mardi 24 décembre 2013

Pourquoi ne cesse-t-on pas de s’en prendre à la Russie ?


Il suffit de suivre un minimum ce que nous disent les grands médias pour « comprendre » que, même s’il n’est plus soviétique et s’il ne se réclame plus de la dictature du prolétariat, l’ours russe reste toujours presque aussi méchant et dangereux qu’aux temps de l’Urss. Est-ce le reflet de la réalité ou une image qu’on tente d’ancrer dans nos esprits ? Dans l’article que nous reproduisons aujourd’hui, Karl Müller se interroge sur le pourquoi de cette campagne.



Certains prétendent que la situation internationale s’est détendue au cours des mois passés. On a évité une guerre entre les Etats-Unis et leurs alliés et la Syrie. Il y a eu également un accord passé avec l’Iran. D’ailleurs, les Etats-Unis, qui ont mené au cours des 20 dernières années avec « l’Occident » une série de guerres allant à l’encontre du droit international, seraient entre-temps si affaiblis qu’ils ne seraient plus en mesure de mener d’autres guerres importantes. En outre, les alliés des Etats-Unis, en premier lieu les autres Etats membres de l’OTAN, qui pour la plupart sont également membres de l’Union européenne, ne seraient pas capables de s’engager dans des guerres sans les Etats-Unis.

On perd facilement de vue que Washington a déplacé ses visées agressives vers les contrées du Pacifique et que les Etats membres de l’Union européenne (sous la direction de l’Allemagne ?) – sous le couvert de l’affaire de la NSA – devront jouer le rôle de suppléants des Etats-Unis au Proche-Orient et en Afrique.

Les nombreux rapports concernant la situation « tendue » en Asie, actuellement entre la Chine et le Japon, jouent des rôles différents. D’une part, ils peuvent servir de propagande contre la Chine et d’autre part ils vont constituer une sorte de sonnette d’alarme pour « prouver » aux Européens l’importance de la présence états-unienne dans le Pacifique mais aussi, c’est leur objectif ultime, la préparation d’une guerre contre la Chine.

On ne parle pas, du moins publiquement, de la politique de l’Union européenne, notamment de l’Allemagne, vis-à-vis de l’Europe de l’Est et de la Russie. Et ce alors que les Etats de l’OTAN et l’Union européenne se sont fixés comme objectif – depuis 1990-1991, c’est-à-dire depuis la disparition du Pacte de Varsovie et de l’Union soviétique et malgré leurs promesses au gouvernement soviétique de l’époque – de « s’approprier » l’Est à partir de l’Ouest en incorporant toujours plus d’Etats de l’Europe de l’Est à l’alliance atlantique ainsi qu’à l’Union européenne pour affaiblir la Russie

Après la Traite et le Code de l’indigénat : Pourquoi pas un traité algéro-français ?

Chems Eddine Chitour 

Mondialisation.ca



«Je crois que notre nouvelle conquête est chose heureuse et grande. C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde.»

Conversations de Victor Hugo et du général Bugeaud…

Une fois de plus, l’Algérie et la France se rencontrent et ont la possibilité de faire un inventaire courageux de leur passé commun en tentant d’avancer sur la voie de la réconciliation qui, comme le martelait l’immense Mandela, ne peut se faire que s’il y a d’abord vérité. En l’occurrence, depuis l’indépendance nous n’avons jamais eu d’avancée significative, les gouvernants des deux pays sont obligés de faire avec les pesanteurs de chacun de leur peuple. Résultat des coures: nous avançons à doses homéopathiques sur le chemin de la vérité. Exception faite pour la période du président Chirac qui nous a donné l’illusion que la réconciliation était à portée de main. L’avènement du quinquennat de Nicolas Sarkozy donna un coup d’arrêt brutal à cette vision d’un traité entre l’Algérie et la France.

J’avais à cette époque décrit cela dans un ouvrage que j’avais intitulé «De la Traite au traité: histoire d’une utopie.» Nous allons dans cette contribution, au risque de remuer le couteau dans la plaie, décrire le calvaire du peuple algérien. Quand Victor Hugo confortait Bugeaud dans «sa conquête» par le fer et par le feu, c’est pour nous la description de toute l’ambivalence de la civilisation française. Nous lisons avec effroi des textes écrits par des écrivains et des poètes que nous avons appris à aimer. C’est dire, si nous tombons de très haut à la lecture de ces textes, que l’on peut tout à fait retrouver sous la plume d’un Renan, d’un Gobineau, voire de Jules Ferry.

L’invasion

Des raisons de la conquête de la Régence d’Alger par les Français en juillet 1830, on connaissait la version officielle. Tout commence le 30 avril 1827. La conquête de l’Algérie est-elle justifiée seulement par le désir de venger l’affront fait à un diplomate? Non, répond Pierre Péan, auteur de Main basse sur Alger, un ouvrage qui retrace les dessous de l’entreprise française. Et si cette conquête avait été menée dans le but de faire main basse sur les immenses trésors de la régence d’Alger. Les trésors? L’équivalent de plus de 500 millions de francs de l’époque (soit 4 milliards d’euros).

