vendredi 31 août 2012

L'Amérique s'enfonce dans la pauvreté - Les méga-riches et les ""bouches inutiles"

Paul Craig Roberts

clip_image001

Les Etats-Unis se sont effondrés sur le plan social, politique, légal, constitutionnel, environnemental et moral. Le pays qui existe aujourd'hui n'est plus que l'ombre du pays où je suis né. Dans cet article, je vais traiter de l'effondrement économique des Etats-Unis. Dans les articles suivants je traiterais d'autres aspects du collapsus étasunien.

 

Sur le plan économique, les Etats-Unis ont atteint le stade de la pauvreté. Comme dit Peter Edelman "Les petits salaires sont la norme." Aujourd'hui dans l'Amérique de "la paix et la démocratie", la "seule superpuissance de la planète", un quart de la main d'œuvre travaille pour un salaire de moins de 22 000 dollars par an (17 500 E), le seuil de pauvreté pour une famille de quatre personnes. Parmi ces personnes dont le salaire est si bas, il y a les diplômés des universités qui ont fait des emprunts énormes pour payer leurs études et qui partagent leur appartement avec trois ou quatre autres infortunés de leur espèce. Il y a aussi les familles monoparentales à qui le moindre problème de santé ou la perte de leur travail feraient perdre leur toit.

 

Il y a ceux qui, avec un doctorat, enseignent à l'université comme professeur adjoint pour 10000 dollars (7 960 E) par an ou moins. Le domaine de l'éducation est toujours vendu comme un moyen de sortir de la pauvreté mais en fait il conduit de plus en plus à la pauvreté ou à des postes dans les services de l'armée.  

 

Selon Edelman, qui a étudié ces questions, 20,5 millions d'Etasuniens ont des revenus inférieurs à 9 500 dollars par an ce qui est la moitié du seuil de pauvreté pour une famille de trois.

 

Il y a 6 millions d'Etasuniens qui ont comme seul revenu les tickets de nourriture. Cela signifie qu'il y a 6 millions d'Etasuniens qui vivent dans la rue ou sous les ponts ou chez des amis ou des parents. Les Républicains sans cœur continuent de vilipender l'assistance sociale mais Edelman dit que "en fait il n'y a plus d'assistance sociale".

 

En tant qu'économiste, je pense que le seuil de pauvreté tel qu'il a été établi est dépassé depuis longtemps. Il est quasi impossible pour trois personnes de vivre avec 19 000 dollars par an. Si l'on prend en compte le prix du loyer, de l'eau, du pain et de la nourriture la plus simple, une personne ne peut pas vivre aux Etats-Unis avec 6,333.33 dollars par an. En Thaïlande, on peut peut-être y arriver tant que le dollar se maintient mais pas aux Etats-Unis.

 

Comme Dan Ariely (Duke University) et Mike Norton (Harvard University) l'ont démontré, 40 % de la populations des Etats-Unis, les 40 % les plus pauvres, possèdent 0,3 % c'est à dire trois dixièmes de un pour cent, de la richesse des Etats-Unis. Qui possède les 99,7 % restants?

 

Les 20 % les plus riches possèdent 84 % de la richesse nationale. Les Américains qui sont dans le troisième et quatrième quintile* -en majorité des Américains de la classe moyenne- en possèdent seulement 15,7 %. Il n'y a jamais eu une répartition aussi inégale des revenus dans le monde développé.

 

Quand j'étais jeune, en face d'une telle disparité dans la répartition des revenus et de la richesse nationale, une disparité qui pose de toute évidence des problèmes dramatiques pour la politique économique, la stabilité politique et le management global de l'économie, les Démocrates auraient exigé qu'il y soit remédié et les Républicains auraient accepté à contre cœur.

 

Mais pas aujourd'hui. Les deux partis politiques sont également prêts à se prostituer pour de l'argent.

 

Les Républicains pensent que les souffrances des Etasuniens pauvres ne profitent pas assez aux riches. Paul Ryan et Mitt Romney sont déterminés à abolir tous les programmes d'aide à ceux que les Républicains appellent des "bouches inutiles".

 

Les "bouches inutiles" sont les travailleurs pauvres et l'ancienne classe moyenne dont les emplois ont été délocalisés à l'étranger pour que les dirigeants des entreprises puissent s'offrir des millions de dollars de bonus et distribuer des millions de dollars à leurs actionnaires. Pendant qu'une poignées de grands dirigeants se paient des yachts et des pin-up de Playboy, des dizaines de millions d'Etasuniens n'arrivent pas à s'en sortir.

Affluence record à Téhéran et défaite des USA/UE au sommet des non-alignés

L’OTAN / UE : un bunker agressif, qui ose se qualifier de « communauté internationale » alors qu’il ne représente même pas 20% des êtres humains vivant sur terre.

DJAMELITO

 

clip_image001

l'Iran demande l'interdiction des armes nucléaires

 

 

clip_image002

 

 

la défaite diplomatique cinglante de Washington et du camp euro-atlantiste se confirme avec la présence supplémentaire de Vladimir Poutine, Evo Morales, Rafael Correa, Hugo Chavez et des secrétaires généraux de l’ONU, de la Ligue arabe, de l’OCI et de l’OUA.

 

Voici quelques jours, j’ai déjà eu l’occasion d’attirer l’attention de mes lecteurs sur le succès diplomatique très important de l’Iran qui semblait s’annoncer avec la forte participation attendue au prochain Sommet des Non-Alignés.

Alors que ce 16ème Sommet des Non-Alignés vient de s’ouvrir (pour l’instant au niveau des délégations), ce succès se confirme de façon encore plus importante que prévue.

 

clip_image003

L'amphithéâtre pour les sessions plénières du 16ème Sommet des Non-Alignés à Téhéran

 

1/ 110 ÉTATS REPRÉSENTÉS, DONT 50 AU PLUS HAUT NIVEAU POLITIQUE

En effet, dès le 1er jour, des délégations représentant 110 des 120 États membres du Mouvement des Non-Alignés sont déjà arrivées à Téhéran.

