lundi 31 octobre 2011

Alerte : Des Algériens torturés en Libye !

Alerte !
IRIB- Des vidéos montrent que des Libyens n'hésitent pas à passer au meurtre des Algériens.
Des Algériens sont torturés par des Libyens au lendemain de l'assassinat de l'ex-dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, après avoir été arrêtés par une faction de rebelles à Syrte. Cette information a été rapportée par le quotidien national "Ennahar", jeudi 27 octobre qui a visionné des vidéos montrant des Algériens, sans défense, soumis à la folie meurtrière des rebelles. Selon le même quotidien, les délires et accusations du "CNT" organe politique représentant les nouvelles autorités libyennes contre l'Algérie, se sont traduites dans les faits; des Algériens se trouvant sur le sol libyen subissent «une chasse à l'homme» par des Libyens du CNT. Les enregistrements vidéo font preuve d'une dérive, sans précédent. Sans pitié, aucune, des Algériens sont soumis aux châtiment et à l'instinct criminel de groupes libyens accusant des Algériens de tous les maux.

Farid Merrad

dimanche 30 octobre 2011

L’UE assassine la Démocratie !

Dois-je vous rappeler que le 29 mai 2005, la France avait dit NON lors d’un référendum ? Pourtant 70 % des français étaient partis voter à l’époque…
DJAMELITO
Samedi 29 Octobre 2011
== LA DICTATURE EUROPEENNE ==


Par exemple au regard de l’Histoire, le résultat des élections européennes qui se sont déroulées début juin 2009 constitue l’une des gifles les plus magistrales que les peuples de tout un continent aient adressée à leurs dirigeants respectifs. Partout, des records de toute nature sont tombés. Ils sont autant de signaux d’avertissement renouvelés contre la course folle vers l’abîme dans laquelle les dirigeants européistes entraînent contre vents et marées les peuples, les nations et les États de l’Europe.

Pour la clarté de l’analyse, nous classerons ces signaux d’avertissement en 5 grandes rubriques :

1. Partout, le vrai vainqueur est l’abstention, en croissance inexorable

2. A travers tout le continent, une avalanche de votes sanctions contre les gouvernements européistes, qu’ils soient « de droite » ou « de gauche »

3. Jouant avec le feu, la construction européenne provoque une montée des revendications ethniques et des remises en cause des frontières

4. Là où les médias leur permettent de s’exprimer, les partis qui proposent une vraie rupture avec la construction européenne connaissent une audience croissante qui en fait d’ores et déjà la deuxième ou troisième force politique du pays

5. Les résultats électoraux en France, et les commentaires qui en sont faits par les médias, font ressortir comme jamais l’ampleur de la manipulation politique, la connivence secrète qui lie les opposants de pacotille au système qu’ils prétendent combattre, et le verrouillage médiatique qui vide de sens notre démocratie.


Après avoir visionner toutes ces vidéos, peut-on dire que la France est une Démocratie ?


Pour aller plus Loin :



La RTBF prise "la main dans le sac" : propagande quand tu nous tiens

Tanguy
Dimanche 30 Octobre 2011
Plantage comique de la propagande jeudi soir au journal télévisé de la RTBF, où le journaliste commente les images impressionnantes de foules immenses en les présentant comme des manifestations contre le régime :

La version originale est disponible là, commencez à regarder la vidéo à 17 minutes 44 secondes :

L'extrait du JT est disponible ci-dessous
«La situation est plus que jamais explosive en Syrie, où les manifestations se multiplient vous le voyez un peu partout...»
Juste un petit détail, ces foules de supposés opposants brandissent des portraits bien visibles de Bachar El Assad...
Pas grand chose à voir avec la mise en scène montrée par après à Homs avec un maximum de quelques dizaines de personnes destinée explicitement à Al Jazeera et Internet, comme l'explique lui-même l'envoyé spécial. Vous aurez noté que les images de manifestation de soutien au régime sont à nouveau diffusées à la fin du reportage, ce qui exclu l'erreur. 


Encore une fois, nous ne pouvons que déplorer ce rôle qu'endossent une grande partie des journalistes, se faisant propagandistes. Nous sommes en droit d'exiger une presse de qualité ou à tout le moins, une presse honnête.

Publié aussi sur http://guerre.libreinfo.org

Facebook : la mémoire cachée


Facebook : la mémoire cachée

Photo Glenn J. Mason, CC BY
L’appétit vorace de Facebook pour les données personnelles n’est un secret pour personne. Régulièrement, son estomac numérique gargouille auprès de ses membres pour réclamer son dû. « Donnez-moi votre numéro de mobile, que je puisse renvoyer votre mot de passe en cas d’oubli ! » « Expliquez-moi vos opinions politiques, que je puisse mieux cibler mes publicités ! » « Dites-moi ce que vous lisez, ce que vous écoutez, ce que vous regardez, ce que vous cuisinez, que vos amis puissent en profiter ! » Et la plupart des 800 millions d’inscrits, dociles, jettent leurs gros steaks de vie privée dans la gueule béante du réseau social. Ce que personne ne semble savoir, en revanche, c’est que le monstre est dépourvu de système digestif. Il se contente de stocker les données, toujours plus de données, sans jamais en effacer aucune.
Les découvertes du jeune Max Schrems sont effarantes. Au mois de juillet, cet étudiant autrichien en droit a réussi à se procurer l’ensemble des données dont Facebook dispose sur lui. En épluchant les 1222 pages ( !) de son dossier, il a constaté que le réseau social avait soigneusement archivé toutes les informations qu’il croyait avoir supprimées depuis belle lurette. Anciens pseudonymes, messages privés, demandes d’amis refusées... Il soupçonne même l’existence de fiches sur les internautes non inscrits à Facebook. Max Schrems a décidé de saisir les autorités compétentes en Irlande, où Facebook a son siège européen, pour demander une enquête approfondie. À 24 ans, il est en passe de devenir une sérieuse épine dans le pied du réseau qui valait 70 milliards de dollars.

« Statut : effacé »

« Je ne cherche aucun gain financier ou personnel. Je veux simplement pouvoir aller sur Facebook sans me soucier du traitement de ma vie privée », justifie-t-il. Lors de son échange universitaire en Californie, l’an dernier, il a eu l’occasion de rencontrer des responsables de Facebook et de parler avec eux des différences de législation entre les États-Unis et l’Europe en matière de protection de la vie privée. Les premiers sont très laxistes, et le vieux Continent beaucoup plus strict. « J’ai écrit un article sur ce sujet, et j’ai alors découvert que tous les utilisateurs de Facebook vivant en dehors des États-Unis et du Canada étaient liés par contrat à Facebook Irlande », une société « qu’ils ont probablement installée là pour bénéficier d’une fiscalité avantageuse ». Hors Amérique du Nord, donc, « Facebook dépend des lois européennes sur la vie privée. Et bien sûr, il ne les respecte pas. » La bataille commence.
Dégainant sa directive 95/46/CE qui garantit un tel droit à tout citoyen européen, Max Schrems écrit à Facebook pour réclamer l’accès à l’ensemble des données le concernant, via un formulaire très bien caché sur le site du réseau. Il doit insister un peu, et finit par recevoir sur CD-Rom un fichier PDF lourd de plusieurs centaines de mégaoctets et long de 1222 pages. Avec les quelques étudiants qui l’accompagnent dans sa démarche, il a créé le site « Europe versus Facebook » pour partager ses découvertes et expliquer aux internautes comment faire de même. Il y publie son dossier PDF après l’avoir anonymisé, et liste très précisément le type d’informations stockées par Facebook pour chacun de ses membres.


Facebook connaît bien sûr la liste d’amis liée à un profil, mais conserve également le nom de tous les prétendants refusés. Puisque leur demande a été rejetée, il y a des chances non négligeables ces personnes soient totalement étrangères à l’internaute en question. Mais Facebook conserve tout de même, pour une durée indéterminée, la trace d’un lien virtuel entre ces individus étrangers l’un à l’autre.
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Même son de cloche du côté des « événements ». Facebook garde la liste complète des invitations adressées à un membre depuis la date de son inscription, quelle qu’ait été sa réponse. S’il a dit qu’il viendrait à la soirée, Facebook le sait. S’il a dit « non » ou « peut-être », idem. S’il n’a pas répondu parce qu’il ne se sentait pas concerné par cet événement, Facebook retient qu’il n’a pas répondu mais qu’il était invité.
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Les messages sont sans doute l’aspect le plus scandaleux du dossier. Courriers privés et tchats entre amis sont tous archivés dans le même système de messagerie sur Facebook et y restent pour toujours. Le bouton « Supprimer » n’a qu’une fonction cosmétique : il permet de masquer le message aux yeux de l’internaute, mais reste sur les serveurs de Facebook avec la mention « statut : effacé ».


Même subterfuge pour les statuts, les pokes... et les tags de photos : ils sont indélébiles sur les serveurs. Quand un membre de Facebook décide de marquer la présence d’un autre membre sur une photo, le consentement de ce dernier n’est pas requis. Il peut retirer le « tag » après coup s’il ne souhaite pas être associé à l’image, mais celui-ci devient simplement invisible sur le site. Facebook garde la trace du lien entre la personne et la photographie.
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Que de réjouissances, encore, au chapitre « Machines » du dossier ! « Facebook place un fichier “cookie” sur chaque ordinateur qui se connecte au site. Outre le traçage des internautes, ils s’en servent aussi pour créer des liens entre les utilisateurs et leurs ordinateurs. Ils ont une liste complète des ordinateurs qu’une personne a utilisés pour aller sur Facebook, et une liste de toutes les personnes ayant utilisé un même ordinateur pour aller sur Facebook. » En clair, Facebook sait qui fréquente qui, au travail ou à domicile, y compris parmi les personne n’étant pas « amies » sur le réseau social.
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Quant au chapitre « Checkins », il liste tout simplement toutes les connections d’un internaute à Facebook depuis son inscription. Chaque checkin est associé à un numéro unique, une date, une heure, une longitude et une latitude.

