vendredi 29 juin 2012

Supercherie vaccinale de Merck exposée par deux de ses virologistes ; selon le procès, la compagnie falsifie les résultats d'efficacité du vaccin des oreillons depuis plus de dix ans

 

Mike Adams

 

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Natural News, Mike Adams, 28 juin, 2012

 

      Nouvelle-choc : Selon deux chercheurs de Merck qui ont déposé en 2010 une plainte en vertu du False Claims Act [loi sur les fausses déclarations] – plainte qui vient d’être décachetée juste maintenant –, le fabricant de vaccin Merck a sciemment falsifié les données de ses essais sur le vaccin des oreillons, trafiqué les échantillons sanguins avec des anticorps d'origine animale, vendu un vaccin qui, en réalité, favorise les épidémies d’oreillons et de rougeole, et arnaqué les gouvernements et les consommateurs qui achètent le vaccin en pensant qu’il est « efficace à 95% ».

 

      La plainte contre Merck est ici :

www.naturalnews.com/gallery/documents/Merck-False-Claims-Act.pdf

     

Selon Stephen Krahling et Joan Wlochowski, deux anciens virologistes de Merck, la compagnie Merck s’est adonnée intégralement aux agissements suivants :

 

  • Merck a sciemment falsifié les résultats de ses essais du vaccin des oreillons afin de fabriquer un « taux d'efficacité de 95% ».

 

  • Pour ce faire, Merck a trafiqué les échantillons sanguins avec des anticorps d’animaux afin de gonfler artificiellement l'apparition d'anticorps dans le système immunitaire. Comme l’a rapporté CourthouseNews.com :
    Merck a aussi ajouté des anticorps d'origine animale à des échantillons de sang pour obtenir des résultats de tests plus favorables, bien qu’il sût que le système immunitaire humain ne produirait jamais ce genre d’anticorps, et que les anticorps créaient un scénario de test de laboratoire qui, selon la plainte, « ne correspond en aucune manière à la vie réelle, n’est pas en corrélation avec elle, ou ne représente pas... la neutralisation des virus chez les personnes vaccinées ».

 

  • Merck a ensuite utilisé les résultats falsifiés du test pour escroquer le gouvernement de Zunie de « centaines de millions de dollars pour un vaccin ne conférant aucune immunisation adéquate. »

 

  • Faisant que plus d'enfants ont été infectés par les oreillons, le vaccin frauduleux de Merck a en réalité contribué à pérenniser les oreillons en Amérique. (Ça alors ! Vraiment ? C'est ce que Natural News rapporte depuis des années... les vaccins sont en réalité élaborés pour maintenir le cours des épidémies, car c'est vachement chouette pour perpétuer le business !)

 

  • Merck a utilisé sa fausse allégation du « 95 pour cent d'efficacité » pour monopoliser le marché des vaccins et éliminer tout concurrent possible.

 

  • Selon les virologistes de Merck, la supercherie vaccinale de Merck a cours depuis la fin des années 1990.

 

  • Le vaccin de Merck n'a jamais été testé contre le virus des oreillons dans le « monde réel », en pleine nature. Au lieu de cela, les résultats des tests ont tout simplement été falsifiés afin d’obtenir le résultat souhaité.

 

  • Cette tromperie a été entièrement mise en place « en toute connaissance de l'autorité et avec l'approbation de la haute direction de Merck. »

 

  • Selon les documents du tribunal (voir ci-dessous), les scientifiques de Merck « étaient témoins de la falsification abusive des tests et des données dans laquelle s’est engagé Merck pour gonfler artificiellement les conclusions sur l'efficacité du vaccin. »

 

Le gouvernement zunien a choisi d'ignorer la plainte de 2010 en vertu du False Claims Act !

 

      Plutôt que prendre des mesures concernant cette plainte, le gouvernement de Zunie l’a tout simplement ignorée, protégeant ainsi le monopole de marché de Merck, au lieu de servir correctement la justice. Cela démontre l’existence du complot de l’association de malfaiteurs entre gouvernement de Zunie, régulateurs de la FDA et industrie du vaccin.

CE QUE FUT LA COLONISATION (9) : L'œuvre positive de l'Algérie envers la France


«Lorsqu'on voit ce que l'occupation allemande a fait comme ravage dans l'esprit français, on peut deviner ce que l'occupation française a pu faire en cent trente ans en Algérie.»

 

Jean Daniel «Le temps qui reste» 1972


Prof.émeri. Chems Eddine Chitour

 

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Cette phrase résume à elle seule la tragédie de la colonisation. En réponse au négationnisme des «nostalgériques» quant à la clochardisation de la société algérienne, pour reprendre une expression de Germaine Tillon, nous voulons dans cette contribution, rapporter en honnête courtier, montrer que la colonisation française ne fut pas un long fleuve tranquille. Nous allons dans un premier temps décrire l'apport de l'Algérie pour le rayonnement des occupants pendant plus de deux mille ans.

 

Tout au long de ces 132 ans, l'œuvre coloniale ne fut pas positive car le fameux bréviaire décliné de toutes les façons possibles - Mise en valeur des territoires, diffusion de l'enseignement, fondation d'une médecine moderne, créations d'institutions administratives et juridiques, bref, les traces de cette œuvre incontestable à laquelle la présence française a contribué - eurent lieu certes, mais ne profitèrent objectivement qu'à la population européenne et à la métropole, car il faut savoir que pour son malheur, l'Algérie n'eut pas d'industrie, elle fut pourvoyeuse de matières premières (blé, agrumes, liège, minerais, alfa, vin, dattes...) et bien plus tard en pétrole qui a financé une partie des frais de la «pacification» en Algérie à partir de la mise en production de Hassi Messaoud.

 

Certes, nous l'avons écrit, à titre individuel des instituteurs, des médecins, des Européens admirables tentèrent d'alléger les souffrances des Algériens, mais ils furent, en petit nombre. Nous leur serons à jamais reconnaissants. Les rares Algériens instruits furent selon la belle expression de Jean El Mouhoub Amrouche, des voleurs de feu. Moins d'un millier d'Algériens formés en 132 ans, cela explique, les errements de l'Algérie après 1962.

 

L'œuvre positive de l'Algérie à travers l'histoire

 

Tout au long de son histoire, l'Algérie eut affaire à des envahisseurs successifs qu'elle a successivement boutés ou absorbés. Ce fut le cas des Phéniciens qui établirent sur les côtes et qui furent des marchands entretenant le commerce avec les autochtones et ceci pendant près de sept siècles après que Didon ait foulé le sol de l'Afrique à Carthage. Ce fut ensuite la période romaine. L'œuvre «positive» de la colonisation romaine dura six siècles depuis la troisième guerre punique en 148 avant J.-C. Réciproquement, l'Algérie contribua au rayonnement d'abord par ses hommes de théâtre (Apulée, Lactance, Fronton...Térence) et ses hommes d'Eglise avec plus de 700 évêchés entre ceux des Donatistes et ceux de l'Eglise officielle représentée par l'un des pères de l'Eglise que fut saint Augustin. Pour le Christianisme, l'apport de saint Augustin dans la mise en place du canon romain. C'est dire si cette œuvre ne fut pas positive pour la chrétienté.