En outre, selon les toutes dernières annonces présentées par le ministère iranien des affaires étrangères, 50 des 110 États seront représentés au plus haut niveau :

  • - 29 États seront représentés par leur chef d’État en personne

[ 27 Présidents, 1 Sultan (Oman) et 1 Émir (Qatar) ]

  • - 9 États seront représentés par leur Vice-Président de la République
  • - 7 États seront représentés par le Premier ministre, chef du gouvernement C’est d’ailleurs souvent le véritable chef de l’exécutif, comme c’est le cas du Premier ministre indien Manmohan Singh.
  • - 5 États seront représentés par un envoyé spécial

Tous les autres États sont représentés au niveau de leur ambassadeur à Téhéran et/ou par des délégations de hauts-fonctionnaires mandatés par leurs gouvernements.

 

clip_image004

 

2/ DE NOMBREUSES SURPRISES DE DERNIÈRE MINUTE

Plusieurs surprises de dernière minute contribuent à faire de ce XVIe Sommet des Non-Alignés un très grand succès diplomatique pour Téhéran, et une défaite cinglante pour les États-Unis, le Canada, l’Union européenne et Israël, qui avaient exercé les plus fortes pressions possibles pour tenter d’isoler l’Iran.

Ces surprises sont la venue à Téhéran, les 30 et 31 août :

a)- du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon Le camp euro-atlantiste avait pourtant tout fait pour le dissuader de s’y rendre, car sa présence, même si elle est présentée comme critique, comporte un effet de symbole considérable.

b)- des Président et Secrétaires généraux de trois autres grosses organisations internationales, qui sont moins connues que l’ONU mais qui n’en jouent pas moins un rôle important dans la diplomatie mondiale :

  • - la Ligue Arabe, pourtant très divisée sur le cas de la Syrie et majoritairement hostile au régime de Damas,
  • - l’Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ),
  • - et l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA).

c)- du président russe Vladimir Poutine. C’était d’autant moins prévisible que la Russie ne fait pas partie du Mouvement des Non-Alignés et qu’elle l’est donc cette année à titre de nation invitée.

mercredi 29 août 2012

“Pussy Riot” ou les dupes infortunées de l’hégémonie américaine

 Paul Craig Roberts

 

clip_image001

 

Mondialisation.ca

 

Mon cœur est compatissant avec les trois jeunes femmes russes du groupe de rock Pussy Riot. Elles ont été sévèrement trompées et utilisées par les ONG financées par Washington qui ont infiltrées la Russie. Pussy Riot a été envoyé en mission, mission qui était clairement illégale de par la loi.

Nous devons admirer et apprécier l’aplomb de ces jeunes femmes, mais nous devons ruminer sur leur naïveté. Washington avait besoin d’un cas de figure populaire avec lequel diaboliser le gouvernement russe pour avoir osé s’opposer à l’intention de Washington de détruire la Syrie, de la même manière qu’elle a détruit l’Irak, l’Afghanistan et la Libye, tout comme elle a l’intention de détruire le Liban et l’Iran.

Mais en offensant intentionnellement les pratiquants religieux, ce qui serait un crime haineux aux États-Unis et dans ses pays vassaux européens et du Royaume-Uni, les talentueuses jeunes femmes ont violé la loi statutaire russe.

Avant le procès des jeunes femmes, le président russe Poutine avait exprimé son opinion à savoir que les femmes ne devraient pas être sévèrement punies. Prenant l’occasion au vol depuis Poutine, le juge a condamné les jeunes femmes trahies par les ONG financées par l’Amérike (NdT: Ici Roberts écrit l’adjectif de son pays “amerikan” afin de germaniser le nom à dessein…), à deux ans au lieu des sept prévus par la loi.

On me dit depuis, que Poutine aura les jeunes femmes libérées après six mois, mais cela bien sûr ne servirait pas la propagande de l’empire amérikain. Les instructions données à la cinquième colonne financée par Washington étant de rendre impossible toute clémence du gouvernement russe à l’égard de Pussy Riot.

Les manifestations organisées par Washington, les émeutes, les dommages à la propriété publique et privée, les assauts contre les images représentatives de l’état et de la religion par les dupes russes de Washington vont rendre impossible à Poutine d’outrepasser l’opinion nationaliste et de faire commuer la peine des femmes de Pussy Riot.

C’est ce que veut Washington. Alors que Washington continue de massacrer un vaste nombre de gens autour de la planète, il va montrer du doigt ce qui arrive à Pussy Riot. Les médias de la pressetituée vendus et achetés de l’occident vont focaliser sur le diable russe et non pas sur le diable Washington, Londres et leurs états marionnettes européens qui massacrent les musulmans par containers entiers.

La disparité entre les droits de l’Homme entre l’occident et l’orient est incroyable. Quand un trublion chinois demanda la protection de Washington, le gouvernement “autoritaire” chinois autorisa la personne à quitter la Chine pour l’Amérique. Mais quand Julian Assange, qui, à l’encontre de la pressetituée occidentale, donne lui, des informations véritables sur l’Occident, obtint l’asile politique de l’Équateur, La Grande (sic)-Bretagne, courbant l’échine devant le maître amérikain, refusa le laissez-passer obligatoire depuis le Royaume-Uni vers son pays d’asile.

L’art de la guerre: Le reality show du Pentagone

 Manlio Dinucci

 

clip_image001

 

Mondialisation.ca

 

Les commandos se jettent à la mer du haut d’un hélicoptère et, arrivés sur la rive en canot pneumatique, éliminent les ennemis avec leurs fusils d’assaut, minent un dépôt et le font exploser tandis qu’ils repartent accrochés à l’hélicoptère. Ceux qui accomplissent l’action ne sont pas des marines ou des Navy Seals, mais des acteurs, chanteurs, champions sportifs ou hommes d’affaires connus. Recrutés par la chaîne étasunienne NBC pour le reality show « Stars Earn Stripes »[1], entrainés et accompagnés dans l’action par de véritables commandos, dont les Bérets Verts.

 

clip_image002

 

Le but du reality, explique NBC, est de rendre hommage à « nos héros » qui reviennent des guerres, en montrant « quelles incroyables missions ils accomplissent dans la réalité ». Chaque compétiteur concourt pour une somme d’argent, qu’il laissera à une association en faveur des militaires, poussant ainsi les téléspectateurs à contribuer de leur poche. Mais ce qui rend unique le reality est son conducteur exceptionnel : le général Wesley Clark, ex-Commandant suprême allié en Europe de 1997 à 2000.  C’est lui qui planifie les missions des concurrents, qui les guide et les juge. L’expérience ne lui manque pas : c’est lui qui planifia et commanda la guerre contre la Yougoslavie.

