lieu les tensions qui existent déjà dans le pays,

SYRIE, LA CATASTROPHE QUI S’ANNONCE…

Robert Gil

 

clip_image001

 

Si l’on bombarde la Syrie, ce n’est pas tellement pour chasser un dictateur, l’occident soutient de nombreux dictateurs à travers le monde, sans que cela ne pose le moindre problème à sa conscience, pourvu que ceux-ci fassent allégeance à  nos multinationales, et ne mettent pas en danger nos intérêts. Ce n’est pas non plus dans un souci humanitaire, parce que des civils seraient tués. Rien que dans la région nous sommes responsable de nombreux massacres en Irak ou en Afghanistan, sans parler de ce qu’Israël fait subir aux palestiniens.

 

Et puis les civils, nous savons que nos dirigeants n’en ont absolument rien à faire, ils ont déjà enseveli des populations entières sous des tapis de bombes et de missiles, perpétuant cette stratégie mise en place par Hitler et adoptée par les alliés à Dresde, avant l’apothéose finale à Hiroshima. Il faut dire que lorsque l’on possède une grande avance technologique, c’est bien moins dangereux pour les agresseurs qu’un corps à corps meurtrier sur le terrain. Il est plus facile de massacrer et déchiqueter des milliers d’innocents au hasard en restant à 6000 mètres d’altitude, et ensuite aller tranquillement se coucher…,on ne voit pas les conséquences de ses actes, et c’est beaucoup moins barbare que d’égorger un otage…, on se donne bonne conscience comme on peut !

 

Oui, Assad n’est pas un démocrate, ce n’est pas un scoop, et au lieu de chercher une solution aux revendications de sa population au début 2011, il a préféré serrer un peu plus la vis. A cette époque la population voulait des réformes, pas une révolution. Les opposants ne cherchaient pas à renverser le pouvoir en place, et ne souhaitaient pas du tout une intervention étrangère, d’ailleurs cela tombait bien car comme les partis de l’opposition syrienne étaient trop marqués à gauche, personne n’avait envie de les aider. Par contre des petits malins ont mis de l’huile sur le feu et ont fait dégénérer la situation, certains pays du golfe ont financé des mercenaires issus de mouvements radicaux, d’autres pays les ont entrainés, et sur le terrain, des commandos étrangers les ont épaulés ! Cela n’a plus rien à voir avec une contestation interne, on est face à une agression menée de l’étranger…c’est à dire une guerre !

 

Le dernier développement de cette affaire est que le régime syrien aurait utilisé des gaz…oui, mais nous nous souvenons tous des mensonges sur les armes de destruction massives de l’Irak, des crimes bidons perpétrés soit disant par les soldats de Saddam Hussein sur les bébés en couveuses au Koweït, et sans remonter à la nuit des temps, il ya eu aussi le charnier de Timisoara ou la fausse attaque de la flotte américaine dans le golfe du Tonkin. Sans vouloir en rajouter, jetez un coup d’œil sur l’opération Northwoods , ces gens là ne reculent devant rien.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...