Le général de Bourmont, qui s’était tristement illustré à Waterloo en désertant, est chargé de lever les armées. Qu’est-il advenu de cette immense fortune que des navires entiers ont fait sortir d’Alger? La plus grande partie du trésor de la Régence et des pillages opérés dans la Casbah, dans la ville et dans les environs d’Alger a donc abouti dans les poches des militaires, de fonctionnaires des Finances, de banquiers, de négociants et d’aventuriers mais aussi dans celles du roi des Français, indique Pierre Péan. Indépendamment de la prise de 1500 canons (la pièce d’artillerie – Baba Merzoug – est expédiée à Brest le 27 juillet 1833), de 12 bâtiments navals, d’immeubles considérables et de la mise à sac de la ville jamais estimée. Quant à l’expédition, elle avait été évaluée à 25 millions de francs!  Ce fut donc une expédition très lucrative. Le trésor fut chargé sur 5 navires: l’or sur le Marengo et le Duquesne, l’argent sur le Scipion, le Nestor et la Vénus.

L’officier-interprète Urbain, dans son Histoire de l’Algérie écrira: Les édifices publics, les riches villas des environs d’Alger furent saccagés par les soldats qui détruisaient pour le plaisir de détruire… sans que les chefs opposent la moindre résistance à ce vandalisme.» De son côté, l’intendant Raynal, évoquant les Algérois, «ces prétendus barbares», rapporte un fait qui lui paraît décisif en faveur de l’opinion qu’il a conscience de la civilisation des Maures. «Il existe, écrit-il, à Alger un grand nombre d’écoles où l’on suit un mode d’instruction fort analogue à notre enseignement mutuel. Elles sont fréquentées par tous les enfants maures ou koulouglis, et je ne crois pas trop m’avancer en affirmant que l’instruction est plus répandue dans cet ancien repaire de pirates que dans beaucoup de villes de France.»

Le choc fut terrible:

Le coup de jarnac du président Hollande: La réalité de l’amitié socialiste

Le coup de jarnac du président Hollande: La réalité de l’amitié socialiste

«Avava aya asnaker, ammi’akalnaghe» 

«O mon père levons-nous pour laver l’affront. Non mon fils, ils savent ce que nous valons» 


Proverbe kabyle

Ce proverbe du terroir traduit plus que mille discours l’état de faiblesse de notre pays. Voilà un pays à qui nous avons toujours donné la préférence par les liens de l’Histoire, de la proximité géographique et par le partage d’une langue qui vient de nous replacer à notre juste place, à savoir un marché avec des barbares susceptibles d’attenter à la personne d’un ministre de la République. Ceci est d’autant plus grave que l’Algérie est donnée en pâture pour amuser, voire amadouer le Crif qui caporalise la République au point qu’elle est attentive à toutes les injonctions de ce dernier.

Les faits

Lors d’une réception avec la communauté des juifs français du Crif qui, -au passage, ne représente pas tous les Français juifs mais qui a développé depuis une vingtaine d’années une capacité d’influence sur la vie française à tel point que rien de ce qui touche Israël ne peut se faire qu’avec l’aval ombrageux de cette communauté-,   le président sans doute dans un de ses bons jours s’agissant de ses bons mots, a pris comme souffre-douleur l’Algérie et ce faisant, a fait rire ses invités en présentant implicitement l’Algérie comme un coupe -gorge, jugez-en plutôt. Dans la presse pour qui cette boutade est du pain bénit, François Hollande se réjouit à l’Elysée devant le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) «que son ministre de l’Intérieur est revenu sain et sauf d’Algérie».

Nous lisons dans une contribution de Hichem Hamza à ce propos : «Férue de petites phrases politiques, la presse écrite et audiovisuelle, récemment conviée à l’Elysée pour une cérémonie communautaire, n’a pourtant pas rapporté un curieux propos prononcé par le chef de l’Etat. 

Nulle autocensure en la matière: peut-être faut-il y voir, plus simplement, le signe d’une indifférence qui pourrait s’expliquer par l’homogénéité socioculturelle des journalistes présents. Sous les dorures de l’Elysée, un anniversaire est célébré: les 70 ans du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). 

Avant de prononcer son allocution chaleureuse de bienvenue, François Hollande a visiblement tenu à égayer l’atmosphère en adoptant son style facétieux. C’est ainsi qu’à travers Manuel Valls, présent dans la salle, le chef de l’Etat a semblé improviser une étrange plaisanterie. Après avoir fait remarquer que le ministre de l’Intérieur devait bientôt partir en Algérie, il fut immédiatement corrigé par l’intéressé qui lui précisa en être revenu. Répliquant à cette rectification, François Hollande a alors affirmé, sourire aux lèvres, que son ministre s’en était donc retourné «sain et sauf». Avant d’ajouter aussitôt: «C’est déjà beaucoup!». 