 

Une fois au repos, Clark a écrit des livres et tenu des leçons sur comment « conduire et gagner la guerre moderne », sur la base de celle de 1999.  Ce fut la première guerre effectuée par l’Otan dans ses 50 années d’histoire, explique Clark, pour « mettre fin à l’épuration ethnique de Milosevic contre les Albanais du Kosovo ». Une guerre dans laquelle « l’Amérique (Etats-Unis d’Amérique, NdT) fournît son leadership et choisît les objectifs à frapper ». Mais le Pentagone en fit « une guerre Otan », en impliquant les alliés qui effectuèrent 60% des attaques aériennes. De cette façon, Wesley Clark décrit le palimpseste d’un autre reality show, bien plus important que celui de la NBC , que le Pentagone diffuse sur les ondes en mondovision pour faire apparaitre comme réel ce qui ne l’est pas, en camouflant les causes et les buts de la guerre. Il s’en tient pour cela à deux règles : focaliser l’attention de l’opinion publique sur l’ennemi numéro un du moment (Milosevic, Ben Laden, Saddam Hussein, Khadafi, Assad, Ahmadinejad) en montrant combien il est dangereux, et combien est juste et urgente l’intervention militaire ; impliquer les alliés, mais de telle sorte que ce soit toujours les Etats-Unis qui aient le leadership.

 

Dans le reality show de la guerre il est permis de fabriquer des « preuves » contre les ennemis : comme celles présentées à l’Onu par le secrétaire d’état Colin Powell, le 5 février 2003, pour démontrer que l’Irak possédait des armes biologiques de destruction massive. « Preuves » dont Powell lui-même a ensuite admis la fausseté, en demandant à la Cia et au Pentagone d’expliquer pourquoi ils lui avaient fourni des « informations inexactes ». Mais désormais le reality show de la guerre est passé à de nouveaux épisodes : maintenant on accuse l’Iran de vouloir fabriquer des armes nucléaires (en feignant d’ignorer qu’Israël en possède depuis des décennies, et les tient pointées contre l’Iran et d’autres pays). Des transmissions populaires comme « Stars Earn Stripes » contribuent aussi à alimenter l’idée de l’ennemi et de la nécessité de se défendre. Wesley Clark pourrait la transmettre aussi en Italie, en embauchant un figurant exceptionnel : Massimo D’Alema, qui en 1999, quand il était président du conseil, mit les bases et les forces armées italiennes aux ordres du futur conducteur du reality show « Stars Earn Stripes ».

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120821/manip2pg/14/manip2pz/327499/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Note

[1] « Des stars gagnent leurs galons ».

Manlio Dinucci

 

http://www.mondialisation.ca

En avant, tous "conspirationnistes", et fiers de l'être !

eva R-sistons

 

clip_image001

Tous "conspirationnistes" !

 

Par eva R-sistons

 

"Conspirationniste" ! C'est la nouvelle accusation à la mode pour discréditer ceux qui mettent en doute les mensonges quotidiens des Médias.  C'est d'autant plus absurde que les  vrais complotistes sont les individus qui élaborent des plans politiques, ceux qui orchestrent les fameux "complots" contre les peuples, comme celui du 11/9 qui a permis ensuite de mettre en place des lois de plus en plus liberticides,  et de justifier toutes les juteuses guerres contre le "terrorisme"... tout en désignant un bouc-émissaire, arabe ou musulman, pour détourner la colère des victimes des politiques anti-populaires de leurs vrais auteurs, tout en Haut.

 

Bref, tout est à l'envers : Ceux qui dénoncent les conspirations sont considérés comme des "conspirationnistes", et les vrais acteurs du Pouvoir  sont blanchis de toute intention élaborée et généralement malfaisante.

 

Or donc, peut-on imaginer que les politiques soient décidées au jour le jour, ou seulement le fruit du hasard ? Qui croira ces sornettes ? Les imbéciles, assurément. Tout individu un tant soit peu informé, ou lucide, éveillé, critique vis-à-vis des mensonges des Médias, se doute bien qu'on ne lui dit pas tout, qu'on lui cache des choses, et il cherche à comprendre le sens réel des évènements. Il se met en quête de la vérité, tout simplement, et cette attitude l'honore - mais elle déplait à ceux qui voudraient tant que l'humanité se laisse rouler sans s'interroger. .

 

Et si l'on s'interroge tant soit peu, on découvre alors que les politiques découlent inévitablement de plans pré-établis. Je n'en donnerai qu'un exemple, éloquent. Le Traité de Lisbonne en partie imposé contre l'avis des peuples par le sieur Sarkozy (à qui l'on doit aussi entre autres moult guerres atrocement néo-coloniales et la soumission de la France aux Anglo-Saxons et aux Sionistes), ce Traite de Lisbonne, donc, prévoit le rétablissement de la peine de mort non contre les assassins d'enfants ou de vieillards sans défense, mais contre les insurgés, c'est-à-dire contre les manifestants au milieu desquels des provocateurs se sont glissés. Et comme un "bonheur" ne vient jamais seul pour les peuples, Sarkozy, encore lui, s'arrangea à la fin de son mandat pour que désormais les Forces de l'Ordre puissent tirer à leur gré sur les manifestants. Charmant personnage ! Au goût des conspirationnistes, certainement.

 

Or donc, un Chercheur de Vérité se demandera pourquoi de telles mesures. Lorsqu'il fait le rapprochement entre les politiques progressivement imposées aux peuples, à partir de la crise délicieusement préparée par le Cartel bancaire pour augmenter ses profits et faire accepter, ensuite, la dictature du Nouvel Ordre Mondial, le Chercheur de Vérité réalise que tout cela n'est pas gratuit, le fruit du hasard, mais au contraire soigneusement élaboré. En effet, les Concepteurs des plans politiques se doutaient bien que le racket planétaire des populations (avec à la clef le chômage, des salaires et des retraites en berne, le démantèlement des services publics et des protections sociales comme du droit du Travail...) et la perte de la souveraineté des Nations, ne feraient pas bondir de joie les peuples, mais les pousseraient plutôt à la contestation et à la révolte. Et comme ces Concepteurs ne sont pas sots et voient loin, ils ont élaboré à l'avance un Traité mettant en coupe réglée les Européens, et en même temps prévoyant la répression de toute contestation. Personne ne croira en effet que le rétablissement de la Peine de Mort pour les "insurgés" est le fruit du hasard, mais plutôt d'une combinaison astucieuse pour que les assassins des peuples et des Nations puissent continuer leurs forfaits tranquillement, en toute impunité.