« Shadow profiles »

À la page 3 de son dossier, Max Schrems a froncé les sourcils. « Il y avait des adresses e-mail que je n’ai jamais communiquées à Facebook, raconte-t-il à Ecrans.fr. Et pourtant il les connaissait ! » Étrange, très étrange. Il soupçonne l’outil « Rechercher des amis », qui permet d’importer son carnet d’adresses sur Facebook et donc de fournir au réseau ce genre de coordonnées. Une de ses connaissances aurait ainsi enrichi le profil de Schrems sans même en avoir conscience.
Puis il fait le lien avec une autre bizarrerie. « Quand on invite à un événement quelqu’un qui n’est pas sur Facebook, il faut rentrer son adresse e-mail. Cette personne reçoit alors un courrier l’encourageant à s’inscrire sur le réseau, avec le nom et la photo de tous les gens que Facebook pense qu’il peut connaître. » On comprend que Facebook ait fait le lien entre l’émetteur de l’invitation et son destinataire, mais comment peut-il suggérer dix autres connaissances potentielles ? Pour Max Schrems, il n’y a qu’une possibilité : ce non-inscrit dispose d’une fiche secrète sur Facebook — un « shadow profile » alimenté par les membres du réseau.
Quand on tape un nom dans le moteur de recherche, que l’on synchronise son mobile ou son carnet d’adresses avec le réseau social, toutes les informations grappillées seraient ainsi conservées et recoupées entre elles de manière automatique. Facebook pourrait ainsi piocher dans ces « shadow profiles » pour envoyer des e-mails très personnalisés aux internautes non inscrits.

Suggestions de lecture

Libye : Que savons nous?



L'actualité spectacle s'intéressant à nouveau à la Libye suite au meurtre de son dirigeant, M. Kadhafi, il nous semble utile de faire le point sur ce que nous savons de cette guerre.
Nous développons ici les points suivants :
Avant notre présentation nous vous proposons de visionner le court reportage "Libye pas de preuves".
Le site de l'auteur : http://www.laguerrehumanitaire.fr/

Voir la vidéo : sous le titre : Guerre Humanitaire en Libye : Il n'y a pas de preu...
Ce document permet de comprendre comment le droit international

 et la justice internationale fonctionnent mais surtout comment leurs

 principes élémentaires peuvent être contournés. Les différentes

 résolutions adoptées contre la Libye se fondent sur la base d’allégations

diverses : notamment sur la déclaration selon laquelle Kadhafi aurait

utilisé l’aviation contre son propre peuple et engagé une violente

répression contre l’insurrection, celle ci coûtant la vie à plus de 6000 civils.

 Ces allégations ont été diffusées sans jamais avoir pu être vérifiées.

C’est pour tant sur la base de ces affirmations que le gouvernement

de la Jahamirya Libyenne a été exclu du conseil des droits de l’homme

des Nations unies avant d’être renvoyée devant le conseil de sécurité

des Nations Unies.

L'une des principales sources à l’origine de l'affirmation selon laquelle

 Kadhafi aurait décimé son propre peuple est la ligue libyenne des droits

de l’homme, une organisation rattachée à la Fédération internationale

des droits de l’homme (la FIDH). Le 21 Février, le secrétaire général de

la ligue libyenne des droit de l’homme le Dr Sliman Bouchuiguir avait

été à l’origine d’une pétition avec l’organisation UN Watch et la National

Endowment for democracy. Cette pétition est signée par plus de 70 ONG .

 Puis, quelques jours plus tard, le 25 Février 2011, le Dr Sliman Bouchuiguir

 s’est rendu au conseil des droits de l’homme des nations unies afin

d’y exposer les allégations concernant les crimes du gouvernement de

Mouamar Kadhafi. Au cours du mois de Juillet dernier nous nous sommes

rendus à Genève afin de nous y entretenir avec le Dr Sliman Bouchuiguir.

