jeudi 29 août 2013

Syrie: Dix ans après l’Irak, la Syrie

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René Naba | 28.08.13 | Paris

 

Paris – Dix ans après l’Irak, la Syrie est à son tour, en cet été 2013, la cible d’une offensive du camp atlantiste avec la caution des pétromonarchies du Golfe, scellant dans le sang et la destruction l’ahurissante mutation du dialogue euro-arabe en partenariat militaire islamo atlantiste contre des pays arabes séculiers.

 

En dix ans, outre les deux pays baasistes, la Libye a été détruite par une coalition des anciennes puissances coloniales occidentales et leurs obligés monarchiques arabes; le Soudan démantelé au mépris du principe de l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme, aménageant une double plateforme opérationnelle israélienne aux deux extrémités du Monde arabe, au Sud Soudan, sur la versant africain du Monde arabe, dans le périmètre du Nil, la veine jugulaire de l’Egypte, au Kurdistan irakien, à la charnière de l’Irak et de l’Iran.

 

La guerre déclenchée contre l’Irak (2003) et contre la Syrie (2013) au prétexte des armes chimiques est menée à titre préventif par les Etats Unis, un pays qui en a fait abusivement usage au Vietnam (agent Orange), qui a aidé l’Irakien Saddam Hussein à en faire usage contre l’Iran, dans la bataille de Hallabja (1980-1989), qui a fait usage abusif d’une autre arme de destruction massive également prohibée, l’uranium appauvri en Irak (2003-2005) dans sa guerre mondiale contre le terrorisme, quand bien même il a souscrit au Traité sur l’interdiction de l’usage des armes chimiques.

 

Chef de file de la coalition occidentale, les Etats Unis sont activement secondés par la France et le Royaume Uni, les deux anciennes puissances coloniales de la zone, au lourd passif colonial.

 

L’arme chimique, dans ce contexte, apparait comme une variable d‘ajustement structurel, invoquée au gré des nécessités et dans le cas d’espèce pour voler au secours de l’opposition off-shore syrienne en perte de vitesse.

 

De par sa subite programmation, le ciblage de la Syrie apparait comme un dérivatif à la déconfiture de la diplomatie occidentale en Egypte, en ce qu’il offre la possibilité d’éviter un affrontement avec l’Arabie saoudite, principal souteneur du putsch militaire égyptien, en promouvant une convergence saoudo occidentale sur leur ennemi commun, la Syrie, déjà abondamment diabolisée par les médias occidentaux.

 

Deux personnalités syriennes de premier plan, Moaz Al Khatib,

Le Monde et les gaz chimiques : des invraisemblances médicales ?

Badia Benjelloun

 

Comme par hasard au moment où la France et les USA poussent à une intervention militaire contre la Syrie, et comme par hasard au moment où Carla Del Ponte et d’autres enquêteurs ont établi que des forces d’opposition ont employé des armes chimiques, voilà que survient un “témoignage” du Monde prétendant que l’armée syrienne utilise des armes chimiques. Rappelons que ce journal avait menti à ses lecteurs sur les armes chimiques de Saddam Hussein, sur le génocide au Kosovo, sur la guerre en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Libye et au Mali (test-médias à disposition de nos lecteurs). Sans parler des médiamensonges plus anciens de ce journal : contre Nasser en 1956, contre le Vietnam, Panama et de nombreux autres pays agressés par les USA et la France. On lira donc avec intérêt l’analyse médicale qui suit... (IGA)

 

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Un correspondant du quotidien vespéral français aurait été témoin de l’emploi d’armes chimiques par l’armée gouvernementale syrienne.

La description des symptômes endurés par les miliciens « rebelles » évoquent ceux produits par des gaz neurotoxiques.

 

Signes ophtalmologiques avec troubles visuels et une pupille ‘rétractée’, signes digestifs, vomissements et signes respiratoires décrits comme raclements et suffocation.

 

Le récit, espéré digeste grâce la petite touche littéraire avec le petit bruit de la canette non pas sur le comptoir d’étain mais un certain cliquetis à peine audible, produit des témoignages de ces combattants et d’un médecin.

 

Le photographe du journal le Monde (en lettres gothiques) aurait souffert de troubles visuels et respiratoires durant plusieurs jours. Première invraisemblance du récit : les gaz neurotoxiques utilisés comme armes de guerre sont certes inodores et incolores, mais les signes digestifs sont sur le même plan que les signes respiratoires. L’antidote doit être immédiatement administré pour lever le blocage des terminaisons nerveuses sans quoi la paralysie est rapidement mortelle.

