mardi 29 novembre 2011

Mensonges et vérités sur la Syrie

Depuis huit mois, les dirigeants occidentaux et certains médias publics font campagne pour une guerre en Syrie. Les accusations d’une extrême gravité qu’ils portent contre Bachar el-Assad intimident ceux qui s’interrogent sur le bien-fondé d’une nouvelle intervention militaire. Tous ? non, car —avec l’appui du Réseau Voltaire— certains sont venus vérifier sur place et ont pu mesurer l’ampleur de la propagande de l’OTAN. Thierry Meyssan fait le point sur l’état de la guerre médiatique.

Thierry Meyssan

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En 1999, lors de la guerre du Kosovo, le Réseau Voltaire s’indigna de ce que la France puisse entrer dans le conflit aux côtés de l’OTAN sans vote de l’Assemblée nationale avec la complicité passive des présidents de groupes parlementaires. Nous considérâmes que le refus du président de la République et du Premier ministre d’organiser un authentique débat augurait de l’opacité avec laquelle cette guerre serait conduite. Aussi, nous prîmes l’initiative de publier un bulletin quotidien sur le conflit. Les sites internet du gouvernement serbe ayant été immédiatement détruits par l’Alliance atlantique, nous ne pouvions avoir accès à la version serbe des évènements. À défaut, nous avons souscrit des abonnements aux agences de presse de la région (croate, bosniaque, grecque, chypriote, turc, hongroise etc. ). Tout au long du conflit, nous avons présenté chaque jour un résumé de la conférence de presse de l’OTAN à Bruxelles et un résumé du témoignage des journalistes des pays riverains ; des pays ayant parfois de lourds contentieux avec la Serbie, mais dont les gouvernements partageaient entre eux une même narration des évènements. Au fur et à mesure du temps qui passait, la version de l’OTAN et celle des journalistes locaux s’écartèrent jusqu’à ne plus avoir aucun point commun. À la fin, il s’agissait de deux histoires radicalement différentes. Nous n’avions aucun moyen de savoir qui mentait et si l’une des deux sources disait vrai. Nos lecteurs avaient l’impression de devenir schizophrènes, d’autant que les médias ouest-européens ne relayaient que la version de l’OTAN et que, par conséquent, nos lecteurs n’étaient confrontés aux deux versions parallèles qu’en nous lisant. Nous avons continué cet exercice de style durant les trois mois de combats. Lorsque les armes se sont tues et que des confrères et des amis ont pu se rendre sur place, ils ont constaté avec stupeur qu’il n’y avait pas eu « de la propagande des deux côtés ». Non : la version de l’OTAN était entièrement fausse, tandis que celle des journalistes locaux était entièrement vraie. Dans les mois qui suivirent, des rapports parlementaires dans plusieurs États membres de l’Alliance établirent les faits. Plusieurs ouvrages parurent sur la méthode mise au point par le conseiller en communication de Tony Blair qui permit à l’OTAN de manipuler la totalité de la presse occidentale : le « story telling ». Il est possible d’intoxiquer la totalité des journalistes occidentaux et de leur masquer les faits, si on leur raconte un conte pour enfants, à la condition de ne jamais interrompre la narration, de la charger de références réveillant de lointaines émotions, et de lui conserver sa cohérence.

Je n’avais pas eu le réflexe de courir en Serbie avant la guerre et je n’ai pas pu le faire lorsque les armes parlèrent. Par contre, ami lecteur, je suis aujourd’hui en Syrie où j’ai pris le temps d’enquêter et où j’écris cet article. C’est en pleine connaissance de cause que je peux affirmer que la propagande de l’OTAN est aujourd’hui en action à propos de la Syrie comme elle le fut à propos de la Serbie.

L’Alliance a commencé à raconter une histoire déconnectée de la réalité, dont le but est de justifier une « intervention militaire humanitaire », selon l’oxymore blairien. Le parallèle s’arrête là : Slobodan Milosevic était un criminel de guerre que l’on cherchait à présenter comme un criminel contre l’humanité pour pouvoir dépecer son pays ; Bachar el-Assad est un résistant à l’impérialisme et au sionisme qui a soutenu le Hezbollah lorsque le Liban était attaqué et soutient le Hamas et le Jihad islamique dans leur quête pour la libération de la patrie palestinienne.

Quatre mensonges de l’OTAN

1. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, des manifestations de masse auraient lieu depuis huit mois en Syrie pour réclamer plus de libertés et le départ du président Bachar el-Assad.

C’est faux. Il y a bien eu, dans quelques villes des manifestations contre le président Bachar el-Assad à l’appel de prédicateurs saoudiens et égyptiens s’exprimant sur Al-Jazeera, mais elles n’ont rassemblé au total, au grand maximum, que 100 000 personnes. Elles ne réclamaient pas plus de libertés, mais l’instauration d’un régime islamique. Elles exigeaient le départ du président el-Assad, non pas à cause de sa politique, mais parce que ces manifestants se réclament d’un courant sectaire du sunnisme, le takfirisme, et accusent Bachar el-Assad d’être un hérétique (il est alaouite) usurpant le pouvoir dans un pays musulman qui, selon eux, ne peut être gouverné légitimement que par un sunnite de leur école théologique.

2. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le « régime » aurait répondu en dispersant les foules par des tirs à balles réelles, faisant au moins 3 500 morts depuis le début de l’année.

C’est faux. D’abord, il ne peut pas y avoir de répression de manifestations qui n’ont pas existé. Ensuite, dès le début des évènements, les autorités ont compris que l’on cherchait à provoquer des affrontements confessionnels dans un pays où la laïcité est la colonne vertébrale de l’État depuis le VIIIe siècle. Le président Bachar el-Assad a donc interdit aux forces de sécurité, polices et armée, de faire usage d’armes à feu dans toute circonstance où des civils pourraient être blessés. Il s’agit d’empêcher que des blessés, voire des morts, de telle ou telle confession, soient instrumentés pour justifier une guerre de religion. Cette interdiction est respectée par les forces de sécurité au péril de leur vie, comme nous le verrons plus loin. Quant aux morts, ils sont moitié moins nombreux. La plupart ne sont pas des civils, mais des soldats et des policiers, ainsi que j’ai pu le constater en visitant des hôpitaux et morgues civils et militaires.

3. Après que nous ayons réussi à briser le mur du silence et à obtenir que de grands médias occidentaux rapportent la présence en Syrie d’escadrons de la mort venus de l’étranger, tendant des embuscades contre l’armée, et assassinant des civils au cœur des villes, l’OTAN et ses alliés du Golfe ont communiqué sur la présence d’une armée de déserteurs. Selon eux, des militaires (mais pas de policiers) qui auraient reçu l’ordre de tirer sur la foule se seraient rebellés. Ils auraient pris le maquis et constitué l’Armée syrienne libre, déjà forte de 1 500 hommes.

C’est faux. Les déserteurs ne sont que quelques dizaines, ayant fui en Turquie où ils sont encadrés par un officier du clan Rifaat el-Assad/Abdel Hakim Khaddam publiquement lié à la CIA. Il y a par contre de plus en plus d’insoumis, de jeunes gens qui refusent de faire leur service militaire, souvent plus sous la pression de leur famille que par décision personnelle. En effet, les militaires qui se trouvent pris dans une embuscade n’ont pas le droit de faire usage de leurs armes à feu pour se défendre si des civils se trouvent sur les lieux. Ils doivent donc faire le sacrifice de leur vie s’ils ne parviennent pas à fuir.

4. Selon l’OTAN et ses alliés du Golfe, le cycle révolution/répression aurait laissé la place à un début de « guerre civile ». 1,5 million de Syriens, pris au piège, souffriraient de la faim. Il conviendrait donc d’organiser des « couloirs humanitaires » pour acheminer une aide alimentaire et permettre aux civils qui le souhaitent de fuir les zones de combat.

C’est faux. Au regard du nombre et de la cruauté des attaques par les escadrons de la mort venus de l’étranger, les déplacements de population sont peu nombreux. La Syrie est autosuffisante en matière agricole et la production n’a pas baissé de manière significative. Par contre, la plupart des embuscades ayant lieu sur les grands axes routiers, ceux-ci sont fréquemment interrompus. En outre, lorsque des attaques ont lieu au centre des villes, les commerçants ferment immédiatement leurs boutiques. Il en résulte de graves problèmes de distribution, y compris en matière d’alimentation. Le fond du problème est ailleurs : les sanctions économiques ont provoqué un désastre. Alors que la Syrie avait au cours de la décennie une croissance de l’ordre de 5 % par an, elle ne peut plus vendre ses hydrocarbures en Europe occidentale tandis que son industrie touristique est sinistrée. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi et leurs revenus. Ils font des économies sur tout. Le gouvernement les prend en charge et procède à des distributions gratuites de mazout (pour le chauffage) et de nourriture. Dans ces conditions, il conviendrait plutôt de dire que si le gouvernement el-Assad n’intervenait pas, 1,5 million de Syriens souffriraient de malnutrition du fait des sanctions occidentales.