 

De plus, Rome fit de l'Algérie son grenier à blé que le colonisateur français n'eut aucune peine à exploiter... Au bout de six siècles, la présence romaine est de nos jours attestée par l'architecture libyco-romaine qui a une spécificité. Elle est encore toujours actuelle, fait l'objet d'un tourisme plus de 16 siècles après. Les autres invasions subies par l'Algérie n'eurent pas autant de dégâts que l'invasion coloniale du fait peut-être de sa proximité.

 

Après l'arrivée des Arabes et l'islamisation de l'Algérie, des royaumes aux fortunes diverses virent le jour. L'avènement des Turcs, dont la présence se fit sur plus de trois siècles, il faut attester que les Turcs - exception faite de Kheïr Eddine qui fut à des degrés divers le fondateur de l'Etat algérien moderne en affermissant ses frontières à l'est et à l'ouest- ne furent pas des bâtisseurs, exception faite de la construction de mosquées qui furent de fait, des catalyseurs voire des stabilisateurs de leur occupation. Ils se contentaient de collecter l'impôt avec des modus vivendi avec les tribus rebelles, notamment en Kabylie.

 

La seule grande réalisation à ma connaissance, outre quelques palais pour les deys, les beys, fut la construction du pont de Constantine sous le règne de Salah Bey. L'Algérie - La Régence d'Alger - fut cependant très respectée par tous les pays, qui payaient pour la plupart des tributs pour naviguer en Méditerranée. La Régence sauva la Révolution française - assaillie de toutes parts par les royautés européennes - en lui envoyant du blé; cette créance ne fut jamais payée. Mieux, elle donna prétexte à l'invasion coloniale!!! Cependant, il n'y eut pas ces exactions, meurtres par milliers, tentatives d'extermination que nous avons connus avec l'invasion française.

 

Le devoir d'inventaire de la reconnaissance de l’œuvre algérienne pour la France

 

Après la conquête brutale, la politique du talon de fer du sabre, et avant celle du goupillon, ce fut la curée, imaginez la Casbah dont le trésor fut évalué à plus de 200 millions francs or, pillé par une armée où chacun eut sa part proportionnellement à son grade. Tout fut bon pour être arraché à ses propriétaires, une née d’agioteurs mit en coupe réglée une Algérie ouverte à tout vents. On dit que le maréchal Clauzel voulut, en vain, démonter l'arc de Triomphe de Djemila et l’envoyer à Paris enrichir le patrimoine. Ce fait est symptomatique de tout le butin que renferment les musées de France et de Navarre qu'il faudra bien un jour restituer au même titre que les restes mortuaires notamment des crânes des révolutionnaires algériens tels que Boubaghla qui font l'objet d'un voyeurisme malsain des touristes et des Parisiens en mal de sensation forte et ceci depuis l'initiative de Geoffroy de Saint Hilaire qui, pour lutter contre le spleen des Parisiens, leur offrit à voir dans des cages les sujets de l'Empire Ce furent les zoos humains qui fleurirent d'ailleurs partout en Europe consacrant la supériorité de l'homme blanc qui regarde l'Autre encagé. Ceci dura pendant plus de Soixante dix ans jusqu’au célébrations du centenaire de la colonisation

 

Dans le même ordre du voyeurisme, il a fallu plus d'un siècle et demi grâce à la détermination de Nelson Mandela pour que la Venus Hottentote -une personne souffrant d'une difformité physique- soit restituée à sa tribu et enterrée pieusement sur la terre de ses ancêtres en Afrique du Sud.

 

Nous allons brièvement rappeler quelques faits indéniables connus et insuffisamment reconnus voire niés par la France envers les sujets de l'Empire. Pascal Blanchard écrit:

«Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd'hui un véritable enjeu de mémoire au cœur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. Ces derniers ont contribué à sortir de l'oubli des milliers d'hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus. Il reste que l'image du tirailleur libérateur de la France occupée ne permet pas d'appréhender, dans toute sa complexité, l'histoire des troupes coloniales.»(1).

Quel projet de société au XXIe siècle après la victoire de Morsi ?


«Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple»

 

Bertold Brecht


Prof. Chems Eddine Chitour

 

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Que se passe-t-il en Egypte? Voilà un pays en proie aux démons de la division mettant les Egyptiens devant ce cruel dilemme. Doivent-ils choisir entre la peste du Conseil militaire ou le choléra des Frères musulmans qui, pour l'histoire, ont toujours fleuri à l'ombre du Raïs à commencer par Anouar el Sadate qui les a introduits dans le jeu politique pour détruire ce qui restait du nassérisme. Les militaires en Egypte, c'est une institution qui a perdu régulièrement tous les conflits avec Israël mais qui présente de réelles compétences pour brimer le peuple. De plus, le Complexe militaro-industriel est une réalité et un vrai pouvoir économique connu, reconnu et admis. On croit vivre un conflit à l'algérienne avec l'arrêt du processus du 26 décembre 1991. Vingt ans après, le Conseil militaire fait mieux. Plusieurs mois après l'élection de la chambre des députés dominée par les Frères musulmans, il décide de dissoudre l'Assemblée bafouant du même coup la volonté du peuple qui, quoi qu'on pense, a voté pour les islamistes. Nous allons décrire le feuilleton des évènements qui se sont précipités pour aboutir en définitive à l’élection de Mohamed Morsi

 

«Alors que des dizaines de milliers d'Egyptiens, écrit Hacène Ouali, manifestaient sur la place Tahrir et dans d'autres villes du pays contre «le coup d'Etat de l'armée», le Conseil militaire, au pouvoir depuis la chute de Moubarak, est sorti de son «bunker» pour brandir la menace contre «ceux qui veulent déstabiliser le pays». Tout en garantissant respecter le droit de manifester pacifiquement, le Conseil militaire a appelé «toutes les parties à éviter toute action qui mettrait en danger la sécurité du pays», auquel cas il agirait «avec la plus grande fermeté». Le Csfa a vertement attaqué le candidat des Frères musulmans à la présidentielle, Mohamed Morsi, en lui faisant porter la responsabilité «des divisions et de la confusion» dans la rue égyptienne. Accusés d'avoir fomenté un coup d'Etat institutionnel et de velléités de se maintenir au pouvoir, les militaires signifient que «ce qui est émis du Conseil militaire est dicté par notre conscience de l'intérêt du pays et la déclaration constitutionnelle complémentaire est imposée par les impératifs de gestion des affaires du pays en cette période critique». Les militaires finissent leur communiqué avec une phrase lourde de sens... et de conséquences: «Nous mettons en garde contre le non-respect de la légalité.» Le maréchal Hussein Tantaoui (président du Csfa) et son cartel de généraux risquent-ils le même sort? En tout cas, les manifestants ne jurent que par le départ de l'armée du pouvoir afin de permettre enfin «à Mohamed Morsi de présider aux destinées du pays». «Moch ha nemchi, howa yemchi» (nous ne partirons pas, c'est à lui (Tantaoui) de partir) (1)

 

Un coup d'Etat scientifique?