 

Deuxième incongruité. L’iconographie censée illustrer le texte montre un homme qui tente avec une seringue de prodiguer des instillations oculaires. Les effets des gaz neurotoxiques à pénétration cutanée et respiratoire n’ont aucune chance d’être levés par des lavages oculaires. Ceux-ci ne peuvent soulager qu’en cas de gaz irritants des muqueuses.

 

Troisième aberration. Le médecin rebelle

Les Occidentaux sont-ils prêts à bombarder la Syrie ?

Faisant mine de croire à une attaque chimique du gouvernement syrien contre son propre peuple, Washington, Londres et Paris battent les tambours de la guerre. Faut-il prendre ces menaces au sérieux de la part d’États qui annoncent comme imminente, depuis plus de deux ans, la chute de la Syrie ? Bien qu’il ne faille pas exclure cette option, Thierry Meyssan pense qu’elle est moins probable qu’une intervention organisée par l’Arabie saoudite. Cette agitation aurait plutôt comme objectif de tester les réponses de la Russie et de l’Iran.

 

Thierry Meyssan

 

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Quelle mouche a donc piqué le Prix Nobel de la Paix Barack Obama ? Dimanche 25 août, la Maison-Blanche a diffusé un communiqué dans lequel un haut-fonctionnaire anonyme explique qu’il y a « très peu de doutes » de l’usage par la Syrie d’armes chimiques contre son opposition. Le communiqué ajoute que l’accord de la Syrie pour laisser pénétrer les inspecteurs de l’Onu dans la zone concernée vient « trop tard pour être crédible ».

 

Si l’usage d’armes chimiques dans la banlieue de Damas, le mercredi 21 août 2013 est fort probable, le Conseil de sécurité des Nations-Unies n’a pas conclu qu’il était le fait du gouvernement syrien. Réuni en urgence à la demande des Occidentaux, les ambassadeurs ont eu la surprise de voir leur collègue russe leur présenter des photos satellites montrant le tir de deux obus, à 01h35 du matin, depuis la zone rebelle de Douma dans les zones rebelles affectées par les gaz (à Jobar et entre Arbin et Zamalka) à des heures coïncidant avec les troubles relatés. Les photos ne permettent pas de savoir s’il s’agit d’obus chimiques, mais elles laissent penser que la « Brigade de l’islam », qui occupe Douma, a fait d’une pierre trois coups : d’une part éliminer les soutiens de ses rivaux au sein de l’opposition, d’autre part accuser la Syrie d’avoir recours aux armes chimiques, enfin perturber l’offensive de l’armée arabe syrienne pour dégager la capitale.

 

Si le gouvernement syrien —comme son ennemi israélien— n’est pas signataire de la Convention contre les armes chimiques et dispose de stocks importants, les djihadistes en ont aussi, comme l’a confirmé Carla del Ponte à la grande fureur du haut-Commissaire aux Droits de l’homme. En décembre, l’Armée syrienne libre avait diffusé une vidéo montrant un laboratoire chimique et menaçant les alaouites.

 

Cette semaine, le gouvernement a découvert plusieurs caches d’armes chimiques, de masques à gaz et d’antidotes, dans la banlieue de Damas.

L’humanité est en train de sombrer à cause de la criminalité de Washington

Paul Craig Roberts

 

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Les américains vont bientôt être enfermés dans un pays avec un État policier irresponsable sauf si les représentants et les sénateurs américains trouvent le courage de poser des questions et de sanctionner les responsables du pouvoir exécutif qui enfreignent la loi, violent la Constitution, dissimulent des informations au Congrès, et donnent de fausses informations sur leurs crimes contre le droit, la Constitution, le peuple américain et ceux de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, de Guantanamo et d’ailleurs.

Le Congrès doit utiliser le pouvoir de destitution que la Constitution prévoit et cesser d’être inféodé au pouvoir exécutif sans foi ni loi. Les États-Unis ne font face à aucune menace qui justifie l’illégalité et l’abus de pouvoirs qui caractérisent le pouvoir exécutif au 21e siècle.

 

La destitution est le pouvoir le plus important du Congrès. La destitution est ce qui protège les citoyens, la Constitution et les autres branches du gouvernement de l’abus par l’exécutif. Si le pouvoir de révoquer des responsables de l’exécutif abusifs n’est pas utilisé, le pouvoir cesse d’exister. Un pouvoir inutilisé est comme une loi qui reste lettre morte. Son autorité disparait. En acquiesçant aux illégalités du pouvoir exécutif, le Congrès a permis à l’exécutif de se placer au-dessus de la loi et d’éviter de rendre des comptes pour ses violations de la loi et de la Constitution.

