samedi 29 septembre 2012

Le pillage des trésors archéologiques syriens

Gilles Munier

 

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Comme cela a été le cas en Irak sous l’embargo, et plus encore après l’invasion américaine, les sites archéologiques syriens sont l’objet de fouilles sauvages et les musées des régions soulevées pillés.

 

Accusés : les shabihasmilices composées majoritairement de voyous alaouites – et des groupes rebelles désireux de financer leurs activités, notamment l’achat d’armes.

 

Des gangs monnayeraient leur soutien aux forces armées du régime, ou leur neutralité, en échange d’un permis de fouille. Selon un témoin, de nombreux vols auraient été commis sur le site de Palmyre.

 

Les objets volés se retrouvent chez les antiquaires à Beyrouth, en attendant d’être mis aux enchères à Londres ou à New York chez Christie et Sotheby.

 

En Irak, après 2003, 32 000 objets ont été volés sur 12 000 sites archéologiques, 15 000 pièces ont disparu du musée de Bagdad. Des pillards ont été arrêtés avec les photos des pièces qu’ils devaient subtiliser et remplacer par des faux…

 

Un groupe d’archéologues syriens et étrangers s’est constitué pour dénoncer les excavations clandestines, mais qui s’en soucie vraiment ?

 

* Syria’s archaeological heritage falls prey to war (Daily Times – 25/9/12)

http://www.dailytimes.com.pk/default.asp?page=2012\09\25\story_25-9-2012_pg4_7

 

Sur le même sujet, lire  :

Pillage d’antiquités en Libye

http://www.france-irak-actualite.com/article-pillage-d-antiquites-en-libye-88701883.html

 

http://www.france-irak-actualite.com/

J'étais au "Grand Journal" de Canal Plus : mon t-shirt Palestine, trop gênant ? (MàJ avec la réponse de N. Escoulan, rédacteur en chef du Grand Journal)

Par Nadir Dendoune

 

Lundi, le journaliste indépendant Nadir Dendoune était invité au "Grand Journal" de Canal Plus, pour parler de son ascension de l'Everest. Il portait sa tenue du jour : jean et t-shirt siglé "Palestine". Quelle ne fut pas sa surprise de constater le malaise que cela a produit. Nadir raconte :

 

C’est l’histoire d’une chaîne subversive. Tellement subversive qu’elle fut la première à avoir diffusé des films pornos. Une chaîne, briseuse de tabous, où tout est permis, où les animateurs débarquent sur les plateaux télé en jeans et en t-shirts, parfois même en tongs. Une chaîne qui invite à peu près tout le monde. A juste titre et toujours au nom de la liberté d’expression. Une liberté d’expression qui a tout de même ses limites dès qu’on prononce, qu’on chuchote même, le mot Palestine.

 

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Le seul "plan large" qui montre le t-shirt de Nadir Dendoune, au Grand Journal de Canal Plus le 24 septembre 2012, et qui a été coupé ensuite...

"Tenez, mettez cette veste"

 

Nous sommes lundi 24 septembre et je suis invité au "Grand Journal" de Canal Plus, une première et sans doute la dernière fois que j’y mets les pieds... Je suis invité pour parler de la mort de ses six Français disparus sur les pentes du Manaslu, huitième plus haut sommet du monde. J’ai été prévenu le jour même.

 

Dès le début, je sens la tension. Il y a les habitués de l’émission : Jean-Michel Aphatie, assis à ma gauche avec lequel je discute avant que le show ne débute, Michel Denisot, un peu plus loin. Daphné Bürki est en face de moi et elle me salue avec gentillesse. A sa gauche, le directeur du club alpin. Jean-François Copé se tient droit en face, légèrement sur ma gauche. Pas de sourire : son regard est froid.

 

L’émission commence. Je dois intervenir dans la deuxième partie de l’émission. Une fois la publicité lancée, deux assistants se ruent à mes côtés paniqués. La première : "Tenez, mettez cette veste".

La guerre israélienne contre les enfants palestiniens

Non contents d'avoir occupé la Palestine, chassé des centaines de milliers de Palestiniens de leur pays, anéanti les Palestiniens de Gaza sous un siège économique étouffant et des bombardements aériens incessants, confisqué continuellement la terre des Palestiniens et démoli leurs maisons en Cisjordanie, les Israéliens ont aussi développé des mesures très coercitives contre les enfants palestiniens dont les familles ont osé rester dans leur pays, dans le but de les intimider, de les terroriser et de les traumatiser. Ces mesures, qui semblent faire partie intégrante de l'idéologie expansionniste raciste de l’État d'Israël et de son armée, ont deux objectifs : d'abord pousser les familles palestiniennes à quitter le pays dans l'intérêt de l'avenir de leurs enfants, et ensuite traumatiser et terroriser les enfants palestiniens tant qu'ils sont très jeunes pour qu'ils n'osent pas se transformer en jeunes gens révoltés en grandissant.

 

Par Elias Akleh

 

Le docteur Elias Akleh est un écrivain arabe d'origine palestinienne, né à Beit Jala. Sa famille a d'abord été expulsée d'Haïfa après la Nakba de 1948, puis de Beit Jala après la Naksah de 1967. Il vit actuellement aux États-Unis et publie ses articles sur le web en anglais et en arabe.

 

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Les enfants palestiniens, dès l'âge de 8 ans, sont devenus la cible principale de l'armée israélienne en Cisjordanie occupée. Les forces israéliennes d'occupation imposent des mesures draconiennes contre les communautés palestiniennes. Parmi ces mesures, les barrières et les check points entre les villes qui empêchent l'accès aux écoles, aux universités et aux marchés. L'armée démolit régulièrement des maisons, confisque des biens et expulse manu militari des Palestiniens de leurs maisons pour les donner à des colons extrémistes. Quand de jeunes Palestiniens manifestent dans les rues contre de telles pratiques, des tireurs israéliens visent les enfants à la tête et dans la partie supérieure du corps à balles réelles qui ont fait de nombreuses victimes. Lorsque ils utilisent des balles caoutchouc-acier, les soldats israéliens cassent l'enveloppe [en caoutchouc, ndt] de la balle pour la rendre plus mortelle. Lorsqu'ils poursuivent les enfants, les soldats les frappent à coup de matraques à la tête et aux extrémités pour infliger des dommages invalidants permanents dont le traitement constitue un fardeau financier pour des familles déjà pauvres.

