dimanche 8 janvier 2017



L’eau sale dans les «guerres propres» occidentales

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De l’Irak à la Yougoslavie, de l’Afghanistan à la Libye, du Yémen à la Syrie, les guerres ouvertes ou secrètes de l’Occident ont impliqué le ciblage militaire systématique des infrastructures fournissant l’eau potable aux populations. Des millions de personnes en ont été durement affectées. Une plongée dérangeante dans les méandres des « guerres propres » des puissances occidentales.

L’instrumentalisation de l’eau dans les conflits armés est une tactique plurimillénaire. Selon le géographe Philippe Boulanger, dès l’Antiquité, « le détournement des eaux [est] recommandé par le stratège chinois Sun Tse dans L’Art de la guerre (Ve siècle av. J.-C.), ou par le stratège romain Frontin dans Les stratagèmes (Ier siècle apr. J.-C.) ». D’après l’historien Jean-Nicolas Corvisier, il existe dans la Grèce antique « une certaine conscience de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas durant les conflits (…) : ne pas utiliser des armes interdites ; ne pas empoisonner les eaux ; ne pas priver d’eau une Cité (…) Toutefois, si ces pratiques sont réprouvées, elles sont loin d’être inconnues. Certaines ont même fini par se banaliser avec le temps. (…) En revanche, l’interdit sur l’empoisonnement des eaux est beaucoup plus respecté ». 2 500 ans plus tard, et malgré le développement du Droit international humanitaire depuis un siècle et demi, le recours à des tactiques illégales qui transforment l’eau en arme est une constante dans les guerres occidentales, qu’elles soient ouvertes (Irak, Kosovo, Libye…) ou clandestines (Yémen, Syrie…).

En septembre 2016, le Huffington Post rapporta qu’une « une station de pompage fournissant de l’eau aux quartiers d’Alep-Est tenus par les rebelles [avait] été détruite par des bombardements », ajoutant que les adversaires de Bachar el-Assad avaient « répondu en fermant une station approvisionnant le reste de la ville, laissant deux millions de personnes sans accès à l’eau potable. » Un an auparavant, dans un texte cosigné par cinq parlementaires français, le député syrien Boutros Merjaneh et le journaliste franco-libanais Nader Allouche dénoncèrent le fait que « les groupes armés à Alep, qui ont pris possession de la station de pompage et d’épuration de l’eau, [avaient] décidé de couper l’accès à [cette ressource vitale], dont ils [privaient] intentionnellement la population d’Alep, qui compte encore 2,5 millions d’habitants. » Rappelant les « relations privilégiées de la France avec les belligérants et leurs parrains » du Golfe, ils incitèrent en vain les autorités françaises à s’opposer à cette manœuvre des milices anti-Assad.

Depuis la fin décembre, le même processus d’instrumentalisation militaire de l’eau est à l’œuvre dans la région de Damas, chaque camp se renvoyant la responsabilité de cette situation tragique qui affecte près de 5 millions de civils. Comme l’a rapporté le site israélien YNetNews.com, en se basant sur des informations de Reuters, « la source d’Aïn el-Fijé, qui fournit 65 % des réserves d’eau de Damas, a été bloquée par les rebelles ; ces derniers auraient également contaminé l’eau avec du carburant », tandis que les opposants à Bachar el-Assad accusent l’armée syrienne d’avoir bombardé la station de pompage de cette ville. Durant ce conflit,

2017, le grand basculement ?

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L’effondrement de l’Empire atlantiste et de sa contre-civilisation tourne au tragi-comique. Le spectacle est tellement désolant que l’on se surprend même à éprouver une certaine gêne devant la petitesse des acteurs pris au piège de cet épilogue pourtant historique.

La gêne par exemple de voir le minuscule Obama se ridiculiser encore davantage en donnant des coups de pieds rageurs dans son château de sable; de voir aussi la volaille merdiatique occidentale s'obstiner à piailler en perdant ses dernières plumes de crédibilité; de voir encore la panique des prétendants au trône hexagonal devant leur propre vacuité; de voir enfin la sublime élite européenne se persuader qu’elle a encore un rôle à jouer. La gêne en somme de voir toute la caste dirigeante de l'hyper-Titanic atlantiste s’avilir jusqu’au grotesque pour arracher encore au temps qui les vomit quelques lambeaux de vie. 2017 descend pourtant sur leur nuque comme un impeccable couperet. L'année du grand basculement ?