 

Le directeur de la National Intelligence, James R. Clapper a ouvertement menti au Congrès et demeure en fonction. Keith B. Alexander, directeur de l’Agence de sécurité nationale, a également trompé le Congrès, et il demeure en fonction. Le procureur général Holder évite dire la vérité au Congrès sur à peu près tous les sujets, et il reste également en poste. La même chose peut être dite pour le président Obama, l’un des grands mystificateurs de notre temps, qui est si allergique à la vérité que celle-ci trouve rarement le moyen de sortir de sa bouche.

 

Si un citoyen américain ment à un enquêteur fédéral, même s’il n’est pas sous serment, il peut être arrêté, poursuivi, et envoyé en prison. Pourtant, ces mêmes fonctionnaires fédéraux peuvent mentir au Congrès et aux citoyens en toute impunité. Quel que soit la manière de considérer le système politique américain, il n’a rien à voir avec un gouvernement responsable. En Amerika personne n’est responsable, sauf les citoyens, qui doivent rendre des comptes non seulement vis-à-vis de la loi mais aussi face à des accusations gratuites pour lesquelles aucune preuve n’est nécessaire.

 

Le Congrès a le pouvoir de destituer toute personne nommée par le Président ainsi que le Président lui-même.

Syrie et armes chimiques: la force de destruction du mensonge

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Jason Diltz d’Antiwar nous parle des armes chimiques en Syrie. Plus précisément, il fait le point sur la manipulation grotesque mise en place par les gouvernement occidentaux pour accuser les autorités syriennes d’avoir utilisé de telles armes contre la population civile.

 

A ceux qui veulent une preuve de l’étendue de la manipulation, celle-ci est apporté par Diltz qui signale que le gouvernement des Etats Unis a essayé d’obtenir du Secrétaire Général de l’ONU qu’il ordonne le retrait des inspecteurs spécialisés qui se trouvent en ce moment même en Syrie.

 

Apparemment, les régimes occidentaux seraient prêts à en découdre contre la Syrie et une attaque serait prévue dans les deux semaines à venir.

 

De fait, tout en stigmatisant une éventuelle agression occidentale contre la Syrie, la Russie a fait clairement savoir qu’ elle ne s’opposerait pas militairement à une telle entreprise.

 

On comprend bien que la Russie n’en a ni les moyens et encore moins la volonté. Mais qu’elle a sans doute reçu des garanties que les bombardements auraient une portée somme toute limitée sur le plan politique, c’est-à-dire qu’ils ne viseraient pas à détruire la direction politique syrienne mais à l’affaiblir significativement et à entretenir ainsi le chaos dans le pays.

 

Fait nouveau, le régime sioniste a également fait savoir nettement qu’il encourageait une telle démarche agressive contre le pouvoir syrien.

 

Pour prendre la mesure de l’émotion suscitée en effet par l’usage (certain d’après François Hollande) supposé d’armes chimiques par l’armée syrienne, il suffit de constater l’état de confusion mentale d’un Laurent Fabius qui est allé confier son affliction à son ami Shimon Peres, un utilisateur pourtant avéré de l’arme chimique contre le peuple palestinien.

samedi 24 août 2013

États Gangsters Etats-Unis et Grande-Bretagne

Cette analyse de Paul Craig Roberts nous amène à faire quelques remarques que nous pensons être complémentaires aux dires de l’auteur.

De premier abord, il semble évident que la puissance de Washington asservit et que les “nations satellites” sont là pour servir les intérêts américains. Néanmoins, dans ce cas précis une remarque s’impose: Washington, son gouvernement public, est une émanation de Wall Street. Les banques et le milieu des affaires transnationaux donnent les ordres, le gouvernement s’exécute. Historiquement parlant, Wall Street ne pourrait exister, aujourd’hui encore, sans la City de Londres, l’état dans l’état. Wall Street est une émanation de la City, son satellite. A l’indépendance des Etats-Unis en 1776, la banque Rothschild ne pouvait plus s’impliquer directement, elle le fit par proxy, par procuration et trouva au XIXème siècle le protégé miracle: Rockefeller. La famille Rockefeller est devenue l’exécutrice des missions de la famille et de la banque Rothschild, en retour, garantie de richesse, nuisance et prospérité lui fut accordée.