Une partie de l’audience a visiblement apprécié la blague, si l’on en juge par les rires audibles dans l’extrait suivant (visible à partir de 0’16). (1)(2)

Comment arrive-t-il dans le même discours à faire une blague pour le moins douteuse sur les Algériens? Où était la France pendant la décennie noire, pendant que le peuple, les intellectuels se faisaient assassiner par des hordes de terroristes à 2h d’encâblure de Paris. Aujourd’hui,   la paix civile est revenue, vous vous permettez de faire offense à tout ce peuple qui s’est sacrifié pour sauvegarder (malgré ce que l’on peut en dire) la démocratie et la liberté en Algérie, ainsi que la stabilité en Europe.

Le Président de la «5ème Puissance mondiale» ne sait même pas si son ministre a quitté ou il a rejoint l’Hexagone,

lundi 23 décembre 2013

La leçon de courtoisie

La leçon de courtoisie

  Meriem Sassi 

Ramtane Lamamra aura eu une grande élégance en répondant à François Hollande dont les propos très bas de gamme ont laissé clairement transparaître tout le «bien» qu’il pense de notre pays, dans l’intimité de son entourage.

Lamamra aura eu des propos mesurés, dignes d’un homme de sa stature, de sa mission et de ses valeurs diplomatiques, mais la fermeté de son intonation et les mots choisis étaient autant de mises en garde et de remises à l’ordre au président français.

La retenue de l’homme a fait justement toute la force de son intervention, contrairement à ce que pensent certains. Pas d’hystérie, pas de mots déplacés, mais une intonation sereine qui avait le poids d’un lourd désaveu face aux propos irresponsables de Hollande.

Celui-ci a été taclé sur le manque d’élégance et de tact qu’il a montré malgré la mission qu’il occupe à la tête de l’Etat français. Il a été invité, en toute subtilité, à corriger ses propos pour clore l’année qui s’achève sur une note positive dans les relations entre les deux pays.

Lamamra qui a utilisé un mot relevant de la sémantique économique, «moins-value», aura aussi lancé quelques flèches aux Français accourus à Alger pour préserver un marché qui commence à leur échapper.

De plus, le hasard a fait que les mises au point de Lamamra ont été faites lors d’une conférence de presse avec le ministre chinois des Affaires étrangères en visite à Alger. Un partenaire qui s’implante sur le marché algérien et qui déclasse les Français dans leur position de premier fournisseur de notre pays.

Une place que la France veut à garder coûte que coûte, alors qu’en matière d’investissement productif elle fait la sourde oreille. Les Chinois auront été encore une fois au bon endroit et au bon moment, et ils auront pris acte de ce énième soubresaut entre Alger et Paris. Lamamara les a invités, d’ailleurs, à accroître leurs investissements productifs en Algérie, comme il le fait inlassablement avec d’autres hommes d’affaires d’autres pays.

Depuis quelques semaines,

jeudi 12 décembre 2013

50 vérités sur Nelson Mandela

Les grandes puissances occidentales s'opposèrent jusqu'à la fin à la lutte de Mandela et appuyèrent le racisme de Pretoria

 

Salim Lamrani

Mondialisation.ca

Opera Mundi

 

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Le héros de la lutte contre l’Apartheid a marqué à jamais l’histoire de l’Afrique. Au crépuscule de son existence, Nelson Mandela est vénéré par tous. Cependant, les grandes puissances occidentales se sont opposées jusqu’aux ultimes instants à son combat pour l’émancipation humaine et ont soutenu le régime raciste de Pretoria.

 

1. Né le 18 juillet 1918, Nelson Rolihlahla Mandela, surnommé Madiba, est le symbole par excellence de la résistance à l’oppression et au racisme et de la lutte pour la justice et l’émancipation humaine.

 

2. Issu d’une famille royale de treize enfants, Mandela est le premier à fréquenter une école méthodiste et étudie le droit à l’Université de Fort Hare, la seule à accepter alors les gens de couleur dans le régime ségrégationniste de l’Apartheid.

 

3. En 1944, il adhère au Congrès national africain (ANC) et notamment à sa Ligue de jeunesse d’obédience radicale.

 

4. L’Apartheid, mis en place de 1948 avec la victoire du Parti National Purifié, instaurait la doctrine de la supériorité de la race blanche et divisait la population sud-africaine en quatre groupes distincts : les Blancs (20%), les Indiens (3%), les Métis (10%) et les Noirs (67%). Ce système ségrégationniste ostracisait ainsi les 4/5 de la population du pays.

 

5.Des bantoustans, réserves territoriales destinées aux gens de couleurs, ont été créés afin de parquer les populations non blanches. Ainsi, 80% de la population était obligée de vivre sur 13% du territoire national, souvent dépourvu de ressources naturelles ou de secteur industriel, dans la plus grande indigence.

 

6. En 1951, Nelson Mandela devient le premier avocat noir de Johannesburg et prend la tête de l’ANC de la province du Transvaal un an plus tard. Il est également nommé vice-président national.

 

7. A la tête de l’ANC, il lance la defiance campaign contre le régime raciste de l’Apartheid et utilise la désobéissance civile contre les lois ségrégationnistes. Lors de la manifestation du 6   avril 1952, date marquant le 300ème anniversaire de la colonisation de l’Afrique du Sud par les Blancs, Mandela est arrêté et condamné à près d’un an de prison. Depuis sa résidence surveillée de Johannesburg, il met en place des cellules clandestines de l’ANC.