 

Ahmed Bensaâda nous explique la genèse de ce coup d'Etat qui était prévisible, selon lui: «D'un banal et assez quelconque lieu continuellement bondé d'autobus et de vendeurs en tous genres, la place Tahrir s'est métamorphosée, l'espace d'un «printemps» hivernal, en épicentre de l'effervescence sociale «démocratisante» de l'Égypte. Les différentes manifestations populaires qui s'y sont déroulées début 2011 ont démontré que l'idéologie de résistance non violente, théorisée par Gene Sharp, jumelée à une application pratique des concepts, acquise grâce aux formations du «Center for Applied Non Violent Action and Strategies» (Canvas, Belgrade) est d'une redoutable efficacité dans la déstabilisation des régimes autocratiques [1]....) Tiraillé entre l'état religieux de Morsi et l'Etat militaire de Chafik et arbitré par un camp «révolutionnaire» surfant sur une démocratie «de circonstance», l'avenir politique de l'Égypte est voué à d'évidentes dissensions.(2)

 

«Selon le Conseil, ces résultats non officiels ont causé des tensions dans la rue, le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi et l'ex-Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmed Chafiq, ayant déjà proclamé chacun leur victoire à la présidentielle avant l'annonce officielle de la Haute Commission électorale. Le Csfa a, en outre, appelé au respect de la justice, rappelant que les décisions prises par le pouvoir judiciaire, «doivent être exécutées et toute entrave sera punie par la loi». La Haute Cour constitutionnelle en Egypte avait invalidé le 14 juin l'Assemblée du peuple dominée par les islamistes pour un vice dans la loi qui a régi son élection. La chambre a ensuite été dissoute par le Csfa qui a pris des dispositions lui permettant d'assumer le pouvoir législatif. Cette dissolution a été condamnée par les Frères musulmans comme un «coup d'Etat».

Les Frères musulmans égyptiens ont menacé le pouvoir militaire d'une «confrontation» avec le peuple si leur candidat Mohamed Morsi n'était pas reconnu vainqueur de la présidentielle.

 

«Le candidat Morsi et probable futur président de la République, pense Hacène Ouali, a appelé à «remettre le pouvoir à une autorité civile choisie avec la volonté libre des Egyptiens». Il a réaffirmé par la même occasion son attachement à une Egypte «libre, civile, démocratique, constitutionnelle et moderne». Il a également mis en garde contre «la manipulation des résultats des élections qui devraient être annoncés le plus tôt possible». «Des résultats prévus et nous ne permettrons pas de les manipuler», a-t-il menacé. Mohamed Morsi dit rejeter les mesures prises récemment par le Csfa: «Nous exprimons notre rejet de la dissolution du Parlement et l'élargissement des pouvoirs de la police militaire, tout comme nous refusons la déclaration constitutionnelle complémentaire dans une période critique que traverse le pays. En somme, l'Egypte, qui vit les heures les plus longues et les plus dangereuses de sa transition vers la démocratie, attend toujours son nouveau président. La commission électorale devrait rendre son verdict aujourd'hui ou demain. Une victoire de Morsi pourrait calmer les ardeurs des Egyptiens, mais donner les clés de la Présidence au général Chafik plongerait le pays dans un chaos certain.»(1)

 

Pour Lahcène Senhadji, ce coup d'Etat était prévisible Il écrit: «Edmund Burke, théoricien britannique critique de la Révolution française de 1789, prédisait jadis à qui voulait l'entendre que cet évènement allait déboucher sur une prise de pouvoir de l'Armée. Une prédiction qui prit tout son sens lorsque suite à la dictature de la Terreur, le général Bonaparte profita de l'instabilité qui caractérisait la période postrévolutionnaire pour s'emparer du pouvoir et succéder à la tyrannie oligarchique des révolutionnaires. L'Egypte, que l'on pensait acquise aux Frères musulmans dont l'accession au pouvoir a été financée par le désormais bras droit des Etats-Unis dans le Monde arabe, à savoir le Qatar, a subi ces derniers jours un revirement de situation, ou plus précisément une reprise de contrôle de la part des militaires au pouvoir depuis l'éviction de Moubarak en février 2011. (...) Les militaires au pouvoir ont ensuite dissout l'Assemblée samedi sur la base d'une décision de justice invalidant le mode de scrutin des législatives tenues de novembre à janvier derniers. Une façon donc pour l'Armée de remettre à plat la domination islamiste à l'Assemblée acquise par les Frères musulmans et les salafistes, et de récupérer le pouvoir législatif à son compte au moins jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée prévue pour la fin de l'année».(3)

 

«Ainsi, bien que ces décisions aient clairement pour but d'enrayer la machine islamiste en vue des élections, il est désormais clair que quel que soit le futur chef de l'Etat, toute décision prise par Morsi ou Chafiq devra être approuvée par les militaires, qui s'emparent donc de la démocratie et ce jusqu'à ce qu'une nouvelle assemblée soit élue.Un coup d'Etat militaire en somme, qui a de suite entrainé la «profonde inquiétude» des Etats-Unis qui ont demandé à la junte militaire au pouvoir le transfert comme promis de «l'intégralité du pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu». La lutte fait donc rage entre des militaires qui ont décidé de reprendre le pouvoir à leur compte et les Etats-Unis qui tablaient depuis des mois sur l'accession au pouvoir des Frères musulmans, après leur succès aux élections législatives. Et le perdant, comme souvent, n'est autre que le peuple égyptien, qui misait tous ses espoirs sur une révolution qui aura fait des milliers de morts. Morts pour rien diront certains»...(3)

 

Dans ces conditions, l'armée n'a fait que récupérer la donne: «Le président dans les urnes, les compétences chez les militaires», titre le quotidien cairote. Les Frères musulmans revendiquent la victoire de leur candidat Mohamed Morsi, mais, dans le camp d'Ahmed Chafik, on annonce que celui-ci sera in fine déclaré vainqueur. Le 17 juin, en plein décompte des voix, le Conseil suprême des armées s'est attribué de larges pouvoirs, dont celui de nommer la commission chargée de rédiger la future Constitution. Il prévoit de nouvelles élections pour le Parlement, récemment dissout, dans cinq mois.»(4)