A cet égard, Wall Street est inféodé à la City de Londres depuis toujours et la City de Londres, cœur et poumons de la haute finance mondiale, est la “maison mère” de la mafia financière et institutionnelle planétaire. Les questions sont donc: Washington est-il si libre que cela ? Qui est véritablement derrière la puissance de Washington ? Washington n’est-il pas en fait le bras armé (première puissance militaire mondiale et de loin…) de la City de Londres par procuration ? Politiciens et décideurs sont-ils vraiment si dupes ? Qui manipule qui véritablement ?

Quoi qu’il en soit, les banquiers sont transnationaux et se moquent éperdument des nations, seul le monopole absolu menant au pouvoir totalitaire absolu les intéresse.

L’Histoire l’a prouvé encore et toujours pour qui sait la lire.

 

~ Résistance 71 ~

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dr. Paul Craig Roberts

 

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Le 23 Juillet j’ai écrit au sujet des rôles inversés entre les Etats-Unis et l’URSS et comment les USA sont devenus le tyran qui terrifie le monde. Nous avons maintenant eu plus ample confirmation de ce fait. Ceci provient de deux actions extraordinaires de l’état marionnette de Washington: la Grande-Bretagne.

 

David Miranda, le compagnon du journaliste Glenn Greenwald, qui écrit sur l’espionnage illégal et inconstitutionnel de la National Stasi Agency, a été appréhendé, sans aucun doute sur ordre de Washington, par le gouvernement fantoche britannique dans la zone de transit international de l’aéroport de Londres. Miranda n’avait pas pénétré sur le sol britannique, mais fut néanmoins appréhendé par les autorités. Les marionnettes britanniques de Washington l’ont simplement kidnappé, menacé pendant 9 heures et volé son ordinateur, ses téléphones et tout son équipement électronique. Comme un arrogant officiel américain l’a dit aux médias: “Le but était d’envoyer un message clair.”

 

Vous vous rappelez qu’Edward Snowden fut coincé pour plusieurs semaines dans la zone de transit international de l’aéroport de Moscou. Le tyran Obama poussant abruptement le président russe Poutine pour qu’il viole la loi et kidnappe Snowden pour Obama. A l’encontre des Britanniques, qui furent jadis de fiers promoteurs de la loi, Poutine a refusé de placer les désirs de Washington au-dessus de la loi et des droits de l’Homme.

 

La seconde violation extraordinaire s’est produite presque simultanément avec les autorités britanniques se rendant sur les lieux du quotidien The Guardian de Londres et détruisant illégalement les disques durs des ordinateurs (NdT: En fait les autorités étaient présentes et ont demandé que le journal leur remette les disques durs, le quotidien a alors pris la décision de détruire les disques plutôt que de les remettre aux autorités…) avec pour vaine intention d’empêcher le journal de continuer à rapporter plus avant les révélations de Snowden sur la collusion de haute criminalité entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

 

Il est à la mode dans les gouvernements américains et britanniques

mercredi 21 août 2013

Nouvel Ordre Mondial: La technologie au service du totalitarisme. Google Chrome… La machine à espionner

Comment Google Chrome laisse n’importe qui voir vos mots de passe

Daniel G. J.

 

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~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Une des caractéristiques les plus populaire de Chrome est sa capacité de stocker les mots-de-passe. De cette manière, ils surgissent automatiquement lorsque vous allez sur une fonction telle la messagerie électronique ou Facebook.

 

Elliot Kember, un développeur de logiciels, a découvert que n’importe qui cliquant sur le lien de changement de fonctions (settings) de Chrome, peut voir tous les mots-de passe existant sur cet ordinateur particulier s’il ou elle passe par la fonction “advanced settings” et mots de passe et forme des sections.

 

Les mots-de-passe sont noircis, mais en cliquant à côté d’eux, cela les fait apparaitre en texte normal. Le texte peut ensuite être facilement  copié puis envoyé par courriel ou envoyé à quiconque qui utilise l’ordinateur. Ceci veut dire qu’il serait très facile pour un hacker ou quelqu’un de malicieux qui a ouvert un ordinateur avec Chrome actif, de voir tous vos mots-de-passe.

 

Ce qui est plus qu’inquiétant est que le patron du développement de Chrome à Google, Justin Schuh, a dit au quotidien The Guardian de Londres qu’il est au courant de cette mauvaise fonction. Pire, Schuh a dit qu’il n’ y avait aucun projet de corriger cela. Il a expliqué sur le site “Hacker News”:

“.. Nous ne voulons pas donner aux utilisateurs un faux sens de sécurité et encourager les attitudes à risque. Nous voulons être très clairs sur le fait que lorsque vous donnez accès à quelqu’un à votre compte utilisateur de système opératoire (OS), alors ils peuvent tout obtenir.”