L’Empire en voie d’extinction
On voyait bien la bête pourrir sur pieds depuis quelques années mais le millésime 2016 aura été admirablement dévastateur pour l’Empire atlantiste. C’est l’année où tous les derniers joints de l’édifice ont pour ainsi dire pété en même temps.

Le Brexit; l’éviction du gang Clinton par le «déplorable» Trump; la montée irrésistible en Europe des partis souverainistes; la perte totale de crédibilité de la machine à enfumer merdiatique après la chute d’Alep, bref, autant de déculottées qui ont poussé toute la pègre ultralibérale de l’Empire dans les cordes.

Matrice et capitainerie du Système, les Etats-Unis en ont pris pour leur grade, nécessairement. De l’Ukraine à la Syrie en passant par la Lybie ou par l’Irak, toutes ses opérations de regime change ont foiré lamentablement.

Sans nous appesantir sur le désormais «failed state» ukrainien (1), la perte d’Alep en décembre dernier représente sans conteste le coup de grâce, l’humiliation ultime d’une machine à dévorer le monde qui va devoir s’habituer à bouffer de la compote à la paille désormais.
D’où la rage d’adolescent attardé manifestée par le pitoyable Obama dans les derniers jours de son pitoyable mandat.

Même ses provocations contre Poutine ou ses manœuvres pour savonner la planche à son successeur auront tourné au fiasco.

En expulsant 35 diplomates russes sur la base d’accusations fallacieuses par exemple, le POTUS espérait sans doute pouvoir encore jouer les gros bras dans une ultime passe d’armes intercontinentale. C’est raté. Le haussement d’épaule de Poutine (2) lui a renvoyé sa fanfaronnade en pleine tronche avec le claquement sec et terriblement humiliant d’une gifle diplomatique.

Le constat est sans appel: Obama-le-pitre aura sans aucun doute possible été le pire POTUS depuis la Seconde guerre mondiale, c’est-à-dire le meilleur finalement. Il laisse en effet derrière lui un Empire en voie d’extinction, pour ainsi dire ruiné, que plus personne ne craint, et désormais guetté par une dislocation qui pourrait bien surprendre par sa rapidité.
Merci à lui.

On ajoutera à ce stade que cette dislocation pourrait prendre une forme inattendue dans la guerre qui oppose Trump à l'Etat profond US désormais.

mardi 27 décembre 2016

Arrêtons avec l'illusion du « droit international »

Youssef Girard

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Vendredi 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution contre la colonisation des territoires palestiniens conquis après la défaite de juin 1967. Indéfectible soutien de l'entité sioniste, les États-Unis se sont contentés de s'abstenir et non de bloquer, comme à leur habitude, le vote de la résolution en y opposant leur veto.

Un premier texte devait être présenté par l’Égypte, avec le soutien de la Ligue arabe, mais Abdel Fattah al-Sissi a reculé suite aux pressions de l'entité sioniste et du nouveau président états-unien, Donald Trump. Finalement, malgré la volte-face du docile maréchal égyptien, le texte de la résolution a été repris par la Nouvelle-Zélande, le Venezuela, la Malaisie et le Sénégal qui ont permis son adoption. La résolution, qui reprend les grandes lignes d'une précédente résolution votée en 1979, exige l’« arrêt immédiat et complet des activités israéliennes de colonisation dans les territoires palestiniens occupés », y compris la partie est d'al-Quds.

Immédiatement, les médias mainstream ont parlé de « revers » ou de « camouflet » pour l'entité sioniste et son Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a même affirmé qu'il s'agissait « d'un jour historique » et d'une « victoire (...) du droit international ». Certains analystes sont allés jusqu'à évoquer de possibles « sanctions » politiques et économiques si la colonisation « des territoires palestiniens » se poursuivait.

Mais nous savons que cette résolution a été votée uniquement parce que l'administration Obama en fin de course souhaitait présenter un visage un peu plus équilibré de sa politique « moyen-orientale ». Elle espérait peut-être faire oublier la conclusion, au mois de septembre dernier, d'un accord d'assistance militaire en faveur de l'entité sioniste d'un montant de 38 milliards de dollars pour les années 2019-2028. Nous savons également que Donald Trump est hostile au vote de cette résolution et que son administration s'opposera au vote de la moindre sanction conte ses fidèles alliés sionistes.