En définitive, alors que nous n’en sommes au stade que de la guerre non conventionnelle, avec l’envoi de mercenaires et de forces spéciales pour déstabiliser le pays, la narration par l’OTAN et ses alliés du Golfe s’est déjà considérablement éloignée de la réalité. Ce fossé va se creuser de plus en plus.

Pour ce qui vous concerne, ami lecteur, vous n’avez aucune raison de me croire plus que l’OTAN, n’étant pas vous-même sur place. Vous avez cependant plusieurs éléments qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.

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Bernard-Henry Lévy, qui se flatte d’avoir embarqué la France dans la guerre de Libye dans l’intérêt d’Israël, annonce dans « Le Parisien » qu’il a une liste de cibles.

Quatre évidences soigneusement cachées par l’OTAN

1. On pourrait croire que les imputations sur la prétendue répression et sur le nombre de victimes ont été soigneusement vérifiées. Pas du tout. Elles ne proviennent que d’une seule et même source : l’Observatoire syrien des Droits de l’homme, basé à Londres, dont les responsables requièrent l’anonymat. Que valent des accusations de cette gravité si elles ne sont pas recoupées et pourquoi des institutions comme le Haut-Commissariat des Droits de l’homme de l’ONU les reprennent-elles sans les vérifier ?

2. La Russie et la Chine ont opposé leur véto à un projet de résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à une intervention militaire internationale. Les responsables politiques de l’OTAN nous expliquent, désolés, que les Russes protègent leur base navale militaire de Tartous et que les Chinois feraient n’importe quoi pour racler quelques barils de pétrole. Devons-nous accepter l’idée manichéenne que Washington, Londres et Paris sont guidés par de bons sentiments tandis que Moscou et Pékin seraient essentiellement égoïstes et insensibles au martyre d’un peuple ? Comment ne pas remarquer que la Russie et la Chine ont bien moins d’intérêt à défendre la Syrie que les Occidentaux n’en ont à la détruire ?

3. Il y a une certaine étrangeté à observer la coalition des États soi-disant bien intentionnés. Comment ne pas remarquer que les deux principaux contributeurs de la Ligue arabe et promoteurs de la « démocratisation » de la Syrie, l’Arabie saoudite et le Qatar, sont des dictatures vassales des États-Unis et du Royaume-Uni ? Comment ne pas se demander si les Occidentaux —qui viennent de détruire successivement l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, tuant plus de 1,2 million de personnes en dix ans et montrant le peu de cas qu’ils font de la vie humaine— sont bien crédibles en brandissant l’étendard humanitaire ?

4. Surtout, pour ne pas se laisser manipuler à propos des évènements en Syrie, il convient de les replacer dans leur contexte. Pour l’OTAN et ses alliés du Golfe —dont les armées ont envahi le Yémen et le Bahreïn pour y écraser les manifestations dans le sang—, la « révolution syrienne » est le prolongement du « printemps arabe » : les peuples de la région aspirent à la démocratie de marché et au confort de l’American Way of Life. Au contraire, pour les Russes et les Chinois, comme pour les Vénézuéliens ou les Sud-Africains, les évènements de Syrie sont la continuation du « remodelage du Moyen-Orient élargi » annoncé par Washington qui a déjà fait 1,2 million de morts et que toute personne soucieuse de la vie humaine se doit d’arrêter. Ils se souviennent que le 15 septembre 2001, le président George W. Bush programma sept guerres. La préparation de l’attaque de la Syrie débuta officiellement le 12 décembre 2003 avec le vote du Syrian Accountability Act dans la foulée de la chute de Bagdad. Depuis ce jour, le président des États-Unis —aujourd’hui Barack Obama— a pour ordre du Congrès d’attaquer la Syrie et est dispensé de venir devant les assemblées pour ouvrir le feu. Dès lors, la question n’est pas de savoir si l’OTAN a trouvé une divine justification pour entrer en guerre, mais si la Syrie trouvera un moyen de se sortir de cette situation comme elle est parvenue à échapper à toutes les accusations diffamatoires et à tous les pièges précédents, tel que l’assassinat de Rafik Hariri ou le raid israélien contre une imaginaire centrale nucléaire militaire.

Des médias mainstream occidentaux témoignent

Au terme de cet article, je voudrais vous indiquer, ami lecteur, que le Réseau Voltaire a facilité un voyage de presse organisé à l’initiative du Centre catholique d’information des chrétiens d’Orient, dans le cadre de l’ouverture aux médias occidentaux annoncée par le président el-Assad à la Ligue arabe. Nous avons aidé des journalistes mainstream à voyager dans les zones de combat. Nos collègues ont d’abord mal vécu notre présence à leurs côtés, à la fois parce qu’ils avaient un a priori négatif à notre égard et parce qu’ils pensaient que nous cherchions à leur bourrer le crâne. Par la suite, ils ont pu constater que nous sommes des gens normaux et que le fait de choisir notre camp ne nous a pas fait renoncer à notre esprit critique. En définitive, bien qu’ils soient intimement persuadés de la bienveillance de l’OTAN et ne partagent pas notre engagement anti-impérialiste, ils ont vu et entendu la réalité. Avec honnêteté, ils ont restitué dans leurs reportages l’action des bandes armées qui terrorisent le pays. Certes, ils se sont abstenus de contredire ouvertement la version atlantique et ont essayé de concilier ce qu’ils avaient vu et entendu avec elle, ce qui les a parfois conduits à des contorsions autour du concept de « guerre civile » opposant l’armée syrienne à des mercenaires étrangers. Quoi qu’il en soit, les reportages de la Radio Télévision Belge (RTBF) ou de La Libre Belgique, pour ne citer qu’eux, montrent que, depuis huit mois, l’OTAN masque l’action des escadrons de la mort et impute mensongèrement leurs crimes aux autorités syriennes.

Réseau Voltaire

Une maison autonome et sans factures

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Qui n’a jamais rêvé de ne plus recevoir de factures, de s’affranchir du réseau électrique, de ne pas être raccordé à celui de l’eau ? Se sentir libre de tous ces fils à la patte et surtout faire beaucoup, beaucoup d’économies  tout en contrôlant enfin sa consommation grâce à la prise de conscience de ses besoins réels.

Allumer la lumière, c’est aussi facile qu’un clic sur un bouton, pourtant chez Christophe, dans sa chaleureuse petite maison au bord du Vidourle, c’est une autre histoire ! Ici, on est complètement autonome, on se débrouille tout seul pour produire l’électricité dont on a besoin et on pompe l’eau en fonction de sa consommation. La vie de cette famille de 4 personnes est-elle pour autant pavée de sacrifices, de privations et de restrictions ? Non pas du tout ! Ils sont tous très bien portant, heureux et surtout fiers et c’est ça qui nous a beaucoup plu.

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4 panneaux solaires photovoltaïques assurent l’entière couverture de leurs besoins en électricité. Ils sont installés bien verticalement à l’entrée de la maison. L’avantage ? Un simple coup de jet suffit comme entretien et la pose est très facile. L’énergie est stockée dans des batteries, qui distribuent le courant aux différents postes de la maison.

Pour se contenter de si peu, il n’y a pas de secret, il faut consommer peu de courant. Laissons tout de suite de côté les radiateurs électriques, les plaques de cuisson, les halogènes, la machine à laver, le sèche-linge, le four électrique et tout autre appareil énergivore. Christophe utilise l’électricité avec parcimonie et ses seuls besoins vont vers quelques lampes, une chaine hifi « home made », un ordinateur portable, un lecteur de DVD et un chargeur de piles.

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Résultat : La famille consomme moins que l’électricité produite par les trois panneaux solaires. Et pour le reste, comment font-ils ?

Et quand il n’y a pas de soleil ou qu’il faut alimenter de gros outils (électro-portatif un peu gourmand etc. …), il y a un groupe électrogène à diésel, qui tourne avec de l’huile de friture recyclée ! Vous trouverez en bas de page une fiche de savoir à ce sujet …

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Dans la cuisine ?