 

L'histoire rapide des ingérences occidentales

 

Pour rappel, l'Egypte est surtout connue pour la splendeur de la civilisation pharaonique qui y a régné plusieurs centaines de siècles. Au XIXe siècle, l'Egypte de Mehemet Ali n'eut jamais de répit. Deux puissances se disputaient l'hégémonie sur l'Egypte, l'Angleterre et la France. Après l'expédition d'Egypte de Bonaparte, ce fut la bataille d'Aboukir qui fit que l'Egypte bascula dans la sphère anglaise comme relais important de l'Empire britannique naissant sur la route des Indes. Graduellement, une armée de scientifiques européens (anglais français mais aussi allemands et italiens) ceux que l'on appela plus tard les orientalistes, s'évertuait à décortiquer cet Orient mystérieux et rebelle à la «civilisation occidentale». Les aspects économiques ne furent pas étrangers à ces expéditions.

 

L'Empire ottoman, «l'homme malade de l'Europe», perdit graduellement toutes ses provinces. La bataille de Navarin en 1827 sonna le glas de l'Empire. Les puissances européennes n'eurent de cesse d'intervenir comme maintenant dans les affaires internes des Etats. L'Empire ottoman se vit imposer un «moutassarif» chrétien, pour veiller sur les chrétiens, minorités devenues la cause européenne. Pourtant, Mehemet Ali voulut propulser son pays dans la modernité. Cependant, les docteurs d'El Azhar ne l'aidèrent pas, pire, ils combattirent toute velléité de modernisme, le cas le plus symptomatique fut l'introduction de l'imprimerie.

 

Bien plus tard après la défaite de l'Allemagne, l'Empire ottoman fut dépecé en 1923 donnant lieu à des indépendances avec les faux accords de Sykes-Picot négociés avant la fin de la guerre. La Syrie tomba dans l'escarcelle de la France avec la création d'un pays chrétien soustrait à la Grande Syrie, l'Irak alla aux Anglais, l'Egypte eut une indépendance formelle avec les Anglais qui l'occupèrent dans les faits. Notamment, avec la compagnie du Canal de Suez, multinationale dirons-nous aujourd'hui, qui amena une autre guerre en 1956 que l'Egypte perdit. Ce fut aussi en 1917 que le malheur des Arabes prit forme avec la Déclaration Balfour qui donna au lieu et place des Arabes palestiniens un foyer aux juifs de la diaspora

 

 

Où en sommes-nous aujourd'hui?

 

Malgré les rodomontades, l'Egypte «Oum Eddounia» incanté par les pouvoirs successifs, est un concept creux. Le passage de Nasser avait donné un moment l'illusion d'un nationalisme arabe. Un pays de 80 millions d'habitants riche de sa diversité, de son histoire, de sa jeunesse, est en panne. Les deux projets de société que l'on veut lui imposer ne l'arrangent pas. Car qu'on le veuille ou non, les Frères musulmans qui existent depuis près d'un siècle, n'ont jamais constitué une alternative crédible. Le pouvoir militaire avec une armée pléthorique, avec une armée qui ne fait plus la guerre, si ce n'est à son peuple, est dépendante des Américains. Moubarak a laminé toute alternative au pouvoir se présentant, on s'en souvient, comme le garant de la stabilité au Moyen-Orient. C'est moi ou l'Algérie clamait-il à qui voulait l'entendre. Les Occidentaux ont compris que le règne de leur nervi était fini, la Révolution Facebook qui n'a surpris que les naïfs,bien mise en œuvre dans les officines étrangères, donna l'illusion à la la jeunesse égyptienne qu'elle allait être libre, que l'alternative était à portée de main et que l'Egypte allait donner du travail aux jeunes.

 

Cruelle erreur, l'Occident sentant que la carte Moubarak avait fait son temps, comme celle du Shah d'Iran à l'époque de Saddam, d'El Gueddafi, de Ben Ali, changea de fusil d'épaule; il ne voulut pas du chaos, il donna une légitimité au Conseil militaire pour ramener l'ordre, calma les Frères musulmans par Qatar interposé et s'assura que les accords israélo-égyptiens ne seraient pas remis en cause. Les deux camps ayant donné leur accord, il faut bien mériter l'aumône de 3 milliards de dollars,

 

La victoire de Mohamed Morsi est une première. Près d’un siècle après la fondation du mouvement des Frères musulmans le pouvoir leur appartient. Une fois de plus l’Occident relativise cette victoire en parlant des islamistes sous entendu des hommes réactionnaires qui ont mis le cap sur l’hégire. On ne parle pas dans les mêmes termes des démocrates chrétiens qui sont des « christianistes » pour utiliser la même terminologie dans la même veine « qu’ islamistes ». Quand Angela Merkel fille chimiste de formation d’un pasteur se dit démocrate chrétienne personne ne saute au plafond. L docteur Morsi est une personnalité du monde scientifique , ingénieur titulaire d’un PHD de l’université américaine de South California il a travaillé aux Etats-Unis pour la Nasa, en ayant notamment participé au programme endehavour. De retour en Egypte il prend un titre de professeur à l’université, ce n’est donc pas un musulman sanguinaire le couteau entre les dents qui va diriger l’Egypte.

 

Il faut espérer que le président Morsi aura pas les coudées franches. C’est une expérience qui peut faire exemple, il n’est que d’entendre le premier discours de Morsi à l’annonce des résultats, il a parlé de démocratie avec des références nombreuses à l’Islam ne terme de générosité d’empathie, de solidarité pour sortir l’Egypte de l’ornière. Ce qu’il y a de sûr c’est que le regard du président Morsi concernant la science et le savoir sera très pertinent en tant que scientifique il sait que seul le savoir peut permettre une réelle indépendance. Beaucoup d’espoirs donc les jeunes qui ont réussi à déboulonner Moubarek, attendent beaucoup du futur

 

Par delà les contorsions et les alliances tout azimut des Frères musulmans depuis leur fondation par Hassan El Benna, notamment avec l’Occident, ce qui se passe en Egypte est peut être un tournant. L'Occident devrait donner une chance à l’Egypte. Cependant ne soyons pas naïfs il n’est passé dans l’intérêt de l’Occident que le projet de société d’un Islam du XXIe siècle qui réhabilite la science, comme c’est le cas dans certains pays musulmans non arabes dont la croissance est à deux chiffres comme la Malaisie, la Turquie, réussisse. Pourtant au même titre que l’Algérie au Maghreb, l’Egypte au Moyen Orient a un rôle stabilisateur dans cette région chargée d’histoires En le laissant traduire sa révolution dans les faits, l’Occident miserait pour une fois pour la paix du monde. Sinon à Dieu ne plaise du fait des ingérences directes et indirectes, «Le printemps arabe fera pschitt» pour reprendre une expression de Jacques Chirac. Ainsi va le monde.