 

On peut se demander pourquoi cette mal fonction n’a pas été fixée. Cela rend le travail d’un hacker bien plus facile, sans parler de celui de la NSA et son espionnage ou de toute autre agence de renseignement. Si l’ordinateur source a utilisé le programme Chrome, tout ce que le hacker aurait à faire est d’aller sur l’icône “settings” afin d’obtenir le ou les mot-de-passe de l’utilisateur pour ses courriels. Un expert en sécurité cybernétique a dit au Guardian:

“Le fait est que vous si vous pouvez voir les mots-de-passe,

Syrie : Le massacre des innocents et ses nouveaux objectifs !

 Amin Hoteit

Mondialisation.ca

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Aux dernières nouvelles, en ce Lundi 29 juillet 2013, c’est au minimum 210 citoyens syriens civils et militaires qui ont été exécutés lors du massacre commis le 26 Juillet par les groupes terroristes armés à l’encontre de la population de  Khan al-Assal, localité située à l’Ouest d’Alep, 75 civils seraient toujours retenus prisonniers, 65 personnes seraient toujours sous les décombres des maisons qu’ils ont bombardées et 75 autres seraient toujours assiégées.[1][2], [NdT]. 

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Lorsque les Frères Musulmans se sont lancés vers la conquête du pouvoir en Syrie, ils ont bien été obligés de constater que le peuple syrien qui les a expérimentés depuis des décennies n’a pas oublié leurs forfaits et n’est pas prêt à se laisser abuser par leurs slogans islamistes [3]. Réticence qu’ils ont cru pouvoir vaincre en brûlant les étapes par les pires violences et mensonges à répétition pour susciter l’empathie censée mener à une intervention militaire internationale en Syrie. Falsifications incessantes devenues arguments pour tous les intervenants cherchant à fracasser le rôle central et stratégique de la Syrie dans sa lutte contre le projet US-sioniste de remodelage du Moyen-Orient, l’argument choc étant « Le régime tue son peuple ! ». Argument qu’ils ont préfabriqué avec les régimes arabes et leurs alliés régionaux et internationaux pressés de les voir se saisir du pouvoir pour mettre à exécution leurs accords passés avec l’Occident [4] [5].

 

Après avoir transformé en « sédition armée » les aspirations populaires légitimes auxquelles l’Etat syrien a entrepris de répondre par la mise en route immédiate d’un ensemble de réformes de la gouvernance politique, ils ont délibérément réagi selon un « plan préétabli » visant à saboter tout processus réformateur, et se sont employés à refuser tout ce qui allait dans la direction voulue par le peuple syrien et par le Président qu’il s’est choisi.

 

C’est pourquoi ils n’ont cessé de fixer des conditions incompatibles avec la volonté populaire. C’est pourquoi ils refusent toujours de se soumettre aux suffrages des urnes, prouvant par là qu’ils savent parfaitement quelle quantité négligeable ils représentent au sein d’un peuple qui,

La Syrie dans le chaudron des projets gaziers géants !

Par Fahd Andraos Saad

Mondialisation.ca

shamtimes.net

 

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À la question «  Quelle est la vérité sur les ressources de nos eaux territoriales en pétrole et en gaz ? », le Président syrien Bachar Al-Assad a répondu : « C’est la vérité, que ce soit dans nos eaux territoriales ou dans notre sol. Les premières études ont fait état d’importants gisements de gaz dans nos eaux territoriales. Puis, nous avons su que d’autres gisements s’étendaient de l’Egypte, à la Palestine et sur tout le long de la côte ; ces ressources étant plus abondantes dans le nord. Certains disent que l’une des raisons de la crise syrienne est qu’il serait inacceptable qu’une telle fortune soit entre les mains d’un État opposant mais, évidemment, personne ne nous en a parlé de façon directe. C’est une analyse logique de la situation et nous ne pouvons ni la réfuter, ni la considérer comme une raison secondaire. C’est peut-être la raison principale de ce qui se passe en Syrie mais, pour le moment, elle reste du domaine de l’analyse » [1], [Ndt]. 

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Le fond de l’air de la bataille russo-américaine empeste le gaz

 

Désormais la force des grandes puissances ne repose pas tant sur leur armement de plus en plus sophistiqué que sur leur mainmise sur les sources d’énergie, le pétrole et puis le gaz censé devenir le combustible numéro un à partir de 2030, selon les prévisions des experts en la matière. Il se pourrait donc que le fond de l’air de la bataille russo-américaine empeste le gaz !