Ils ont un four et des plaques de cuisson à gaz. L’hiver, ils l’alimentent avec des bouteilles et l’été, ils composent leurs déchets et fabriquent leur propre bio méthane !! C’est beaucoup plus facile que ce que l’on imagine : on accumule les déchets dans une cuve, que l’on emboite d’un couvercle de taille juste inférieure avec un robinet sur le dessus. Les déchets fermentent en-dessous et le couvercle remonte, poussé par le gaz. On branche alors un tuyau sur le robinet vers un réchaud et hop on cuisine !

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Pour faire cuire de grandes quantités d’aliments, ou en appoint du gaz, ils ont un poêle à bois d’extérieur fait maison à très fort rendement. Il suffit de peu de branchettes pour l’allumer et l’alimenter, toute la chaleur se concentre directement sur la cocote au dessus ! Vous trouverez une fiche de savoir en bas de page pour en construire un vous aussi …

Dans les jours de beaux temps, Christophe a aussi bricolé un four solaire, pour cuire des gâteaux ou pour les cuissons lentes. Il est différent de celui que nous avons ici, chez Bruno à Vauvert. Celui-là se présente sous la forme d’une boite avec des miroirs à l’intérieur. On cuit en beaucoup plus de temps qu’avec les cuiseurs paraboliques, mais au moins on n’a pas à trop surveiller l’installation, rien ne déborde et on évite de se bruler.

Dans la cuisine il n’y a pas de réfrigérateur. Cela ne veut pas dire qu’ils ne consomment pas de produits frais, au contraire même ! La famille est végétarienne, ce qui évite de se poser des questions concernant la conservation de pas mal de produits. En ce qui concerne les périssables, ils les consomment rapidement après ouverture (comme le lait de riz, une brique dans la journée) et vont faire les courses plusieurs fois par semaine chez le maraicher bio à deux pas de là !

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Dans le lavabo, on pompe de l’eau directement dans la source d’eau potable 5 mètres au dessous. Ils sont chanceux d’avoir cette installation et en sont conscients. L’action de pomper aide à n’utiliser que ce dont on a besoin. C’est plus facile d’être économe qu’avec un robinet !

Les poubelles de la cuisine sont minimalistes. Les épluchures et autres déchets organiques finissent au compost et retourneront à la terre d’ici 6mois/1an. Les contenants sont bien entendu recyclés, ce qui laisse peu de place aux autres déchets non identifiables…

Dans le salon ?

Le chaleureux salon est équipé d’un petit lecteur de DVD pour les enfants, des livres et des jeux de société pour les longues soirées d’hiver. Pas besoin de beaucoup d’électricité, juste de quoi s’éclairer !

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Pour se chauffer, ils ont disposé un poêle à bois avec des briques de terre compressée tout autour, pour accentuer l’inertie thermique et répartir la chaleur. La maison est bien isolée (bois et paille) il suffit donc de quelques stères l’hiver pour être heureux au chaud !

Et pour laver le linge ?

Ne vous inquiétez pas, la maman n’est pas redevenue lavandière au lavoir du coin ! Christophe a bricolé un astucieux système de lave-linge à pédale. C’est un objet incroyable, qui nous a beaucoup plu ! Il a démonté le tambour d’une vieille machine et l’a couplé avec une courroie à la roue arrière d’un vieux VTT. Il suffit de pédaler 15 minutes pour laver son linge ! On ajoute simplement un peu d’eau chaude chauffée au poêle à bois dehors et on rince à l’eau froide. Pour essorer on redonne quelques tours comme avec un panier à salade et hop ! Le linge est prêt à être étendu avec peu d’efforts et en prime un peu de sport. La force musculaire, c’est la plus économe après tout ! Par ailleurs, on redécouvre les notions de « propre » et de « sale ». En fait, on devient efficace et on réduit les gaspillages que l’on est plus tenté de faire lorsque l’on n’a qu’un seul bouton à presser.

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Et la salle de bain ?

La salle de bain est très minimaliste, un lavabo avec une pompe et un bac de douche. Ils ont choisi de se doucher à la cruche, avec de l’eau chauffée au poêle à bois à l’extérieur. C’est un choix que certains trouveront extrême, j’y pensais justement et je me disais qu’avec une douche solaire que l’on accroche au mur et que l’on chauffe avec un panneau thermique ou avec de l’eau chauffée au poêle, on peut vraiment s’en sortir économiquement et écologiquement sans trop sacrifier son confort.

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Les toilettes sont près de l’entrée et sont sèches bien entendu ! Quelle aberration de dépenser des litres d’eau potable pour tirer la chasse … Ils ont installé une pièce avec un trône tout à fait digne des fessiers royaux, avec un grand tonneau de sciure à côté. Christophe nous expliquait que si c’était à refaire, il ferait des « toilettes brouette ». C’est-à-dire qu’au lieu d’un seau que l’on vide quand il est plein, on remplit une brouette que l’on sort par une porte de derrière et qu’on dépose au compost beaucoup plus facilement.

Il recouvre ensuite son tas de compost (remplit donc d’épluchures et des déchets des toilettes) de paille et au bout d’un an environ, il a un super engrais ! C’est pas la peine de faire la moue, sachez que de toute façon, la terre c’est du caca de vers de terre ! Et ne parlons pas du fumier et du lisier ;)

Et où vont les eaux grises s’ils ne sont pas raccordés au réseau ? Elles vont dans la phyto épuration ! Deux premiers bacs avec des gros cailloux et des roseaux pour filtrer une première fois l’eau sale (qui vient donc de la douche et des lavabos), et trois autres niveaux avec des plantes de différentes sortes pour sortir à la fin une eau si claire qu’on en boirait ! Mais attention, ils n’a pas encore fait d’analyses précises pour étudier la pureté de l’eau, on l’utilise alors pour le jardin !

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Bon, avec tout cela je suis sure que vous vous dites que cela prend un temps fou de s’occuper de toutes ces installations et qu’on a mieux fait de vivre avec des factures. Hey bien sachez que Christophe et sa femmes ne travaillent pas, pour justement prendre le temps de vivre comme ils ont envie. A quoi bon passer sa vie à la gagner si l’on a presque plus de dépenses ? Des petits boulots qui leurs conviennent, des échanges de services leurs suffisent pour vivre de manière simple et agréable et surtout, ils ont le temps de profiter de leurs deux enfants, de les élever dans l’amour et de faire pleins de loisirs enrichissants avec eux. Christophe fait l’école à la maison à sa fille de 10 ans et en profite pour voir toute la journée son bout de chou d’un an, elle est pas belle la vie ?

Vous pensez peut-être que cette façon de vivre est extrémiste, c’est aussi ce que j’ai pensé jusqu’à ce qu’on aille leur rendre visite. Ils ont l’air tellement heureux, en bonne santé, plein de sourire et loin du stress. Leur maison est simple mais si belle et chaleureuse … Pourquoi ne pas prendre exemple sur cette façon de vivre en piochant ce qui nous intéresse en l’adaptant à notre propre quotidien ?

Et pourquoi tout ça? Pour une empreinte écologique soutenable pour la planète, par rapport au nombre d’habitants. L’empreinte idéale c’est 1,8 Ha par habitant. Le français moyen est à 5 Ha, un américain à 8. Christophe pense, à juste titre que prendre plus que sa part prive forcément quelqu’un ailleurs, puisque nos ressources ne sont pas infinies. Il nous a d’ailleurs cité cette maxime de Ghandi :  « Vivre simplement, pour que d’autres puissent simplement vivre ». Chez Christophe, l’empreinte est à 1,2 Ha ce qui est excellent au regard des chiffres évoqués plus haut. A savoir, 2 des particularités du mode de vie de Christophe qui leur permet d’avoir ce chiffre si bas : l’absence de voiture dans la famille et leur végétarisme.

Avec Nicolas, nous sommes partis plein d’idées et d’envies. Quand nous rentrerons, il est par exemple certain que nous ne rachèterons pas de machine à laver !! Nous irons plutôt faire un tour à la casse du coin pour récupérer de quoi faire un lave-linge à pédale.

Christophe n’est pas avare et partage très volontiers ses inventions avec qui le veut. C’est pour cela que nous vous proposons en premières « fiches de savoir », celles qu’il a réalisé pour son site internet « les outils de l’autonomie », qu’il nous a très gentiment prêté pour vous !

-> Apprenez à construire un lave-linge à pédale

-> Faites votre propre pocket-rocket ou cuiseur à bois

-> Apprenez à recycler votre huile de friture pour de petits moteurs diésel

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La seule ombre à ce tableau, c’est la future expropriation de toute la famille …Leur magnifique havre d’autonomie est construit sur un terrain inondable et la mairie a décidé de fermer la zone par sécurité. Ils partiront au début de l’été vers la Bretagne, dans un endroit plus frais ou Christophe pourra faire pousser encore beaucoup de légumes, d’idées et d’outils pour l’autonomie !