 

Adoptant le schéma expansionniste sioniste, des Israéliens sionistes extrémistes sont encouragés à occuper par la force la terre agricole palestinienne et à installer des colonies de caravanes au sommet des collines qui surplombent les villages palestiniens. De là, ils peuvent alors viser les villageois et les fermiers palestiniens, et en particulier leurs jeunes enfants. Les colons extrémistes commencent à couper les oliviers, incendier les récoltes et tirer sur les animaux. Parfois, ils kidnappent les enfants des agriculteurs palestiniens qui gardent les troupeaux ou travaillent dans leurs champs, les emmènent dans leur colonie, les torturent pendant de longues heures ou jours, avant de les libérer.

 

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Une tactique similaire est adoptée à Jérusalem-Est. Le gouvernement israélien veut mettre la main sur Silwan, une banlieue palestinienne adjacente à la mosquée Al-Aqsa, pour y construire ce qu'il appelle "le Jardin du Roi". En ce moment, des maisons de ce quartier sont confisquées, leurs propriétaires sont expulsés et des extrémistes israéliens y emménagent. D'autres fois, les extrémistes israéliens s'emparent d'une pièce de la maison et se mettent à harceler la famille palestinienne propriétaire. Une colonie israélienne se construit progressivement dans le quartier. Ces colonies à Jérusalem-Est

Espagne : des policiers solidaires des manifestants

Résistance

 

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Cela semble à peine crédible, mais des policiers espagnols ont ôté dimanche dernier leur casque en signe de solidarité avec les manifestants qui venaient crier leur colère contre la politique d’austérité menée par le gouvernement. Une attitude néanmoins peu suivie au niveau national, de nombreuses villes espagnoles ayant connu une répression féroce de la part des forces de l’ordre.

 

« Nous sommes également affectés par les coupes sombres dans les budgets. Nombre de nos familles vivent une situation insupportable », ont déclaré plusieurs agents de police. Le gouvernement de Mariano Rajoy s’est bien gardé d’ébruiter la nouvelle. Craignant une contagion du mouvement, il a décidé d'imposer des mesures disciplinaires contre ceux qui ont osé montrer leur solidarité avec les manifestants.

 

Les gestes de sympathie de la police vis-à-vis des manifestants étaient éloquents, certains agents allant jusqu’à s’assoir aux côtés de ceux qui ont été mis à rude épreuve par la crise et l'austérité imposées par le gouvernement, engageant avec eux des débats dont l’avenir nous dira s’ils sont porteurs d’espoir. Pacifique, l’attitude des forces de l’ordre rompt avec l’idée qu’en eux habituellement les progressistes : « nous ne sommes pas ici pour charger les gens qui n’ont rien à se reprocher. Notre rôle est de réprimer les criminels, pas les gens honnêtes qui travaillent et qui sont pénalisés ».

 

Les manifestants ont fini par demander la démission immédiate du gouvernement et de tous les parlementaires, responsables selon eux des politiques d’austérité et de démantèlement de services publics. Ne souhaitant pas s’arrêter en se bon chemin, ils souhaitent apporter de l’espoir au peuple espagnol et lui redonner la pleine maîtrise de son destin. Les forces de l’ordre, dont les représentants sont malmenés comme les autres travailleurs par les politiques antisociales, sont présentées par certains commentateurs comme la clé de voûte d’un possible changement de régime. Dans l’Internationale, célèbre chant révolutionnaire, Eugène Pottier n’écrivait-il pas déjà, en 1871 : « les Rois nous saoulaient de fumées, paix entre nous, guerre aux tyrans ! Appliquons la grève aux armées, crosse en l’air et rompons les rangs ! ». Il ne reste plus qu’à mettre ça en musique.

 

Capitaine Martin

 

http://www.resistance-politique.fr/article-espagne-des-policiers-solidaires-des-manifestants-110631985.html

Où va le monde ?

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

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J’entends beaucoup parler des fameuses Pussy Riot, Femen et autres pseudo-mouvements qui ont fait des religions et des croyants leur cible. En principe en tant que correspondant de La Voix de la Russie sur le continent Africain je devrais me préoccuper d’autres choses, mais j’avoue que c’est un sujet qui me tient à cœur.

 

Les attaques et provocations antireligieuses ne datent pas d’hier. Dans le monde contemporain, de la « photographie piss Christ » jusqu’aux caricatures de Mahomet, les mouvements offensant les croyants, chrétiens comme musulmans, ne cessent de prendre de l’ampleur.

 

Si dans le monde occidental, ces attaques sont souvent considérées comme une simple manifestation de « la liberté d’expression », dans le monde musulman cela a toujours provoqué des réactions plus ou moins violentes.

 

Peut-on vraiment s’en plaindre ? Pas vraiment. Bien sur, il est exact que dans de nombreux pays musulmans, toutes ces provocations ont été largement exploitées par les intégristes, notamment salafistes.

 

Mais il serait trop facile de limiter le sujet au simple fait : « liberté d’expression » versus « intégrisme religieux ». D’ailleurs pour revenir à cette idée de liberté et d’expression, il faut savoir qu’en Russie, pays majoritairement chrétien avec une importante minorité musulmane, selon le Centre Panrusse d’étude de l’opinion publique (VTsIOM) – 80% des citoyens russes perçoivent négativement l’action des Pussy Riot qui a fait et continue de faire tellement de bruit, en l’occurrence leur « prière punk » dans la principale cathédrale orthodoxe de Moscou, celle du Christ-Sauveur.