 


1.Hacène Ouali L'armée face aux Frères musulmans: Egypte El Watan 23 06 2012

 

2.Ahmed Bensaâda La place Tahrir et sa démocratie http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31406

 

3.L.Senhaji http://www.legrandsoir.info/ egypte-de-la-revolution-a-la-dictature-militaire.html

 

4. Morsi, un futur président sans compétences? 18.06.2012 | Al-Shourouk


 

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

http://www.alterinfo.net

jeudi 28 juin 2012

Facebook, instrument de l’impérialisme 2.0

Réseau Voltaire

 
Promu comme l’instrument de la « révolution » par les régimes occidentaux, la réalité du site communautaire Facebook est toute autre pour ceux qui sont du mauvais côté de la « démocratie ».
En effet, la plateforme relaie depuis plusieurs semaines des pages appelant au lynchage et à l’assassinat de citoyens et des fonctionnaire syriens, accusés d’être favorables à leur gouvernement qualifié de « sanguinaire ».
Ainsi la page anti shabiha invite à envoyer les coordonnées et les descriptions complètes de ces personnes, considérées par les auteurs de la page comme des « ennemis de Dieu ».
  • Connaissez-vous des gens proches de fonctionnaires, de soldats ou qui sont membres de leur famille ?
  • Pouvez-vous fournir photos, identité complète, téléphone, lieu de résidence, collègues de travail, identité des enfants ?
La délation et les menaces ne se limitent pas aux fonctionnaires et à l’armée. Tous les citoyens patriotes sont visés. Ainsi la page fournit une liste de personnes à exécuter comprenant entre autre le maire d’une commune, l’entraineur d’une équipe de sport, des restaurateurs et des commerçants. Les responsables de l’« ONG » (sic) fournissent aussi photos et adresses de personne accusées d’avoir manifesté en faveur du gouvernement ou d’arborer des tee-shirts favorables au président Assad.

Les miliciens de l’ASL et les médias occidentaux et du Golfe justifient cette politique de terreur en qualifiant les victimes de shabiha, c’est-à-dire de « miliciens pro-régime », ouvrant ainsi la possibilité d’éliminer arbitrairement tout Syrien soutenant son pays face à l’agression étrangère ou soutenant son gouvernement [1].
En absence de textes pertinents dans le droit international, la multinationale de la Silicon Valley et ses dirigeants ne risquent absolument rien en permettant la diffusion de tels appels au meurtre. Cependant, Facebook peu désormais être considéré comme un « média de la haine », au sens donné par l’Unesco à cette expression.
Dans le passé, la secrétaire d’État étasunienne Hillary Clinton s’est publiquement félicitée du rôle joué par Facebook dans les changements de régimes du printemps « arabe », en Égypte, en Tunisie et en Libye.
Son fondateur Mark Zuckerberg était notamment l’un des participants de la conférence 2011 du groupe de Bilderberg, le club de relations publiques de l’OTAN [2].
Le jeune milliardaire fut aussi l’un des convives ultra-vip du diner grandiose organisé en l’honneur de Shimon Perez à Washington lors de sa réception de la « Médaille de la Liberté » le 13 juin dernier.

Euro… Euros… Euréka !


Par Menthalo
 
Le Premier Ministre grec à l'hôpital pour un décollement de la rétine ... S'est il pris un pain par l'un de ceux à qui il a dit : "qu'ils mangent de la brioche !" ?
Le Ministre des Finances grec à l'hôpital pour de violentes douleurs intestinales ? C'est empoisonnant !
Goldman Sachs utiliserait donc aussi des techniques empruntées aux Borgia ? Très efficaces apparemment, puisqu'après moins d'une semaine de fonction, ce banquier privé démissionne.
Monti le technocrate menace de donner sa démission à quelques heures du sommet de la dernière chance. Non ?
Soros, qui, il y a 3 mois semaines, donnait 3 mois à Merkel pour sauver l'Euro, ne lui donne plus que 3 jours.
Heureusement, ce matin, un cri a retenti sous les lambris doré de l'Elysée:
€uréka ! s'est écrié François Hollande ce matin en jaillissant nu de sa baignoire.
Eh oui ! Notre Président a des lettres et quelques notions de grec antique. Depuis Archimède, tout le monde sait que Euréka veut dire "je sors" ... sous-entendu de ce bouillon dans lequel je patauge depuis assez longtemps. J'en ai la peau des doigts toute fripée. Curieusement, alors même qu'il sort de l'eau, Françounet a pris une décision: "je me mouille".

L'idée géniale de Françounet au saut du lit, probablement insufflée par quelque génie de la finance alors qu'il reposait dans les bras de Morphée ou de Valérie, tient effectivement en un mot: "Euréka" "J'ai trouvé", "Je sors", "le sort en est jeté", "Aléa Jacta Est" ...

Eh oui ! Notre président a des lettres et quelques notions de latin aussi..
Vous Souvenez vous que dés son entrée en fonction, pour montrer l'exemple, notre Président avait diminué sa rémunération de 30% ? ... et que dés la constitution de son gouvernement, il avait diminué les émoluments de ses ministres de 30% ? et que France 2 et France 3 nous passaient des reportages sur le maire de Trifouilly-les-fougères qui suivant ce bel exemple, avait amputé les subventions de la mairie au club de foot et au Bingo des grand-mères de 30% ? Chiffre magique !
Saint François déchirant son manteau pour le donner aux pauvres banquiers. Voilà le nouveau catéchisme. Dans la communauté déchirée, notre leader charismatique veut faire son concile de trente.
Trente ?

Allez, on sort de l'Euro un vendredi à minuit, on se réveille le lundi en Euros ou en Eurof.
Euros ? Oui, tout simple, on rajoute un petit "s", pour Euro-Sud ou un petit "f" pour Euro-Franc.
Pas vu, pas pris, je t'embrouille..