Merci à eux pour leur accueil et leur gentillesse. Keep in touch’ !

source : nature-construction

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Le lien mystérieux entre Sirius et l’histoire de l’humanité

Depuis des temps anciens et à travers de multiples civilisations, Sirius, l’étoile du chien, a été entouré de mystérieuses traditions. Des enseignements ésotériques de tous les âges ont attribué invariablement un statut spécial à Sirius et l’importance de l’étoile dans le symbolisme occulte atteste du fait. Qu’est-ce qui rend Sirius aussi spécial ? Est-ce juste dû au fait qu’il est l’étoile la plus brillante du ciel ? Ou cela proviendrait-il d’une ancienne et mystérieuse connexion avec elle ? Cet article met en lumière l’importance de Sirius à travers l’Histoire et les sociétés secrètes et décrit ensuite le symbolisme qui l’entoure.

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Sirius se trouve dans la constellation du Grand Chien et est de ce fait connue comme  »l’étoile du chien ». (si vous savez reconnaitre la constellation d’Orion, il suffit de regarder en-dessous à gauche, vers l’est, pour repérer Sirius. Ne pas le confondre avec Jupiter. Sirius scintille, alors que l’éclat de Jupiter est fixe. Ndr)Il est vingt fois plus brillant que notre soleil et deux fois plus massif. La nuit, Sirius est l’étoile la plus brillante du ciel et son éclat bleu clair n’a jamais manqué d’intéresser les astronomes depuis l’aube des temps. Il n’est pas étonnant que Sirius ait été révéré par pratiquement toutes les civilisations. Mais existe-t-il autre chose au-delà du simple fait de son observation ?

Des artéfacts d’anciennes civilisations ont révélé que Sirius avait une grande importance en astronomie, mythologie et occultisme. Les Écoles de Mystères le considèrent comme un  »soleil derrière le soleil » et, par là même la vraie source d’énergie de notre soleil. Si la chaleur de notre soleil maintient le monde physique en vie, Sirius est considéré conserver le monde spirituel en vie. Il est la  »vraie lumière » qui brille à l’est, la lumière spirituelle, alors que le soleil illumine le monde physique, considéré comme une grande illusion.

Le fait d’associer Sirius au divin et de même le considérer comme le berceau des  »grands enseignants » de l’humanité n’est pas seulement ancré dans la mythologie de quelques civilisations primitives : c’est une croyance répandue qui a survécu (et s’est même intensifié) jusqu’à aujourd’hui. Nous étudierons l’importance de Sirius dans les temps anciens, analyserons sa prédominance dans les sociétés secrètes et examinerons ces concepts ésotériques tels qu’ils se sont transmis dans la culture populaire.

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Dans les anciennes civilisations

Dans l’Égypte ancienne, Sirius était vu comme la plus importante étoile du ciel. Sur le plan astronomique il fut en fait le fondement de tout le système religieux égyptien. Il était révéré en tant que Othis et était associé à Isis, la déesse maternelle de la mythologie égyptienne. Isis est l’aspect féminin de la trinité formée par elle-même, Osiris et leur fils Horus. Les anciens égyptiens tenaient Sirius en tel égard que la plupart de leur déités était associée, de près ou de loin, à l’étoile. Anubis, le dieu de la mort à tête de chien, avait un lien évident avec l’étoile du chien et Toth-Hermès, le grand enseignant de l’humanité, était aussi lié ésotériquement à l’étoile.

Le système de calendrier égyptien était basé sur le lever héliaque de Sirius qui survenait juste avant l’inondation annuelle estivale du Nil. Le mouvement céleste de l’étoile était également observé et révéré par les anciens grecs, les sumériens, les babyloniens et d’autres nombreuses civilisations. L’étoile était donc sacrée et son apparition dans le ciel s’accompagnait de fêtes et célébrations. L’étoile du chien annonçait la venue de la chaleur et des jours de sècheresse de juillet et d’aout, donc le terme populaire était la  »canicule » (du latin  »canais », le chien, Ndr)

Plusieurs chercheurs en occultisme auraient prétendu que la Grande Pyramide de Gizeh était construite en alignement parfait avec des étoiles, spécialement Sirius. L’éclat de ces étoiles aurait servi dans des cérémonies de Mystères égyptiens.

Des découvertes scientifiques récentes relatives à la Grande Pyramide et à ses mystérieuses cheminées d’aération ont amené les chercheurs à confirmer plus avant l’importance de Sirius pour la pyramide.

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(Traduction : le ciel au-dessus de la grande pyramide, 2500 ans avant JC)

L’alignement de l’étoile avec la Grande Pyramide de Gizeh. Orion (assimilé au dieu Osiris) s’aligne avec la Chambre du Roi tandis que Sirius (assimilé à la déesse Isis) s’aligne avec la Chambre de la Reine.

Un aspect fascinant de Sirius est la cohérence de son symbolisme et les significations qui s’y rapportent. Plusieurs grandes civilisations ont vraiment associé Sirius à un personnage ressemblant à un chien et visualisé l’étoile soit comme la source, soit comme le but final d’une force mystérieuse. Pour l’astronomie chinoise et japonaise, Sirius est connu comme  »l’étoile du loup céleste ». Plusieurs tribus indigènes d’Amérique du nord se sont référés à l’étoile en termes canins : les tribus Seri et Tohono O’odham du sud-ouest décrivent Sirius comme un  »chien qui suit le mouflon », alors que Blackfoot (indien américain) l’appelle  »Visage de chien ». Les Cherokees couplaient Sirius avec Antarès comme étoile-chien gardienne du  »Chemin des Âmes ». La tribu du chien au Nebraska le connaissait comme  »l’étoile du loup », tandis que d’autres branches de la tribu le nommaient  »l’étoile coyote ». Plus au nord, les inuits d’Alaska l’appelaient  »chien de la lune ».

La tribu des Dogons et l’Atlantide 

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En 1971, l’auteur américain Robert Temple publia un livre controversé intitulé Le mystère de Sirius, dans lequel il prétendait que les Dogons (une ancienne tribu africaine du Mali) connaissaient des détails sur Sirius impossibles à connaitre sans un télescope. Selon lui, les Dogons avaient compris la nature binaire de Sirius, qui est en fait, composé de deux étoiles nommées Sirius A et Sirius B. Ceci amena Temple à penser que les Dogons avaient des connexions  »directes » avec des êtres de Sirius. Pendant que certains pourraient dire  »Vous ne pouvez pas être de Sirius » (désolé), un grand nombre de sociétés secrètes (qui ont eu historiquement dans leurs rangs certaines parmi les personnes les plus influentes au monde) et de systèmes de croyances enseignent une connexion mystique entre Sirius et l’humanité.

Dans la mythologie dogon, l’humanité serait née du Nommo, une race d’amphibiens qui étaient des habitants d’une planète entourant Sirius. Ils seraient  »descendus du ciel dans un vaisseau accompagné de feu et de tonnerre. » et auraient communiqué une connaissance approfondie aux humains. Ceci a conduit Temple à établir la théorie que les Nommos étaient des habitants extraterrestres de Sirius qui voyagèrent vers la terre à un moment donné dans un lointain passé pour enseigner les anciennes civilisations (comme les égyptiens et les Dogons) sur le système d’étoiles de Sirius ainsi que sur notre propre système solaire. Ces civilisations intègreront ensuite les enseignements des Nommos dans leurs religions et les feront converger vers leurs Mystères.

Le système mythologique dogon est remarquablement semblable à ceux d’autres civilisations telles que les sumériens, les égyptiens, les israélites et les babyloniens, car il inclut le mythe archétypal d’un  »grand enseignant qui vient du ciel ». En fonction de la civilisation, ce grand enseignant est connu soit comme Enoch, Thot ou Hermès Trismégiste et aurait appris des sciences théurgiques à l’humanité. Dans les traditions occultes, on croit que Thot-Hermès a enseigné le peuple d’Atlantide, qui, selon la légende, serait devenu la civilisation la plus avancée au monde avant que le continent tout entier ne soit submergé par un grand déluge (des versions d’une inondation peuvent être retrouvées dans les mythologies d’un nombre incalculable de civilisations). Les survivants de l’Atlantide voyagèrent par bateau vers plusieurs pays, dont l’Egypte, où ils transmirent leur connaissance avancée. Les occultistes pensent que l’inexplicable ressemblance entre civilisations éloignées (comme les mayas et les égyptiens) peuvent s’expliquer par leur contact commun avec les atlantes.