Sur la justification de la guerre Il est maintenant établi que l'OTAN et ses pays membres ne sont pas intervenu pour une quelconque velléité de « protection des civils ». Nous pouvons affirmer cela non pas en nous basant sur l'observation du comportement de l'OTAN qui n'a jamais agi de la sorte – bien au contraire, les exemples de son mépris de la vie humaine et des aspirations des populations vivant dans ce qu'il considère comme son « espace stratégique » montrent que ce genre de considérations ne fait pas partie de son cadre conceptuel-, ni de l'observation de ses statuts ou de sa doctrine stratégique qui ne prévoient nullement la protection de populations, mais bien de l'observation du déroulement de sa mission et de ses actions. Sans être exhaustif, nous citerons les cas concrets suivants qui établissent assez nettement que la protection des population n'est ni le but ni l'effet de cette guerre :
  • La guerre a déjà tué des (dizaines de?) milliers de personnes ainsi que blessé ou mutilé de nombreuses autres. La douleur n'étant pas uniquement ressentie par les victimes mais aussi par leurs proches : amis, veuf, veuves et orphelins.
  • Les villes refusant le contrôle des « rebelles du CNT » sont assiégées, subissent d'intenses bombardements et un embargo de fait. Des responsables occidentaux et du CNT utilisent d'ailleurs l'expression « tomber » pour parler de la reddition de ces villesi, les souffrances et le désarroi des populations sont extrêmes.
  • Les rebelles, accusés de commettre des atrocités innommables (meurtres, pillages, incendies volontaires, viols,...) ne sont pas rappelés à l'ordre par l'OTAN et les pays participant à l'action militaire.
  • L'OTAN refuse de dialoguer avec les parties, a fait fi de toutes les propositions de résolution du conflit et appuie la « rébellion » pour une conquête militaire s'étendant à l'ensemble du territoire libyen. De nombreux dirigeants ayant publiquement affirmé que le « départ » de Kadhafi était un objectif essentiel. Il est d'ailleurs révélateur que l'assassinat du chef de l'état libyen soit l'événement qui amène les leaders de la coalition à s'auto congratuler.
  • Le largage de 30.000 bombes – dont certaines contiennent de l'uranium appauvri- ne peut qu'amener morts et destruction d'infrastructures essentielles à la vie des populations, et ce pour de longues années encore.
La responsabilité des troupes de l'OTAN dans l'ensemble des actions de guerre ne peut en aucun cas être reportée sur les libyens « rebelles », ceux-ci ne comptant que peu hommes dans leurs rangs et étant encadrés et secondés par des troupes de l'OTAN et de ses « partenaires », Qatar en tête.
Il est à noter que le prétexte - une résolution de l'ONU - utilisé par l'OTAN pour débuter son intervention ne lui semble plus nécessaire vu sa décision unilatérale de prolonger sa mission hors de tout cadre légal.
Sur le traitement médiatique de la guerre
Les média-mensonges et désinformations soupçonnés dès le début des opérations sont maintenant avérés et bientôt connus de tous :
  • Pas de « bombardements de son propre peuple » par le gouvernement Libyen lors du début des troubles
  • Peu de morts lors de la répression des troubles armés et pas « d'attaque d'innocents civils »
  • Pas ou peu de « mercenaires noirs » chargés de terroriser la population (rappelons que 30% de la population libyenne est « noire »)
  • Pas de viagra distribué aux soldats afin de les aider à violer à large échelle.
  • Pas d'adhésion massive de la population aux troubles initiaux bien que de très nombreux libyens désiraient une modification de l'exercice du pouvoir.
  • Pas de « révolte populaire » mais une guerre civile dans une société tribale. Pas de révolte spontanée mais des troubles organisés par des responsables Libyens et des gouvernements occidentaux.
  • Pas de révolte pour des « droits économiques », les habitants de Libye ayant un niveau de vie assez élevé et des services à la population gratuits et efficaces (santé, logement, éducation,...)
  • Des chiffres non-vérifiés annoncés sans retenues depuis le début des troubles. Chiffres dont on sait maintenant qu'ils étaient fournis directement par le « premier ministre » du CNT.
Cette liste de mensonges proférés par les médias dits « libres et indépendants » (bien que subventionnés par les états et la publicité) s 'allonge malheureusement chaque jour. Nous relèverons particulièrement ceux-ci :
  • L'annonce, maintes fois réitérée, que la guerre est « gagnée » par le CNT alors que des parties importantes du territoire n'ont pas été conquises et que la guerre continue, y compris les bombardements de l'OTAN. Cette propagande de guerre sème la confusion dans la population libyenne et dans les populations des pays de l'OTAN. Les journalistes prenant ainsi part au conflit.
  • La diffusion de films tournés en studio à Doha dans des décors reconstituant la Place verte et de Bab el-Azizia afin de montrer de fausses images de l’entrée des « rebelles » pro-Us dans Tripoli afin de créer une « réalité virtuelle » à même de perturber la population libyenne mais aussi l'opinion internationale et les chefs d'état.
  • L'annonce de l'arrestation et la détention du fils de M. Kadhafi alors même que celui-ci était entrain de donner des interviews.
  • L'annonce de la fuite de Kadhafi dans toutes sortes de lieux exotiques. Il est maintenant établi que M. Kadhafi n'a jamais quitté son pays ni abandonné sa charge.
  • La diffusion d'un film pornographique pour accréditer l'idée que les troupes loyalistes organisaient des viols.
  • L'absence d'informations sur les atrocités commises par les rebelles, atrocités pourtant bien documentées.
  • La diffusion de films « prêts à l'emploi » créés par les département de communication de l'OTAN.
  • La diffusion par la BBC, reprise par nombre de chaines, « d'images de joies en Libye » tournées en Inde.
  • L'affirmation que les sommes saisies par les états occidentaux font partie de la fortune privée de Kadhafi alors que ce sont les biens de l'état libyen.
  • Le maintient de l'histoire « officielle » des débuts, cachant la réalité de la guerre civile accompagnant l'agression de l'OTAN.
Ceci amène la triste conclusion que la presse des pays de l'OTAN ne rempli aucunement sa mission d'information, mission pourtant condition sine qua non de la démocratie. Au contraire, elle se livre à de véritables opérations de propagande et dépasse tout ce qui avait déjà été vu lors d'événements récents dont elle avait pourtant dit qu'elle tirerait les leçons. Les journalistes savent ils que le tribunal de Nuremberg a considéré qu'un soutien médiatique à des crimes de guerre constituait lui-même un crime?
Sur la situation actuelle du pays
La situation actuelle du pays est catastrophique sur bien des plans et personne ne semble en mesure de proposer une issue à la crise.
  • Violence et peur sont le quotidien de la majorité des libyens qui ont été entrainés dans une guerre civile avec tout ce que cela implique.
  • Les infrastructures du pays ont été grandement détruites par les trente mille bombes de l'OTAN et les combats acharnés. Les conséquences immédiates pour les habitants sont donc multiples dans divers domaines : soins de santé, éducation, ..... Des contrats de reconstruction seront certainement passés avec des entreprises de BTP occidentales, mais les infrastructures seront-elles reconstruites? Et dans combien de temps? Le cas de l'Irak ne pousse pas à l'optimisme.
  • Les populations sont confrontées à des problèmes d'approvisionnement en eau et nourriture ainsi qu'en carburant.
  • L'engrenage de la violence dont personne ne sait comment ou quand elle se terminera. Les pires scenarii envisagés dès le début du conflit, dits de « somalisation », sont entrain de se réaliser.
Sur la direction du pays
Le « CNT », organe qui compterait une quarantaine de membres ne semble toujours pas avoir dévoilé sa composition mais nous avons déjà des bribes d'information qui permettent de s'interroger sur l'honnêteté des personnes qui, au début des troubles, affirmaient avoir rencontré ses représentants et demandaient à leurs états respectifs de « prendre des mesures ». En effet, les membres connus sont soit des anciens dignitaires de la Libye occupant des postes clé de l'état et ne pouvant pas prétendre être étrangers aux répressions menées par cet état, soit des personnes vivant à l'étranger de longue date et principalement aux USA, soit ce qu'il est convenu d'appeler des islamistes fondamentaliste, soit des supporters du roi Idriss... Un « patchwork » bien éloigné de ce que l'on imagine à priori être une équipe de révolutionnaires œuvrant pour la démocratie. Voici une partie des membres :
  • Le général Younes, ancien ministre de l'intérieur (poste que l'on qualifie souvent de « ministre des basses œuvres ») de Kadhafi a dirigé les opérations armées des rebelles jusqu'à son assassinat dont on suppose qu'il fut perpétré par certains de ses « alliés ».
  • Mahmoud Jibril « Premier ministre » du CNT et « son diplomate en chef », est « un économiste de 59 ans, qui a étudié et travaillé aux États-Unis ».
  • Ali Tarhouni détient les portefeuilles des finances et du pétrole, au sein du Conseil national de transition, c’est un « ex-professeur d’économie à l’université de Seattle, aux Etats-Unis ».
  • Khalifa Hifter est présenté ainsi : « dans la nébuleuse militaire rebelle, il est l’un de ceux avec lesquels il faudra compter. » Il vient de vivre « vingt-quatre ans d’exil aux Etats-Unis».
  • Abdel-Hakim Belhaj, actuel commandant des forces rebelles anti-Kadhafi est l'ancien chef du Groupe islamique combattant (GIC) libyen, un mouvement aujourd'hui dissous qui était proche d'al-Qaida
  • Ali Sallabi, bien que n'ayant pas de titre formel est très respecté en tant qu’universitaire islamique et orateur populiste et a joué un rôle clé dans le soulèvement
  • Ismaïl Salabi, sans être membre du CNT est chef des opérations du Groupe des martyrs du 17 février, l'une des principales unités du front de l'Est et est un prêcheur.
Le fait que les « rebelles » aient choisi le drapeau de l'ancienne monarchie ne laisse que peut de doutes quant à l'implication de « royalistes ». L'implication des « islamistes » ne fait pas de doutes vu les personnalités présentes dans le CNT et l'annonce que la constitution de la « Nouvelle Libye » sera fondée sur l'Islam. Notons que les milices « islamistes » reçoivent des armes et de l’argent directement de leurs bienfaiteurs, tels le Qatar et qu'un dirigeant des Frères Musulmans, Abel al-Rajazk Abu Hajar, est à la tête du Conseil Municipal de Tripoli où les islamistes sont majoritaires
Une autre source d'inquiétude concernant ce groupe hétéroclite est son absence de cohésion et les affrontements qui l'ont déjà divisé. La guerre civile n'implique pas deux, mais une multitude de groupes n'obéissant pas à une autorité centrale, ce qui rend une pacification extrêmement compliquée et laissent craindre ce qu'il est convenu d'appeler la « somalisation » du pays. Le CNT a bien assuré qu'il s'efforçait de "faire entrer les groupes armés sous les autorités officielles" mais cette volonté affichée n'a que peu de chances d'être suivie d'effets.
Sur les raisons de la guerre
S'il n'est pas possible de savoir ce qui a décidé du commencement de cette guerre, il est clair que de nombreuses choses la « justifiaient » aux yeux des forces de l'OTAN, organisation qui agit de plus en plus ouvertement comme puissance impériale.
1- Des raisons « stratégico-financières » :
  • Création du « dinar or » :
  • Mise en place du satellite RASCOM :
  • Création de FMA (fond monétaire africain) concurrençant le FMI et dans lequel les pays non-africains n'auraient pas eu d'entrée, d'une « banque centrale » africaine et d'une « banque d'investissement »
  • Les habituelles rentrées d'argent que signifie toute guerre pour le complexe militaro-industriel et le secteur du BTP (bâtiments et travaux publics).
La création des instruments financiers auraient été une catastrophe pour les économies occidentales et auraient sérieusement leurs possibilités de domination du continent africain à moyen et long terme.
L'on notera cette particularité de la « rébellion » qu'est la création d'une « banque centrale » comme premier acte administratif alors même qu'elle ne contrôlait qu'une partie infime du territoire...
2- Des raisons géopolitiques :
  • Le point essentiel semble être la mise à l'écart de la Chine en Libye et précarisation de sa présence en Afrique. La Chine étant à présent le premier investisseur sur le continent, privant par là les transnationales « occidentales » de nombreux contrats. Nous noterons aussi que le contrôle de l'approvisionnement énergétique de la Chine est le seul contrôle possible sur ce pays qui a développé son armée, sa technologie et son industrie mais aussi constitué des réserves financières considérables lui donnant un poids énorme.
  • Sécurisation de l'état « d'Israël ».
  • Sécurisation de l'approvisionnement pétrolier et en matières premières d'origine africaine.
  • Possibilité d'implanter une base de commandement de l'OTAN dans une région stratégique alors que face au refus unanime des pays africains de l'accueillir, ce centre de commandement est actuellement localisé en Allemagne.
  • Appui à la réalisation de « blocs » conformes à la théorie grotesque du « choc des civilisations ».
Il est à noter que le PNAC (Project for a New American Century) prévoyait un large « remodelage » de cette zone et que des annonces de guerres avaient déjà été faites au début de la décennie passée.
Sur les conséquences internationales de la guerre :
L'agression et la destruction de cet état a des conséquences qui dépassent largement le cadre libyen et qui auront des répercussions sur le long terme :
  • Le fait que le droit international ait été ainsi foulé aux pieds met un terme à l'utopie de voir émerger un ordre mondial basé sur des règles acceptées par tous et invite les nations à l'anomie. L'instrumentalisation de la CPI a amené les états africains à annoncer qu'ils ne collaboreraient pas avec elle, minant le peu de légitimité qu'avait cette instance.
  • L'absence de réaction dans la population des pays de l'OTAN, l'atonie des mouvements pour la paix, l'adhésion des partis politiques aux guerres impérialistes et la non dénonciation par eux des crimes de guerre sont un appel à la généralisation de ce genre d'opérations dans le futur. Les prochaines cibles sont déjà désignées : Algérie, Syrie, Iran sont certainement les premières nations sur la liste mais elles seront suivies par d'autres, particulièrement en Amérique du Sud.
  • L'image donnée par l'OTAN, organisation perçue dans le monde comme « occidentale » est un puissant ressort pour la mise en place du « choc des civilisations » chère aux « stratèges » de l'OTAN.
  • La stabilité régionale est mise à mal : quantité d'armes ont été distribuées et ??????
  • La dispersion d'armes, dont certaines ayant un potentiel de destruction dramatique, ne peut qu'amener l'instabilité et la désolation.
  • ONU décrédibilisée
Conclusions :
Les pires scenarii entrevus au début de cette crise se sont réalisés. Ce que les dirigeants des états parties-prenantes de cette guerre nomment « responsabilité de protéger » - que l'honnêteté intellectuelle commande d'appeler impérialisme- et qui est appliqué ici après le « test » en Côte d'Ivoire risque d'amener le monde au chaos.
Puissent les organisations prétendument « progressistes » ou « humanistes » se désolidariser de cette conception du monde et de ce que doivent être les rapports internationaux. Puissent ils convaincre les médias et les populations de ne pas être les parfaits soldats de l'impérialisme sans pitié incarné par l'OTAN et les gouvernements des ses pays membres.
Suggestions de lecture
Villes doivent « tomber »
Depuis le début de la rébellion, plusieurs centaines de travailleurs immigrés, Soudanais, Somaliens, Éthiopiens et Érythréens, ont été détroussés ou assassinés par les milices rebelles (CIRET-AVT). Human Right Watch dénonce aussi les crimes des « rebelles », tout comme Amnisty International
Dépeche
Prolongement de trois mois de la mission de l'OTAN
Cette affirmation est confirmée par RIA, le rapport CIVET-AVT et de nombreuses sources. Le CIRET-AVT disant même : « La même erreur est délibérément commise quand les médias arabes et occidentaux affirment que le régime a tiré sur sa propre population. La mission s’est rendue sur place et n’a rien constaté de tel. »
« Peu » de morts (il y en a toujours trop) lors de la répression comparativement aux morts dus à la guerre. Voici ce que dit le CIRET-AVT « Il est ainsi maintenant évident que les dirigeants occidentaux - au premier rang desquels le président Obama - ont grossièrement exagéré la menace humanitaire pour justifier leur action militaire en Libye ».
D'après le CIRET-AVT, peu de mercenaires mais tout de même des volontaires désireux de payer une « dette d'honneur ». Par contre la présence de sociétés militaires privées (« occidentales ») encadrant les « rebelles » est bien établie.
Guerre civile/tribale et non large révolution populaires, la société libyenne fonctionnant par « loyauté » aux tribus.
Le quotidien Libero a annoncé que la France avait programmé la guerre plusieurs mois avant le début des troubles et les préparatifs militaires étaient déjà effectués avant le vote de la résolution 1973 et le rapport du CIRET-AVT mentionne aussi « des ingérences extérieures » ainsi qu'une influence des mafias qui organisaient un « commerce de l'émigration » auquel Kadhafi avait mis fin : « Avec la disparition de son fonds de commerce et l’arrestation de nombre de ses chefs, la mafia locale a été en pointe dans le financement et le soutien à la rébellion libyenne. ».
Les besoins économiques des libyens étaient rencontrés, le pays ayant un excellent indice de développement humain, offrant nombre de services à la population (soins de santé, éducation, logement, ....) grâce à la rente pétrolière.
Voir « Libye pas de preuves »
Questionné par le canal arabe de France24, le président du Conseil national de transition (CNT), Mustafa Abdul Jalil revendiqua une ruse de guerre et se réjouit d’avoir ainsi accéléré la chute de la Jamahiriya.
D'après l'avocat de la Libye, Marcel Ceccaldi
D'après l'avocat de la Libye, Marcel Ceccaldi
Le Tripoli merveilleux de l'Otan
Tripoli est en ... Inde
Voir mensonges de guerre : des explications sur le comportement de la presse à Timisoara, durant les guerres du golf, durant les guerres de Yougoslavie, et plus récemment dans la couverture des troubles en Syrie...
Alain Juppé a déclaré : « L'intervention française en Libye est un investissement sur l'avenir »
Pénuries d'eau, nouriture et carburants, l'ONU elle-même s'inquiétant de la situation.
New Yorf Times, 14 septembre 2011
New Yorf Times, 14 septembre 2011
Le Figaro 06/09/2011
Comprendre le rôle des « islamistes » pour la théorie du choc des civilisations et leur instrumentalisation par l'OTAN
"Nous n'accepterons aucune idéologie extrémiste de droite ou de gauche. Nous sommes un peuple musulman, à l'islam modéré et nous allons rester sur cette voie", a déclaré Moustapha Abdeljalil. "L'islam sera la principale source de la législation" dans la nouvelle Libye, a déclaré lundi soir le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, dans son premier discours en public à Tripoli.
New Yorf Times, 14 septembre 2011
AFP publié par La Libre Belgique
Entrainant la fin de ressources financières importantes (cinq cent millions de dollars annuellement) mais surtout une certaine indépendance des pays africains et un frein pour les « opérations psychologiques » que l'OTAN pourrait être amenée à mener.
Ce qui aurait pu entrainer la fin de l'utilisation de l'euro et du dollar en Afrique
La Chine s'est retirée de Libye et son retour éventuel se fera sous contrôle de l'OTAN. Lire « NATO's War on Libya is Directed against China: AFRICOM and the Threat to China's National Energy Security » et « China and the Congo Wars: AFRICOM. America's New Military Command » Un court mais intéressant extrait disponible ICI
Choc des civilisations
La PNAC – Le général Wesley Clarck, entre autres, a annoncé les guerres à venir; « En 2001, au Pentagone, un général m’ a dit : ‘Je viens de recevoir un mémo confidentiel (‘classified’) du secrétaire à la Défense : nous allons prendre sept pays en cinq ans, en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et pour finir l’Iran’. » Voir son interview
Voir : la résolution 1973 et la guerre en Libye sont elles légales? Et Destructuration du droit international par Mireille Fanon Mendes France
Le premier juillet à Malabo, les chefs d'état de l'UA ont refusé d'exécuter le mandat d'arrêt contre Kadhafi lancé par la CPI.
Le CNT, qui pourtant peine à conquérir la Libye malgré le soutien massif de l'OTAN a déjà menacé l'Algérie (Le Monde) mais les menaces les plus concrètes ont été proférées par Nicolas Sarkozy : déjà l'annonce de la prochaine guerre?
10,000 missiles sol-air disparus (Le Figaro)
Voir le dossier « Côte d'Ivoire » de Libreinfo
http://guerre.libreinfo.org/