Nos chers électeurs, qui n'ont pas voté pour moi, je le sais, mais contre "lui";; n'y verront que du feu. Vendredi, ils avaient 10.000 € sur leur compte en banque. Lundi, tout pareil, ils auront 10.000 Euros ou 10.000 Eurof.
Et dans le week-end, l'EuroS ou l'EuroF aura dévalué de 30% par rapport au Dollar ou à l'Or.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole (abiotique)… Addition au dossier… (Dr. J.F. Kenney)


Cette traduction est une addition à notre dossier sur l’origine abiotique profonde (non biologique) du pétrole et de tout hydrocarbure plus lourd que le méthane, synthétisée dans la théorie russo-ukrainienne de l’origine abiotique profonde des produits pétroliers.
Vous pouvez consultez le dossier complet ici: Origine abiotique du pétrole
– Résistance 71 –

 


La fraude concernant la prétendue génération spontanée de pétrole à basse pression
Professeur J.F. Kenney
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
De tous les mensonges qui ont été dits pour défendre la notion infantile d’une origine biologique du pétrole (OBP), aucun n’est plus évident que les affirmations prétendant que “la génération spontanée de pétrole provenant de matière organique à basses pressions a été démontrée en laboratoire.” De telles affirnations sont entièrement frauduleuses, sans aucune exception.

Il n’y a jamais eu d’observation d’une génération spontanée de pétrole naturel sous sa forme brute provenant de matière organique se transformant à basses pressions dans aucun laboratoire que ce soit, nulle part, jamais.

Typiquement, ces mensonges sont proférés sans jamais offrir l’ombre d’une démonstration ou d’une preuve légitime que de tels faits extraordinaires se soient produits. De fait, quiconque entend parler de ce types d’affirmations devrait immédiatement demander des preuves tangibles.

Il y a eu des articles publiés de temps en temps clâmant rapporter la démonstration de la “création” de pétrole brut à partir de détritus biologiques en laboratoire. Aucun de ces articles n’a jamais été publié dans le Journal of Chemical Physics ou le Physical Review ou aucun autre journal de référence de l’American Physical Society. Cette absence de publicaion dans des journaux scientifiques sérieux est très importante, puisque la génèse spontanée de pétrole est un processus chimique qui implique fondamentalement la discipline de la physique de la théorie sur la stabilité thermodynamique chimique. Un tel processus n’implique pas l’aspect de la roche, sa texture ou sa couleur ou sa qualité, ce n’est pas un problème de géologie.
Les quelques articles clâmant la génération spontanée de pétrole en laboratoire à basses pressions, ont été publiés dans des publications de seconde zone, à la réputation scientifique modeste, qui souvent impliquent dans leur titre des Géo-Ceci ou Géo-cela. Le personnel de Gas Resources Corporation a examiné en détail de tels articles, venus à l’attention du public ces vingt dernières années. Tous, sans exception ont été qualifiés de fraude.

De tels articles qui prétendent démontrer la génération spontanée de pétrole brut à basse pression, provenant de matière organique, tombent en général dans l’une de ces trois catégories. Les rapports frauduleux de ces trois catégories peuvent être décrits comme suit:

L’histoire complète de la chute du F4 turc

Un officier de la marine syrienne a révélé au site Syria Politic, les dessous de la chute du F4 turc.

Al Manar

 

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Violation de l’espace aérien à deux reprises

 

« Les avions turcs ont violé une première fois l’espace aérien syrien le 21-6-2012 au dessus de la région de « Badroussia » (Lattaquié). Mais ils ont été contraints à rebrousser chemin après que les mitrailleurs anti-aérien sont entrée en action », raconte l’officier syrien qui a requis l’anonymat. Et de poursuivre : « Les mêmes appareils ont franchi l’espace aérien le jour de l’incident (22-6-2012) au dessus de la région de Ras el-Bassit (Lattaquié). Ils ont été visés et touchés directement par les mitrailleurs de l’armée syrienne, vu qu’ils survolaient les eaux syriennes à 50 m d’altitude ».

 

« Le commandement de l’armée a peu après ordonné un cessez-le-feu total. Et puis, dans un acte de provocation, un drone est venu survoler à basse altitude la position militaire à partir de laquelle l’avion a été abattu ».

 

Confusions dans les déclarations turques

 

Dimanche, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a reconnu que l'avion de type F4 Phantom était entré momentanément dans l'espace aérien syrien. Il a aussi prétendu qu'il a été abattu sans avertissement préalable de la part les Syriens lorsqu’il est retourné de nouveau dans l'espace aérien international !Ces propos contredisent ceux du porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Selçuk Ünal, qui a déclaré que son pays "sait dans quelle zone des eaux syriennes notre appareil s'est abîmé, mais nous n’avons pas encore pu le retrouver".

 

Cette déclaration prouve que l'appareil, (en mission d'entraînement selon Ankara), a été abattu au dessus des eaux syriennes.

 

Samedi, le chef de l’Etat turc Abdullah Gül avait reconnu que l'avion militaire turc aurait momentanément pu violer l'espace syrien en raison selon lui « de sa grande vitesse ».

 

Excuses de Damas

 

Même la réaction des autorités syriennes a été contradictoirement reflétés par les dirigeants turcs. Vendredi, le premier ministre turc, Recep Erdogan avait rapporté à des journalistes qui l’accompagnaient dans sa visite au Brésil, que Damas avait présenté des excuses à Ankara. Mais le chef du gouvernement avait refusé de confirmer, le même jour, ces propos, se retranchant derrière un manque de "renseignements catégoriques".

 

La confusion régnait elle aussi sur le type de l’avion abattu. Bien que les agences de presse et les médias turcs aient parlé d'un F-4 Phantom, un type de chasseur, le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc, a prétendu qu’il s’agissait d’un appareil de reconnaissance. Quant à Davutoglu, il a rapporté que le F4, «non armé», n’était pas en mission d’espionnage, mais réalisait un exercice de rodage et de test du système de radar turc.

 

Le sort des pilotes

 

Pour ce qui est du sort des deux pilotes, les dirigeants turcs, dont à leur tête Erdogan, avaient affirmé en premier lieu qu’ils étaient vivants. Or, dimanche le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que l'épave a été localisée dans une zone à 1.300 mètres de profondeur dans la méditerranée, mais on ignore si les deux pilotes du F-4 turc, introuvables jusqu'à présent, ont pu s'éjecter. Cependant, des sources citées par le site Syria Politic révèlent que les deux pilotes seraient morts, et des restes de leurs corps auraient été retrouvés par les équipes de sauvetage.

 

Pas d’intervention turque (Expert)

 

Pour l’expert libanais dans le dossier turc, Mohammad Noureddine, la Turquie est loin de riposter militairement contre Damas, « faute d’arguments juridiques, vu que le chef d’état turc a reconnu en personne que le F4 a franchi l’espace aérien de la Syrie ».

Des messages à la Turquie et à ses maitres

La destruction d’un chasseur turc Phantom F-4 par la DCA syrienne, vendredi 22 juin, constitue un développement qualitatif qui montre que la crise syrienne prend de plus en plus une dimension régionale qui risque d’avoir des répercussions incalculables dans tout le Moyen-Orient.