 

Ce qui nous amène à tenter de voir clair dans  l’imbroglio des conflits d’intérêts contradictoires concernant l’exploitation et le transport du gaz entre la coalition Russie-Chine-Iran-Syrie d’une part, et la coalition USA-Europe-Turquie-Arabie saoudite-Qatar d’autre part, avant de nous pencher sur leur rôle dans le traficotage et l’ébullition de la « crise syrienne ».

 

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La dépendance européenne pour le gaz

 

La consommation de l’Europe en gaz liquéfié serait de 500 milliards de m3 par an provenant principalement de la Russie et du Qatar. Actuellement le Qatar assurerait environ le quart de ces besoins et il est attendu que sa dépendance au gaz russe aille crescendo d’ici 2020, renforçant ainsi les relations d’intérêts entre l’Europe et la Russie ; ce à quoi les USA et l’UE s’opposent vigoureusement.

 

Cinq projets gaziers cherchent à gagner le marché européen

 

1. Les deux premiers sont russes et reposent sur les considérables ressources de la Russie elle-même.

L’art de la guerre: La nouvelle confrontation militaire Ouest-Est

L’art de la guerre: La nouvelle confrontation militaire Ouest-Est

Manlio Dinucci

Mondialisation.ca

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Depuis que Poutine est revenu à la présidence, la « rhétorique anti-américaine » s’est renforcée de la part de la Russie, en se servant de « vieux stéréotypes de la guerre froide » : c’est ce qu’a déclaré le président Obama après avoir effacé la rencontre prévue pour septembre. La goutte qui a fait déborder le vase a été l’asile concédé par la Russie à Edward Snowden, coupable d’avoir mis en lumière les preuves que les services secrets étasuniens espionnent tout et tout le monde. Mais il y a bien autre chose.

 

Moscou s’oppose au « bouclier anti-missile », qui permettrait aux USA de lancer un first strike (première frappe) nucléaire en sachant qu’ils peuvent neutraliser la rétorsion. Moscou est opposée à l’ultérieure expansion de l’OTAN à l’est et au plan USA/OTAN de démolir la Syrie et l’Iran dans le cadre d’une stratégie qui cible la région Asie/Pacifique. Tout ceci est perçu à Moscou comme une tentative d’acquérir un net avantage stratégique sur la Russie (et, en outre, sur la Chine). Ne s’agit-il que de « vieux stéréotypes de la guerre froide » ?

 

On ne dirait pas, vu le programme annoncé par l’OTAN le 8 août. Il prévoit « des manœuvres militaires plus ambitieuses et fréquentes» surtout dans les régions adossées à la Russie.

 

Du 25 août au 5 septembre, des chasseurs-bombardiers OTAN (y compris italiens) (et français, NdT), à double capacité conventionnelle et nucléaire, participeront en Norvège à la manœuvre « Brilliant Arrow »(1) du Commandement aérien allié, à la tête duquel vient d’être nommé le général Frank Gorenc, qui commande aussi les Forces aériennes USA en Europe.

 

Puis aura lieu en novembre la manœuvre aérienne « Steadfast Jazz », qui verra le déploiement de chasseurs-bombardiers OTAN en Pologne, Lituanie et Lettonie, à la frontière russe.

 

En septembre-octobre des navires de guerre OTAN participeront à la grande manœuvre « Brilliant Mariner » en Mer du Nord et en mer Baltique.

 

Est aussi prévu l’envoi d’autres navires de guerre OTAN en Mer Noire, où s’est déroulée en juillet la manœuvre « Sea Breeze 2013 » à laquelle ont participé les marines de dix pays(2) (Italie comprise) (la France y était présente au titre d’observateur avec le Qatar, les Emirats arabes unis, et la Libye, NdT) aux ordres du Commandant des Forces navales USA en Europe, qui commande en même temps la Force conjointe alliée à Naples.

 

Les USA et les alliés OTAN sont donc en train d’accroître la pression militaire sur la Russie, laquelle,

« Qui a autorisé les préparatifs de guerre contre la Chine? »: Deux fausses démocraties qui menacent le monde

Dr. Paul Craig Roberts

Mondialisation.ca

 

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Amitai Etzioni a soulevé une question importante : « Qui a autorisé les préparatifs de guerre contre la Chine » ( Who Authorized Preparations for War with China ? , The Yale Journal of International Affairs, june 12, 2013.) Etzioni dit que le plan de guerre n’est pas le genre de plan pour le « cas où » qui pourrait être à portée de main en cas d’évènement improbable.