Thot-Hermès Trismégiste est-il l’équivalent du Nommos des Dogons, qu’ils pensent être originaire de Sirius ? Des anciens textes concernant Hermès le décrivent comme un enseignant de mystères qui  »venait des étoiles ». De plus, Thot-Hermès était en lien direct avec Sirius dans la mythologie égyptienne.

L’interprétation de la mythologie d’anciennes cultures n’est pas une science exacte et les liens sont de manière inhérente difficiles à prouver. Pourtant le lien symbolique entre Sirius et une connaissance occulte est apparue tout au long de l’histoire et a continuellement voyagé à travers les âges. En fait, il est révéré aujourd’hui comme il y a des millénaires. Les sociétés secrètes modernes, telles les Franc-Maçons, les Rosicruciens et la Golden Dawn (qu’on considère comme ordres hermétiques par le fait que leurs enseignements sont basés sur ceux d’Hermès Trismégiste), attribuent toutes une extrême importance à Sirius. Un regard averti sur leur symbolisme donne un aperçu de la profonde connexion entre Sirius et la philosophie occulte.

Sirius, symbolisme occulte et sociétés secrètes

Prétendre que Sirius est  »important » pour les ordres hermétiques serait un énorme euphémisme. L’étoile du chien n’est rien d’autre que le pivot d’enseignements et de symboles des sociétés secrètes. La preuve ultime : de nombreuses sociétés secrètes sont encore nommées d’après l’étoile.

Dans le tarot

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La 17ème lame majeure du tarot s’appelle  »L’étoile » (ou  »Les étoiles »,selon les tarots, NdT)et met en scène une jeune fille agenouillée avec un pied dans l’eau et l’autre sur la terre; son corps suggère la forme d’une svastika. Elle a deux urnes, dont elle verse le contenu sur terre et dans l’eau. Au-dessus de sa tête il y a 8 étoiles, l’une d’elles étant exceptionnellement grande et lumineuse. Le Comte de Gébelin estime que la grande étoile est Sothis ou Sirius ; les autres 7 étoiles sont les planètes sacrées des anciens. Il pense que la figure féminine est Isis en action qui déclenche les inondations du Nil, accompagnée du lever de l’étoile du chien. La représentation non vêtue d’Isis peut signifier que la Nature ne reçoit son vêtement de verdure que lorsque les eaux du Nil ont libéré la germination des plantes et des fleurs.

Chez les Franc-Maçons

Dans les loges maçonniques, Sirius est connu comme  »l’étoile embrasée » et un simple regard à sa mise en valeur dans le symbolisme maçonnique révèle son immense importance. L’auteur franc-maçon William Hutchinson a écrit à propos de Sirius :  »c’est l’objet primordial et le plus haut placé qui requiert notre attention dans la Loge. »De la même manière que la lumière de Sirius fait son chemin dans la Grande Pyramide pendant les initiations, elle est symboliquement présente dans les loges maçonniques.

»Les anciens astronomes ont vu tous les grands symboles de la Franc-maçonnerie dans les étoiles. Sirius brille dans nos loges comme l’étoile embrasée. »

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Sirius, l’étoile embrasée, au centre du dallage franc-maçon en mosaïque. (le soulignement a été décidé par le blog !)

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L’étoile embrasée brille au-dessus des membres d’une loge maçonnique

Dans la Franc-maçonnerie, on enseigne que l’étoile embrasée est un symbole de divinité, d’omniprésence (le Créateur est présent partout) et d’omniscience (le Créateur voit et connait tout). Sirius est de ce fait  »l’endroit sacré » que tous les Maçons doivent atteindre : c’est la source du pouvoir divin et la destination divine des individus. Ce concept est souvent représenté dans l’art maçonnique.

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Œuvre maçonnique représentant Sirius, l’étoile embrasée, comme destination du voyage d’un franc-maçon.

Pour arriver à la perfection, l’initié doit comprendre et intégrer avec succès la nature duelle du monde (le bien et le mal ; le masculin et le féminin ; le noir et le blanc, etc.) par une métamorphose alchimique. Ce concept est représenté symboliquement par l’union d’Osiris et d’Isis (les principes mâle et femelle) qui donne naissance à Horus, l’enfant-étoile, personnage semblable au Christ, l’homme parfait de la Franc-maçonnerie – qui est l’égal de l’étoile embrasée.

»Le soleil et la lune…représentent les deux grands principes…le masculin et le féminin…les deux répandent leur lumière sur leur fils, l’étoile embrasée, ou Horus ».

Le hiéroglyphe égyptien représentant Sirius a été interprété ésotériquement comme la représentation de la trinité cosmique.

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Le hiéroglyphe représentant Sirius contient trois éléments : un obélisque  »phallique » (représentant Osiris), un dôme semblable à une matrice (représentant Isis) et une étoile (représentant Horus) Ce concept est si crucial pour les franc-maçons qu’il a été incorporé dans la plupart des grandes structures du monde.

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Le monument de Washington, obélisque égyptien représentant le principe mâle, est directement connecté au dôme du Capitole, représentant le principe féminin. Ensemble ils produisent Horus une énergie invisible représentée par Sirius.Comme l’a déclaré Albert Pike ci-dessus, le dieu égyptien Horus et l’étoile Sirius sont souvent associés. En symbolique maçonnique, l’œil d’Horus (ou Œil qui voit tout) est souvent décrit entouré de la lumière de Sirius.

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Une planche maçonnique décrit le soleil au-dessus du pilier de gauche (représentant le masculin), la lune au-dessus du pilier de droite (représentant le féminin) et Sirius au-dessus du pilier central, représentant  »l’homme parfait » ou Horus, le fils d’Isis et Osiris. Notez  »l’œil d’Horus » sur Sirius.

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L’œil d’Horus à l’intérieur d’un triangle (symbolisant la divinité) entouré par l’éclat de Sirius, l’étoile embrasée

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L’Œil qui voit tout à l’intérieur de l’étoile embrasée dans l’art maçonnique

Étant donnée la corrélation symbolique entre l’Œil qui voit tout et Sirius, la photo suivante devient évidente.

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La lumière derrière l’Œil qui voit tout sur le billet de un dollar américain n’est pas celle du soleil mais celle de Sirius. La Grande Pyramide de Gizeh a été construite en alignement avec Sirius et on le montre donc brillant juste au-dessus de la Pyramide. Un hommage rayonnant à Sirius est de ce fait dans la poche de millions de citoyens.

L’ordre de l’Étoile d’Orient

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Le symbole de l’OEO est une étoile inversée, semblable à l’étoile embrasée de la Franc-maçonnerie . Considéré comme la  »version féminine » de la Franc-maçonnerie (bien que les hommes puissent y participer), l’Ordre de l’Étoile d’Orient (OEO) est directement nommé d’après Sirius,  »l’étoile qui brille au levant ». Une explication générale pour le public des origines du nom de l’ordre prétend qu’il provient de l’étoile du levant qui a conduit les trois mages à Jésus-Christ. En regardant la signification occulte du symbolisme de l’ordre il est clair que l’OEO est une référence à Sirius, l’étoile la plus importante de la franc-maçonnerie.