Changement de société: les modèles viables existent, il suffit de les appliquer

La société autonome et autogérée existe et fonctionne. Il serait très simple de l’étendre à une fédération d’associations volontaires. Nous, les peuples, n’avons absolument pas besoin de l’état et des institutions administratives, politiques, économiques et financières pour faire tourner la boutique.
Délégation de pouvoir et centralisation n’ont amené dans l’histoire que muselage, oppression, répression, parasitisme, corruption et incompétence institutionnalisée. Voici un exemple d’autogestion qui a pour racine un mouvement catholique. Au bout du compte la seule chose qui compte réellement est de sortir du piège à rats dans lequel l’oligarchie nous a enfermé depuis bien trop longtemps.
Tous les mouvements des « indignés » et de contestation actuels doivent prendre cela en compte. L’alignement sur le statu quo, la récupération réformiste pour le contentement et consentement général sont des fléaux dont il faut se garder sous peine d’être maintenus dans la sphère d’influence oligarchique consciemment ou non. Regardons où en sont les « printemps arabes »… Un junte militaire en Égypte et des élections amenant le radicalisme religieux au pouvoir en Tunisie… Les oligarques se marrent bien une fois de plus aux dépends des peuples !
Il suffit de dire NON, solidairement et en masse et la foutaise s’arrêtera, remplacée par la créativité et l’autonomie naturelle de la société débarrassée de ses parasites.
– Résistance 71 –

Mondragón Corporación Cooperativa – Un modèle coopératif d’économie efficace et socialement supportable au Pays basque espagnol

par Erika Vögeli
Le 23 Octobre 2011

url de l’article original:

L’exemple de la coopérative Mondragón montre de manière convaincante ce que les hommes peuvent faire en matière de responsabilité sociale sans perdre de vue pour autant les aspects économiques d’une bonne direction d’entreprise. L’initiative de ses fondateurs apporte des suggestions qui pourraient inspirer de nombreuses régions ébranlées par la crise, notamment pour lutter contre le chômage des jeunes.
L’entreprise coopérative Mondragón Corporación Cooperativa (MCC) est une réalisation du mouvement coopératif qui a commencé par la création, en 1956, de la première coopérative dans la petite ville basque de Mondragón, à quelque 50 kilomètres de Bilbao. Aujourd’hui, le mouvement possède environ 100 coopératives et plus de 250 entreprises et institutions dans plus de 20 pays qui emploient quelques 84 000 salariés. Elles opèrent dans 4 domaines: finances, industrie, commerce et éducation. L’éventail va des banques et des fonds sociaux indépendants aux universités en passant par les appareils ménagers, les composants pour l’industrie automobile, les robots et d’autres produits de haute technologie.
Ce qui est caractéristique de Montragón, ce sont les valeurs coopératives de collaboration, de participation, de responsabilité sociale et d’innovation. Elles imprègnent l’organisation dans tous les domaines, créent du sens et de la cohésion, déterminent toute la culture d’entreprise, le comportement et les attitudes de l’ensemble des salariés à l’égard de leur travail et induisent une philosophie du management tout à fait différente. Ainsi Montragón poursuit «tous les objectifs essentiels d’une entreprise ordinaire qui soutient la concurrence sur les marchés internationaux en recourant à des méthodes d’organisation démocratiques, crée des emplois et se consacre à la promotion professionnelle et humaine de ses salariés et au développement social de son environnement.»
Une conscience sociale: José Maria Arizmendiarrieta
Ce qui est aujourd’hui la plus importante entreprise du Pays basque et le dixième plus grand groupe industriel d’Espagne a commencé avec l’initiative d’un homme, le prêtre catholique José Maria Arizmendiarrieta. En 1941, lorsqu’il arriva à Mondragón (en basque: Arrasate), cette petite ville avait été sévèrement frappée par la guerre et le chômage des jeunes était élevé. Convaincu que «vivre dans la dignité signifiait que l’homme devait prendre son destin en main, non seulement il s’engagea en faveur d’institutions sociales et fonda un club de football mais il créa, avec l’aide de la population, une petite école professionnelle. Se fondant sur la doctrine sociale de l’Eglise catholique et l’idée coopérative, il chercha des solutions permettant de créer des emplois dans sa vallée, afin que les élèves sortant de l’école professionnelle ne soient pas obligés d’émigrer. Finalement, en 1955, cinq jeunes ouvriers qualifiés qui avaient collaboré avec le prêtre pendant des années et avaient fréquenté l’Ecole polytechnique fondèrent la première coopérative de production. Maintenant, les usines Fagor, qui ont commencé par produire des cuisinières et des poêles, sont leader, en Espagne, en matière d’appareils ménagers et emploient plus de 4000 salariés. Ce succès n’aurait pas été imaginable sans son père spirituel Don José. C’est lui qui, pendant des années, en dialoguant patiemment avec les travailleurs de sa commune, n’a cessé de leur donner des idées. L’autonomie des personnes, l’égalité fondamentale de tous les hommes et le souci de l’intérêt général ont toujours inspiré sa conduite: «Le dialogue et la coopération, la liberté et le dévouement sont des méthodes efficaces pour unir la volonté et les forces permettant d’organiser et de maîtriser le travail humain et de rendre l’économie plus humaine.»
L’économie doit être subordonnée aux hommes et à l’intérêt général car, selon Arizmendiarreta, «la personne humaine est de toute évidence le moteur, le centre et l’objectif de toute vie économique et sociale».
La «Caisse des travailleurs», une banque qui veille à l’indépendance économique
La coopérative de Don José fut également influencée par l’expérience de la Rochdale-Society anglaise qui, en recevant des capitaux d’investisseurs extérieurs, finit par devenir une société anonyme ordinaire. Aussi, en 1959, Don José fonda-t-il une banque, la Caja Laboral. Elle permit l’indépendance financière, encouragea de nouvelles créations et aida constamment à surmonter les crises.
Structure démocratique
La coopérative est fondée sur l’égalité fondamentale de ses membres, ce qui suppose une organisation démocratique de l’entreprise. Une de ses caractéristiques consiste dans la souveraineté de l’assemblée générale composée de la totalité des coopérateurs et fonctionne selon le principe «une personne, une voix». Elle élit et révoque les membres du conseil de surveillance et les commissaires aux comptes au vote secret. Elle contrôle la gestion de la coopérative, elle approuve les comptes annuels et la répartition des bénéfices ou des pertes. Elle se prononce sur les grandes lignes stratégiques de la coopérative, l’augmentation du capital, les intérêts distribués aux actionnaires, les contributions d’admission des nouveaux membres, les modifications des statuts et les changements concernant la structure économique, organisationnelle et fonctionnelle de la coopérative. Il existe parallèlement un «congrès coopératif» dont la fonction consiste à fixer les critères stratégiques de gestion de la coopérative au moyen de la planification et de la coordination des différentes unités commerciales. Il se compose de 650 délégués désignés par les différentes coopératives.
En principe, tout salarié peut devenir membre de la coopérative après une période d’essai de 6 à 12 mois, et donc copropriétaire de l’entreprise, s’il en partage et défend les valeurs.
La qualité de membre implique également la participation aux bénéfices, celle-ci obéissant aux principes de raison et de modération car le premier objectif est le maintien et la création d’emplois. Ainsi, les différentes sociétés – organisées au sein de la MCC en associations interprofessionnelles qui créent des synergies en matière d’éducation et de systèmes sociaux – remettent 20% de leurs bénéfices au groupe auquel elles appartiennent. La fédération reçoit 14%, un fonds d’investissement 10%; 2% vont à l’éducation et 2% au fonds de solidarité. Des 52% restants du bénéfice net, 10% (c’est-à-dire 5,2% du bénéfice total) sont destinés à un fonds social, 45% (c’est-à-dire 23% du bénéfice total) constituent une réserve et le même montant est versé sur les comptes des coopérateurs. D’ailleurs, les salaires doivent être corrects, ils doivent correspondre à peu près aux salaires normaux des autres travailleurs du secteur et les salaires maximaux ne doivent pas être plus de huit fois plus élevés que les salaires minimaux.
L’éducation et la formation sont un autre facteur clé
L’importance qui a dès le début été accordée à la formation témoigne d’un sens de la prudence et de la prévoyance. L’école professionnelle est devenue plus tard l’«École polytechnique de Montragón», une «institution étatique vouée à la formation technique», c’est-à-dire une école d’ingénieurs. D’autres écoles, comme le «Centre technologique», qui forme du personnel qualifié pour les entreprises, sont venues s’y ajouter. En 1997, les deux Écoles polytechniques et deux écoles d’administration et de management ont été fusionnées pour constituer l’Université de Montragón. Toutes ces réalisations sont, à l’ère de la société de l’information et du savoir, un facteur clé pour l’évolution des coopératives et des entreprises.
Une autre gestion est possible
Cet exemple montre qu’il est tout à fait possible de diriger avec succès une entreprise qui est avant tout au service des salariés et pas seulement à celui d’actionnaires anonymes avides de profits rapides. L’histoire de la MCC est une véritable success story. Le fait qu’elle ait réussi jusqu’à aujourd’hui, aussi bien en tant que coopérative qu’en tant qu’entreprise, à sortir renforcée de toutes les crises économiques des 55 dernières années est très certainement lié au fait qu’on y a constamment été conscient de l’importance des valeurs coopératives fondamentales et qu’on leur est resté fidèle. Sur le site web de la MCC, sous la rubrique «valeurs corporatives», on peut lire ceci: «Les valeurs corporatives doivent être connues et mises en œuvre par tous ceux qui travaillent dans l’entreprise de telle sorte que le comportement individuel et collectif soit dirigé quotidiennement par le courant des croyances corporatives. Les équipes de direction ont la responsabilité de communiquer et de mobiliser leurs collectifs dans la pratique effective des valeurs et les salariés-associés la responsabilité de les rendre effectifs. Mondragón, en tant qu’unité corporative, doit assumer l’engagement et la responsabilité d’unifier ses modes fondamentaux de comportement et, pour ce faire, outre les aspects essentiels propres de l’expérience coopérative exprimées dans les principes de base et la mission, elle doit affirmer ses propres valeurs corporatives. Parmi les nombreuses valeurs qui enrichissent notre expérience, nous prétendons continuer, à l’avenir, à focaliser l’attention sur celles qui nous caractérisent le plus et dont nous considérons la pratique singulièrement transcendante comme modèles de comportement généralisés.»
Et, à propos du succès de la MCC, il est écrit ceci: 
«Il n’est pas facile de résumer en quelques mots les raisons du succès de notre réalité coopérative et "entreprenariale". Mais on pourrait néanmoins les synthétiser comme suit:
•    Le rôle primordial du leadership d’Arizmendiarrieta, promoteur de l’expérience, avec sa grande vision d’avenir et son ascendant sur ses élèves et disciples lors de la mise en pratique de ses idées.
•    Le caractère personnaliste de la coopérative dans laquelle la personne prime sur le capital, ce qui se traduit par une grande implication de l’associé dans sa coopérative, par sa participation directe au capital et à la gestion, ce qui contribue ainsi à créer une ambiance positive de consensus et de collaboration.
•    Une démarche ouvertement entrepreneuriale du fait coopératif, en assumant comme question de principe la rentabilité de l’entreprise et l’efficacité de la gestion planifiée, rigoureuse et exigeante.
•    Le réinvestissement pratiquement total des ressources générées.
•    L’adaptation permanente aux changements du milieu.
•    La création d’instruments efficaces d’intercoopération dans les domaines financier, de la protection sociale, de l’innovation et de la recherche et développement, dans la gestion coordonnée de l’emploi et dans les situations de crise.
•    Et, finalement, un élément clé du succès de l’expérience de Mondragón, aussi bien à l’origine qu’actuellement, est l’importance accordée aussi bien à la formation officielle, dispensée dans nos facultés universitaires et écoles professionnelles, qu’à la formation continue liée au recyclage et au perfectionnement professionnel.»

Sources: 
–    www.mcc.es/ALE.aspx (version française) 
–    Annual Report 2010 (www.mondragon-corporation.com/LinkClick.aspx?fileticket=EY-PMCWxTRQ%3d&tabid=331)
–    Susan Clayton Rather, Christian Economic Principles Underlying 21st-Century Practices: Joseph Smith Jr. and José Maria Arizmendiarrieta. Quodlibet Journal: Volume 8, 2009.
–    Les citations de José Maria Arizmendiarrieta sont traduites de l‘anglais et tirées de l‘article de Susan Clayton Rather qui les a puisées elle-même dans l‘ouvrage suivant: Arizmendiarrieta, J. M.  Reflections (J. Azurmendi, Ed., C. Herrera, D. Herrera, T. Lorenzo, & V. Lorenzo, Trans.) (2000).  Aretxabaleta, Spain: Otalora (Azatza).
(Traduction Horizons et débats)
http://resistance71.wordpress.com

samedi 29 octobre 2011

Omar Mazri : La Libye, un cas d’école de la lutte idéologique

Omar Mazri
Saint Augustin l’évêque berbère d’Hippone en Algérie qui a façonné la pensée chrétienne  a laissé cette définition du temps qui laisse les philosophes, les théologiens et les psychologues en émoi : «  le temps est le déchirement de la conscience entre le souvenir, l’attention et l’attente ».
L’homme vivant en harmonie avec le passé (la mémoire),  le recueillement et la concentration sur le travail au présent tout en attendant la récompense de la terre et l’espérance du ciel vit en harmonie avec lui-même, sa société et le temps historique, psychologique, spirituelle, social… Il ne peut être un insouciant ni un irresponsable ni un colporteur de fausseté...
La tragédie humaine est dans ce paradoxe : retrouver l’harmonie avec le monde et son Créateur n’est possible qu’au prix du déchirement du moi par lequel vient la vigilance. Il nous faut beaucoup de vigilance  pour comprendre la tragédie libyenne et celle du monde musulman...
Le Musulman qui dispose de la Sourate Al ‘Asr où Allah fait le serment sur cette créature qu’est le temps vit hors temps, privé de mémoire, privé d’un projet et loin de toute espérance. Il est comme un débris de liège que fragmentent  les flots ininterrompus et les vagues  successives du temps comme des assauts  de moments, de durées et d' instants qui ne trouvent pas une consistance humaine ou idéique à façonner mais trouvent du Wahn, de l’insenséisme, de l’inconséquence, de l’incohérence, de la faiblesse.
Sur notre mémoire aussi volatile que celle d’un poisson rouge qui tourne en rond dans un bocal on rapporte une anecdote qui  fait le tour du monde sans nous émouvoir. Ariel Sharon disait qu’il ne faut pas avoir peur des arabes car ils n’ont pas de mémoire : ils ne lisent pas et s’ils lisent ils ne comprennent pas et s’ils leur arrivent de comprendre ils oublient vite.  Cela fait des siècles qu’on répond à ces critères peu honorables mais dramatiquement vrais. Notre rapport ces derniers jours suite à l’assassinat de Kadhafi et la traque de Seyf Al Islam confirment notre enlisement dans cette incompétence à lire, à comprendre et à mémoriser, à nous inscrire dans le temps du réel. La lutte idéologique menée par l’impérialisme contre l’ancienne aire de civilisation islamique connait nos problèmes de mémoire et d’anachronisme et elle sait les exacerber pour faire diversion sur ses objectifs et ses visées. Elle joue sur les mots comme l’amante du prince des poètes Ahmed Chawki qui jouait sur ses maux en jouant avec les noms :
 
On l'a leurrée en vantant son charme
Car la belle est sensible aux compliments.
Elle a donc oublié mon nom dès que les noms
Sont devenus dans son amour trop nombreux.
Dès qu’elle me voit elle me renie
Comme s’il n’y eut  entre nous nul sentiment.
 