 

Et que dire des guerres ou des Révolutions de Couleurs se suivant à un rythme accéléré ? Sans hasard, elles visent toujours les pays non alignés sur les diktats de l'Occident, comme la Yougoslavie, puis la Géorgie et l'Ukraine, puis l'Irak, la Libye, la Syrie, et maintenant le Liban, en attendant les gros morceaux iranien, russe et chinois. Et voyez comme tous ces plans (certains parlent de "complots", de "conspirations" contre les peuples) sont bien conçus : Ainsi, grâce à la Libye du socialiste Kadhafi domptée, les amis islamistes de l'Occident machiavélique ont pu facilement pénétrer en territoire syrien, et maintenant en terre libanaise, et lorsqu'à son tour la Syrie sera broyée par l'OTAN et les fanatiques du Qatar ou de l'Arabie saoudite, elle servira à son tour de rampe de lancement contre l'Iran. Et tout s'enchainera parfaitement, et tout sera pour le mieux dans le pire des mondes. Sauf que le peuple syrien (presque entièrement derrière Bachar-el-Assad) résiste, appuyé par Russes et Chinois également partisans d'un monde multipolaire, libre, pas asservi à l'Occident promoteur du Nouvel Ordre Mondial chanté tant par les Sarkozy que par les Attali ou par les DSK et les BHL de tous poils. Bref, voilà un grain de sable qui rend enragés tous les Fabius acharnés à la perte de la Syrie pour l'offrir aux supporters du grand Israël et à leurs amis anglo-saxons.

 

Mais voyons, tout cela est pure conjecture ! Vraiment ? Les faits parlent d'eux-mêmes, même si les Plans n'apparaissent que plus tard, bien plus tard... trop tard ! Comme en Irak, accusé de détenir d'imaginaires armes de destruction massive,  et aujourd'hui ruiné, dépecé, désagrégé, pillé, comme en Libye et pour le plus grand profit des proclamés "bienfaiteurs" atlantistes et sionistes.

 

 

clip_image002

   

Alors, politiques improvisées,

ou plans soigneusement élaborés ?

Les plans occidentaux pour la Syrie: les visées, les moyens et les obstacles

Les violences actuelles en Syrie sont actionnées à distance par les puissances occidentales, les Etats-Unis en tête, qui cherchent à redessiner la carte du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord conformément à leurs intérêts.

Béchir Turki

 

clip_image001

Subrepticement nos médias signalent l’existence de certains de nos compatriotes faits prisonniers ou morts parmi les combattants de l’Armée de la Syrie libre (Asl).

 

Des mercenaires tunisiens mobilisés par des agents de l’Arabie saoudite

 

Ces jeunes mercenaires, c’est ainsi qu’il faut les nommer, sont recrutés sur notre territoire parmi une jeunesse désœuvrée et rêvant de trouver des emplois mirobolants. C’est ce que leur promet leurs recruteurs, connus de nos autorités locales et centrales, sinon à quoi servent les «ômdas» et les délégués; ces recruteurs sillonnent nos cafés et nos campagnes en remplissant les poches de leurs recrues de vrai ou de faux billets de dollars. Ces recruteurs agissent, directement ou indirectement, pour le compte du Qatar et de l’Arabie saoudite où le prince Bandar Ben Soltane, réputé pour son génie pour les opérations secrètes, qui est en charge du dossier.

 

Les recrues sont convoyés en toute légalité vers la Libye, où ils se retrouvent dans des camps de lavage de cerveau et d’entrainement militaire intensif, avant d’être affectés dans zones de combat pour se donner au «jihad» (guerre sainte), porte du paradis, avec d’autres mercenaires de différentes nationalités, anciens combattants arabes de l’Afghanistan ou de Bosnie ou de l’Irak... ou des ex-voyous et des repris de justice appâtés par l’argent facile.

 

La salle des opérations est basée en Turquie

 

clip_image002

Terminal de base aérienne américano-turque d'Incirlik

 

Pour ce qui concerne la Syrie, le centre de transit se trouve en Turquie, dans la base aérienne de l’Otan à Incirlik, sous commandement turc, mais en fait aux ordres du Pentagone.

 

C’est à travers un tronçon de la frontière turco-syrienne qui s’étend sur une longueur de quelques dizaines de km, près de la ville d’Idlib, actuellement contrôlé par l’Asl avec ses postes de douane, que transitent les armements avec toute leur logistique. C’est par cette frontière que transitent les divers spécialistes européens et particulièrement français et les divers conseillers en tout domaine: télécommunications, renseignements, tactiques de combat... ainsi que les mercenaires qui composent la majeure partie des effectifs de cette armée, commandée par des traitres à leur pays et aux ordres de certains pays occidentaux, réunis en un club sous la dénomination des «Amis de la Syrie» afin de pouvoir répartir une grande partie de son territoire, sinon la totalité, aux pays limitrophes: Israël, Turquie, Kurdes de l’Irak... et de jouir de ses richesses dont le gaz qui vient d’être découvert, avec une production prochaine qui placerait la Syrie au quatrième rang mondial.

 

La Turquie joue un rôle important, soi-disant pour préserver ses intérêts. Non seulement les passages continus de sa frontière se passent sous sa bienveillante protection, mais elle dispose d’un important contingent armé pouvant assurer une intervention militaire immédiate si besoin est. Elle assure également et en permanence un secours immédiat à ceux voulant fuir l’enfer, et aux blessés, par de nombreuses ambulances stationnées à la frontière.

Syrie: Les États-Unis légalisent le financement du terrorisme par Julie Lévesque

clip_image001

Mondialisation.ca 

 

Selon le Daily Telegraph, le département du Trésor des États-Unis autorise ses citoyens à financer la rébellion syrienne via l’« organisme à but non lucratif » Syrian Support Group (SSG), une entité obscure, entièrement anonyme implantée à Washington et liée à la rébellion armée tout aussi nébuleuse active en Syrie.

 

Bien qu’elle ne permette pas au groupe d’acheter des armes directement, la licence du Trésor qu’a pu voir le Daily Telegraph permet au SSG d’approvisionner les rebelles sur les plans « financier, communicationnel, logistique et de leur fournir d’autres services par ailleurs interdits » par les sanctions étasuniennes contre la Syrie. (Raf Sanchez et Rosa Prince Syria: US clears way for Americans to start donating money to rebels, Telegraph, 5 août 2012.)