 

8. Au nom de la lutte contre l’Apartheid,

Ceux qui sont en deuil de Mandela

L'art de la guerre

 Manlio Dinucci

Mondialisation.ca

 

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Au premier rang de la cérémonie funèbre pour Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l’apartheid, il y aura le président et deux ex-présidents des Etats-Unis et le Premier ministre de la Grande-Bretagne, c’est-à-dire les représentants des Etats qui soutinrent le plus le régime de l’apartheid, surtout pendant la présidence de Reagan (qui définissait comme terroriste l’organisation anti-apartheid de Mandela) et le gouvernement Thatcher.

 

David Cameron –qui en habit de premier ministre britannique exprime aujourd’hui une « extraordinaire tristesse pour la disparition du héros de la lutte anti-apartheid »- quand Mandela était encore en prison, et qu’il était, lui, une étoile montante des conservateurs, effectua en 1989 un voyage en Afrique du Sud, organisé et financé par la société Strategy Network International, un puissant lobby qui s’opposait aux sanctions contre le régime d’apartheid.

 

Le démocrate Bill Clinton, qui ira en Afrique du Sud pleurer la mort d’ « un vrai ami », essaya de toutes les manières, quand il était président, d’empêcher que Mandela (devenu président d’Afrique du Sud en 1994) se rendit en 1997 en Libye, alors sous embargo, et qu’il invitât Khadafi en Afrique du Sud en 1999. Mandela répondit ainsi : « Aucun pays ne peut prétendre être le policier du monde et aucun Etat ne peut dicter à un autre ce qu’il doit faire. Ceux qui hier étaient des amis de nos ennemis ont aujourd’hui l’impudence de me dire de ne pas aller rendre visite à mon frère Khadafi », ils veulent « nous faire tourner le dos à la Libye qui nous a aidés à obtenir la démocratie ».

 

 

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Le républicain Georges Bush, qui ira en Afrique du Sud pleurer la mort de Mandela « grand combattant pour la liberté », a été l’artisan en tant que président de la création du Commandement Africa, l’instrument militaire et politique d’une nouvelle conquête de l’Afrique.

 

Le président démocrate Barack Obama, qui à la cérémonie funèbre répètera « je ne peux pas imaginer ma vie sans l’exemple donné par Mandela », est celui qui a détruit par la guerre la Libye

Il était une fois la Libye: La faute de l’Occident, le devoir d’aide de l’Algérie

Chems Eddine Chitour

Mondialisation.ca

 

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«Il est de la responsabilité de l’Occident de ´´nettoyer le désordre qu’il a mis´´ en Libye, où la rébellion a proclamé révolue l’ère de Mouammar Kadhafi après sa prise de contrôle de la majeure partie de Tripoli», a estimé la presse d’Etat chinoise. ´´Renverser le régime de Kadhafi représente un spectacle pour les médias, discuter de la re08 construction ne l’est pas´´.»

Editorial du quotidien chinois Global Times rapporté par l’AFP le 23 2011

 

D’une façon prophétique, Mustafa Abdul Jalil, l’ex-chef du CNT, a déclaré à al-Jazeera que si les insurgés commettaient des actes de vengeance, il démissionnerait. «Il y a des groupes islamistes extrémistes qui cherchent à créer des turbulences dans la société libyenne. Je ne serai pas fier d’être à la tête d’un Conseil avec de tels rebelles.» C’était il y a deux ans, quelques semaines avant le lynchage d’El Gueddafi qui n’a pas apporté le bonheur aux Libyens, c’est plus que jamais le chaos.

 

Ce qui reste de la Libye: la guerre de tous contre tous

 

La Libye heureuse a disparu! Dans une analyse sans concession, un éditorialiste de la Voix de la Russie écrit: «La menace de famine, les conflits intestins incessants, le collapse de l’économie et la probabilité de désintégration nationale sont les réalités de la Libye d’aujourd’hui après «la leçon de démocratie» donnée par la coalition occidentale. Existe-t-il une chance de remettre ce pays dans la voie de la paix et qui doit être tenu pour responsable des conséquences désastreuses d’une révolution financée de l’extérieur?

 

Deux ans après la «révolution libyenne», la situation dans ce pays a atteint le point critique. Les autorités actuelles et les leaders d’une énième vague de protestations bloquent les relations économiques élémentaires du pays avec le monde extérieur dont dépendent énormément de choses. Les uns ne peuvent pas payer les importations de denrées alimentaires parce que les autres bloquent les exportations de pétrole qui sont nécessaires comme l’oxygène pour renflouer le budget. Par ailleurs, la production de pétrole a chuté de 10 fois par rapport à l’époque «prérévolutionnaire» parce que le pays est à nouveau en proie aux affrontements armés entre les différentes fractions rivales, ce qui bloque les autorités qui le tentent d’enrôler des hommes armés pour les intégrer aux forces de sécurité» (1).

 

Pour l’éditorialiste russe: «Les pays occidentaux sont responsables – y compris financièrement – face au peuple libyen: «Ils doivent assumer leur responsabilité. Ils ont fait passer la résolution les autorisant à prendre la défense du peuple prétendument opprimé par le régime de Kaddhafi. Ils ont porté 30.000 frappes aériennes contre la Libye et ont réduit en ruine 11 villes de ce pays.