Pierre Khalaf

 

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La Turquie joue un rôle de premier plan dans l’entrainement, le financement et le recrutement des insurgés qui se livrent à une véritable guerre contre la Syrie. Des camps d’entrainement sont supervisés par des instructeurs militaires turcs et les services de renseignements d’Ankara fournissent un soutien inestimable aux rebelles qui exécutent des ordres directement émis par les autorités turques, comme l’enlèvement des onze pèlerins libanais dans la région d’Alep, il y a un mois. Le quotidien américain New York Times a par ailleurs indiqué, jeudi 21 juin, que des responsables de la CIA travaillent secrètement dans le sud de la Turquie pour aider les alliés de Washington à déterminer quels combattants de l’opposition syrienne recevront des armes pour combattre le régime du président Bachar al-Assad. Citant les responsables américains et des agents de services de renseignements arabes, le quotidien rapporte que les armes comportent des fusils automatiques, des lance-roquettes, des munitions, des armes antichars, introduites en majorité via la frontière turque, avec l’aide d’un réseau d’intermédiaires, dont des militants des Frères musulmans. Cet armement est financé par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar, poursuit le quotidien.

 

Dans le cadre du soutien apporté aux insurgés syriens et aux « afghans arabes » (faut-il les appeler mercenaires ?), la collecte d’informations tient une place de première importance. Selon des sources bien informées, l’aviation turque et les satellites de l’Otan sont impliqués depuis des mois à une intense activité pour transmettre des informations aux rebelles sur les mouvements de l’armée syrienne, ses effectifs engagés sur le champ de bataille et ses points de ralliement et de déploiement. C’est ce qui a permis, par exemple, aux insurgés, d’occuper par surprise la ville de Hiffé, et d’autre localités, sans grandes difficultés, car ils savaient à l’avance la taille et la force de l’adversaire qu’ils ont en face d’eux. Lorsque les renforts arrivent, ils sont très vite délogés, essuyant de lourdes pertes. Entre-temps, la machine médiatique occidentale, qui tourne à plein régime, aura fait tout le tapage possible et imaginable autour des « localités martyrs », dans l’espoir d’exercer des pressions assez fortes pour marquer des points au Conseil de sécurité. Mais jusqu’à présent, la Russie, la Chine et leurs alliés ne se sont pas laissés déstabiliser par ces stratagèmes politico-médiatiques qu’ils ont déjà expérimentés en ex-Yougoslavie, en Irak, et, plus récemment, en Libye.

 

En abattant l’appareil turc, la Syrie a voulu transmettre des messages dans plusieurs directions : d’abord, qu’elle est au courant du rôle joué par la Turquie ; qu’elle n’hésitera pas à défendre sa souveraineté quels qu’en soient le prix et les conséquences ; et qu’elle dispose des armes, du savoir-faire et de la volonté nécessaires pour cela.

 

Selon des informations sures, le F4 a été abattu quelques secondes seulement après avoir pénétré dans l’espace aérien syrien. Il a été touché non pas par un missile mais par des tirs d’une batterie de DCA, reliée à un dispositif de radar. Cela montre l’efficacité et la performance de la défense anti-aérienne syrienne. Cela devrait faire réfléchir tous les va-t-en-guerre qui appellent à une intervention militaire en Syrie en pensant qu’il s’agirait d’une promenade, comme en Libye.

RIO + 20 : Le tragique carnaval


«Quand l'homme aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Il s'apercevra que l'argent n'est pas comestible!»

 

Proverbe indien


Pr. émérite Chems Eddine Chitour

 

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Pendant près d'une semaine, la planète des crédules a été tenue en haleine par des médias qui nous ont présenté le Sommet de Rio comme le sommet de la dernière chance. Mieux, nous avons eu en prime le communiqué final avant la réunion des grands de ce monde. Cependant, et curieusement, en l'espace de deux mois, trois rapports venant de la Banque mondiale, de l'OIT et du Pnue ont minutieusement mis en condition l'opinion internationale sur la convergence quant à la nécessité d'aller vers l'économie verte. Nous allons les présenter après un état des lieux, 20 ans après Rio.

 

Le procès de l'économie brune

 

En vingt ans, lit-on sur Agoravox: «La population mondiale a augmenté de 26%, 12% de la biodiversité totale a disparu, les émissions de CO2 ont augmenté de 36%, 300 millions d'hectares de forêts ont disparu, il existe 21 mégavilles tentaculaires, la température globale a augmenté de 0,4°C, la production de plastique a augmenté de 130%, l'acidité des océans a fortement accéléré menaçant la vie marine qui est la source de toute vie terrestre. (1)

 

Le rapport du (Pnue), «Geo-5» de juin 2012, va dans le même sens et fait le bilan des 90 objectifs reconnus en matière de gestion durable de l'environnement et de développement humain. Il établit un état des lieux alarmant: seuls 4 objectifs ont enregistré «des progrès significatifs». 40 objectifs ont enregistré des progrès (le rythme de la déforestation a régressé, les zones protégées se sont étendues, etc.). 24 objectifs n'ont pas connu de progrès ou très peu. A titre d'exemple, les émissions de gaz à effet de serre devraient doubler d'ici 2050 et les ressources halieutiques continuent de s'amoindrir. 8 objectifs ont enregistré une dégradation (qualité des eaux souterraines, protection des récifs coralliens, etc.). Les 14 objectifs restants n'ont pu faire l'objet d'une évaluation, faute de données disponibles. 1,3 milliard de personnes n'ont pas l'électricité, 2,6 milliards ne disposent pas d'installations sanitaires et 900 millions n'ont pas accès à de l'eau propre et potable. De ce constat d'échec, le Pnue conclut que, 20 ans après le Sommet de la Terre de Rio 1992, la planète doit réorienter d'urgence son développement». (2)

 

«Plusieurs crises, lit-on dans le Rapport du Pnue, ont surgi ou se sont accélérées au cours de la décennie écoulée: climat, biodiversité, énergie, denrées alimentaires, eau et tout récemment la crise du système financier et l'économie mondiale tout entière. L'augmentation galopante des émissions polluantes donne lieu à des craintes croissantes d'emballement du changement climatique avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l'humanité. Le choc des prix des combustibles de 2008 et la flambée des prix des denrées alimentaires et des matières premières qui en a découlé constituent des signes manifestes de faiblesses structurelles et de risques toujours présents. (...) La sécurité alimentaire est un problème dont la nature est loin d'être comprise par tous. La pénurie d'eau potable constitue déjà un problème planétaire et des prévisions suggèrent que l'écart entre la demande et l'offre renouvelable annuelles d'eau douce va se creuser d'ici 2030. Les perspectives d'amélioration de l'assainissement demeurent sombres pour plus de 2,6 milliards de personnes et 884 millions d'êtres humains n'ont toujours pas accès à de l'eau potable salubre.»(2)