 

Etzioni signale également que le plan de guerre du Pentagone n’a pas été ordonné, et n’a pas été revu par les autorités civiles US. Nous sommes confrontés à une armée US « néoconisée » et hors de contrôle mettant en danger les américains et le reste du monde.

Etzioni a raison quand il dit que cette décision prise par une armée néoconisée est capitale.

 

La Chine est évidemment consciente que Washington se prépare à la guerre contre elle. Si le Journal Yale le sait, la Chine le sait aussi. Si le gouvernement chinois est réaliste, il est conscient que Washington envisage une attaque nucléaire préventive contre la Chine. Aucun autre type de guerre n’a de sens du point de vue de Washington. La « superpuissance » n’a jamais été en mesure d’occuper Bagdad, et après 11 ans de guerre a été vaincue en Afghanistan par quelques milliers de talibans légèrement armés. Ce serait la fin pour Washington s’il entrait dans une guerre conventionnelle contre la Chine.

 

Quand la Chine était un primitif pays du tiers-monde, elle a combattu l’armée américaine et l’a acculée dans une impasse en Corée. Aujourd’hui, la Chine a la deuxième plus grande économie du monde et est rapidement en train de dépasser l’économie US en faillite détruite par la délocalisation des emplois, la fraude des bankster et la trahison des grosses firmes et du Congrès.

 

Le plan de guerre du Pentagone pour la Chine est appelée « AirSea Battle ». Le plan se décrit lui-même comme « forces inter opérationnelles aériennes et navales qui peuvent exécuter en réseau et de manière intégrée des attaques en profondeur pour perturber, détruire et défaire les capacités de la stratégie d’interdiction d’accès de zone de l’ennemi. »

 

Oui, ça veut dire quoi ?

dimanche 18 août 2013

HOMMAGE. Jacques Vergès: un lion ne meurt jamais, un grand homme "éternel" est parti

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Jacques Vergès

 

Anticonformiste, faisant un vrai travail d’avocat, qui est celui de défendre tous, sans exclusive, Jacques Vergès fut le nec plus ultra des barreaux français. Le plus juste, le plus engagé ; le plus classe, le plus fort. Simplement. Définitivement. Un grand homme, qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Une icône des barreaux en somme, toujours prompt à défendre les causes « perdues ».

 

Il avait cette particularité d’envoyer balader ceux qui le jugeaient, argüant avec raison que tout le monde a droit d’avoir un avocat, malgré les crimes qu’il aurait commis, d’autant plus que la présomption d’innocence existe dans le code Napoléon (pénal).

Epicurien et bon vivant, toujours avec son cigare, Jacques Vergès est éternel. Défenseur de tous ceux qui, comme Klaus Barbie, Laurent Gbagbo ou Mouammar Kadhafi, mis au banc de la « communauté internationale », ces faits relèvent du courage de l’homme. Un grand parmi les GRANDS. Que dire de plus ? Bref, les justes sont en deuil, les injustes jouissent…

RIP !

 

http://allainjules.com

 


Jacques Vergès : La passion de défendre

 

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Sa voix, son impertinence, son regard pénétrant, son esprit brillant, vont nous manquer. Nous lui rendons hommage en diffusant son intervention en 2009, à l’Université de Neuchâtel, en Suisse.

 

Maître Jacques Vergès sur le thème "La passion de défendre"

Intervention de Maître Jacques Vergès, invité le 14 mai 2009 par la Faculté de droit de l’Université de Neuchâtel à l’occasion du 100ème anniversaire de l’Université

jeudi 15 août 2013

Escroquerie de la guerre contre le terrorisme

Escroquerie de la guerre contre le terrorisme: Al CIAda en écran de fumée pour justifier l’espionnage global de la NSA

 

La vision analytique de Pepe Escobar (Asia Times) n’a d’égale que la truculence de son narratif. Escobar est une des figures les plus respectées du journalisme d’enquête actuel.

 

– Résistance 71 –

 

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Pepe Escobar

 

Al Qaïda à la rescousse.

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Quand çà se passe mal, on peut toujours compter sur le ministère de la vérité pour faire avaler la pilule.