N'ignorant pas cette réalité,

vendredi 23 décembre 2016

La rage des médias occidentaux contre Poutine : La bataille de la vérité

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«L'armée russe met très longtemps à sceller sa monture, mais ensuite plus aucune armée au monde ne peut l'arrêter.»
Citation d'un général prussien

 

Depuis quelques jours nous sommes confrontés à une deuxième bataille qui est celle de la fausse information diffusée en boucle par tous les médias qui n'arrêtent pas de raconter des mensonges sur la réalité de la situation à Alep. Le camp occidental dans sa version obamienne et hollandaise livre une ultime bataille, celle de désigner la Russie comme bouc émissaire et de désigner le gouvernement légitime de la Syrie comme bourreau de son peuple. Un constat: les médias se déjugent sans fausse honte, mais ont des difficultés à prendre les virages de la réalité. On aurait voulu présenter des cohortes de hères mourant de faim, de froid et que voit-on des cars où les réfugiés montent calmement, des voitures avec des enfants qui ne semblent ni mourir de faim ni de froid faisant même en riant le V de la victoire en face de la caméra occidentale qui aurait voulu capter autre chose. N'ayant rien à se mettre sous la dent, les médias recrutent des journalistes «libres» qui sont payés proportionnellement au déversement de fiel sur le pouvoir.


En fait et comme entendu sur la chaîne LCI, le journaliste qui sévit avec sa phrase élimée: «Ainsi va le monde» interviewant un expert sur la situation de l'après-Alep comme il la voyait, «les Français dit-il ne voulant pas de Bachar». Cette phrase m'a intrigué, elle dénote du fait que le logiciel colonial est toujours ancré dans la tête de ces «saigneurs». Les gueux, les faibles n'ont pas à discuter les ordres de l'Occident symbolisé par l'Empire et justement les vassaux qui -on l'aura compris- font les matamores avec les faibles, mais sont toujours ser(viles) avec l'Empire.

 
Cette fin de l'année 2016 a vu la fin de l'Empire dans sa version dicteur de la norme. On a beau arguer que le monde a changé, que les peuples relèvent la tête et ont une égale dignité. Le coup de baroud est donné par l'acharnement sur Poutine tout en faisant preuve d'un silence quasi religieux s'agissant de Mossoul où les coalisés ne savent pas comment s'en sortir - c'est-à-dire en définitive faire coup double, sauver Daesh et lui permettre de prospérer en Syrie- eux qui avaient prévu de donner une porte de sortie aux combattants de Daesh pour qu'ils aillent sur Raqqa. Les brigades chiites irakiennes ont vite verrouillé cet accès et la situation semble s'éterniser depuis quatre mois.


Les officiers de l'Otan faits prisonniers à Alep : Le double jeu de la coalition

«On apprend que plus de 110 officiers de l'Otan ont été capturés dans un bunker des terroristes Al-Nosra à Alep. Selon des rapports concordants sortant d'Alep ce 16 décembre 2016, au moins 14 officiers militaires de la coalition de l'Empire anglo-sioniste ont été capturés par les forces spéciales syriennes ce matin dans un bunker terroriste d'Al-Qaïda/Al-Nosra à Alep Est. Mais selon Veterans ToDay, le nombre d'officiers capturés serait supérieur à 110. VT donne les chiffres suivants: Américains 22, Britanniques 16, Français 21, Israéliens 7, Turcs 62.» (1)
La liste est très incomplète. Que devaient-ils faire avec des terroristes qu'ils ont «officiellement dénoncés?».

En attendant, un silence assourdissant des médias sans honneur sur la Syrie et ce sujet en dit long sur le côté explosif de l'affaire si elle se répandait plus largement... Les médias enragés quand il s'agit de diaboliser sans preuve Assad, se font d'un silence assourdissant quand il s'agit de signaler la présence illégale des officiers de l'Otan et même de l'Arabie saoudite et du Qatar dans un bunker à Alep et si tout le tintamarre était de faire exfiltrer ces mercenaires qui ne peuvent pas invoquer la convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Ils serviront vraisemblablement de monnaies d'échange et on peut penser que la réunion du Conseil de sécurité à huis clos va débattre aussi de cela, car mettre de l'humanitaire comme s'entête à le demander Obama par Hollande interposé est irréalisable pour l'ambassadeur russe aux Nations unies.