 

Petit rappel historique : une église véritablement martyre car dynamitée par les bolchéviques en 1931 pour en faire la plus grande piscine à ciel ouvert du monde en 1958.

 

Et c’est seulement en 1995, dans la nouvelle Russie, que la première pierre de la nouvelle cathédrale fut posée par le Patriarche Alexis II, pour être complètement reconstruite en 2000.

 

Ce douloureux passé n’a visiblement pas arrêté ces « braves filles, militantes de la liberté ».

 

Quant à l’opinion publique russe, cela vaudrait-il dire que 80% de la population russe est extrémiste ? Si l’on en croit les ardents défenseurs de ces jeunes demoiselles – oui.

 

Mais personnellement, je ne suis pas d’accord !

“La gouvernance internationale a tendance à être effective seulement quand elle est anti-démocratique”

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Le titre Facebook a plongé de près de 10% en 48 heures suite à un article publié par le magazine d’informations financières Barron’s. On fait valoir que les titres évalués sur du vent pourraient voir leur cours plomber car le temps vient d’examiner les fondamentaux des entreprises.

 

Les modes changent comme l’humeur des hommes. Hier, on parlait du “phénomène Facebook” et l’on tablait sur des cours stratosphériques la veille de l’introduction de la société en bourse. Morgan Stanley s’est goinfré de papiers et l’on aimerait bien savoir si la firme financière est toujours impliquée très fortement dans le dossier…

 

L’analyse de Trader Noé ce matin donne des points à suivre. Nous verrons ce que feront les gros poissons sur le titre, car leurs traders sont à l’œuvre.

En tout cas, cet épisode fait un heureux : Google ! qui jouit d’une aura qui pousse les cours vers des sommets.

 

Des réseaux sociaux à l’Espagne

 

Les printemps arabes, c’est médiatiquement très bien, mais pas question de voir un phénomène identique se réaliser en Europe de l’Ouest. Chez nous, ce n’est pas démocratique…  Confirmation si besoin était que ces révolutions arabes n’ont absolument rien de “spontané”.

 

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En Espagne, des affrontements sérieux ont eu lieu hier soir tard dans la nuit. “Le mot d’ordre avait été lancé via les réseaux sociaux, relais très actif de la colère des Espagnols face à la crise qui laisse un quart de la population active au chômage, et aux mesures de rigueur draconiennes imposées par le gouvernement de droite”.

 

Des milliers de personnes ont cherché à encercler le Congrès des députés, aux cris de “démission”, “dehors”. Il est agréable de voir enfin des personnes se rendre compte que les politiques dominants ne sont que les salariés de la Haute banque. Ils n’ont plus du tout le sens commun de l’intérêt général mais bien au contraire le culte de l’intérêt particulier.

 

Comment, dans cette situation, espérer humainement un changement concret ? La révolution (comme solution) diront les analystes à courte vue. Mais la Haute finance a déjà ses Lénine, Trotsky et Cie, à portée de main. Il suffit de voir la couleur de leur cravate… c’est celle du sang.

 

La France annonce officiellement que le chiffre de trois millions de chômeurs est officiellement franchi, et le gouvernement suit la voie de son confrère espagnol.

 

On parle de “démocratie “séquestrée”, assujettie “aux marchés financiers”.

 

En France, la résignation domine tandis que les Espagnols sont plus sanguins. Et pourtant, le destin de ces nations est commun dans une Europe totalitaire où le mensonge domine. Car il n’existe pas de courants politiques dominants pour reprendre le gouvernail et l’orienter vers la bonne direction.

 

Combien d’hommes politiques sont passés à travers le filet des sociétés secrètes pour s’imposer et prendre des mesures en faveur de l’intérêt commun ? Ils sont très rares et ont quasiment tous connu une fin identique : l’assassinat.

 

“Je viens manifester contre une classe politique qui ne laisse aucune chance au peuple de donner son opinion”, lançait Romulo Banares, un artiste de 40 ans. Il porte le panneau immobilier “Se Vende Espana”, et des lunettes de soleil avec le signe du dollar et de l’euro sur chacun des verres.

 

Comme pour Facebook, il est urgent que les peuples comprennent le monde réel des fondamentaux. Les pays sont sous l’emprise des sociétés secrètes et Mammon en est l’un des leaders.

 

Voilà pourquoi il ne faut pas s’étonner du fait que les banques espagnoles pourront recevoir jusqu’à 100 milliards d’euros, concédée par la zone euro en juin… et les citoyens sont appelés à se serrer encore et toujours la ceinture.

 

Orwell - La ferme des animaux FR 1/8

 

“La gouvernance internationale a tendance à être effective seulement quand elle est anti-démocratique”, écrivait le journaliste du Financial Times Gideon Rachman avant de participer à la conférence 2012 du Bilderberg.

 

http://liesidotorg.wordpress.com

Provocations, Propagande et Manipulations de l’information Guerre médiatique : vers WW3

LIESI

 

Par Menthalo – Al Djazaira a été conçu à l’origine par les frères David et Jean Frydman, des franco-israéliens. Jean Frydman, fut l’un des Co-fondateurs et l’un des premiers dirigeants d’Europe 1, avant de passer à Télé Monte-Carlo et de diriger Régie N°1. On disait de lui qu’il était “le jardinier secret du paysage audiovisuel français”. La carrière d’Anne Sinclair lui doit beaucoup, puisqu’il était l’ami intime de son grand-père, Paul Rosenberg.  Jean Friedman sera le conseil d’Itzhak Rabin, de Ehoud Barak puis de Shimon Peres.