 

Si l’on précise que le groupe n’est pas autorisé à acheter lui-même les armes, cela signifie clairement qu’il ne contrevient pas aux sanctions en remettant les fonds à une tierce partie qui elle fera l’achat d’armement et de toute évidence, c’est là l’un des buts premiers de l’opération.

 

Outre la campagne de financement pour la rébellion armée en Syrie, RT rapporte que le SSG promeut une intervention militaire en Syrie, menée par les États-Unis « par la mise en place d’une zone d’interdiction de vol et la destruction des systèmes de défense antiaérienne » syriens.

 

Rappelons qu’Al-Qaïda est intégré à ces groupes ayant commis, entre autres, le massacre de Houla, et que bon nombre d’entre eux sont des étrangers, certains d’origine britannique, comme l’a confirmé lors de sa libération le photojournaliste hollandais Jeroen Oerlemans, enlevé par des djihadistes le mois dernier en Syrie. Selon lui, il n’y avait « aucun Syrien » parmi ses ravisseurs, rapporte l’Express qui le cite : « Il n'y avait aucun Syrien présent, c'était tous des jeunes venus d'autres pays, d'Afrique, de Tchétchénie... »

 

Dans un article de RT, la citation est plus complète et le nom des pays diffère : « Tous disent venir de pays comme le Pakistan, le Bangladesh et la Tchétchénie et ils disent qu’un "émir" quelconque est à la tête du groupe. » Mais l’information la plus pertinente de cet article, omise par L’Express, est que plusieurs d’entre eux avaient des accents britanniques de Londres et Birmingham.

Les plans américano-turcs: Des mirages et des illusions

Les Etats-Unis et la Turquie ont intensifié leurs ingérences directes en Syrie à travers le renforcement du nombre, du matériel et des prérogatives des chambres d’opérations militaires. Les déclarations des derniers jours laissent penser qu’une nouvelle étape de l’agression contre la Syrie est en voie de préparation.

Ghaleb Kandil

 

clip_image001

Reconquête des quartiers d’Alep par l’armée syrienne

 

Les concertations intensives, menées par Washington et Ankara, interviennent après les cuisantes défaites infligées par l’Armée arabe syrienne aux groupes terroristes à Alep et dans d’autres régions troubles du pays, où s’activent les escadrons de la mort, les agents de l’Otan et les mercenaires financés par les pétromonarchies obscurantistes du Golfe. Les discussions entre les parties turques et américaines à Ankara ont porté sur le renforcement des opérations de contrebande d’armes et d’argent, et sur les moyens d’améliorer les liaisons et les communications cryptées entre les chambres d’opérations militaires installées en Turquie et les groupes terroristes en Syrie. L’objectif est de mieux structurer, guider et déplacer les groupes armes, sur la base des informations recueillies par les images des satellites ou collectées par les espions sur le terrain, sur les mouvements des troupes syriennes, de leur organigramme et de leurs méthodes de combat, qui restent un mystère impénétrable pour les Occidentaux et leurs auxiliaires turcs et du Golfe, surtout après les résultats des batailles de Damas et d’Alep.

 

Le ton élevé des responsables américains et turcs concernant les évènements en Syrie est en totale contradiction avec les propos échangés dans les coulisses et les salons diplomatiques. Citant de hauts responsables sécuritaires à Washington et Ankara, des visiteurs arabes rapportent que le projet de renverser le président Bachar el-Assad et de négocier les conditions politiques pour une transition, ainsi que les tentatives de prolonger la guerre des escadrons de la mort, se heurtent à des murs solides aussi bien à l’intérieur de la Syrie que sur le plan des positions de la Russie et de la Chine.

La prochaine armée « islamique » sous commandement de l’OTAN.

Omar Mazri

 

clip_image001

 

Dans cette première manche de la confrontation géopolitique entre la Syrie et l’Empire américain, le régime syrien, malgré quelques défections, des assassinats de hautes personnalités, des désertions dans le rang des soldats de l’armée, une situation humanitaire déplorable et une économie semi-asphyxiée, semble marquer des points. En effet, l’objectif de créer des zones autonomes « libérées » et de faire pencher la population en faveur des « insurgés » pour lancer une offensive militaire et diplomatique de grande envergure a été déjoué par l’armée syrienne qui a montré une capacité de défense inattendue. La seconde guerre de Qaradhawi qui a promis de prier à Damas la mi Ramadhan semble ne pas se dérouler selon les vœux du Pape des Frères Musulmans.

 

La guerre avec la Syrie n’est pas finie pour l’Empire américain qui joue à découvert derrière ses alliés européens, ses vassaux arabes et turcs, et ses instruments « jihadistes » montés selon les options stratégiques et tactiques de Brezinski et de l’orientaliste anglo-israélo-américain Bernard Lewis.

Bernard Lewis est un orientaliste idéologue proche des néo-conservateurs, il est engagé pour la guerre dans le monde musulman et la défense inconditionnelle d’Israël.  Il fut conseiller des services secrets britanniques (Seconde Guerre mondiale), consultant du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, conseiller de Benyamin Netanyahou alors ambassadeur d’Israël à l’ONU (1984-88). Considéré comme « fin spécialiste » du monde musulman et de la Turquie, il soutient Brezinski dans le projet d’une guerre fratricide entre musulmans. Il est partisan pour une guerre entre Sunnites et Chiites après l’échec de sa doctrine d’une guerre entre Arabes et Perses. Comme Daniel Pipes le fer de lance de l’Islamophobie mondial, Bernard Lewis est un spécialiste de la civilisation islamique, du monde arabe, de la Turquie, et il connait bien la langue arabe qu’il a apprise au Caire. Quand on voit l’unité idéologique et la convergence d’actions contre le monde arabe et musulman des sommités américaines telles que Francis Fukuyama ( la fin de l’histoire) , Samuel  Huntington (le clash des civilisations), Bernard Lewis, Brezinski et Henry Kissinger, on ne peut que rire devant BHL le farfelu et surtout pleurer devant l’indigence de nos intellectuels, de nos savants et de nos hommes politiques gouvernants ou opposants. Tous s’accordent à détruire le monde musulman de l’intérieur en accentuant les clivages entre les doctrines, les poussant jusqu’à devenir luttes intestines armées. Tous s’accordent à demander une ingérence de l’OTAN pour régler les contentieux entre les gouvernants qui résistent à l’Occident et une minorité qui veut leur arracher le pouvoir par la force et une prétendue légitimité religieuse. Tous réitèrent le scénario de Laurence d’Arabie dans une sorte de flux et de reflux de notre Wahn que l’histoire charrie.