 
Poutine: l'âme damnée de Obama

Vladimir Poutine reste l'homme le plus puissant du monde, devant Donald Trump et Angela Merkel, selon le classement 2016 du magazine Forbes. A 64 ans, le président russe remporte le classement du magazine américain pour la quatrième année consécutive.

dimanche 18 décembre 2016

La campagne digne de McCarthy des médias américains pour la guerre contre la Russie

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La population américaine est soumise à un barrage furieux de propagande des médias et de l’establishment politique visant à ouvrir la voie à la guerre.

La campagne a été fortement intensifiée cette semaine, à commencer par la publication mercredi d’un article de une dans le New York Times. S’appuyant entièrement sur des sources non identifiées et des preuves douteuses et concoctées, il a été présenté comme preuve définitive du piratage par la Russie des courriels du Parti démocrate et du fait qu’elle mènerait une « cyberguerre » contre les États-Unis.

Ces allégations ont été suivies mercredi par une conférence de presse où le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a déclaré que certains médias aux États-Unis, en faisant des reportages sur les courriels du Parti démocratique publiés par WikiLeaks, « sont devenu essentiellement des bras des agences de renseignement russes ».

Jeudi, Earnest a déclaré que le président élu Trump avait encouragé « la Russie à pirater son adversaire parce qu’il pensait que cela aiderait sa campagne ». Plus tard ce jour-là, le président Obama a menacé de prendre des représailles contre la Russie, déclarant à la radio publique nationale NPR : « Je pense qu’il n’y a pas de doute que lorsqu’un gouvernement étranger tente d’influer sur l’intégrité de nos élections, il nous faut agir et nous le ferons ».

Ces commentaires belliqueux de l’administration Obama ont été accompagnés d’éditoriaux dans les principaux journaux américains et internationaux qui dénoncent la position accommodante de Trump envers la Russie et réclament une réaction plus agressive à ces prétendus piratages. Les reportages, s’appuyant sur des rapports de fonctionnaires anonymes des services de renseignement, proclament avec une urgence exagérée que le président russe Vladimir Poutine a directement ordonné et supervisé le piratage.

Le Times a continué sur le thème de son article incendiaire avec un éditorial jeudi qui a pratiquement accusé le président nouvellement élu d’agir comme un agent russe. « Il ne peut y avoir de plus grand “idiot utile”, pour utiliser l’expression de Lénine, qu’un président américain qui ne sait pas qu’il est manipulé par une puissance étrangère rusée », a déclaré le Times. L’éditorial définit la Russie comme « l’un de nos adversaires étrangers les plus anciens et les plus déterminés », ajoutant que « l’ingérence du Kremlin dans les élections de 2016 » justifie des « mesures de rétorsion ».

Les déclarations du Times et d’autres médias combinent tous les éléments nocifs du maccarthysme des années cinquante, en remplaçant l’Union soviétique par la Russie capitaliste : dénonciations hystériques de la Russie « rusée », mensonges sans vergogne et attaques contre des opposants nationaux comme espions, traîtres et agents de gouvernements étrangers.

Il y a des conflits amers et violents au sein de l’État,

Le Bloc atlantiste au bord de la crise de nerfs

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On en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc altantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle Richter du désordre globalisé. De la panique intégrale déclenchée par l’élection du déplorable Trump à la débandade des coupeurs de têtes modérés d'Alep-est, le joli petit monde du néolibéralisme militarisé prend l'eau de toutes parts. Alors forcément le Bloc réagit, sur-réagit même, avec le savoureux avantage que dans la précipitation, les marionnettistes de la pantalonnade ambiante ne prennent même plus la peine de camoufler un tant soit peu leurs manigances.

Tout se fait ainsi à ciel ouvert, y compris le pire, le honteux, le normalement inavouable, et il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les pépites. Inutile de dire que c’est évidemment sur le pont du Titanic US que l’on récolte les plus grosses. Ainsi, entre la CIA qui entre en guerre contre le FBI en essayant de renverser Trump avant même son entrée en fonction, et le Congrès qui vote des livraisons d'armes aux terroristes d’al-Qaïda supposés responsables des attentats du 11 Septembre, on surnage en plein vaudeville à l’échelle planétaire. Du caviar on vous dit. L’implosion est proche.