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Œuvre d’art de l’OEO dépeignant Sirius au-dessus de la Grande Pyramide Madame Blavatsky, Alice Bailey  et la théosophie Héléna Blavatsky et Alice Bailey, les deux principales figures de la théosophie, ont toutes deux considéré Sirius comme la source d’un pouvoir ésotérique. Blavatsky a déclaré que l’étoile Sirius exerçait une influence mystique et directe sur le ciel tout entier et était lié à toutes les grandes religions de l’antiquité.Alice Bailey voit l’étoile du chien comme la vraie  »Grande Loge Blanche » et croit qu’elle est le foyer de la  »hiérarchie spirituelle ». Elle considère pour cette raison Sirius comme  »l’étoile de l’initiation ».À la différence de nombreux écrivains ésotériques, Bailey considère que Sirius a un grand impact sur la vie des hommes.Aleister Crowley, le A.A. Et Kenneth GrantEn 1907, Crowley initia son propre ordre occulte qu’il appelé A.A. – un raccourci pour Argentium Astrum, qu’on peut traduire par ‘l’Ordre de l’Étoile d’Argent’. Cette étoile d’argent était bien sûr, une référence à Sirius. Même si Crowley s’est presque toujours référé à l’étoile du chien en termes voilés, la totalité de sa philosophie magique, depuis son développement en tant que jeune franc-maçon jusqu’à ses dernières années à la tête de l’OTO (OrdoTemplis Orientis, l’ordre du temple d’orient), est tout à fait en accord avec une influence sirienne (relative à Sirius, NdT), qui a été identifiée et exprimée par d’autres écrivains de son époque. Son contact supposé avec un ange gardien sacré qui l’a conduit plus tard à écrire en channeling le Livre de la Loi, semble avoir son origine dans Sirius.Si Crowley a utilisé des mots codés pour décrire Sirius, son protégé Kenneth Grant a écrit explicitement et de manière extensive sur l’étoile du chien. À travers tous ses nombreux livres, il a souvent décrit Sirius comme étant un puissant centre de pouvoir magnétique magique. Sa croyance que l’étoile détient une clé centrale pour déverrouiller les mystères des traditions égyptiennes et typhoniennes se renforça avec le temps et devint un foyer central de sa recherche. Une des plus importante et controversée thèse de Grant fut sa découverte du  »courant Sirius/Seth », qui est une dimension extraterrestre connectée à Sirius, à la Terre et à Seth, le dieu égyptien du chaos – qui fut plus tard assimilé à Satan.Bien que chaque philosophie occulte décrive Sirius de façon légèrement différente, il est toujours systématiquement considéré comme le  »soleil derrière le soleil », la vraie source de pouvoir occulte. Il est perçu comme le berceau de la connaissance humaine et la croyance en l’existence d’une forte connexion entre l’étoile et la planète Terre ne semble jamais anachronique. Existe-t-il un vrai lien entre Sirius et la Terre ? L’étoile du chien est-elle un symbole ésotérique représentant quelque chose qui se passe dans le royaume spirituel ? Ou bien les deux ?Une chose est sûre, le culte de Sirius n’est pas une  »chose du passé » et est toujours vivant aujourd’hui. Un regard en profondeur de notre culture populaire, qui est fortement influencée par le symbolisme occulte, révèle de multiples références à Sirius.

Sirius dans la culture populaire

Des références directes à Sirius dans la culture populaire sont bien trop nombreuses pour être énumérées (par exemple regardez le nom et le logo de la plupart des radio satellite dans le monde ).

J’ai cherché pour les noms de radio satellite. Le premier site que j’ai trouvé s’appelle  »Sirius Radio Satellite Canada ». (http://www.sirius.ca/fr/). Son logo est clair, un chien assis à côté du nom (photo ci-dessous). Un autre site satellite, Sirius XM : http://www.siriusxm.com/whatissiriusxm

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Un aspect d’analyse plus intéressant de la culture populaire sont les références codées à Sirius. De grands films ont fait, bien que voilées , de profondes références à l’étoile du chien (apparemment voulues par ceux qui  »sont dans le coup »), dans lesquels l’étoile joue un rôle toujours attribué aux Mystères : celui d’initiateur et d’enseignant divin. En voici quelques exemples.

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Dans le Pinocchio de Disney, basé sur une histoire écrite par le franc-maçon Carlo Collodi, Gepetto prie l’étoile la plus brillante du ciel pour avoir un  »vrai petit garçon ». La Fée Bleue (sa couleur est une référence à la lumière bleu clair de Sirius) descend alors des cieux pour donner vie à Pinocchio. À travers la quête de la marionnette pour devenir un garçon (une allégorie de l’initiation ésotérique), la Fée Bleue guide Pinocchio vers le  »droit chemin ». Sirius est donc représenté comme source de vie, guide et enseignant. (Je traduirai plus tard le symbolisme de Pinocchio, d’après le site  »Vigilant Citizen »)

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Dans Harry Potter, le personnage nommé Sirius Black est très probablement une référence à Sirius B (l’étoile  »plus sombre » du système binaire de Sirius). C’est le parrain de Harry Potter, ce qui fait de Sirius, une fois encore, un enseignant et un guide. Le magicien peut se transformer en un gros chien noir, autre lien avec l’étoile du chien.

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Dans le Truman Show, un projecteur – qui sert à imiter la lueur d’une étoile dans le monde truqué de Truman – tombe du ciel et le touche presque. La marque sur le projecteur l’identifie à Sirius. La rencontre de Truman et de Sirius lui donne un regard de  »vraie connaissance » et le pousse vers une quête de la vérité. Sirius est par là  »l’étoile de l’initiation ». Il a obligé Truman à prendre conscience des limites de son monde de studio (notre monde matériel) et l’a conduit à se libérer (émancipation spirituelle).

En conclusion

Depuis l’aube de la civilisation jusqu’aux temps modernes, depuis les tribus disparues d’Afrique jusqu’aux grandes capitales du monde moderne, Sirius a été – et est toujours – vu comme un donneur de vie. Malgré la disparité entre les cultures et les époques, les mêmes mystérieux attributs sont donnés à l’étoile du chien, qui peut nous faire nous demander : comment toutes ces définitions peuvent-elles se synchroniser si parfaitement ? Existe-t-il une source commune à tous ces mythes concernant Sirius ? L’étoile du chien est invariablement associée à la divinité et considérée comme source de connaissance et de pouvoir. Ces connexions sont particulièrement évidentes quand on examine les enseignements et le symbolisme des sociétés secrètes, qui ont toujours enseigné un lien mystique avec ce corps céleste particulier. Existe-t-il un lien secret entre l’évolution humaine et Sirius ? Déverrouiller ce secret reviendrait à déverrouiller l’un des grands mystères de l’humanité.

Source: Bistro Bar Blog

Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?

PAR SOPHIE CHAPELLE

Les industries et multinationales semencières veulent rendre les paysans captifs… grâce à la loi. Les députés doivent examiner le 28 novembre un texte instaurant une « contribution volontaire obligatoire » : une véritable dime sur les semences. Ressemer librement sa propre récolte ou échanger des variétés de plantes deviendra illégal. Soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, des paysans et des citoyens entrent en résistance.

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Photo : source

Demain, graines et semences ne seront peut-être plus libres. Des agriculteurs s’inquiètent d’une proposition de loi votée par les sénateurs le 8 juillet dernier, et déjà appliquée par décret aux productions de blé tendre. S’ils veulent conserver une partie de leur récolte pour la ressemer l’année suivante (quoi de plus naturel ?), les producteurs de blé tendre doivent payer une redevance appelée « Contribution volontaire obligatoire » (sic). « L’enjeu de cette nouvelle proposition de loi est d’étendre ce mécanisme à tous les paysans, alerte Guy Kastler, du Réseau semences paysannes. Chaque fois qu’on cultivera un hectare, ils prendront un peu d’argent de nos poches pour payer les détenteurs de propriété intellectuelle. » La loi prévoit de considérer la reproduction de semences à la ferme, sans payer cette dime moderne à leurs « propriétaires », comme une contrefaçon [1]. La récolte pourra alors être saisie.

Qui sont ces propriétaires de semences à qui la « contribution volontaire » sera reversée ? Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers  [2]. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à « l’obtenteur », celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » [3] ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous réunis au sein de l’Union française des semenciers, qui aurait fortement appuyé le projet de loi.

Rendre les paysans captifs

« Le fait que l’obtenteur soit rétribué pour son travail de recherche ne nous pose pas de problème, explique Jean-Pierre Lebrun, un maraicher biologique à la retraite. En revanche, nous sommes opposés à ce que ces obtenteurs récupèrent des taxes sur le travail de sélection que nous menons dans nos fermes. » Avec d’autres paysans et des consommateurs soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, Jean-Pierre a fait le déplacement à Angers ce 19 novembre pour « débaptiser » l’OCVV, renommé « Office communautaire de la confiscation des semences ». Un geste symbolique qui en dit long sur les menaces pesant sur l’avenir de notre alimentation.

Yves Manguy, agriculteur à la retraite, connait bien les semences de ferme, ces graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière, mais multipliées par l’agriculteur lui-même par souci d’économie et d’indépendance. Pour cet ancien porte-parole de la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF), l’objectif des firmes semencières est clair : « Elles veulent instaurer un marché captif, que les agriculteurs achètent leurs semences et qu’ils n’en fassent plus chez eux. La loi en préparation consiste non pas à interdire complètement mais à restreindre un maximum le droit des semences à la ferme. » Le texte propose ainsi d’autoriser la semence de ferme pour seulement 21 espèces – en échange du paiement de la Contribution volontaire obligatoire – et d’interdire cette pratique pour toutes les autres espèces.