Le sang des martyrs n’est pas encore évaporé,  la sueur des résistants à l’OTAN n’est pas séchée et leur voix ne s’est pas tue que l’ont voit déjà nos sentiments changer et notre mémoire s’effacer.  En effet des voix arabes innocentes et naïves se mettent à répéter à l’unisson  dans les forums sur Internet ou dans les médias arabes et musulmans ces deux « vérités » : Kadhafi à été réduit au silence pour empêcher ses révélations ; Seyf Al Islam doit se rendre à la Cour pénale internationale pour sauver sa vie et faire les révélations que son père n’a pas fait afin de dévoiler la France et les États-Unis.
 
Ce qui est frappant c’est l’unanimité soudaine des arabes quand on connait leur nature polémiste qui n’arrive pas à les  mettre d’accord sur le sens d’un verset coranique ou sur la recette d’un gâteau oriental.  Chacun y va de sa « vérité »  qui lui a été insufflée à son détriment par la lutte idéologique menée contre la résistance libyenne : donner une quelconque justification à l’agression  et appeler au mutisme total. Je vais encore blesser des gens et me faire d’autres ennemis mais je dois avouer qu’en lisant ce qu’écrivent les arabes je m’incline devant Borges et je me surprends à répéter inlassablement sa citation dans mes derniers articles : «Les dictatures fomentent l’oppression, la servilité et la cruauté ; mais le plus abominable est qu’elles fomentent l’idiotie».
 
La pire idiotie est de croire qu’une guerre de 40 nations mobilisant l’arsenal le plus sophistiqué et les Fatwas les plus meurtrières c’est pour empêcher les révélations de Kadhafi alors qu’il n’y a pas longtemps on a vu Saddam Hussein face à un Jury où il n’a livré aucun secret et finir lynché devant les caméras du monde. C’est ce lynchage qui fait suite à une destruction massive, impitoyable et criminelle qui doit occuper nos esprits pour y voir la haine d’une civilisation en déclin et nous obliger à trouver des parades car cette machine de tuerie collective est bien lancée et elle se s’arrêtera pas avec ou sans prétendues révélations. Si la lutte idéologique met la lumière sur ce qu’elle veut nous devons lui retourner ses projecteurs pour la dévoiler. Le célèbre metteur en scène Berthold Brecht a compris la nature de l’idéologie impérialiste en disant dans la métaphore de la mise en scène : « On voit ceux qui sont mis sous la lumière mais on ne voit pas ceux qui sont dans l’ombre ».
 
André Malraux a compris le drame du nihilisme de la société occidentale : « L'absence de finalité donnée à la vie est devenue une condition de l'action ». Il a compris son cynisme qui va la mener selon ses propres termes à ne plus savoir construire un temple ni enterrer un mort car elle est entrée dans le cycle de la fabulation satanique et de la mythologie maléfique : « Le destin de notre civilisation c'est la lutte entre deux imaginaires: d'une part celui des machines à rêver, avec leur incalculable puissance, et d autre part, ce qui peut exister en face de lui et qui n est pas autre que I 'héritage de la noblesse du monde... Nous sommes dans une civilisation qui devient vulnérable dans ses rêves, car ce qui est le plus puissant sur le rêve des hommes ce sont les anciens domaines sinistres qu'on appelait démoniaques - le domaine du sexe et le domaine du sang et dans ces domaines, les dieux sont morts mais les diables sont vivants. ». Les médias occidentaux et arabes se sont appuyés sur ce que Bourdieu appellent les « idiots utiles » pour enraciner l’idée de Scipion l’Africain allant chercher Hannibal pour le détruire car  c’est un barbare sanguinaire. L’histoire nous dit que le reproche à Hannibal est d’avoir défié la grandeur impériale de Rome. Elle nous fera des révélations sur Scipion l’Américain et les troupes d’élites sur le sol libyen venant des bases de  l’OTAN et des monarchies arabes. Sans attendre l’histoire nous avons vu en direct l’assassinat d’un chef d’état commandité par l’OTAN.
 
Faute de compétences mnésiques sur le colonialisme, faute de présence attentive sur les tragédies qui s’accomplissent contre nous et faute d’attente de l’espoir qui ne peut venir que d’une résistance que nous devons impérativement semer et cultiver pour changer nous-mêmes et faire changer l’ordre inique des dominants nous devenons otages de la lutte idéologique.  Et ainsi nous lisons ce genre d’analyses pour Kadhafi et Seyf Al Islam:
 
« Il fallait le tuer pour ne pas qu’il puisse faire de déclarations compromettantes, son silence est salvateur pour plusieurs dirigeants car toute cette histoire n’est qu’une vaste fumisterie, un simple arbre qui cache une forêt »
 
« Il serait alors judicieux pour lui de tout faire pour ne pas se faire assassiner à son tour. Le combat change maintenant de visage. Il s’agit maintenant pour lui de SE RENDRE à la « justice internationale », afin de faire toute la lumière sur les raisons de l’implication meurtrière de l’OTAN dans le conflit libyen et des circonstances de l’assassinat de Kadhafi par les agents français et de la CIA. C’est juste une QUESTION DE STRATÉGIE. »
 
La lutte idéologique est sournoise, comme la belle de Chawki,  la scène éclairée de Brecht ou les machines à rêver de Malraux elle nous fait  chavirer  dans l’émotionnel et le  sensationnel que rapportent d’ailleurs si bien Libération, France Soir,  Paris Match, autres médias et leurs relais dans les médias arabes et dans les forums fréquentés par les Musulmans. Si on cherche bien on trouve dans ces organes de la désinformation et de la propagande les vérités que notre mémoire défaillante ne peut pas voir car elle est comme le regard fasciné par le magnétisme  visuel du serpent  ou les illusions des magiciens de Pharaon :
 
{Pharaon dit : « Je ne vous montre que ce que je vois, et je ne vous guide qu’au chemin de la droiture ».} Ghafir 29
 
L’impérialisme s’est exprimé par un de ses diplomates français donnant la note et la mesure que doit chanter le chœur, conscient ou inconscient de la véracité des paroles :
 
«Ce nouvel ami de l’Occident [Kadhafi] aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres. Voire plus grave, sait-on jamais?»
 
Le colonialisme s’est exprimé par le CNT libyen qui a fait dire aux médias occidentaux qui agissent comme les bureaux arabes du temps de l’indigénat :
 
« Seyf al-Islam Kadhafi souhaitait se rendre à la Cour Pénale Internationale. »
 
Ceci dit il faudrait que d’autre voix s’élèvent contre ce matraquage idéologie de diversion et de subversion.
 
1 – Le simple fait que les médias et les diplomates veulent vendre cette idée de révélations de Kadhafi pose plusieurs problèmes aux commanditaires de l’OTAN. Le premier problème est de faire diversion sur l’agression sans droit et sur l’assassinat non seulement de Kadhafi mais des populations libyennes et de l’épuration ethnique contre les noirs et les Africains pour créer un nouveau Rwanda relooké en Libye. Le second problème  est qu’il ne suffit pas d'assassiner un homme, de l’enterrer en cachette ou de bruler son corps et de le jeter à la mer mais d’effacer sa mémoire en la salissant.  En salissant sa mémoire on fait taire la résistance qu'il symbolisait à Syrte devenu Fallouja l'irakienne ou Stalingrad la soviétique. Au delà de Kadhafi c'est le mutisme qu'on veut imposer à son peuple en changeant la nature du conflit : de conflit d'agression on passe en parodie de juridisme auprès d'une institution, le CPI, au service de l'agresseur. On a fait la même chose pour les Palestiniens : de cause palestinienne mondiale on est passé à une cause humanitaire à Gaza. On a fait la même chose pour les causes arabes et musulmanes : nous devons nous confiner à nous rendre puis à aller pleurer nos droits aux institutions internationales au service de l’empire.
 
Pour salir la mémoire du Résistant on fait circuler et on fait colporter par des gens braves mais un peu naïfs que Kadhafi avait des révélations supposant par le syllogisme fallacieux auquel la rhétorique occidentale est habituée à manier qu’il était de mèche avec le colonialisme et le sionisme. Il aurait été un traitre qui a agit contre son peuple. Cette astuce de dénaturation de la vérité sur la vie d’un homme ne tient pas à l’analyse lucide et documenté. En effet  la logique de la trahison exige que le traitre  qui détient une vérité compromettante sur ses commanditaires et ses compromissions cherchent une porte de sortie pour sauver sa vie et préserver sa mémoire et sa dignité après sa mort. Cela n’a pas été le cas. Kadhafi a accepté de négocier sous couvert de l’OUA et a refusé de se rendre. Kadhafi, selon les dires d’Hugo Chavez, a été contraint de livrer bataille pour ses idées en faveur de l’Afrique et pour prémunir la Syrie et l’Algérie.  Il est vrai qu’il a composé avec l’impérialisme pour sauvegarder son pays, son règne et trouver un espace de liberté mais s’il y a trahison elle est ailleurs. Laissons ce soin au peuple libyen de se prononcer par les armes de la résistance ou par le bulletin de vote si les élections se déroulent un jour et si elles déroulent correctement.
En admettant comme vraies ce genre d’inepties  et en les colportant les partisans des « révélations » semblent se recruter chez les partisans du complot et de la conspiration internationale comme si l’impérialisme et le sionisme ne sont pas suffisamment visibles, hégémoniques et maléfiques  pour aller chercher dans l’occulte les maux du monde. C’est une insulte à la mémoire d’un résistant qui a mené tant bien que mal, en avançant et en reculant contre l'impérialisme et contre l'orthodoxie sunnite qui a fermé la porte de l'Ijtihad sauf celui de trouver la meilleure servitude envers les occupants. En colportant ce genre d’idioties nous portons atteinte à la longue  liste des résistants africains et arabes assassinés  car ils ont tenus tête à l'agresseur.
 