Le very very bad trip de Killary
Dès les premiers signes laissant penser que Trump avait tout pour devenir un adversaire sérieux d’Hillary-la-démente, nous nous étions pourtant étonné que le bonhomme ne soit pas victime du déséquilibré de service ou d’un accident de savonnette qui l'aurait laissé gisant dans une marre de Chanel 5, la mèche empalée sur la robinetterie en or de sa salle de bains. Quelle ne fut pas dès lors notre surprise non pas de le voir élu, on savait la chose possible sinon probable, mais de le voir tout simplement arriver vivant au scrutin. Il faut dire qu’enfermés dans leur bulle, ni l’élite-Système ni son clergé médiatique n’avaient pu imaginer ne serait-ce qu’un instant que le peuple aurait l'audace de les envoyer bouler.

Au soir du vote maudit donc, ce fut comme il se doit le séisme, le big one, façon Fukushima, avec dévastation des esprits effarés de toute la volaille médiatique planétaire et stupéfaction générale, cosmique même, de toute la pègre néolibérale dirigeante et de ses hordes de bobos-zombies.
En savoureux point d’orgue de la soirée, on avait même eu droit au pétage de plomb d’Hillary-la-démente qui, réalisant qu’elle ne serait jamais Présidente après tous les sacrifices consentis aux côtés de son ahurissant mari, s’était jetée toutes griffes dehors en hurlant comme une possédée sur son improbable chargé de campagne Podesta (1). Tétanisée, son équipe avait d'abord hésité à appeler enfin un prêtre exorciste avant de se contenter de lui administrer une dose massive de psychotropes (beaucoup plus que d’habitude) pour la faire redescendre de son very very bad trip.

Le joker Poutine, comme toujours
Sous l'aiguillon de la clique à Soros,

dimanche 4 décembre 2016

Blanche Neige et les vingt-sept nains

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1 - Les cultures et leurs capitales
2 - Paris est-il menacé ?
3 - La maison de poupée européenne
4 - Faire sortir l'Europe des chapelles de l'OTAN
5 - Les journalistes, porte-paroles de l'OTAN

 

1 - Les cultures et leurs capitales

 
Le premier théoricien de l'alliance des grands Etats - et d'abord de leurs capitales - avec la création culturelle et universelle de leur temps, n'est autre que Périclès, qui disait que l'Attique et d'abord Athènes, était la pédagogue de toute l'Hellade, c'est-à-dire de toutes les cités grecques. Puis Rome a suivi l'exemple de la Grèce : même sous Néron ou Tibère, les écrivains, les poètes, les peseurs et les penseurs de la politique et de l'histoire du monde, accouraient à Rome de toutes les provinces de l'empire.


La première expression du génie de la Révolution de 1789 fut de comprendre que l'alliance de la politique avec la culture avait quitté Versailles et la cour pour placer Paris au cœur de la nouvelle alliance de la France avec l'universel. Mais comment se fait-il que Berlin ne sera jamais plus la capitale de la civilisation allemande; comment se fait-il que Berlin ne retrouvera jamais le rôle centralisateur et unificateur qu'il jouait depuis Hegel? Comment se fait-il que Berlin se trouvera à jamais réduit à la même impuissance que Washington de jamais incarner une capitale de l'esprit dont tout le monde voit clairement qu'elle ne sera jamais le chef et le guide reconnu d'une "civilisation américaine" unifiée et qui parlerait d'une seule voix?


Pour le comprendre, il faut observer à la loupe comment Heidegger a réduit l'Allemagne à des ilots culturels ambitieux d'affirmer leur autonomie provinciale à l'égard de Berlin. Car la parution en 1927 de Sein und Zeit - L'Etre et le temps - avait donné au philosophe allemand un éclat mondial qui s'était aussitôt répercuté sur la petite université de province qu'était Fribourg- en - Brisgau. Mais en refusant l'offre de Berlin d'enseigner dans son université, Heidegger rendait impossible de perpétuer une Allemagne intellectuellement et politiquement centralisée. Le philosophe de Sein und Zeit a contraint l'Allemagne à cultiver des identités culturelles locales et ardentes à défendre une autorité provinciale illusoire. Aujourd'hui, Francfort, Cologne, Munich, Leipzig revendiquent avec acharnement leur principauté culturelle locale, afin d'interdire à Berlin de jamais reconquérir les apanages et les prérogatives d'une capitale du génie national allemand.