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« Ce n’est pas la recherche qu’ils veulent rémunérer mais les actionnaires »

Pourquoi cette redevance ? Officiellement, pour financer la recherche. Actuellement, 85 % des sommes récoltées par la Contribution volontaire obligatoire sont reversées directement aux obtenteurs, et 15 % servent à alimenter le Fonds de soutien à l’obtention végétale en blé tendre. « Les objectifs de sécurité et de qualité alimentaire doivent être définis par le public, et non par les seules recherches de profits des entreprises semencières privées », argue la Confédération paysanne. D’après le syndicat, l’application de la proposition de loi entrainerait un prélèvement supplémentaire sur le revenu des agriculteurs français estimé à 35 millions d’euros. « La recherche doit être financée aussi par le public et non par les seuls agriculteurs. Il convient de mettre en place un mécanisme de financement public de la recherche », estime la Confédération paysanne. Le syndicat suspecte l’Union française des semenciers de vouloir d’ailleurs tripler la redevance (environ 3,50 euros par hectare aujourd’hui).

Des carottes illégales et des choux clandestins

Non loin de l’Office communautaire des variétés végétales, sur la place du Pilori, dans une rue piétonne d’Angers, se déroulent les rencontres des semences paysannes et fermières d’Anjou. Ici, des artisans semenciers partagent une même passion, celle de la sélection, de la conservation, de la multiplication et de l’échange des semences. François Delmond est membre de l’association Les Croqueurs de carottes, qui sauvegarde les variétés potagères traditionnelles menacées de disparition. Sur le stand, plusieurs variétés de carottes et de choux rouges sont proposées à la dégustation. Les réactions varient du « surprenante, celle-là » au « celle-ci a un gout de noisette très fort, vous ne trouvez pas ? ». Pour François, ces dégustations sont l’occasion de montrer l’impact des choix variétaux sur la qualité gustative.

« Ce que vous mangez est une variété de carotte illégale car elle a été radiée du catalogue, elle ne respectait pas les critères », explique François à une passante. Entre 1954 (date d’existence du premier catalogue des variétés de plantes potagères) et 2002, 80 % des variétés ont été radiées du catalogue, à cause d’une règlementation de plus en plus contraignante. « Ce que nous voulons, c’est la liberté de faire notre travail en âme et conscience, la liberté du jardinier de semer la variété qu’il veut et la liberté du consommateur d’accéder à des aliments différents. » Une liberté qui contribue à l’augmentation et à la conservation de la biodiversité cultivée, à la réduction de l’utilisation des pesticides ainsi qu’à l’essor de variétés adaptées à leurs terroirs et aux variations climatiques.

Rébellion contre la dime des multinationales

Une campagne pour une loi de reconnaissance positive des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences vient d’être lancée par plusieurs organisations. « Les droits des agriculteurs de conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, les protéger de la bio piraterie et des contaminations par les OGM brevetés, et de participer aux décisions nationales concernant la biodiversité cultivée sont reconnus par le Traité international sur les semences approuvé en 2005 par le Parlement français », rappelle Anne-Charlotte Moÿ, en charge des questions juridiques au Réseau semences paysannes. Or, une succession de règlements européens et de lois nationales conduisent progressivement à leur interdiction totale.

La proposition de loi relative aux certificats d’obtention végétale doit être débattue le 28 novembre à l’Assemblée nationale. Il est encore possible de participer à la cyber action, qui a déjà recueilli plus de 14 000 signatures, et un rassemblement est prévu devant l’Assemblée. « Il nous faut rester mobilisés, avertit Guy Kastler, afin de ne pas abandonner l’alimentation à quelques firmes multinationales. » Il y a trois siècles, les paysans versaient la dime ou étaient contraints à des corvées au profit du seigneur local, propriétaire des terres... Aujourd’hui, cette domination s’est déplacée vers les semences.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Lire à ce sujet Comment les semenciers tentent d’asservir l’agriculture paysanne.

[2] Pour être inscrites, les variétés doivent répondre à trois critères : la distinction (la variété doit être nettement distincte de toute autre variété notoirement connue) ; l’homogénéité (la variété est suffisamment uniforme dans ses caractères pertinents) ; la stabilité (la variété reste conforme à la définition de ses caractères essentiels après avoir été reproduite ou multipliée).

[3] En Europe, on utilise le terme de « certificat d’obtention végétale », qui protège une variété. Son équivalent outre-Atlantique est le brevet, qui protège l’information génétique contenue dans une même variété. Du coup, il arrive qu’une plante fasse l’objet d’un double droit de propriété intellectuelle...

source : bastamag

A Oakland, les policiers tirent à balles réelles sur les indignés

Oakland,La police ouvre le feu

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L’attaque de la police et des forces de sécurité dans la ville d'Oakland en Californie et la violence policière contre les anticapitalistes ont transformé la ville en un champ de bataille. Les policiers ont ouvert le feu sur les manifestants au moment où ces derniers quittaient le centre ville. Les policiers se sont mis à tirer dans toutes les directions. Selon ce rapport, la ville de New York a été également, le théâtre d'affrontements entre les militants et la police. Les manifestants américains clament leur colère de voir que les banques ont reçu des milliards de dollars d’aide financière alors qu'eux, simples citoyens subissent les affres du chômage et de la crise économique. Quelque 50 manifestants qui avaient dressé leurs tentes devant les locaux de la «Bank of America» ont été arrêtés par la police anti-émeute. 

http://french.irib.ir/info/international/item/154202-etats-unis-la-police-ouvre-le-feu-sur-les-manifestants

Source: alterinfo

En complément, la police affirme maintenant que la situation va mal finir. C'est rassurant.  Heureusement pour les US, la FEMA est là pour créer des centres de détention pouvant accueillir jusqu' 20 millions de personnes...

http://www.wikistrike.com

Psychologie : vos pertes de mémoires sont peut-être dues à vos passages de portes.

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Nous avons tous vécu cela : la frustration d’entrer dans une pièce et d’oublier ce que nous allions y faire.

Une nouvelle étude du professeur en psychologie Radvansky Gabriel, de  l’Université de Notre Dame (université américaine, Illinois), suggère que passer les portes serait la cause de ces trous de mémoire. "Entrer ou sortir par une porte sert de “frontière d’évènement” dans l’esprit, qui sépare les épisodes d’activité et les classe”, explique Radvansky. "Se rappeler la décision ou l’activité qui a été effectuée dans une autre pièce est difficile parce qu’elle a été compartimentée."

En menant trois expériences dans des environnements réels et virtuels, les sujets / cobayes de Radvansky, ont effectué des exercices de mémoire tout en traversant une chambre et tout en sortant d’une porte.

Dans la première expérience, les sujets ont utilisé un environnement virtuel et se déplaçaient d’une pièce à l’autre, en sélectionnant un objet sur une table pour l’échanger contre un autre sur une table différente. Ils ont fait la même chose en se déplaçant, tout simplement, à travers une pièce, mais sans traverser une porte.

Radvansky a constaté que les sujets oubliaient davantage après avoir traversé une porte, comparativement à un déplacement de même distance à travers une pièce, ce qui suggère que la porte ou “limite de l’évènement" entrave la capacité d’une personne à récupérer ses pensées ou les décisions prises dans une pièce différente.

Une autre expérience a été conçue pour tester si les portes servaient vraiment à définir les limites d’évènement ou si la capacité à se rappeler est liée à l’environnement dans lequel une décision, dans ce cas, la sélection d’un objet, a été prise. Des recherches antérieures ont montré que les facteurs environnementaux affectent la mémoire et que l’information apprise dans un environnement est mieux récupérée quand la tentative a lieu dans le même contexte.

Les cobayes, à cette étape de l’étude, ont traversé plusieurs portes, les ramenant dans la salle à partir de laquelle ils étaient partis. Les résultats n’ont montré aucune amélioration dans la mémoire, ce qui suggère que l’acte de passage d’une porte sert comme moyen pour l’esprit de classer les souvenirs.

L’étude a été publiée récemment dans le Quarterly Journal of Experimental Psychology :Walking through doorways causes forgetting: Further explorations et Walking through doorways causes forgetting: Environmental integration.

source : gurumed

Il n’existe pas de démocratie en France

Je vais analyser un peu ici les différents faits qui démontrent qu'il n'existe pas de démocratie en France (ni ailleurs), ce qui titillera les personnes qui seraient encore aveuglées par les discours politico-médiatiques habituels.

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En préalable, prenons comme base une définition courante de la démocratie : gouvernement du peuple par le peuple. Voir définitions et variantes :http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie , ou http://www.toupie.org/Dictionnaire/Democratie.htm .

Tout d'abord un petit rappel avec l'exemple bien connu du NON au référendum sur le traité européen en 2005 : où les politiques passent outre l'avis des votants pour faire passer le truc autrement. Pour une fois qu'il y avait un référendum, il a été bafoué dans les grandes largeurs !