Après l’assassinat de Yizhak Rabin, les deux frères montent une chaine de télévision qui a pour but, d’après David, de rapprocher israéliens et arabes. Sur cette chaine, tout pourra être dit. L’Emir du Qatar accorde un prêt, que les frères Frydman doivent rembourser sur 5 ans, grâce à la publicité. Mais à force de taper sur tout le monde, les journalistes réussissent à générer un boycott de tous les annonceurs arabes. Au bout de 5 ans, faute de remboursement du prêt initial, l’Emir se retrouve  propriétaire de la chaine. Or cet émir du Qatar avait été mis sur le trône par Londres et Washington, qui venaient de renverser son père, trop proche de l’Iran. La liberté d’expression de la chaine va en faire le média de référence du Moyen Orient, d’autant plus crédible qu’elle avait attaqué Bush, et perdu 3 journalistes vedettes de ce fait. Après la mort de David Frydman, l’émir réorganise la chaine en 2005, en confiant le réaménagement à un homme de communication, proche de Washington et d’Israël, Mahmoud Jibril. Celui-ci va placer un de ses hommes, Wadah Khanfar, journaliste de “Voice of America” aux commandes de la chaine.

 

Poussé par Londres et Washington auprès de Khadafi après le rétablissement des relations diplomatiques de la Libye, Mahmoud Jibril sera de 2007 à 2010, Ministre du Plan et de facto, le N°2 du régime. Il va être l’homme de la privatisation des entreprises publiques libyennes. Traduisez la vente à des banques privées occidentales de la richesse nationale libyenne à laquelle va venir se rajouter un Hold-up parfaitement mené des Banksters internationaux grâce à leur pion Mahmoud Jibril:

(Source originale le WS journal) Après que les USA et l’Union européenne aient révoqué l’embargo en 2004, des dizaines de banques et sociétés financières étasuniennes et européennes affluèrent en Libye. Parmi lesquelles Goldman Sachs, une des plus grandes banques d’investissement du monde, dont le siège principal est à New York. Dans la première moitié de l’année 2008, l’Autorité libyenne d’investissement lui confia 1 milliard et 300 millions de fonds souverains (capitaux de l’État investis à l’étranger). La banque Goldman Sachs les investit dans un panier de valeurs et en actions de six sociétés : l’étasunienne Citigroup Inc., la banque italienne Unicredit et l’espagnole Santander, la compagnie allemande d’assurances Allianz, la compagnie énergétique française Électricité de France et l’italienne Eni.

Un an après, Goldman Sachs communiqua à l’Autorité libyenne qu’à cause de la crise financière, le fonds libyen avait perdu 98 % de sa valeur, les 1 milliard et 300 millions se réduisant à 25 millions de dollars. Les responsables de l’Autorité libyenne, furieux, convoquèrent à Tripoli le responsable de Goldman Sachs pour l’Afrique du Nord.
La rencontre fut turbulente, si bien que Goldman Sachs évacua précipitamment ses employés de Tripoli,

mercredi 26 septembre 2012

Benoît XVI et le Moyen-Orient

A ceux qui refusent de voir, de comprendre ou de faire le rapprochement entre les différents évènements, puissent-ils saisir quelque chose et faire le lien entre le domaine politique et l'Institution vaticane !!

Zeinab Abdelaziz

 

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La visite de Benoît XVI au Liban (14-16/9/2012) représente le dernier acte du scénario de son ingérence au Moyen-Orient, sous prétexte de protéger les minorités chrétiennes qui « souffrent de discriminations » ! Il avait remis son « instrument de travail » à l’Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques en Nicosie, le 6 juin 2010 ; le Synode s’est réuni du 8 au 26 octobre 2010, et présenta sa liste finale des propositions sur lesquelles le pape a formulé son Exhortation Apostolique de sorte à ce qu’elle paraisse émanant de tous les évêques du Moyen-Orient comme demande unanime.

 

Les principaux thèmes développés tournent autour d’un pivot : les conflits auxquels sont confrontés les chrétiens : les conflits politiques dans la région ; liberté de religion et liberté de conscience ; les chrétiens et l’évolution de l’islam contemporain : « A partir des années 1970 nous constatons dans la région la montée de l’islam politique (…) Il affecte la situation des chrétiens, surtout dans le monde arabe (…) Il constitue donc une menace pour tous, et nous devons ensembles affronter ces courants extrémistes » ; l’émigration ; l’immigration chrétienne internationale au Moyen-Orient.

 

Logo de la visite : un cèdre, symbole du Liban, couvert par la Vierge, symbolisant l’entière christianisation du pays !

 

Avant d’aborder le texte de l’Exhortation, il est intéressant de donner un aperçu sur le Liban tel qu’il fut présenté par les journaux français précisant : « C’est le seul pays dans le monde arabe à être présidé par un chrétien, même si leur pourcentage n’est que de 35 % de la population libanaise et 65 % des musulmans, toutes confessions confondues » ! A noter que le pourcentage des chrétiens a été augmenté de 18.7 % à 35 % , et dire que l’église se plaint de leur émigration ! De même, plusieurs journaux ont rappelés comment le Liban fut créé après la première guerre mondiale et la défaite de l’Etat ottoman, et comment, sous le mandat français, il fut taillé pour être un pays chrétien, devant avoir un président chrétien. Il y est mentionné que le premier ministre doit être un musulman sunnite et le chef du parlement un chiite ; le Parlement et les postes civiles du pays seront partagés moitié moitié ! Après une telle répartition discriminatoire et provocatrice à la fois, ils accusent les musulmans d’être des terroristes, et que les chrétiens sont discriminés, persécutés, et poussés à l’exode !

 

Malgré les évènements en cours, le pape a refusé de remettre son voyage ou de se faire remplacer par quelqu’un de sa curie. Il insista à assumer ce voyage vu l’importance de cette visite par rapport aux évènements qui se suivent et qui s’enchainent, puisque dans les quelques jours qui viennent, du 7 au 28 octobre, aura lieu au Vatican, le « Synode pour la nouvelle évangélisation pour transmettre la Foi chrétienne », qui intervient en même temps que la célébration des festivités consacrées aux 50 ans des débuts des travaux de Vatican II (1962-1965) ; du début de l’année entière consacrée pour la promotion de la « Foi chrétienne », le tout faisant partie intégrante de l’évangélisation du monde, un des principaux décrets de Vatican II, à part la réhabilitation des juifs du meurtre déicide.