2 - Paris est-il menacé ?

 
Quel est, de nos jours, l'avenir politique et culturel de Paris? Cette place forte de l'universalité de la France continuera-t-elle de jouer dans le monde le rôle que Périclès attribuait à Athènes et à l'Hellade? Aujourd'hui,

samedi 3 décembre 2016

Syrie, le dernier massacre de l’Empire?

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En octobre dernier, Moscou et Damas ont accepté une énième trêve «humanitaire» voulue par l’Oncle Sam pour sauver ses barbus coincés dans la poche d’Alep-Est. Durant plus de 3 semaines, la Russie n’a opéré aucune frappe aérienne, se contentant d’effectuer un méticuleux travail de renseignement tout en organisant des couloirs humanitaires pour permettre l’évacuation des civils.

De leur côté, les coupeurs de têtes modérés du Bloc atlantiste empêchaient la population de les emprunter, se réarmaient et se regroupaient pour préparer une grande offensive destinée à briser le siège d’Alep-Est. Lancée à la fin octobre, l’opération a finalement tourné au baroud d’honneur et, début novembre, la riposte des troupes syriennes et du Hezbollah a totalement renversé la situation.

Trois semaines plus tard, l’enclave est aujourd’hui brisée et sur le point de tomber. Avec la prise d’Alep, c’est la fin des derniers espoirs occidentaux de renverser la vapeur. Durant près de 6 ans, l’Empire US et ses succursales d’Europe et du Golfe ont ainsi déversé des hordes de djihadistes sur le pays, permettant au passage l’avènement de Daesh dans une énième opération de regime-change aussi ratée et sanglante que les précédentes.

Fiasco et boîte de Pandore

N'en déplaise aux propagandistes de l’im-Monde ou Libération, il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie. Dès les premiers mois de ce qui fut faussement présenté comme un «printemps arabe», la machine de guerre américaine était en effet à l’œuvre à travers ses canaux habituels de Riyad notamment et, à l’époque en tous cas, d’Ankara. Deux mois après les stupides et sanglantes répressions organisées par le régime syrien pour mater des contestations populaires bien légitimes, les premières cargaisons d’armes et de mercenaires arrivaient ainsi dans le pays sous le contrôle de la CIA.

Pourquoi? Pour les ressources comme toujours. Déjà en délicatesse avec la Russie de Vladimir Poutine, l’Empire et ses suppôts du Golfe voulaient en effet faire transiter leurs précieux gisements par une Syrie débarrassée de Bachar al-Assad et donc docilisée,

Alep libérée ? La « bonne nouvelle » épouvantable pour les dirigeants français.

Alep-libérée-400x224Ce 29 novembre, la joie, certes mêlée de tristesse, de sang et de larmes, avait envahi le cœur des Syriens. Toutes les sources fiables leur apprenaient que 14 quartiers de l’est d’Alep étaient libérés des terroristes, que des milliers de leurs habitants séquestrés depuis l’été 2012 avaient pu -malgré les tirs des snipers qui tiraient sur ceux qui les fuyaient- rejoindre les positions de l’Armée syrienne, que la centrale hydraulique de Souleiman al-Halabi située dans ces quartiers avait été récupérée et en cours de réparation, que le croissant rouge et les hôpitaux privés et publics s’étaient préparés à les accueillir, que la Russie allait dépêcher des hôpitaux mobiles pour parer aux manques de lits et de moyens, que les parents et amis encore en vie les attendaient à tous les couloirs de sortie…

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Les Français qui auraient tendance à mettre en doute la parole des Syriens, pourraient peut-être se donner la peine d’écouter l’un des leurs raconter « cette vraie bonne nouvelle » [1].

ICI, cette vidéo de Pierre le Corf

https://www.youtube.com/watch?v=idBCO5ZqCQg merci

Ceci, car les médias français excellents désormais en matière de désinformation sur la Syrie, donnant une vision caricaturale d’un régime qui massacre des « rebelles » quand ce n’est pas la « population », sans que l’on puisse comprendre qui est qui et qui fait quoi.

Un exemple frappant est ce que donne à entendre BFM TV qui invite, ce 29 novembre, l’aiguiseur du fer de lance de l’agression contre la Syrie, M. Laurent Fabius, lors d’une émission présentée comme suit :

    « Dénoncer les fautes politiques, décrypter les déclarations et réduire le fossé creusé entre la classe politique et les français, telles sont les ambitions de l’émission signée Ruth Elkrief » [2].