 

Dans son livre « Le Grand échiquier, L’Amérique et le reste du monde », Zbigniew Brezinski qualifie la Turquie de « pivot géopolitique de premier ordre » et « d’important acteur géostratégique dans la région des Balkans eurasiens ». Et tout naturellement donc que dans la géopolitique d’Obama, la Turquie d’Erdogan se « libère » de ses militaires laïcs, manœuvre sur le dos des Palestiniens et se trouve dans une alliance avec l’Arabie saoudite et le Qatar dans l’intervention en Libye. Nous voyons se dessiner le même profil et le même mode opératoire en Egypte avec l’éviction du maréchal Tantaoui et de quelques généraux après la dernière visite d’Hilary Clinton en Israël et en Egypte post Moubarak. Il faut donner de la crédibilité à ces Frères Musulmans qu’hier on considérait comme des terroristes car il faut les intégrer dans le jeu d’échec où ne savent jouer et gagner que ceux qui connaissent les règles, la stratégie et qui sont rodés par une longue pratique de coups successifs et d’anticipations sur des parties qui ont la carte mondiale et le temps historique comme champ de jeu.

 

Bernard Lewis, sioniste notoire, est celui qui a donné naissance à l’expression « choc des civilisations » qui plait tellement aux Américains et aux sionistes européens. Il est comme Brezinski partisan de la formule qu’il a inventée depuis déjà longtemps sur la Palestine : « la création d’un État arabe palestinien sur les parties de la Palestine mandataire auxquelles Israël renoncerait ». Selon lui, l’Islam reste toutefois « l’opposition contre le processus de paix la plus puissante et la plus ancrée dans les principes, développée […] par le gouvernement iranien et ses agences ainsi que par les autres partis et organisations islamiques » qui développent une propagande antisémite plus puissante que celle basée sur le nationalisme et les races et qui puise « aux riches ressources […] de l’antisémitisme européen ».

 

Il connait parfaitement le potentiel de l’Islam et il est dommage que les Musulmans malades d’apologies ne voient qu’une reconnaissance de leur civilisation là où il y a une menace, une visée, un plan de destruction de l’embryon qui pourrait faire renaitre la civilisation musulmane : « Lorsque la puissance musulmane était à son apogée, seule une autre civilisation, la Chine, pouvait se comparer à elle par l’ampleur, la qualité et la diversité de ses réalisations. Toutefois, la civilisation chinoise restait essentiellement limitée à une aire géographique, l’Extrême-Orient, et à une famille de peuples. L’Islam, en revanche, avait créé une civilisation mondiale, pluriethnique, multiraciale, internationale, et l’on pourrait même dire transcontinentale. » . Bernard Lewis propose une solution aux musulmans : « Ce n’est qu’en renonçant à leurs griefs et à leur victimisation, en surmontant leurs querelles, en unissant leurs talents, leur énergie et leurs ressources dans un même élan créatif, que ces peuples pourront de nouveau faire du Moyen-Orient ce qu’il était dans l’Antiquité et au Moyen Âge, un haut lieu de civilisation. Le choix leur appartient. ” C’est toujours le même discours lénifiant et apologétique qui ne dit pas la réalité pensée et l’action mise en œuvre pour le monde arabe et musulman : la civilisation passe par la reconnaissance d’Israël et l’alignement sur l’Occident sinon par une guerre fratricide entre les musulmans dont un clan serait appuyé par l’Occident contre l’autre partie afin de domestiquer les « islamistes» et d’en faire des vassaux comme durant la guerre en Afghanistan contre l’Union soviétique ou des alliés contre la Chine ou contre un pays musulman qui monterait en puissance par sa technologie et son armée.

 

 Pour l’instant Qaradhawi, l’Association internationale des savants musulmans, les « Jihadistes », les gouvernants arabes et leurs opposants spécialisés dans l’oppositionnel stérile et vindicatif sont livrés pour le compte « pertes et profits » sur l’autel de la « démocratie » et du « Khalifat islamique » afin d’affaiblir le régime syrien, créer de la diversion médiatique, et  maintenir la tension psychologique sur les troupes loyalistes juste le temps de mettre en place cinq séquences diaboliques :

 

Séquence 1 : Donner le temps à la Turquie et à l’Arabie saoudite de monter une armée des pays  « islamiques » légale et légitimée par l’O.C.I qui irait renverser le régime laïc et mécréant de Bachar Al Assad. Cette armée constituée de troupes au sol serait appuyée par l’aviation de l’OTAN et l’US Navy.  Pour l’instant deux problèmes freinent ce pas fatidiques : le sommet des non-alignés à Téhéran et la position indécise et contradictoire du président égyptien Morsi qui voudrait le départ de Bachar al Assad et l’installation des Frères Musulmans, mais refuse une intervention étrangère. Sans l’Égypte, cette armée « islamique »  perdrait de sa crédibilité et de son efficacité. Bernard Lewis et  Zbigniew Brezinski se rejoignent parfaitement sur le rôle de la Turquie sunnite pilotant avec le Serviteur des Lieux saints de l’Islam une armée sunnite contre une armée chiite. Il faut espérer que l’échec du complot initial opposant Arabes et Perses se reproduise une fois de plus. Ce n’est ni Qaradhawi ni l’assemblée internationale des savants musulmans ni les Djihadistes financés par le Qatar et l’Arabie saoudite qui vont contrer ce complot.

 

Séquence 2 : Monter une coalition internationale contre l’Iran et le Hezbollah dont la force arabe ou sunnite serait  envoyée aux premières lignes. Les débordements de la guerre civile en Syrie touchent déjà le Liban où le pire est à craindre. Il faut reconnaitre que pour l’instant la majorité des confessions parviennent à contenir le feu qui risque de s’embraser et enflammer le Liban pour une autre guerre civile. Plus la pression monte sur la Syrie, le Liban  et l’Iran et plus les risques de contagion dans la région deviennent plus sérieux et plus graves touchant des pays comme la Turquie, l’Arabie saoudite. Il est de la tradition de l’Empire et du sionisme de gagner sinon de laisser derrière eux des ruines. S’ils échouent à mener des guerres victorieuses, ils parviennent à laisser des pays dévastés, des sociétés fracturées et des pays voisins en disharmonie sur de longues périodes freinant ainsi leur développement et leur capacité de faire front au nouvel ordre mondial.