 

L’Occident avait promis 10 milliards de dollars pour les reconstruire mais elles sont toujours en ruine. Si les pays occidentaux voulaient réellement instaurer la paix pour les Libyens, ils devraient prendre des mesures urgentes pour que la Libye reste au moins un État fédéré au lieu de partir en morceaux), explique-t-il.

 

C’est la menace d’une catastrophe humanitaire d’envergure pour ce pays de 6 millions d’habitants

samedi 7 décembre 2013

Hommage à Madiba, The Invictus [1918 - 2013]

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Nelson Rolihlahla Mandela,

Maitre de son destin, capitaine de son âme.

 

Afrique du Sud : Hommage à Madiba, The Invictus [1918 - 2013]

 

René Naba

 

Vingt-six ans durant, Rolihlahla, au nom prédestiné de «fauteur de troubles», déclamera ce poème dans sa cellule de la prison de Robben Island, puis de Pollsmoor, comme la marque de sa détermination à mener son combat jusqu’à son terme; comme le symbole de sa lutte résolue face à ces tortionnaires ségrégationnistes blancs d’Afrique du sud, le parfait exemple d’un militantisme intégral; comme la marque de sa farouche croyance dans le destin de son pays et de son continent, l’Afrique, objet de la plus formidable dépossession de l’histoire de l’Humanité.

 

Court poème de l’écrivain britannique William Ernest Henley, très repris dans la culture populaire qui contribua à sa célébrité, le titre se fonde sur la propre expérience de l’auteur, qu’il écrivit, en 1875, sur son lit d’hôpital, à la suite de son amputation du pied. William Henley disait de lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance.

 

Invictus (Invaincu, celui dont on ne triomphe pas), poème préféré du chef du combat nationaliste africain, dont il déclinait les vers comme autant de mot d’ordre, sera popularisé à l’échelle planétaire par le film de Clint Eastwood, dont il en constituera le titre éponyme.

 

Magistralement interprété par Morgan Freeman et Matt Damon, le film retrace en la scellant l’apothéose de la réconciliation entre Afrikaners et Noirs, lors de la finale de la coupe du Monde de Rugby, en Afrique du sud, en 1995, l’année suivant l’élection de Mandela à la présidence de l’Union sud-africaine.

 

Le tombeur de l’apartheid, portant le maillot des Springboks, symbole absolu de l’Apartheid, remettant la coupe au capitaine de l’équipe sud-africaine, François Piennaar, un afrikaner pur sucre, cimentera «la nation arc en ciel» par ce coup de génie de Madiba en propulsant Nelson Mandela au rang d’icône planétaire. «L’un des deux plus indiscutables magnifiques personnages du dernier millénaire, avec le Mahatma Gandhi», selon l’expression de l’écrivaine sud-africaine Nadine Gordimer.

 

Dans la nuit qui m’environne,

Dans les ténèbres qui m’enserrent,

vendredi 11 octobre 2013

Le moment le plus dangereux pour l’humanité depuis la crise des missiles cubains

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Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l’humanité depuis la crise des missiles cubains.

 

Il n’y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l’unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d’ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d’une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s’enfonce et qui pourrait facilement s’effondrer avec un autre séisme, si ce n’est pas de lui-même.

 

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu’Hiroshima.

 

Une chose est sûre concernant cette crise, c’est que Tepco n’a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

 

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

 

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d’eau largement contaminée s’écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d’isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

 

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

 

Tepco continue à déverser toujours plus d’eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu’il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu’une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

 

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d’immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site.

L’ONU autorise TOUS les moyens de lutte contre la colonisation

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Daniel Vanhove

 

Il y a quelques jours, du haut de la tribune des Nations-Unies, le cynique 1er ministre israélien, l’air grave, a tenté d’arracher à son auditoire, une larme de compassion avec l’histoire de son grand-père violenté par de vilains antisémites voilà plusieurs dizaines d’années. Par ce piètre numéro, sans doute espérait-il faire oublier la politique abjecte avec laquelle son armée et son gouvernement – comme tous les précédents – humilient, violentent et asservissent depuis des décennies tout un peuple dont des histoires comme la sienne se comptent à la pelle. Mais, l’auditoire docile et policé, a applaudi chaleureusement, friand de ce genre d’émotion facile. . .

 

Pendant ce temps, la situation en Palestine nous rappelle de manière brutale ce que les mots « politique » et particulièrement « géopolitique » veulent dire, à savoir : un rapport de forces. Et tant que nous ne parviendrons pas à intégrer cette froide réalité, nous nous lamenterons indéfiniment sur les drames qui s’y déroulent, là comme dans d’autres lieux du monde. Certes, cela demande une sérieuse dose de cynisme, mais c’est la seule façon d’essayer de comprendre ce qui survient sous nos yeux, au risque de rester de grands naïfs et de croire encore aux lendemains qui chantent ou pour le dire autrement, qu’il y aurait une morale en politique. Ce qui est un leurre… Et comme le disait un autre cynique, le secrétaire d’Etat américain H. Kissinger : « Les Etats n’ont pas de principes, ils n’ont que des intérêts ». Il est grand temps de retenir la leçon !