Invitation à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, mise à profit pour stimuler l’imagination des Français sur la prétendue horreur de cette « vraie bonne nouvelle » :

    « R. Elkrief : Évoquant le dossier syrien,

Prix Nobel de l’hypocrisie

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Lorsque le prix Nobel de la Paix fut décerné en 1906 à Theodore Roosevelt (président des États-Unis de 1901 à 1909), le New York Times commenta ainsi la nouvelle :

« Un large sourire illumina le visage du globe quand le prix a été attribué ... au citoyen le plus belliqueux des États-Unis » [1].

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Theodore Roosevelt et la diplomatie du "gros bâton"

« Parle doucement et porte un gros bâton » (2 septembre 1901)


Environ un siècle plus tard, un journaliste du même New York Times se questionnait :

« Alors, que pensez-vous du président Obama remportant le prix Nobel de la paix ? Je suis perplexe […]. Qu’a-t-il fait ? […] il me semble que cela aurait été logique d'attendre et de donner à Obama le prix Nobel de la paix dans sa huitième année en poste, après qu'il ait effectivement fait la paix quelque part » [2].

Il s'agissait bien sûr du prix Nobel de la Paix attribué au président Barack Obama en 2009 « pour ses efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples ».

Tout ça, neuf mois à peine après son élection ? Comment était-ce possible ?

Du haut des huit ans années écoulées - et à des années-lumière du ronflant « Yes, we can ! » -, on peut effectivement contempler l’étendue de la paix qu’il a contribué à créer et à disséminer dans le monde arabe.


Un monde arabe ruiné par une saison funeste qu’il a contribué à créer et qu’on a fallacieusement baptisée « printemps » [3].

Un monde arabe saigné, éventré, étripé et dont le sang de ses citoyens graffitent les décombres et arrose les champs.

Un monde arabe hanté par des créatures barbues coupeuses de têtes, friandes de chair humaine et annihilatrices d’espoir.

Un monde arabe devenu le théâtre de la plus grande transhumance humaine depuis la seconde guerre mondiale [4].

Un monde arabe où les tensions religieuses ont été nourries, attisées et exacerbées : musulmans contre chrétiens, sunnites contre chiites et sunnites contre sunnites.

Un monde arabe dont les citoyens vivant en Occident endurent les affres d’une islamophobie nauséabonde, la pire de l’histoire contemporaine.

 

Au fait, ce n’est pas Obama qui avait fait ces déclarations pompeuses dans son « fameux » discours du Caire ?

« Je suis venu chercher un nouveau commencement entre les États-Unis et les musulmans du monde entier ».

Et aussi :

« Les peuples du monde peuvent vivre ensemble en paix […] cela doit être notre travail, ici sur Terre » [5].

Discours de Barack Obama au Caire (4 juin 2009)

Mais qui est donc censé être récompensé par le prix Nobel de la Paix ? Le testament d’Alfred Nobel est pourtant clair :

« Une personne qui aura accompli le plus grand et le meilleur travail pour la fraternité entre nations, pour l'abolition ou la réduction des forces armées et pour la tenue et la promotion de congrès pour la paix » [6].

François Hollande: La capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie

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François Hollande et son prix, entourés notamment (de gauche à droite) par le milliardaire Carlos Slim et l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger le 19 septembre 2016.

René Naba


L’homme de l’année 2016

Fait sans précédent dans les annales de la Vème République, François Hollande a annoncé jeudi 1 er décembre 2016, qu’il renonçait à briguer un deuxième mandat présidentiel, tragique aveu d’une grande impuissance.

L’homme qui avait mené deux batailles au Mali et en Syrie, a renoncé à livrer bataille sur le plan intérieur pour défendre son bilan. Pour un foudre de guerre sur la scène internationale, qui avait eu le plus grand mal à se retenir de bombarder la Syrie en 2013, ce renoncement a retenti comme une capitulation en rase campagne. Une implosion en plein vol.