Voici les éléments principaux :

- En France et ailleurs, les peuples ne décident pas directement, ils votent pour des représentants. Lesquels représentants ne sont plus contrôlés directement par le peuple après l'élection. Déjà, c'est un gros problème qui signe un gros déficit de démocratie, il faudrait plus de transparence, de la démocratie directe, des processus de révocation, etc.

- Ces élus sont loin d'avoir tous les pouvoirs, ce ne sont pas eux qui décident des choses importantes, mais plutôt les grandes entreprises, les marchés et la finance. Ce qui a été mis en lumière crument ces dernières années, où les politiques sont contraints (qu'ils soient pour ou contre) d'obéir aux lois des marchés et grandes entreprises pour espérer obtenir un peu de croissance, moins de chômage et des investissements.

En effet, l'argent et l'économie sont devenus les maitres du monde, les idoles à quoi tout est ordonné et sacrifié, alors qu'il devrait être question en priorité de la satisfaction de tous les besoins (pas seulement matériels) des peuples.

- Ensuite, il existe d'autres pouvoirs très forts, non élus eux-aussi, à savoir : les pouvoirs médiatiques, administratifs et judiciaires.

Les grands médias (publiques et privés) peuvent faire et défaire des carrières, insister sur telle info ou en occulter d'autres. Ils imposent un style suivant leurs exigences d'audimat. Ils ont le pouvoir d'orienter, par divers procédés, les préoccupations et pensées des gens. Ils écartent des créneaux les plus en vue (et même de toute présence) toutes idées trop critiques ou trop contestataire.

Les administrations et le monde judicaire ont de grandes marges de manœuvres pour interpréter les lois, elles peuvent intervenir de multiples manière sur la vie des gens, et les recours en cas de problème sont souvent très longs, compliqués et arbitraires dans leurs résultats. Ces deux pouvoirs, quels que soient les mérites de certains fonctionnaires soucieux de justice et de mesure, fonctionnent globalement comme des systèmes autonomes, froids, fermées, secrets, ce sont des corporations qui se serrent les coudes avant de vraiment vouloir le bien commun.

Ces 5 pouvoirs principaux (capitalistes, politiques, médiatiques, administratifs, judiciaires) sont bien sûr en concurrence, se font la guerre, peuvent être alliés, complices, tout dépend des circonstances et des pays.Généralement, ce sont les politiques élus qui ont le moins de pouvoirs par rapport aux pouvoirs non élus.

Mais jamais la population n'est impliquée, sauf par la bande. Le peuple peut obtenir à l'arraché quelques réformes s'il manifeste ou fait la grève suffisamment longtemps et en nombre. Mais on ne peut pas se permettre d'être tout le temps en grève, et puis ces réformes peuvent être rognées ou supprimées par la suite, quand les conditions changent. En plus, ce ne sont que des réformes, ces pouvoirs n'acceptent pas que s'instaurent des systèmes de démocratie plus directe, ou simplement participative.

On peut aussi voter de temps en temps, mais comme l'éventail de choix est réduit, et que les élus, même s'ils voudraient bien faire, sont sous la coupe des capitalistes et doivent composer avec les autres pouvoirs (qui eux ne sont pas élus), rien ne peut changer sur le fond.

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Au final ces 5 oligarchies, ainsi que des multitudes d'autres lobbies et groupes de pression (Eglises, armées, chasseurs, syndicats réformistes...), occultes ou publics, font leur tambouille entre eux, sans processus démocratique, et c'est toujours la population tout particulièrement les plus pauvres, qui paye les additions des différentes "crises", guerres, licenciements, délocalisations, pollutions, etc., et ce sont toujours les riches qui s'enrichissent par l'exploitation des pauvres.

Mais ce n'est pas fini, d'autres éléments démontrent qu'il n'existe pas de démocratie, et qu'elle ne pourra pas exister dans le système actuel :

- Les candidats aux élections sont très loin d'êtres égaux dans leur moyens, il n'ont pas forcément beaucoup d'argent et des relations bien placées dans les médias pour se faire connaitre, ce qui biaise déjà les "débats" et handicape les plus pauvres et ceux qui n'ont pas les bons réseaux dans leurs poches.

- Le système (école, médias, partis) n'apprend pas à penser par nous-même, à être libre et autonome. Au contraire, les pubs, la télé, les grands médias distillent continuellement leur intox, leurs infos, leur vision du monde, leurs mensonges et leurs directives, ils accaparent les cerveaux rendus disponibles par la pub, la fatigue du travail et les émissions infantilisantes. Dans ces conditions, comment les gens pourraient-ils exercer réellement un libre arbitre et rôle politique ?, participer en connaissance de cause à la gestion démocratique ?

Quand l'école ne permet pas aux jeunes d'être en contact avec tous les courants de pensée qui animent le monde, il n'y a pas de démocratie possible. L'éducation scolaire a pour but de formater les jeunes par rapport au système existant et de fournir une main d'œuvre docile adaptées aux besoins des entreprises capitalistes, il ne s'agit pas d'aider à la formation d'une personne autonome, libre et épanouie.

On apprend aux jeunes à ingurgiter des savoirs et à obéir, pas à vraiment réfléchir et à pratiquer la démocratie directe horizontale.

- La liberté d'expression réelle (non réservée aux opinions conformes au système, aux oligarchies, puissants, riches, journalistes, célébrités et autres sportifs) n'existe pas, ce n'est qu'un droit purement théorique. En effet, les collectivités publiques (les Etats) ne gèrent pas de médias réellement ouvert à n'importe quel personne ou groupe, pour leur permettre d'exprimer leurs opinions au plus grand nombre. Il n'existe pas à la TV ni ailleurs des émissions dédiées à la liberté d'expression réelle aux heures de grande écoute.

Or, sans liberté d'expression réelle, il ne peut pas y avoir de démocratie réelle.

Si seuls ceux qui ont le pouvoir ou émettent des opinions conventionnelles peuvent s'exprimer largement, les gens de la base et tous les courants de pensée minoritaires sont écartés, et le peuple ne peut pas s'exprimer vraiment ni avoir accès à un vaste éventail d'opinions pour forger sa propre pensée.

De nos jours, il y a internet et sa liberté, mais ça reste limité, et noyé dans le commerce, d'autant que tout le monde n'a pas accès à internet ni n'a la capacité de créer un site web ou un article visible par le plus grand nombre, c'est le moins qu'on puisse dire.

- Quand dans un pays il existe des millions de personnes démunies, précaires, dans le besoin, à la rue, mal logées, manquant de nourriture en qualité et en quantité, il n'y a pas de démocraties. Car ces personnes sont dans l'urgence permanente de la survie quotidienne, et ont de grosses difficultés à accéder aux informations pertinentes, à passer du temps à lire, à débattre, à réfléchir aux questions politiques, etc., et à agir en conséquence.

- Quand la concurrence, la lutte pour trouver et garder un emploi, la compétition scolaire et professionnel incitent en permanence les gens à l'individualisme, au chacun pour soi, à la méfiance, à la fabrication de boucs émissaires, il ne peut pas exister une démocratie sereine, où chacun participerait à la vie démocratique dans l'intérêt collectif.

- Quand l'Etat et ses administrations cultivent le secret, la complexité, des lois incompréhensibles pour la population et que seuls des juristes spécialisés peuvent décrypter, il n'y a pas de démocratie.

- Voici un autre argument, peut-être bancal celui-ci ? Une démocratie réelle supposerait une sorte de projet commun, d'entente collective. Or, ce n'est pas le cas, le peuple part dans tous les sens, suit des leaders ou ne sait pas vraiment ce qu'il veut (le système actuel fait tout pour ça bien sûr, ça l'arrange). Les riches et les puissants eux, ont plus ou moins un projet (la capitalisme, le maintien de leurs privilèges), ils sont solidaires malgré leurs disputes, mais ce n'est pas un projet vraiment collectif ! C'est celui des 1% !! Donc, il n'y a pas de démocratie.

- Pour exercer une véritable démocratie, il faudrait une organisation fédérative partant de petits territoires, où le peuple peut délibérer en assemblées (au moins pour les grandes occasions) et faire remonter ses décisions. Le territoire français centralisé est trop vaste pour ce faire, donc il n'y a pas de démocratie ici.

Il y a sans doute d'autres arguments, mais on se rend compte assez vite que le peuple ne gouverne pas et joue un rôle très mineur dans les décisions qui le concernent

La démocratie réelle n'existe donc pas, à nous d'apprendre à la pratiquer, à la construire, à s'entraider pour la pratiquer ensemble et horizontalement.

source : agoravox

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