 

Pour illustrer ce qui précède, un exemple : pourquoi est-on passé à deux doigts d’une violente intervention franco-américaine en Syrie. . . alors que la dégradation quotidienne depuis plus de 65 ans en Palestine ne soulève aucune réaction militaire de la Communauté internationale à l’encontre d’Israël ? A cause de l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement Assad ? Bien sûr que non ! Ce n’était qu’une excuse, rapidement amplifiée par les va-t’en guerre et leurs médias mainstream, bien que non exclusive puisqu’il est avéré que des factions rebelles en aient fait l’usage aussi.

 

En revanche, dans le cas d’Israël,

Un plan sioniste contre le monde arabe ?

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Pierre Hillard

Docteur en science politique et essayiste.

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Dans notre article Printemps arabes : qui tire les ficelles ?, nous avons cité l’influence de différents protagonistes comme Bernard Lewis, Richard Perle ou encore Ralph Peters prônant la dislocation des pays arabes en une multitude d’entités ethniques et religieuses.

 

Nous évoquions le texte d’Oded Yinon, extrait de la revue Confluences méditerranée (n°61, printemps 2007) sous le titre « Une stratégie persévérante de dislocation du monde arabe », acquis lui aussi à un émiettement généralisé de cet ensemble géographique. Pêle-mêle, l’auteur appelle, en 1982, à l’éclatement en trois zones de l’Irak (chiites, sunnites et kurdes) et à une balkanisation complète du Liban, de l’Égypte, du Soudan, de la Libye, de la péninsule arabique etc.

 

Pour certains « naïfs », il est impossible qu’un « simple » journaliste israélien puisse élaborer un tel plan. Cependant, précisons qu’Oded Yinon a été rattaché au ministère des Affaires étrangères de l’État hébreu. Est-ce une coïncidence si son programme ressemble étrangement aux évènements secouant les pays arabes depuis 2011 ?

C’est Israel Shahak (1933-2001), professeur de chimie et président de la ligue israélienne des droits de l’homme de 1970 à 1990, qui a levé le lièvre en traduisant en anglais le texte d’origine d’Oded Yinon paru en hébreu dans la revue « Kivunim ».

 

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Nous avons la chance de posséder un exemplaire de la traduction anglaise paru dans le cadre de « The Association of arab-american University Graduates » (AAUG) publié en juin 1982.

Le dynamitage du monde musulman

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Pierre Hillard

Docteur en science politique et essayiste.

 

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Décidément, les projets de remodelage des pays d’Afrique du Nord et du Proche et Moyen-Orient fleurissent avec constance au sein des centres de recherche israélo-anglo-saxons. En effet, nous pouvons recenser une accumulation de travaux et de conciliabules œuvrant dans cette voie depuis un siècle.

 

Le point de départ de ces remaniements peut être situé à la date du 16 mai 1916 avec les « accords Sykes-Picot » préparant le démantèlement de l’Empire ottoman et la répartition des territoires entre les puissances colonisatrices française et anglaise. Dans cette affaire, la Grande-Bretagne se tailla la part du lion en s’adjugeant les territoires riches en pétrole et en gaz, l’Irak et le Koweït.

 

Dans la foulée de ces accords, la publication de la « Déclaration Balfour », le 2 novembre 1917, fut une étape supplémentaire.

 

Reconnaissant un foyer juif en Palestine en liaison avec le président de la Fédération sioniste, Chaim Weizmann, futur premier président de l’État d’Israël, le gouvernement britannique ouvrait la voie à des tensions permanentes dans la région. Cette politique s’opposait complètement à celle de l’Église catholique qui estimait – comme l’avait affirmé le pape saint Pie X lors de sa rencontre avec le fondateur du sionisme Theodor Herzl en janvier 1904 – que les juifs n’ayant pas reconnu la messianité du Christ, ils ne pouvaient pas revenir sur une terre sanctifiée par la vie de Jésus (« non possumus », selon la tradition de l’Église). La révolution de Vatican II et la reconnaissance par Jean-Paul II de l’État d’Israël ont radicalement modifié la donne.

 

Rappelons aussi que l’expression « Déclaration Balfour » devrait,

Vo Nguyen Giap : disparition d’un des plus grands révolutionnaires et stratèges du 20e siècle

Par ses victoires dans le champ de bataille, le légendaire général vietnamien Vo Nguyen Giap a été surnommé par ses ennemis le « Napoléon rouge » et le « Volcan sous la neige ».

 

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Le général Vo Nguyen Giap - Photo d’archives

 

Un communiqué de presse venu de Hanoï, la capitale du Vietnam, nous a appris que hier, est mort à l’âge de 102 ans un grand ami de Cuba et des causes révolutionnaires : le légendaire général Vo Nguyen Giap, l’une des figures les plus importantes de l’histoire du Vietnam.

Luo Ge signifie « Volcan sous la neige », et c’est ainsi que ses compatriotes avaient appelé cet homme extraordinaire qui a vaincu les Japonais, puis les Français à Dien Bien Phu, et des décennies plus tard, chassé de Saïgon les nord-américains, achevant ainsi la réunification du Vietnam.