Il faut être naïfs et incultes pour croire que Bachar Al Assad gêne l’Occident par sa propre personne. Je suis persuadé que s’il y avait un sunnite Frère musulman ou laïc et non un alaouite ou un nossayri au pouvoir, le scénario serait le même, car il s’agit de livrer les clés du gaz syrien, le corridor d’attaque de l’Iran, et les clés d’entrée au moyen Orient qui sont le Liban et la Syrie par l’histoire et la géographie.

 

Séquence 3 : Passer au Pakistan et obtenir son désarmement nucléaire et son démantèlement en régions ethniques dans un Sykes Picot 3 dans ces régions d’Asie musulmane après le Sykes Picot 2 dans le monde arabe. Quand on voit les attaques de drones sur le Pakistan, on est frappé par le silence de l’armée pakistanaise, mais lorsqu’on voit la riposte en Afghanistan contre les troupes américaines on se dit qu’il doit y avoir déjà une guerre ou une provocation de guerre de la part des États-Unis contre le Pakistan qui ne dit pas encore son nom, mais qui est bien réelle. Les attentats sanglants et sans cesse contre les communautés chiites au Pakistan et en Irak montrent que cette déclaration de guerre est suivie par la mise en place d’une guerre civile pour laisser l’État et l’armée divisés sur plusieurs fronts qui les poussent à une hémorragie. Pendant ce temps, l’Inde renforce son axe avec le sionisme et multiplie sa capacité de frappe balistique alors que les associations musulmanes nombreuses au Pakistan semblent impuissantes à peser sur le cours des évènements… C’est le même Wahn qui continue de sévir dans le monde musulman…

 

Séquence 4 : Appliquer la formule de deux micros états en Palestine à proximité d’Israël dont l’un, celui du Fatah, sera reconnu comme le modèle du Vatican et l’autre, celui du HAMAS, confié à l’Égypte.  Ces deux avortons vivront de l’aumône internationale, des bienfaits d’Israël et surtout reconnaitront l’Etat sioniste et se désisteront du droit au retour des réfugiés. Pour l’instant le HAMAS, en se désolidarisant de la Syrie et en optant pour une démarche pragmatique qui va sans doute lui donner une reconnaissance par les Etats-Unis et Israël, est sur la voie de la normalisation et d’un nouveau camp David à moins que les voix radicales des faucons du HAMAS imposent la charte initiale du HAMAS ou que l’Arabie saoudite, le Qatar et les Etats-Unis ne fortifient les cellules dormantes d’al Qaeda pour une guerre fratricide entre Palestiniens à Gaza faisant ainsi perdre le dernier crédit qui reste aux palestiniens sans cap ni boussole depuis déjà longtemps ou du moins depuis Oslo. Pour l’instant nous assistons à une ingratitude des Palestiniens envers les Pays qui les ont soutenus qui est aussi grotesque que leur exercice de pouvoir et d’administration et d’élection fantoche sous occupation…

 

Séquence 5 : Faire passer l’Algérie de comptoir colonial français à base coloniale américaine en disposant de ses ressources et de son armée et tout particulièrement de son aviation et de sa marine pour faire le gendarme pour le compte de l’OTAN au Sahel. Certains Algériens se réjouissent de voir le général Khaled Nezzar poursuivi par la Suisse pour « crimes contre l’humanité ». Je n’ai pas de sympathie pour lui mais j’ai de la dignité et de la considération pour moi-même et pour mon pays. Je ne pourrais pas comprendre qu’un Algérien conscient des enjeux et des menaces ne voit pas que la poursuite de Nezzar n’est pas un acte de justice ni d’amour pour l’Algérie, mais une manœuvre d’intimidation contre les chefs de l’ANP pour les amener à collaborer et pour préparer l’opposition algérienne à s’intégrer dans le « cactus arabe » visant à démanteler l’Algérie ou à l’engager dans une nouvelle guerre civile si l’ANP refuse de coopérer au-delà des limites rouges.

 

La vérité doit être dite sans passion ni colère ni ressentiment. Nous sommes musulmans et si jamais un général doit être jugé pour des fautes graves, il le sera par une justice algérienne. S’il échappe à la Justice, car celle-ci est sous son contrôle, il ne pourra pas échapper à celle du Tout Puissant. Vouloir la justice au dépens de ce qui reste comme souveraineté nationale est inadmissible. Ceci est inadmissible, car aucun pays n’a compétence juridique ni morale pour juger l’un de nous pour des problèmes entre nous. Si nous le tolérons aujourd’hui, demain nos enfants et nos petits-enfants seront de nouveau déportés et jugés selon la loi du plus fort et non selon notre droit et nos coutumes.

 

A la lumière de ce qu’on a vu en Palestine, au Liban, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie, il semble de plus en plus probable que les véritables bourreaux ne soient pas algériens, mais des agents étrangers qui n’ont non seulement aucune pitié pour nous, mais nous haïssent au point de violenter nos enfants, nos mères et nos épouses dans des conditions atroces. Enfin, il est impossible de croire que ceux qui ont mené l’Algérie à un processus « démocratique » pipé dès le début puis ont demandé son annulation et ont poussé les uns et les autres à s’entretuer puissent 20 ans après avoir de la compassion pour nous ou avoir de la considération pour les islamistes ou les nationalistes. Méfiance et vigilance. Personne ne veut faire son bilan de conscience ni l’analyse critique de son action politique ni s’engager pour un véritable changement concerté qui engage tous les Algériens sans exclusive ni exclusion alors que la situation est urgente.