 

La fin du Ramadan était imminente. Les classes de discussion du djihad de cette nébuleuse qu’est Al Qaïda de la Péninsule Arabe (AQPA), se firent plus pressantes. Ce fut un festival d’évasion de la Libye au Pakistan en passant par l’Irak, le tout en parfaite synchronisation avec deux fatwas successives énoncées par l’homme de paille éternel, l’ancien acolyte d’Oussama Ben Laden soi-même: Aïman “Docteur Diabolique” al-Zawahiri. Imaginez une réunion de crise organisée en hâte au plus haut niveau du complexe orwellien/panoptique:

 

“Messieurs, dames, nous avons une occasion en or ici. Nous sommes assiégé par le dissident/traître Edward Snowden, libéré par les soviétiques, et ce hacker terroriste de Greenwald. Snowden est peut-être en train de gagner: même parmi le public américain, il y a une perception grandissante que nous sommes bien plus une menace qu’Al Qaïda. Donc, nous devons montrer que nous protégeons de manière vigilante les libertés. Oui.. Nous allons crier Terra, Terra, Terra !”

 

Instantanément, nous avons la fermeture, en fanfare, de plein d’ambassades et de consulats américains dans le “monde musulman” et le ministère des AE émet une alerte mondiale à ses ressortissants pour voyager, bientôt relayée par Interpol. La confusion s’ensuit, beaucoup essayant de comprendre si faire le routard en Thaïlande ou manger du caviar frais à Bakou est une bonne façon de ne pas se faire faire sauter le caisson.

 

Instantanément, nous avons aussi les médias entrepreneuriaux américains et européens, qui tombent de nouveau amoureux du Terra, Terra, Terra et vouent aux gémonies ceux qui pensent que ceci a quoi que ce soit à voir avec une quelconque islamophobie. Vous pensez que Terra était partie ? Non, Terra est omni-présente, omnisciente, rampante partout. Terra n’en a jamais assez de vous. Trains, bateaux, avions… Nulle part êtes-vous en sécurité. Et pourtant, le renseignement si spécifiquement fabuleux, déterré par le ministère de la vérité, provient de quelque obscur djihadiste, disant sur la toile, que lui et ses potes allaient faire quelque chose de mal, un jour, quelque part, dans quelques endroits multiples et non-spécifiés à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

 

Une fausse-bannière se prépare…

Affaire Snowden : Obama, roi des hypocrites

Michel Collon

Mondialisation.ca

Investig'Action

 

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Obama vient d’annuler son prochain sommet avec Poutine qui refusait d’extrader Edward Snowden. En réalité, ce jeune homme mérite non pas la prison, mais une statue. Non pas la torture, mais notre solidarité.

 

Pour avoir défendu nos libertés en démontrant au monde entier que les Etats-Unis violent la vie privée de l’humanité entière. Cet Etat qui donne sans cesse des leçons de démocratie et de morale se comporte en réalité comme le Big Brother le plus totalitaire. Ces délinquants au-dessus de toute justice espionnent leurs propres citoyens, les Etats indépendants, leurs concurrents commerciaux et même leurs « alliés ». Téléphones, mails, ordinateurs, rien n’est respecté.

 

Pour quoi ? Pour augmenter les profits de ces multinationales qui volent le monde entier. Aujourd’hui, les 300 personnes les plus riches de la Terre possèdent plus que les trois milliards les plus pauvres, et cela est possible seulement grâce au pillage des ressources naturelles, à la surexploitation du travail, à la criminalité économique et à des guerres jamais humanitaires. C’est pour briser nos résistances à ces multinationales voleuses que les voyous de la NSA nous espionnent, et qu’Obama les protège.

 

En plus, c’est le roi des hypocrites ! Il se fâche parce que la Russie (qui n’a pas de traité d’extradition avec les USA) a refusé de livrer Snowden. Lui épargnant ainsi la torture et la prison à vie, infligées à cet autre héros Bradley Manning qui révéla des milliers de mensonges des dirigeants US.

 

Or, les Etats-Unis ont toujours refusé d’extrader les criminels qui leur avaient été utiles ! Même quand il y avait un traité. En 2003 et en 2007, ils ont refusé d’extrader les agents de la CIA coupables de kidnappings politiques en Italie. En 2010, ils ont refusé d’extrader leur protégé Luis Posada Carriles qui avait placé une bombe dans un avion cubain, tuant 73 personnes. En 2010, ils ont refusé de livrer l’ancien président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada, qui avait massacré les Indiens Aymara, mais était protégé par la CIA et avait engagé des lobbyistes du parti démocrate. Et on peut multiplier les exemples. Jamais, les Etats-Unis ne livrent à la Justice leurs complices, même pour les crimes les plus horribles.

 

Joliment hypocrites aussi,

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