 

Sa vie était inextricablement liée à la lutte pour la libération nationale, à l’histoire de la formation, de la croissance et du développement de l’Armée populaire du Vietnam. A cause de ses victoires, il fut surnommé le « Napoléon rouge » par les Français eux-mêmes.

 

Vo Nguyen Giap était l’un de ces nombreux enfants d’agriculteurs devenus des personnalités grâce au socialisme, mais en payant pour cela beaucoup de sacrifices personnels. En 1926 il était membre des organisations étudiantes de lutte clandestine. En 1933, il rejoint le Parti communiste d’Indochine (PCI ) et s’intègre bientôt au cercle d’influence de Ho Chi Minh, devenu un ami personnel .

 

A la fin de 1941, Giap partit à travers les montagnes du Vietnam pour créer les premiers groupes de guérilla.

Dernières nouvelles de Sheikh Imran Hosein – Empêché de survoler l’espace aérien des États Unis

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INHFR – Empêché par les américains de survoler l’espace aérien des États Unis, Sheikh Imran Hosein, après un séjour à Trinidad, était en route vers Moscou où il devait donner des conférences.

Communiqué du 06/10/2013

 

Alaikum Assalaamu !

 

Je suis de retour dans mon île natale de Trinidad dans la mer des Caraïbes. Les autorités américaines m’ont refusé l’autorisation de survoler l’espace aérien américain via mon vol Aeroflot Airlines allant de La Havane (Cuba) à Moscou. Les représentants russes et cubains d’Aeroflot ont été très apologétique et m’ont également été très utile pour m’aider à obtenir un vol rapide vers Trinidad. Bien sûr, j’ai dû acheter un nouveau billet de retour pour mon île.

Les activistes du « printemps » arabe et le lobby pro-israélien

Par Ahmed Bensaada

Mondialisation.ca

ahmedbensaada.com

 

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imageLorsqu’Israa Abdel Fattah sortit de la prison d’El Kanater, cette soirée du 23 avril 2008, elle n’en croyait pas ses yeux. Elle était finalement libre après 18 jours d’emprisonnement. Vêtue de la version féminine de l’uniforme des prisonniers égyptiens, une sorte de drap blanc couvrant le corps et les cheveux, la mine défaite et les yeux hagards derrière ses lunettes métalliques, elle chercha avidement un visage familier. Elle traversa la grille de métal et, apercevant sa mère, se mit à courir en sa direction. Elle se jeta à son cou et la serra si fort dans ses bras qu’on eût dit que les deux corps n’en formaient plus qu’un. La ferme accolade déclencha une longue crise de sanglots chez la fille que la  mère chercha, non sans peine, à endiguer avec de pathétiques consolations.

Retransmise à la télévision nationale, cette scène a ému toute l’Égypte et le mythe de la « Facebook Girl » était né.

 

Israa Abdel Fattah sort de prison (23 avril 2008)

 

Il faut dire que la mère avait remué ciel et terre pour la libération de sa fille. En effet, deux jours plus tôt, elle avait payé une annonce publiée par le quotidien Al-Masry Al-Youm implorant « le cœur de monsieur le Président de la république, monsieur Hosni Moubarak, le cœur de madame Suzanne Moubarak et le cœur de monsieur le Ministre de l’intérieur, M. Habib El Adli » de libérer sa fille [1]. Elle déclara elle-même à la caméra, entre deux hoquètements, que si elle avait su que son action la mènerait dans une geôle, elle n’aurait rien entrepris.

 

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Mais qu’avait-elle fait de si répréhensible pour avoir mérité l’emprisonnement, attiré l’attention des médias et provoqué une levée de boucliers de la part d’organisations de défense des libertés?

jeudi 26 septembre 2013

Les armes chimiques : Pédagogie de l’horreur et humanisme tardif

Par Chems Eddine Chitour

 

Mondialisation.ca

 

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«Je ne comprends pas ces réticences à l’emploi du gaz. Je suis fortement en faveur de l’utilisation du gaz toxique contre les tribus barbares… L’effet moral sera bon. On diffusera une terreur vivace»…

 

Sir Winston Churchill à propos des rebelles kurdes

 

 

Le mérite de Winston Churchill c’est d’avoir été franc. Il n’a aucun état d’âme à gazer des populations, et il s’insurge contre ceux qui sont contre. Il leur explique qu’il n’y a pas de quoi puisque ce sont des tribus barbares que l’on doit démoraliser par la terreur. Au passage Winston Churchill sans état d’âme, sait qu’il parle de la terreur mais malgré cela il persiste et il signe. Dans cette contribution pour décrire les faits, nous allons parler des justiciers actuels imposant une doxa occidentale, qui repose comme au bon vieux temps, sur le fait du prince –des princes pourrait on dire- et la lettre de cachet pour les manants, version actuelle de l’expédition punitive qu’affectionne particulièrement les socialistes au point d’en user et d’en abuser.