 

Pour l’instant nous voyons les prémisses qui annoncent le démembrement du pays et la mise sous tutelle de son armée : la persistance chez les militaires de l’idée d’un peuple immature et inapte, la dissolution des mœurs sociales, politiques et économiques, l’absence de règles déontologiques, l’individualisme, l’absence d’unité d’orientation idéologique, les ressources nationales aux mains des multinationales, l’économie nationale livrée aux parasites privés qui sont nés dans le sillage du secteur public et de la corruption et le marché livré au marché noir et à la corruption, un fossé de plus en plus grand entre gouvernants et gouvernés, le sentiment d’impunité chez une minorité et le sentiment d’injustice chez la majorité, absence de langue nationale, absence de projet d’avenir, environnement arabe et africain en turbulence, situation intérieure explosive, visées coloniales de plus en plus affichées, intimidantes et menaçantes…

 

Conclusion

 

Ces séquences annoncent une fin de scénario pessimiste qui s’avance inexorablement et à grande vitesse à moins que la Providence divine ait un autre dessein qui nous échappe. Dans ces moments de confusion et de bouleversements imposés par les autres, car nous n’avons pas su concevoir et réaliser à temps nos changements par nous-mêmes et à notre profit, il ne s’agit pas de baisser les bras ou d’avoir une quelconque émotion, mais de tout faire et tout dire pour tenter de sauver les meubles et ne pas donner à l’Empire agonisant et à l’entité sioniste dans l’impasse une possibilité de se régénérer.

 

La gauche française à l’instar des progressistes occidentaux ont comme d’habitude failli et ne sont plus concernés par le devenir des peuples ni par la lutte anti impérialiste. Les évènements en Libye et en Syrie prouvent une de fois de plus les limites idéologiques de la gauche quand il s’agit du monde musulman.

Il ne reste à ceux qui portent la civilisation musulmane et arabe dans leurs tripes que de réagir avec patience et constance en dévoilant les complots et les enjeux.

Enfin ce n’est qu’une analyse qui montre le probable sans prétendre détenir la vérité :

 

{Il n’est pas de mise qu’Il vous Informe sur le Ghayb} Al Baqara 179

 

La vérité sur laquelle nul ne peut faire de concessions ni l’ignorer surtout s’il se réclame de l’Islam est incontestablement celle-ci et que Qaradhawi semble oublier prouvant une fois de plus que le savoir n’est pas la garantie de la probité intellectuelle ni de la guidance religieuse :

 

{Il n’appartient point à un croyant de tuer un croyant sauf par erreur.} An Nissa 92

 

{Quiconque tue un croyant intentionnellement, sa punition sera la Géhenne où il s’éternisera ; Allah le Frappera de Sa Colère, le Maudira et lui Préparera un immense châtiment.} An Nissa 93

 

En Libye, Qadhafi a tué en 40 ans près de 4000 Libyens, les Jihadistes avec l’aide de l’Otan ont tué en 4 mois plus de 40 000 libyens. Combien de musulmans seront décimés en Syrie? Combien de musulmans seront occirés par la future « armée islamique internationale » si jamais elle verrait le jour ? Pour l’instant nous savons que depuis le 11/09, dix millions de musulmans ont péri entre l’Irak, l’Afghanistan, le Nigéria, la Somalie, le Soudan… Nous savons aussi par le hadith authentique que celui qui combat sous un étendard de confusion (false flag ou fausse bannière) et s’il meurt, sa mort est celle de la Jahiliya (il meurt comme un mécréant). Nous savons par la Fatwa de Cheikh Al Ibrahimi le prédicateur de la révolution algérienne que le colonialisme et l’Islam sont antagonistes et que toute alliance avec l’impérialisme est l’œuvre de Satan :

 

« les Musulmans doivent comprendre tout ces enjeux et savoir que la vigilance la plus élémentaire leur recommande d’éprouver, par esprit d’équité et de réciprocité, pour le moins, les mêmes sentiments d’hostilité que leur ennemi éprouve envers eux. Leur allégeance loyale et leur alliance sous n’importe quelle forme envers le colonialisme, leur ennemi, est une transgression des principes sacrés de l’Islam. Celui qui accepte ou tolère la tutelle colonialiste signifie ici, qu’il a accepté de se détourner de sa religion et de faire triompher l’ennemi de sa religion sur sa propre personne, sa génération, son peuple et sa patrie. »

 

Dans le prolongement de mes analyses sur les révolutions en Tunisie et en Egypte j’ai écris deux livres  » Le dilemme arabe et les 10 commandements US » et « Islamophobie : Deus Machina » pour montrer, selon ma propre évaluation de la situation du monde musulman et ma propre grille de lecture des révoltes arabes, que nous allons assister à des arrangements d’appareils bureaucratiques avec l’impérialisme pour d’une part confisquer les révolutions populaires en Tunisie et en Egypte et d’autre part semer le chaos en Syrie et en Libye. L’ingénierie et la prospective américaine allaient disloquer les mentalités collectives, les géographies, les économies et l’histoire commune du monde musulman pour empêcher toute évolution dans le monde musulman et en particulier tout rapprochement avec l’Iran et toute consolidation et élargissement de l’axe de résistance. Par ailleurs le complexe de renseignement et de psychologie sociale de la CIA et des experts de la géopolitique allaient donner un contenu militaire à l’Islamophobie pour faire de la méfiance des occidentaux envers les Musulmans et de la défiance des musulmans entre eux un champ explosif faisant sauter l’islam politique avant qu’il ne parvienne à maturité civilisationnelle. Avec la mise en scène des Jihadistes, d’al Jazira et de Qaradawi, ils ont réussi à dévoyer le projet islamique et à stopper la dynamique de changement.

 

Maintenant ils passent à la récolte des fruits : créer une armée « islamique » agissant pour le compte de l’OTAN… Entre la coupe et les lèvres il y a la Syrie et Damas. L’autre récolte est celle que j’avais évoqué dans ces deux livres : Profiter des erreurs stratégiques de Qaradhawi prisonnier de sa mégalomanie , de sa sénilité et sans doute  la taupe qui s’est infiltrée  dans son entourage et l’a manipulé pour détruire l’association internationale des savants musulmans dont son président était antisioniste et militant acharné de la résistance palestinienne. Nous voyons déjà les dégâts : des sites alimentés de Syrie le traitent déjà d’agent du Mossad, ce qui est une exagération et un mensonge sans preuve. Plus tard les Islamophobes comme Daniel Pipes vont exploiter sa Fatwa autorisant l’assassinat de Kadhafi pour salir les savants musulmans qui n’ont pas eu le courage et l’intelligence de mettre fin à la dérive guerrière de Qaradhawi et à son écart flagrant de la Sunna du Prophète (saws). Laurence d’Arabie, Brezinski, Lewis, BHL, Daniel Pipes et consort surfent sur notre insenséisme et notre vanité.

 

http://liberation-opprimes.net

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...