Est-ce que Patrice Lumumba avait des révélations ou des secrets partagés avec le colonisateur?  Benbarka a disparu, Ben M'hidi a disparu, Benboulaid a disparu, tous assassinés et l'Occident a toujours trouvé un motif par ses médias et ses taupes pour se disculper. L’autre problème de l’Occident est son échec militaire et moral dans cette agression  avec en latence son échec économique sur les dividendes de plus en plus incertains du fait de la barbarie de l’agression,  de la résistance qui va se former, du rôle que vont jouer les Russes, les Chinois, les Iraniens ainsi que  les Algériens et les Égyptiens pour contrer la main mise de l’Occident sur le trésor libyen (pétrole, eau, or monnaie, réserves halieutiques et frontières communes). Il se doit donc d’inventer  de faux combats, de fausses retraites et de faux gains. Par ailleurs il a une  bonne raison de duper son opinion en lui suggérant des intérêts d'état à défendre dans une culture ethnocentrique et égoïste et lui faire accepter l'idée de la nécessité d'assassiner un "dictateur" sanguinaire pour préserver la liberté, la prospérité et la vertu de l’état jacobin. Qu’on le veuille ou non les batailles de succession ont commencé en France, en Russie et aux États-Unis avec le niveau de délabrement moral, économique  et politique l’assassinat politique sera un argument supplémentaire pour empoisonner la campagne politique.
 

2 – Le  simple fait que le CNT demande à l’OTAN de prolonger ses opérations pendant encore au moins un mois prouve bien que la résistance est soit encore forte, soit qu’elle est en train de s’organiser et que  sans l’OTAN, le CNT serait vite chassé car la population reste attachée à ses acquis sociaux et à son indépendance et elle n’est pas prête à s’embarquer pour n’importe quelle aventure y compris celle se cachant derrière une Charia sans contenu enveloppée dans une démocratie à l’occidentale faisant faillite morale, institutionnelle et populaire en France, en Angleterre et aux États-Unis et montrant son échec lamentable en Algérie, en Afghanistan, en Égypte, en Tunisie et  en Irak.
 
Il ne peut venir à l’idée d’un homme sage et connaissant les enjeux de se faire le porte voix d’un appel à la reddition à l’ennemi. Il appartient au combattant en son âme et conscience de décider de continuer, de suspendre ou de différer la lutte selon son propre agenda et les impératifs du terrain qu’il connait mieux que nous qui sommes assis à l’abri et dans le confort dans nos fauteuils. Nous pouvons faire des invocations pour qu’Allah lui donne du courage, de la fermeté, de la constance, de la foi authentique mais nous ne pouvons lui dicter la conduite à tenir. Nous ne pouvons dire au combattant traqué par 40 nations avec ses armées,  ses services secrets, ses technologies  de surveillance et de détection, et ses vassaux de prendre du temps d’écrire ses mémoires,  de se faire beau et persuasif ou de se rendre au CPI pour faire éclater la vérité. Les cours pénales internationales, depuis Nuremberg, sont l’expression de la volonté des vainqueurs en l’occurrence les États-Unis.  Ceux qui ignorent ou font sembler d’ignorer cette réalité sont condamnés à brasser du vent et à tendre l’autre joue. Cette emballement médiatique de demander à Seyf Al Islam de se rendre et de chercher la clémence du CPI tout en rendant service à son père  n’est pas une idée ingénieuse mais une posture ingénue qui ne connait pas le terrain  d’affrontement militaire, de lutte de survie. Il appartient aux Libyens de tirer enseignement du Hezbollah avec sa machine idéologique, médiatique, politique, militaire, logistique  et d’espionnage contre espionnage. Il nous appartient d’ouvrir les yeux et de voir la victoire du Hezbollah et du HAMAS devant l’agression sioniste comme il nous appartient d’ouvrir les yeux et de voir la résistance héroïque du peuple libyen. Résister pendant sept mois  de bombardement et de pilonnage massif et incessant soutenu par  une guerre médiatique et psychologique est un acte héroïque. Ni Bagdad ni Belgrade n’ont tenu autant de semaines et de mois.
 
C’est un coup donné dans le dos à cet héroïsme historique  que d’évoquer l’idée d’un combattant se défendant se rendre à Interpol, à la CIA ou au CPI. Je descends d’une grande famille qui a donné des martyrs, des déportés et des disparus durant la guerre de libération nationale. Un de mes oncles a été le secrétaire particulier du Renard des Aurès Cheikh Mustapha (Colonel Benboulaïd) et il est mort chahid avec lui après avoir refusé de continuer ses études d’ingénieur  métallurgiste en RFA pour rejoindre les maquis algériens. Ayant vécu dans cette ambiance de sacrifice partagée par beaucoup d’algériens je comprends la souffrance de la résistance mais  je ne comprends pas ces appels insensés. Aïcha est avocate elle est capable d’écrire ou de haranguer le peuple libyen pour la lutte. Elle est capable d’inviter les résistants à se réconcilier avec une partie du CNT qui accepte de se repentir et de réviser leur position stratégique sur l’ingérence étrangère,   la souveraineté nationale et le système de gouvernance spécifique aux us et coutumes libyens qui connaissent la culture de la démocratie directe celle de l’Islam initial et des tribus berbères du Maghreb.
 
Avec tous les respects que je dois aux auteurs arabes ou africains  et aux commentaires entre l'approbation et la désapprobation de se rendre je me permets d’insister sur notre devoir musulman de Basira (lucidité et perspicacité) que nous devons avoir sur la lutte idéologique que mène l'agresseur otanesque et ses vassaux et qui consiste à souffler des solutions comme on souffle le vent sur le feu ou plutôt le sable sur les braises pour les éteindre. Ne soyons pas la cendre qu’on éparpille au gré des vents. Mêmes les vents qui soufflent ne soufflent que par la volonté d’Allah comme une bénédiction et un secours ou une malédiction et un châtiment. Ne soyons pas le souffle que nous inspire Satan et ses liges.
 
{Dis : « Voici ma voie : j’appelle à Allah, en toute clarté, moi et quiconque me suit, Gloire à Allah, et je ne suis point du nombre des polythéistes. » Nous n’avons envoyé, avant toi, que des hommes, des gens des Cités, auxquels nous Inspirons. N’ont-ils pas été de par la terre afin qu’ils voient quel ne fut le sort de ceux qui étaient avant eux ? La demeure Future est sûrement meilleure pour ceux qui ont été pieux, ne raisonnez-vous donc pas ?} Youssef 108
La Bassira, lucidité, clairvoyance et perspicacité, exprimée en fin du récit sur les souffrances de Joseph pour confirmer  qu’elle est acquisition qui ne s’apprend pas dans les universités mais dans l’école des épreuves. Elle éduque le Prophète et ses compagnons à disposer d’une foi transparente, sans confusion, sans doute en faisant de leur esprit  une dynamique critique et analytique pour construire la vérité, dévoiler le mensonge et voir la réalité telle qu’elle dans sa difficulté et sa complexité. On ne peut porter la Religion d’Allah avec un complexe d’infériorité ou de complexité qui fausse l’analyse objective ni un esprit revanchard et haineux qui fausse l’analyse subjective et psycho affective et encore moins prendre les illusions des insouciants, les  simplifications abusives des paresseux ou les leurres des ennemis comme vrais mais comme embuscade, diversion ou subversion idéologique.
 
Chaque musulman est tenu à être lucide pour désamorcer les guerres et les complots des médias occidentaux contre les musulmans.  Refusons cette fatalité qui veut que la braise ardente donne naissance à la cendre inerte...  La braise peut rester un feu ardent ou un phénix qui renait de ses cendres si la vérité brulante est alimentée par des arguments vrais et sincères en dépit de la haine et de la rage de nos détracteurs et de nos agresseurs. La lucidité nous commande d’être à côté des avocats Vergès, Dumas et Ceccaldi même si pour le moment nous ne voyons pas de noms musulmans. Nous restons des minus habens en tout avec la différence des autres minus habens qui peuplent la planète c’est que nous sommes les plus arrogants, les plus incultes et les plus diffamateurs.
 