 

Ceci , depuis une certaine France de Guy Mollet partie guerroyer avec son complice de toujours, la perfide Albion et avec l’incontournable Israël, quand il s’agit de mettre au pas les Arabes, jusqu’à la « punition » promise à la Syrie par Hollande le chevalier sans peur et sans reproche, frustré de ne pas en découdre sans la protection du parapluie américain.

 

L’histoire de l’utilisation des armes chimiques

 

Nous avons dans une contribution précédente décrit l’histoire de l’utilisation des armes chimiques, en consommant par les feux grégeois qu’un certain Calllinicus avait mis au point. Le feu grégeois était sur l’association d’un comburant, le salpêtre, avec les substances combustibles, comme le goudron. Bien plus tard, c’est l’Allemagne qui utilisa la première les armes chimiques en 1915-17 : chlore liquide et phosgène, puis gaz vésicatoire et asphyxiant moutarde (ou ypérite).

 

En riposte, la Grande-Bretagne et la France produisirent elles aussi ce gaz létal. Le gaz nervin Tabun, qui provoque la mort par asphyxie, fut découvert en 1936 par des chercheurs de la société allemande I.G. Farben.

 

En 1930, l’Italie utilisa des armes chimiques en Libye et en Éthiopie en 1936

 

Les pays occidentaux qui poussent des cris d’orfraie, doivent se souvenir que ce sont eux les inventeurs et les vendeurs de ces armes de la mort tragique.

L’Internet des BRICS pourrait « enfin » mettre un terme au réseau contrôlé par les américains

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Le bloc des BRICS est sur le point de créer un nouveau système qui garantit l’accès à Internet simple et bon marché à des millions de personnes. De cette façon, pourrait être mis fin à l’hégémonie des Etats Unis d’Amérique (EUA) sur le Réseau.

 

Il s’appelle BRICS Cable et se présente comme une infrastructure alternative dans un monde qui se trouve au milieu d’importants défis économiques. Car actuellement, les pays du BRICS sont connectés entre eux à travers des centres de télécommunications situés en Europe et aux Etats-Unis, ce qui implique des coûts élevés pour eux.

 

Il s’agit d’un système formé par des câbles de fibre optique de 34 000 kilomètres de long, avec une capacité de 12,8 térabits par seconde, qui unira la Russie, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil (c’est-à-dire, les BRICS), avec les Etats-Unis par Miami. Sa finalité sera de garantir à des millions de personnes un accès à Internet facile et bon marché.

 

De la même manière, il offrira un accès immédiat aux pays du bloc aux 21 pays africains et permettra que ces nations aient accès aux économies des BRICS.

 

Les étapes de planification et de faisabilité ont commencé en mars 2011, peu de mois après l’acceptation de l’Afrique du Sud dans le bloc économique, et on estime que le système entrera en fonctionnement à partir du deuxième semestre 2014.

 

« Le public en général ne connaît pas la majeure partie du plan des BRICS. Cependant, il est très réel et extrêmement efficace », affirme le site Web Planet Infowars.

En fait,

Les armes secrètes NBC d’Israël

Les armes secrètes NBC d’Israël

L'art de la guerre

 

Par Manlio Dinucci

 

Mondialisation.ca

ilmanifesto.it

 

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Les inspecteurs de l’ONU, qui contrôlent les armes chimiques de la Syrie, auraient beaucoup plus à faire s’ils étaient envoyés contrôler des armes nucléaires, biologiques et chimiques (NBC) d’Israël. Mais selon les règles du « droit international », ils ne peuvent pas le faire. Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire, ni la Convention qui interdit les armes biologiques, et a signé mais non ratifié celle qui interdit les armes chimiques.

 

Selon Jane’s Defense Weekly, Israël –seule puissance nucléaire au Moyen-Orient- possède de 100 à 300 têtes nucléaires et leurs vecteurs appropriés (missiles balistiques et de croisière et chasseurs-bombardiers). Selon des estimations du Sipri, Israël a produit 690-950 kg de plutonium, et continue à en produire autant que nécessaire pour fabriquer chaque année 10-15 bombes du type de celle de Nagasaki. Il produit aussi du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.

 

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Selon différents rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Haaretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la recherche biologique, situé à Ness-Ziona, à côté de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens font partie du staff, qui depuis cinq décennies accomplit des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques.

 

L’Institut, avec le Centre nucléaire de Dimona, est « une des institutions les plus secrètes d’Israël » sous juridiction directe du premier ministre. Le plus grand secret entoure la recherche sur les armes biologiques : bactéries et virus qui, disséminés chez l’ennemi, peuvent déclencher des épidémies. Parmi eux, la bactérie de la peste bubonique (la « mort noire » du Moyen-âge) et le virus Ebola, contagieux et létal, pour lequel n’est disponible aucune thérapie.

 

On peut avec la biotechnologie produire de nouveaux types d’agents pathogènes auxquels la population cible n’est pas en mesure de résister, ne disposant pas du vaccin spécifique.

 

On dispose aussi de sérieux indices sur des recherches pour développer des armes biologiques pouvant anéantir chez l’homme son système immunitaire.

 

Officiellement l’Institut israélien effectue des recherches sur des vaccins contre des bactéries et virus,

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