 

Telle qu’elle fut présentée par la presse, cette visite du pape vise à encourager les chrétiens à rester sur place, à ne pas vendre leurs maisons aux musulmans, à ne pas succomber à la tentation de l’émigration afin que le Liban ne devienne pas un musée ouvert ! Le pape insiste sur la présence ancestrale des chrétiens comme partie intégrante du Moyen-Orient, refuse la violence et l’idée de voir un Moyen-Orient monochrome [i-e seulement musulman]... C’est pourquoi il invite à éradiquer la menace du fondamentalisme qui touche mortellement les croyants dans toutes les régions.

 

Le porte-parole du Vatican a indiqué que le document de l’Exhortation papale représente un programme principal pour la vie de l’Eglise et son message d’évangélisation dans le Moyen-Orient, ainsi que son rôle principal dans le dialogue avec l’Islam. C’est ce que répète presque le père Abou Kassem, responsable des média lors de la visite : « le pape nous demande de résister, de rester dans le Moyen-Orient pour accomplir notre message de témoins du Christ (…) Il nous demande d’être actif, de ne pas quitter cette terre et de ne pas nous considérer comme une minorité en danger ».

 

Dans le discours de présentation, lors de la signature de son Exhortation, Benoît XVI commença en précisant tout saintement :

 

« Il est providentiel que cet acte ait lieu le jour même de la fête de la Croix glorieuse, dont la célébration est née en Orient en 335, au lendemain de la Dédicace de la Basilique de la Résurrection, construite sur le Golgotha et le sépulcre de Notre-Seigneur, par l’empereur Constantin-le-Grand, que vous vénérez comme un saint. Dans un mois se célèbrera le 1.700ème anniversaire de l’apparition qui lui fit voir dans la nuit symbolique de son incroyance, le chrisme flamboyant, alors qu’une voix lui disait : « Par ce signe, tu vaincras ! » Plus tard, Constantin signa l’édit de Milan et donna son nom à Constantinople. Il me semble que l’Exhortation post-synodale peut être lue et interprétée à la lumière de la fête de la Croix glorieuse, et plus particulièrement à la lumière du chrisme, le X et le P, des deux premières lettres du mot Χριστός. Une telle lecture conduit à une véritable redécouverte de l’identité du baptisé et de l’Église, et elle constitue en même temps comme un appel au témoignage dans et par la communion.

 

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Pourcentage des différentes confessions du Liban précisant le taux des chrétiens à 18,7 % de la population.

 

 

Faisant allusion au Synode des évêques, tenu en octobre 2010, le pape souligne l’état des pauvres adeptes harcelés :

Mali – Les raisons françaises à la déstabilisation du pays

La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts « français » et « individuels ».

 Calixte BANIAFOUNA

 

(L'article est daté du 10 avril 2012 à quelques jours du 1er tour des élections Présidentielles Françaises du 22 avril 2012.)

 

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Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités. Bamako, 12 mai 2002, aussitôt élu président de la République avec 64,35% des voix au deuxième tour, Amadou Toumani Touré (ATT pour les intimes) fait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole.

 

Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon… sont depuis, tenus en laisse par Paris.

 

Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse.

 

Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs. Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par PetroPlus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien.

 

Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.

 

Deuxième raison de la déstabilisation amorcée du Mali, l’influence géostratégique de la France sur l’Afrique néocoloniale.

 

Sans pétrole, les Maliens sont aujourd’hui fort différents de ce que, hélas, ils deviendront dans un proche avenir. Leur paisible existence n’est pas le fait de la pauvreté du pays qui les épargnerait du vampirisme de l’ancien colonisateur. Un ancien colonisateur qui, pour poursuivre le pillage de ses anciennes colonies, a toujours utilisé le principe de « diviser pour mieux régner ». Le Mali n’est pas en effet ce pays que l’on présente comme dépourvu des matières premières censées susciter la convoitise des requins occidentaux. Ce n’est pas rien que d’être, comme le Mali, le troisième producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Son bétail, son coton, son fer, voire son arachide sont autant de produits d’exportation à forte demande mondiale.

 

Avec le pétrole, les Maliens recevront bientôt un devenir formel et temporel. Tout ce qui en eux de spirituel actuellement se muera en chair, matière, instrumentalité et réceptivité… exactement comme au Congo Brazzaville !

LA CRISE ÉCONOMIQUE DANS TOUS SES MÉFAITS

Le monde va mal, l’économie, l’industrie, la finance vont mal, la politique va mal. Les politiciens sont véreux ou ganaches, il n’y a plus d’éthique, de justice, d’équité, de moralité. Pourquoi en est-il ainsi dans tous les pays, ici au Canada, en France et partout ailleurs ?

Robert Bibeau

 

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La corruption et l’assujettissement aux « puissances d’argent » ne sont que les épiphénomènes de ce système décadent. La classe ouvrière l’a bien compris et elle refuse de se mobiliser pour participer aux mascarades électorales auxquelles on la convie régulièrement. Cynisme et mépris s’épandent de ceux-ci vers ceux-là et vice versa et les politiciens bourgeois s’arc-boutent pour sauver leur profession de bouffon pygmalion. Comment fonctionne l’économie capitaliste et pourquoi un Conseil des ministres national n’y peut-il quoi que ce soit ? Voici l’explication des crises économiques éprouvantes.

 

L’objet d’étude de l’économie-politique

 

La finalité de tout système social – système fondé sur une économie, une idéologie et une politique singulière – est de se reproduire en tant que système et de se perpétuer. Il en fut ainsi sous l’esclavagisme de la Rome antique et sous le système féodal au Moyen-âge.