 

«Collectivement, conclut le rapport, ces crises ont de graves conséquences sur notre capacité à assurer la prospérité dans le monde et à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).Elles viennent s'ajouter aux problèmes sociaux persistants liés au chômage, à l'insécurité socioéconomique et à la pauvreté (....) Bien au contraire, la plupart des stratégies de développement et de croissance économiques ont favorisé l'accumulation rapide de capital physique, financier et humain, au prix d'un épuisement et d'une dégradation excessifs du capital naturel, qui comprend notre dotation en ressources naturelles et en écosystèmes. À l'heure actuelle, les conditions penchent lourdement en faveur de l'économie brune dominante laquelle, entre autres, dépend, à l'excès, de l'énergie issue des combustibles fossiles. Ainsi, en 2008, les prix et la production de combustibles fossiles bénéficiaient de subventions d'un montant collectif supérieur à 650 milliards de dollars, soit un niveau non incitatif à l'adoption d'énergies renouvelables.» (2)

 

L'économie verte

 

Le développement durable demeure un but vital à long terme, mais pour l'atteindre un verdissement de l'économie est nécessaire. Depuis deux ans, la notion «d'économie verte» a rompu ses amarres avec l'univers des spécialistes en économie de l'environnement et rejoint le flux général du discours politique. (2)

Honte à une Europe quadrillée de missiles américains - L'Europe et la France à la croisée des chemins

Manuel de Diéguez

 

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clip_image0021 - Bouche cousue, Allemagne !

clip_image002[1]2 - L'Europe des vassaux

clip_image002[2]3 - La capitulation de Chicago

clip_image002[3]4 - L'Europe, un vaisseau privé de mâture

clip_image002[4]5 - Le bateau ivre de Rimbaud

 

1 - Bouche cousue, Allemagne !

 

clip_image003Une Chancelière d'Allemagne au terme de sa carrière, un Président de la République française à l'aube de son destin, quelle occasion de peser les forces en guerre ou en rivalité entre elles sur cette planète!

Comment se fait-il que l'Allemagne ait conquis une manière de prééminence passagère sur le Vieux Continent, alors que son territoire se trouve occupé depuis trois quarts de siècle par deux cents bases militaires américaines, que l'armée de Siegfried ne dispose pas du feu nucléaire, que la chaise du héros demeure vide au Conseil de Sécurité des grandes puissances et que les fils d'Arioviste ne sauraient ouvrir la bouche au Moyen Orient, parce qu'Israël n'est pas d'humeur à leur laisser piper mot sur son expansion continue en Cisjordanie et à Jérusalem?

Et puis, où sont les parfums enchanteurs des Germains de Tacite, leurs bijoux sans prix, leurs liqueurs précieuses, leurs grands couturiers, leurs vins renommés? Outre qu'un marché du goût et du luxe n'est pas près de naître outre-Rhin, la langue allemande est à la dérive - il serait ridicule de seulement tenter de faire accoucher des chefs-d'œuvre littéraires à un vocabulaire contrefait et étranger au génie du pays, il serait grotesque de mettre reagieren, realisieren, debattieren, declarieren, initieren, demonstriere, instabil, rapide dans la bouche du Werther de Goethe ou du Guillaume Tell de Schiller. Nous lisons encore Ronsard et même Villon, les malheureux Germains lisent leurs auteurs du XIXe siècle notre petit Larousse à la main.

 

2 - L'Europe des vassaux

 

clip_image003[1]Dans ces conditions, pourquoi la France se trouve-t-elle empêchée de seulement montrer au monde les cartes gagnantes qu'elle a entre les mains, pourquoi lui est-il interdit de s'installer à la table de jeu de l'histoire, pourquoi M. Lavrov ne répond-il même pas aux déclarations de notre ministre des affaires étrangères, mais directement au maître américain qui tire les ficelles d'une France qui fut gaullienne dans une vie antérieure, pourquoi M. Poutine en appelle-t-il au réveil politique de l'Europe, alors que M. Barack Obama craint seulement une baisse des exportations des Etats-Unis en direction de ses vassaux du Vieux Monde? Parce que l'alliance de Paris avec les jumeaux monozygotes qui tiennent les rênes de l'univers a fermé aux Gaulois, et pour longtemps encore, la porte de leurs ambitions naturelles et multiséculaires sur le Vieux Continent.

Comment conquérir de haute lutte le rang de chef de file d'une Europe vassalisée par soixante dix ans d'occupation étrangère si vous ne pouvez faire sortir de l'écurie le cheval que son maître d'ailleurs tient par la bride? Essayez seulement de saisir l'histoire par les naseaux et vous vous trouverez assigné à comparaître en citation directe devant le tribunal d'un monde piaffant et écumant. Un procureur de la République des droits de l'homme et du citoyen vous lira d'une traite l'acte d'accusation que vous savez - vous serez reconnu coupable d'avoir contrevenu aux règles du champ de course et vous serez reconduit à l'étable. Le nouveau péché originel est né de la victoire de la démocratie sur la tyrannie : vous répondrez du délit d'antisémitisme devant le Saint Office des modernes.

On peut rechigner à l'avouer, mais c'est un fait qu'il faut reconnaître sans tarder davantage: le peuple allemand se serait soulevé depuis longtemps contre l'occupant, le peuple italien aurait chassé depuis belle lurette la flotte de guerre américaine du port de Naples, un nouveau Garibaldi aurait remis les places fortes de Pise et de Bologne entre des mains romaines, la Belgique aurait expulsé de Mons le quartier général des forces armées de l'OTAN si la communauté juive de l'Europe entière ne se trouvait intimement alliée à celles d'un Nouveau Monde dont les prêts gigantesques à l'Etat d'Israël conditionnent l'extension territoriale du peuple élu au Moyen Orient.

Certes, dès 1966 - en pleine guerre froide - la France avait chassé les troupes d'occupation d'un sauveur et délivreur qui entendait bien s'incruster sur son sol à perpétuité; mais, sorties par la porte, les légions de l'étranger sont rentrées par la fenêtre. Aujourd'hui, elles demeurent stationnées au cœur de toutes les nations de l'Europe en vertu de la conclusion de traités bilatéraux imposés sous la menace de dures rétorsions aux vassaux de l'empereur de la démocratie mondiale. Assurément, la France demeure appelée à jouer le rôle de chef de file d'une guerre de reconquête de sa souveraineté que l'Europe entreprendra tôt ou tard, assurément, tout contraindra notre pays à incarner une fois encore l'émancipation d'une civilisation qui ne mérite ni une déchéance précipitée, ni une humiliation honteuse, ni une léthargie éprouvante. Mais la capitulation définitive des volontés et des courages du Vieux Monde est-elle vraiment exclue?

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