Dans les mois et les années à venir on verra l’Occident agresseur et en particulier la France confronté à la théorie des grands qu’elle a enfanté et qu’elle bafoue. Nous verrons la véracité du pamphlet de Maurice Joly qui, dans « Le Dialogue aux enfers entre Machiavel & Montesquieu », fait parler les morts pour répondre aux vivants qui étaient  Napoléon III réalisant son coup d’état soutenu par  les milieux d’affaires et de  la presse mais refusé par  Victor Hugo. Dans la servitude morale de la gauche à la droite au sarkozysme belliqueux et agresseur nous verrons bientôt à quelle raison le  peuple français va répondre. Pour l’instant ni Victor Hugo ni l’avocate Joly ne sont sur le champ médiatique et intellectuel occupé par Bernard Henry Lévy mais les jours qui s’alternent selon la loi de Dieu nous mettront face à ce texte sublime sur le sens et les conséquences de l’intérêt étatique suprême :
« Ne savons-nous pas que l’intérêt de l’État, c’est le plus souvent l’intérêt du prince en particulier, ou celui des favoris corrompus qui l’entourent ? Vous ne songez donc pas qu’avec des maximes pareilles, il n’y a pas de société qui puisse vivre ; vous croyez que le sujet tiendra longtemps ses serments quand il verra le souverain les trahir ; qu’il respectera les lois quand il saura que celui qui les lui a données les a violées, et qu’il les violent tous les jours ; vous croyez qu’il hésitera dans la voie de la violence, de la corruption et de la fraude, quand il y verra marcher sans cesse ceux qui sont chargés de le conduire ? Détrompez-vous ; sachez que chaque usurpation du prince dans le domaine de la chose publique autorise une infraction semblable dans la sphère du sujet ; que chaque perfidie politique engendre une perfidie sociale ; que chaque violence en haut légitime une violence en bas […] Le silence du peuple n’est que la trêve du vaincu, pour qui la plainte est un crime. Attendez qu’il se réveille : vous avez inventé la théorie de la force ; soyez sûr qu’il l’a retenue. Au premier jour, il rompra ses chaînes ; il les rompra sous le prétexte le plus futile peut-être, et il reprendra par la force ce que la force lui a arraché. La maxime du despotisme, c’est le perinde ac cadaver des jésuites ; tuer ou être tué : voilà sa loi ; c’est l’abrutissement aujourd’hui, la guerre civile demain. C’est ainsi, du moins, que les choses se passent sous les climats d’Europe : dans l’Orient, les peuples sommeillent en paix dans l’avilissement de la servitude. »
Au lieu de semer le doute et la confusion dans notre camp portons-les dans celui qui nous a agressé dans notre dignité et demandons  à son excellence monsieur Alain Juppé, ce spécialiste de Montaigne, s’il est en phase avec la pensée de Montaigne et demandons aux amis de Montaigne d’appeler à la trahison de ceux qui n’ont pas respecté ses idées.  Je vais emprunter quelques idées de l’agrégation de madame Béatrice PERIGOT de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis) : « Le politique chez Montaigne ». Elle nous dit en 2003 à travers son étude sur Montaigne que la politique française nationale et étrangère est à l’opposé de celle de Montaigne.
Elle nous dit que Montaigne répète  à plusieurs reprises qu'il refuse de se mêler de politique car elle corrompt et qu’il lui répugne déjà  à se mêler ne serait-ce que des affaires de son ménage : « Ce n'est pas un mépris philosophique des choses transitoires et mondaines [...] ; mais certes c'est négligence inexcusable et puérile. » Pourquoi un partisan de Montaigne irait s’occuper de la politique intérieure des Afghans, des Algériens, des Syriens ou des Libyens. La politique française n’est-elle pas suffisamment corrompue et contradictoire ?
Elle nous dit que ce qui affligeait  le plus  Montaigne, c’était  la société (l'homme privé et non l’homme d’état) qui souffrait de la situation morale à laquelle la conduisait l’homme public : « Je me consolerais aisément de cette corruption pour le regard de l’intérêt public, mais pour le mien, non ». Charité bien ordonné commence par soi même et devant sa porte et non aller chez les autres leur apporter votre corruption et votre sens macabre et cynique de l’existence.
Elle nous dit que pour lui le désordre civil et le renversement des valeurs morales ont surtout des effets sur les hommes privés. Il ne croit ni à la constitution ni à l'état mais à la coutume des peuples fondée sur leur morale et leur vivre ensemble : « La société des hommes se tient et se couds à quelque prix que ce soit…  En quelque assiette qu'on les couchent, ils s'empilent et se rangent en se remuant et s'entassant, comme des corps mal unis qu'on empoche sans ordre trouvent d'eux même la façon de se joindre et s'emplacer les uns parmi les autres, souvent mieux que l'art ne les eu disposé… nous ne pouvons guère les tordre de leur ply accoustumé que nous ne rompons tout». Les spécialistes de Montaigne semblent ignorer ses préconisations sur  l’interventionnisme étatique  qu’il voyait comme un  générateur de chaos dans la société. Ni la France ni les États-Unis n’ont la grandeur morale ni la détention des valeurs universelles pour se croire les Rédempteurs de l’humanité et la Parole d’Évangile qui dicte sous la force des armes et l’intervention des moyens de l’État idole la messe à un peuple qui ne veut pas être converti à la nouvelle religion :
Elle nous montre enfin que Montaigne mettant au centre de ses préoccupations la morale, l'usage et les  coutumes, il affirme que la meilleure république est celle qui existe et  qu'il ne faut pas rêver de changer car le changement par l'extérieur est producteur de chaos. Le changement doit se faire de l’intérieur et en douceur car il s’agit d’un changement des coutumes que les peuples ont mis du temps à élaborer.  Elle nous dit que le « conservatisme » de Montaigne n'est nullement idéologique mais se veut de l'ordre du bon sens. Montaigne refuse la posture qui consisterait à juger de l'extérieur et en dehors de toute situation concrète la matière politique. Il substitue à une posture intellectuelle, une posture fondée sur l'expérience,  n'attribuant de ce fait à ses propos aucune autorité au sens ancien de garantie, tout en cherchant en même temps à conférer à ce qu'il avance un statut de vérité de fait, plus incontestable : « la descharge du mal présent n'est pas guérison, s'il n'y a en général amendement de condition ».
Sur quelle logique humaine, ethnologique, diplomatique et militaire vous êtes allés imposer par la force une reconfiguration politique d’un état souverain ? Au nom de quelles valeurs vous êtes allés prendre position en faveur d’une minorité bruyante contre une majorité qui a montré son attachement à son guide, à ses coutumes, et semer la mort, la désolation, la haine au nom de principes humanitaires et démocratiques bafoués dans votre propre pays. Les intellectuels français ne sont plus capables de faire baisser le son des sophistes et des partisans des syllogismes fallacieux  hyper médiatisés pour dire ne parler plus en notre nom ni profaner les  grandes figures de la France comme Montaigne, Montesquieu et Voltaire qui auraient désapprouvé cette agression peu honorable. Corneille vous aurait tourné en dérision : «  A vaincre sans périls on triomphe sans gloire ». A gagner les faibles  en les humiliant alors qu’ils sont agonisant nous verrons l’humiliation de la France face aux Allemands dont la négociation sur l’avenir de l’Europe ainsi que sur la vocation européenne (tirée vers la Russie) ou méditerranéenne (tirée par la France) de l’Europe avec toutes les conséquences en termes politiques, économiques et culturelles.
Les Africains et les Arabes ne doivent pas laisser une porte de sortie idéologique à ceux qui ont assassiné les enfants, les femmes et les vieillards de Libye qui ne leur ont rien fait ni rien demandé.  Vous devez arrêter de colporter ou de soutenir les astuces que vous livre  le colonialisme. Ceux qui se font l’écho de la lutte idéologique menée contre le monde musulman ils portent la même cécité et la même médiocrité que le despotisme religieux, culturel et politique qui a  cultivé leur regard mental et qui les rend comme des mouches qui  gobent tout sans ouvrir les yeux sur  les armes de diversion et de subversion de leurs adversaires dont les dégâts sur les limbes et la dignité sont pires que les dégâts sur les bâtiments, les infrastructures  et les  installations de l’Irak ou de la Libye :
 
{Certes, quand les tyrans s’emparent d’une Cité, ils la corrompent et rendent avilis les nobles de ses habitants. C’est ce qu’ils font toujours.}
 
Ce serait désastreux de tomber dans le matraquage idéologique de donner un crédit sur la tyrannie, la mauvaise gouvernance ou sur des révélations de Kadhafi même si elles étaient vraies car la priorité n’est plus Kadhafi mais l’agression de l’OTAN qui peut et qui veut agresser d’autres peuples dans le monde poussé par la cupidité du capitalisme et la foi en sa force invincible et en son impunité. Si Allah blâme les Musulmans qui ont prêté oreille à un arabe hypocrite ou insouciant comment croire qu’Il va nous pardonner notre infantilisme envers le colonialisme :
 
{O vous qui êtes devenus croyants, si un perverti vous apporte une nouvelle, soyez discernant pour que vous ne portiez atteinte à des gens par ignorance, et que vous ne soyez pris par le remords par ce que vous avez fait.}
 
Comment se taire quand un Musulman nourri à l’école du Coran,  de la Sunna et de la civilisation musulmane  qui a fait face avec détermination triomphante contre de grandes détresses militaires, socio politiques  et naturelles, se met à dire : « Vivement que l’ Imam Al Mahdi arrive pour stopper cet empire du mal ». J’ai lu un livre de l’Abbé Pierre qui racontait qu’un homme malheureux s’est mis à blasphémer et à lui dire « Mais que fait le bon Dieu ? » et l’Abbé lui a répondu tout simplement «  Mais Il t’a fait toi ».  Aller vers des solutions relevant du Ghayb c’est trahir notre Prophète. Il n’y a que trois voies possibles et relevant du champ des possibilités humaines. Ou les pays musulmans  refondent leur pays sur des bases islamiques saines et civilisées et se donnent les autorités légitimes pour gouverner et équiper leurs armées en mesures électroniques et  contre mesures électroniques pour faire face à l’hyper sophistication des systèmes d’armes occidentaux  ou ils rejoignent un mouvement altermondialiste qui soulèvent les peuples contre l’hégémonie sioniste et impériale dans un seul clivage : être pour ou contre le salut de l’humanité contre la domination des oligarchies sataniques. Ou revenir aux idées mixtes qu’ont défendues Malek Benabi et Roger Garaudy. Les Iraniens ne sont pas entrain d’attendre leur treizième imam en attendant la fin du monde : ils construisent tous les moyens pour se défendre en cas d’attaque et riposter en élargissant le conflit  de telle manière à le rendre planétaire donc dissuasif. Il faut déconstruire tout notre système idéologique façonné sur la fascination et la paresse :
« Lorsque ma Communauté exaltera le dinar et le dirham, lui sera ôté le prestige de l'Islam, et lorsqu'elle cessera de commander le bien, elle sera privée de la bénédiction de la Révélation » Hadith
Lorsqu’on prendra conscience de notre Wahn alors la parole sera d’or et le temps sera efficacité en mémoire, en présence et en construction d’un avenir libéré et civilisé par des hommes de la trempe des anciens dont Hassan al Bassri qui a invité les Musulmans faisant face au sanguinaire et despote  Al Hajjaj, à s’en prendre à eux-mêmes pour les malheurs qui les frappent et à faire du temps un allié ou un ennemi pour l’au-delà «  Le jour qui arrive est une créature qu’Allah t’envoie pour toi ou contre toi et qui te dit : je suis un nouveau jour pour toi si tu ne fais pas cas de moi sache que  je ne reviendrais plus jamais mais ce sera un autre jour qui viendra. Quand à moi je ne reviendrais te voir qu’au jour du jugement dernier pour témoigner en ta faveur ou contre toi selon ce que tu as fait de moi »


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