 

La finalité du système capitaliste n’est pas différente. À proprement parler, l’objectif de la classe capitaliste n’est pas d’accumuler des profits maximums, mais plutôt, à travers cette accumulation de profits, de se reproduire en tant que classe dominante, que sa marche inexorable a menée au stade suprême, impérialiste, de développement.

 

La finalité du système capitaliste est d’assurer la reproduction élargie du capital, qui doit assurer la reproduction élargie des classes antagonistes (bourgeois – prolétaire), qui doit assurer la reproduction élargie de la société capitaliste dans son ensemble; et pour ce faire chaque grand monopole doit tenter d’arracher le profit maximum, ce qu’il parvient de plus en plus difficilement à réaliser à mesure que le système monopolistique de propriété se répand sur la Terre toute entière. Ceci oblige chaque oligopole à lutter pour sa survie en écrasant ses concurrents ou en les absorbants, créant un monstre monopolistique encore plus effrayant, anarchique, incontrôlable, obligé de mener des luttes inter-monopolistiques encore plus féroces.

 

Et ainsi va la spirale concurrentielle, l’objectif de reproduction élargie devenant chaque fois plus difficile à atteindre face à des concurrents toujours plus gourmands, plus géants et plus difficiles à évincer. Ce paradigme opère pour l’activité économique particulière de chaque oligopole et pour l’activité politique nationale de chaque État impérialiste dévoué au service exclusif de ses oligopoles nationaux. C’est pour cette raison que nous affirmons que les monopoles contrôlent l’économie et la politique d’une nation vivant sous système capitaliste.

 

Pendant ce temps le système impérialiste de propriété privé des moyens de production et d’échanges ne va pas pour autant crouler chemin faisant. Il faudra le renverser violemment dans chaque pays où il sévit, sinon il poursuivra sa destinée déglinguée jusqu’à déclencher des guerres de repartage des marchés, des ressources et surtout des sources de plus-value comme les première (1914-1918) et seconde (1939-1945) guerres mondiales l’ont démontré.

 

Le paradoxe capitalistique – Capital constant -vs- Capital variable

 

Le processus que nous venons de décrire fait en sorte que pour ces monopoles la cible est de plus en plus difficile à atteindre – à savoir, la reproduction élargie du capital dans ses deux composantes (Capital constant – CC et Capital variable – CV) à travers l’accumulation du profit maximum par le phagocytage de leurs concurrents. Cette difficulté est engendrée par les contradictions qui entravent le développement normal du système capitaliste, soit la contradiction entre le capital-privé et le travail salarié-socialisé. Qu’est-ce à dire ?

 

La richesse « sociale globale » produite dans le cadre du système de production capitaliste se divise en deux parts bien distinctes – la part représentant la somme totale du capital accumulé (CC) – qui est sous propriété privée, faut-il le rappeler – et la part représentée par la somme totale de la valeur de la force de travail (CV) qui est vendue aux capitalistes privés par chaque travailleur salarié-socialisé. Socialisé ce travailleur l’est dans ses rapports de production au travail (dans la division des tâches et dans la négociation de ses conditions d’exploitation), à son domicile et dans ses loisirs, etc. En effet, la famille est la première unité de vie socialisée où chacun contribue selon ses capacités et obtient selon ses besoins – Le père, la mère, les enfants, chacun amène au foyer ce qu’il peut gagner et chacun consomme ce dont il a besoin pour survivre, et ce de façon élargie lorsqu’il s’accouple pour se reproduire.

 

De ce qui vient d’être écrit, il ressort que pour assurer la reproduction élargie du système économique et social capitaliste il faut assurer la reproduction élargie du capital constant (CC), – qui est de la plus-value cristallisée il ne faut pas l’oublier –, en mettant en œuvre la force de travail de l’ouvrier qui est du capital variable (CV) vivant dont le rôle est de redonner vie à la plus-value cristallisée précédente (CC) d’où émerge la plus-value nouvelle à distribuer sous forme de profits divers, de rentes, de redevances, d’impôts.

 

Cette mise en œuvre des investissements capitalistiques (CC + CV) produira un profit possiblement important pour un capitaliste privé, ou pour un consortium monopoliste privé quelconque, qui progressera, il est vrai, mais toujours confronté à ses comparses monopolistiques. C’est ici que réside la source de la concurrence entre ces voraces ennemis. Le plus « profitable » attirera vers lui la plus grande proportion de capital d’investissement (exemple, la compagnie Apple en ce moment croule littéralement sous le capital d’investissement) c’est-à-dire de la plus-value cristallisée disponible à l’investissement pour fructifier via la mise en œuvre du travail salarié de l’ouvrier – le capital variable (CV).

 

À la longue, le concurrent moins « profitable » aura de la difficulté à se financer et devra songer à fusionner ou à s’offrir sur le marché de la revente ou encore il devra se résigner à la faillite faute de liquidité pour prendre de l’expansion et se renforcer « prospère et accapare ou stagne et périclite », voilà la doxa impérialiste.

 

Dépendant des entreprises, ces profits maximaux, moyens ou marginaux seront par la suite réinjectés dans le processus de reproduction élargie du capital et du système social. Évidemment, un groupe capitaliste comme le groupe PSA en France ou le groupe Chrysler en Amérique, ou le groupe Alcan au Canada, qui empoche le plus faible taux de profit (ce qui n’est pas l’équivalent du taux de plus-value) de leur secteur industriel devront consacrer une plus grande part relative de leur capital d’investissement à leur reproduction élargie et pour cette raison il seront moins « profitables » et leur survie sera mise en péril par le système économique qui les poussera à se laisser absorber (ce qui est déjà fait pour Alcan absorbé par Rio-Tinto) pour crime de sous-productivité relative.

 

Comment dans ces conditions un groupe industriel monopolistique sous-productif pourra-t-il inverser le processus vers la banqueroute et continuer à concurrencer ses acolytes, et comment pourra-t-il attirer à lui davantage de capital d’investissement à réinjecter dans le processus de reproduction, gage de sa survie capitalistique ? C’est ce que nous allons examiner.

Le pétrole rouge sang de la Libye par Manlio Dinucci

Internationalnews

il manifesto

     

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Le second épisode de « Humanitarian War », fameuse fiction washingtonienne sur la Libye, est sorti.

 

Voici la bande-annonce : après avoir aidé les Libyens à se débarrasser du féroce dictateur, les gentils, conduits par l’héroïque Chris, continuent à les aider avec le même désintérêt ; mais les méchants –les terroristes encore nichés dans le pays- tuent Chris qui « risquait sa vie pour aider le peuple libyen à construire les bases d’une nouvelle et libre nation » (Hillary Clinton) et, « fait particulièrement tragique, ils le tuent à Benghazi, ville qu’il avait aidé à sauver (Barack Obama) ; le Président envoie une « force de sécurité » en Libye, mais ce sont les habitants de Benghazi, descendus spontanément dans la rue avec des pancartes à la gloire de Chris, qui chassent les méchants de leurs tanières.

 

En attendant le troisième épisode, jetons un coup d’œil sur la réalité.

 

Chris Stevens, ambassadeur en Libye depuis mai dernier, avait été représentant spécial Usa au CNT de Benghazi pendant la guerre : c’est-à-dire le metteur en scène de l’opération secrète par laquelle avaient été recrutées, financées et armées contre le gouvernement de Tripoli même des milices islamiques désignées comme terroristes peu de temps auparavant encore.

 

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Nouvel apprenti sorcier, Chris Stevens a été renversé par les forces qu’il avait lui-même crées quand, une fois le gouvernement de Tripoli abattu, il a dirigé en habit d’ambassadeur étasunien l’opération pour neutraliser les milices jugées par Washington non fiables, et intégrer les fiables dans les forces gouvernementales.

 

Opération extrêmement complexe : il y a en Libye au moins cent mille combattants armés, appartenant à toutes sortes de formations, y compris quelques unes fidèles à Kadhafi. Tripoli ne contrôle aujourd’hui qu’une partie mineure du territoire.

   

La désagrégation de l’état unitaire a commencé, fomentée par des intérêts partisans.

 

La Cyrénaïque –où se trouvent les deux tiers du pétrole libyen- s’est de fait autoproclamée indépendante, et le Fezzan, où sont d’autres gros gisements, veut l’être aussi ; et ne resteraient à la Tripolitaine que ceux qui sont devant les côtes de la capitale.

 

La balkanisation de la Libye entre dans les plans de Washington, s’il n’arrive pas à contrôler l’état unitaire.

« Si vous nourrissez un scorpion, il finira par vous piquer ! »

par Robert Fisk pour The Independent

 

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Un de mes amis m’a appelé de Damas ce week-end et c’était très décapant. « Vous savez, nous sommes tous désolés pour Christopher Stevens. Ce genre de chose est terrible et il était un bon ami de la Syrie. Il comprenait les Arabes. » Je ne l’ai pas interrompu, me doutant de ce qui allait suivre. « Mais nous avons pour cela une expression en Syrie : « Si vous nourrissez un scorpion, il finira par vous piquer. » Son message ne pouvait être plus clair.

 

Les États-Unis ont soutenu en Libye l’opposition contre le colonel Kadhafi, ont aidé l’Arabie saoudite et le Qatar à verser des espèces et à fournir des armes aux milices, et ont maintenant récolté la tempête. Les « amis » libyens de l’Amérique se retournent contre eux, l’ambassadeur Stevens est assassiné en même temps que ses collègues à Benghazi, et un mouvement anti-américain soutenu par al-Qaïda a traversé le monde musulman.

 

Les États-Unis ont alimenté le scorpion al-Qaïda et maintenant celui-ci a mordu l’Amérique. Et si Washington soutient aujourd’hui l’opposition contre le président syrien Bachar al-Assad, aidant l’Arabie saoudite et le Qatar à verser des espèces et à fournir des armes aux milices (y compris les salafistes et al-Qaïda), ils seront inévitablement piqués par le même « scorpion » si Assad est renversé.

 

Le sermon de mon ami n’était pas tout à fait sur la même ligne que celle du gouvernement syrien. L’argument d’Assad est que la Syrie n’est pas la Libye, et que les Syriens, avec leur histoire, leur culture, l’amour de l’arabisme, etc.… ne veulent pas d’une révolution. Mais la fureur arabe contre l’obscène petite vidéo anti-prophète d’Hollywood a provoqué le même choc que si l’on réécrivait l’histoire de l’Occident.

 

Les médias américains ont déjà inventé une nouvelle version dans laquelle l’Amérique aurait soutenu le Printemps arabe et sauvé la ville de Benghazi – lorsque ses habitants étaient sur le point d’être tués par les monstrueux voyous de Kadhafi – et a été poignardée dans le dos par les traitres arabes dans la ville même qui a été sauvée par les États-Unis.

 

Le vrai récit, cependant, est différent. Washington a soutenu et armé les dictatures arabes depuis des décennies, et Saddam était l’un de nos favoris.

 

Nous avons beaucoup aimé Moubarak d’Égypte, nous avons adoré Ben Ali de la Tunisie, nous sommes encore passionnément amoureux des États autocratiques du Golfe, les stations d’essence finançant maintenant les révolutions que nous choisissons de soutenir – et nous avons fait, pendant au moins deux décennies, des sourires à Hafez al-Assad, et même, un court instant à son fils Bachar.

 

Donc, nous avons sauvé Benghazi avec notre puissance aérienne et le monde arabe devrait nous aimer…

OGM et nécro-agriculture: Monsanto panique…

Intéressant de constater que l’affaire est déjà “enterrée” par les médias, alors que cela devrait remuer ciel et terre…  Les consignes ont déjà été passées semble t’il. Nous rappelons néanmoins le lien de l’article original du professeur Séralini:

http://research.sustainablefoodtrust.org/wp-content/uploads/2012/09/Final-Paper.pdf

– Résistance 71 –

 

Monsanto lance une campagne pour sauver les meubles après la publication des résultats de l’étude sur le rapport entre OGM et cancer

 

Le géant de la biotechnologie essaie de discréditer les résultats choquants de l’étude

 

Paul Joseph Watson

 

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~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le géant de la biotechnologie Monsanto a lancé un effort désespéré de sauve-qui-peut à la suite de la publication d’une étude française qui a trouvée que des rats nourris avec un maïs transgénique avaient beaucoup plus de chances de souffrir de cancers, d’arrêts des fonctions organiques et de mort prématurée.

 

Au-delà des détails de l’étude, une question bien plus large demeure. Si Monsanto et les autres géants de la biotechnologie et des OGM sont si confiants dans la sécurité de leurs produits et n’ont aucun doute sur le fait qu’ils soient mêlés aux produits alimentaires, pourquoi donc ont-ils dépensé de manière combinée plus de 19 millions de dollars dans une tentative d’éviter que les Américains n’apprennent que leur nourriture est modifiée génétiquement ?

 

Monsanto a financé une énorme campagne mise en branle par ses lobbyistes dans un effort de torpiller la proposition 37 de Californie, une loi qui exigerait simplement que la nourriture génétiquement modifiée et ses ingrédients soient étiquetés en conséquence pour la vente en magasins.

 

Si la nourriture génétiquement modifiée est si saine et sans danger que cela et que des études ont prouvé qu’il n’ y avait pas de problèmes, pourquoi donc Monsanto est si désespéré de cacher sa présence au sein de la nourriture ?

 

L’étude récente conduite par les scientifiques de l’université de Caen et publiée dans le périodique scientifique Food and Chemical Toxicology, a trouvé que 50% des rats mâles et 70% des rats femelles nourris suivant un régime contenant la maïs NK603, un maïs génétiquement modifié produit par Monsanto, ou ceux exposés à l’herbicide de Monsanto Roundup, ont souffert de tumeurs et de dégâts majeurs au niveau des fonctions organiques, provoquant leur mort prématurée.

 

Monsanto est parti de suite en mode pirouette, publiant un communiqué de presse ce week-end clamant que les toxicologues et les experts de santé publique avaient trouvé “des problèmes fondamentaux avec la façon dont la recherche a été faite”, sans expliquer spécifiquement en quoi résidaient ces problèmes.

 

Etant donné que des scientifiques financés par Monsanto sont régulièrement amenés devant le public pour attaquer l’abondance de preuves confirmant le lien entre les OGM et le cancer, la réaction de Monsanto à l’étude française ne surprend en rien.

 

Comme l’explique Sayer Ji, les deux études précédant la française, dont les résultats clamaient qu’il n’y avait aucun lien entre l’herbicide Roundup ready et le cancer, avaient toutes deux été financées par Monsanto.

 

Une recherche publiée dans le journal Regulatory Toxicology and Pharmacology et qui avait exonéré Monsanto contenait cet aveu incroyable de conflit d’intérêts:

Crise économique: Répudions la dette odieuse, sortons du capitalisme et réorganisons la démocratie par l’auto-organisation (Eric Toussaint)

“Il faut changer de système par l’action, la démocratie passe par l’auto-organisation de la citoyenneté”

(Eric Toussaint du CADTM dans sa conclusion de l’interview ci-dessous)

 

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“La crise: les solutions proposées ne font que l’aggraver, il faut rompre avec le capitalisme”

Eric Toussaint

 

Eric Toussaint met en perspective historique la crise internationale actuelle. Il explique qu’il y a plusieurs scenarii d’évolution de la crise capitaliste actuelle. Il met en lumière l’importance de la thématique de la dette dans l’histoire. Il analyse la problématique de la dette publique et privée aujourd’hui. Il montre comment des pays endettés perdent leur souveraineté.

 

Il explique qu’il faut briser le cercle vicieux de la dette en suspendant le paiement de manière unilatérale et en répudiant la dette illégitime. Il propose un nouvelle architecture financière internationale. Eric Toussaint affirme que le changement ne pourra venir que si les 99% se rebellent contre le 1% capitaliste. Il montre que ce qui s’est passé en Équateur avec l’audit de la dette et la suspension de paiement qui a suivi en 2008-2009 n’a été possible que grâce aux grandes mobilisations populaires qui ont précédé l’élection de Rafael Correa fin 2006.

 

Eric Toussaint souligne qu’il ne faut pas idéaliser les réalisations de Rafael Correa même si certaines de celles-ci doivent être une source d’inspiration en Europe et ailleurs. Il pose la question “Sachant que seules de grandes mobilisations populaires peuvent modifier la situation, combien d’années les peuples d’Europe vont-ils mettre pour rompre avec le néolibéralisme ?”

Il poursuit en affirmant que l’annulation de la dette est indispensable mais insuffisante et résume les mesures complémentaires qui devront être prises pour rompre avec le modèle capitaliste productiviste et la domination patriarcale. Le cours de l’histoire future n’est pas écrit à l’avance, la solution viendra de l’action consciente des citoyennes et des citoyens.


Il conclut en disant que nous vivons dans des sociétés fondamentalement antidémocratiques et il appelle à une auto organisation des citoyens pour établir la démocratie réelle.

 

Eric Toussaint, docteur en sciences politiques, est président du CADTM Belgique et membre du conseil scientifique d’ATTAC France.

 

url de l’article original:

http://cadtm.org/Eric-Toussaint-Crise-les-solutions (avec vidéo très explicative et pédagogique d’Eric Toussaint qui parle de la solution autogestionnaire à partir de la 28ème minute)

 

 

http://resistance71.wordpress.com

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