«L’Homme d’état de l’année 2016» aura eu un triomphe météorique, à l’image de ses prédécesseurs malchanceux, les conservateurs européens, l’espagnol José Marie Aznar ou le britannique David Cameron (lauréat 2015); à l’image de l’adhésion populaire dont il a bénéficié à son élection, plombée à son envol par le tweet ravageur de la «première peste de France» (1), soutenant le rival de la propre mère des quatre enfants de son compagnon, symptomatique de la confusion mentale qui a régné au plus haut niveau de l’état, tant au niveau de la vie privée du premier magistrat de France que de sa politique.

Scipion l’Africain au Mali (2), général Flamby (3) en Syrie, Scooter One Rue du Cirque -quel cirque- François II aura été aux antipodes de son prédécesseur. Falot et mal fagoté, au regard d’un florentin brillant et flamboyant, grand manœuvrier devant l’éternel. Retour sur la dérive de ce quinquennat calamiteux.


De la trahison au Parti Socialiste ou le vaudeville d’une «présidence normale».

«La gauche de gouvernement devient suspecte dès qu’elle accède aux responsabilités et son destin est de toujours être accusée de trahison», soutient François Hollande dans un entretien à la revue débat.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/09/15/francois-hollande-la-gauche-de-gouvernement-est-toujours-accusee-de-trahison_4998057_823448.html#DowjkOz0UxOBsuQ0.99

Non François Hollande, au vu de votre comportement et celui de votre gouvernement tout au long de votre mandat, ce n’est pas la gauche de gouvernement qui est accusé de trahison, c’est le gouvernement lui même qui a trahi et la nomenklatura «solférienne» avec.
L’exemple vient de très haut, du premier des socialistes François Hollande lui même, qui a trahi sa compagne d’alors et mère de ses 4 enfants, avant de lui saborder sa campagne présidentielle, en 2007, puis de récidiver avec sa compagne présidentielle, la dénonciatrice des «sans dents», un scandale qui a terni durablement son mandat.

Engagé sur deux théâtres d’opérations extérieurs (Syrie-Mali) et sur le front intérieur du chômage, ce vaudeville consternant a plombé durablement sa mandature présidentielle et sinistré le parti socialiste, faisant du socialo-motoriste, le plus impopulaire président de la Vme République

vendredi 2 décembre 2016

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lundi 28 novembre 2016

Le triangle stratégique Russie–Chine–Iran

Le triangle stratégique Russie–Chine–Iran

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Les liens économiques, politiques et militaires se développement entre l’Iran, la Chine et la Russie, formant ce que je considère un triangle d’or émergeant en Eurasie et cherchant à pénétrer des régions isolées. Cela, alors qu’il semble que la stratégie géopolitique des États-Unis, dans la perspective d’une administration Trump, soit d’éloigner Washington de l’Iran et de la Chine, tout en faisant miroiter un possible relâchement de la confrontation entre Washington et Moscou

 

railway-300x201Géopolitique classique, à la Halford Mackinder ou à la Kissinger, qui cherche à éviter la guerre sur deux fronts, qui était en train de se retourner contre un Washington arcbouté sur sa tentative de modifier l’équilibre des puissances. Pour le moment, la dynamique d’une coopération plus étroite, engagée ces dernières années, entre les trois États pivots du Heartland eurasien, entre dans une phase d’approfondissement stratégique. Le dernier signe en est la visite du ministre chinois de la défense et de hauts responsables russes à Téhéran.

Les 14 et 15 novembre à Téhéran, pendant la rencontre de haut niveau entre le ministre chinois de la Défense, le général Chang Wanquan, et le président iranien Hassan Rouhani accompagné du ministre iranien de la Défense Hossein Dehghan, les deux principaux pays eurasiatiques ont signé un accord de renforcement de leur coopération militaire. L’accord prévoit l’intensification de la formation militaire bilatérale et une coopération plus étroite sur ce que l’Iran considère comme des questions de sécurité régionale, le terrorisme et la Syrie étant en tête de liste. Le chef de l’état-major des forces armées iraniennes, le général en chef Mohammad Hossein Baqeri, a déclaré que l’Iran est prêt à partager avec la Chine ses expériences dans la lutte contre les groupes terroristes en Irak et en Syrie. Dehghan a ajouté que cet accord représente un «renforcement de la coopération militaire et de défense à long terme avec la Chine».

Ces dernières semaines, la Chine s’est engagée directement, en se joignant à la Russie et à l’Iran, et à la demande du gouvernement du président syrien Bashar al Assad, dans la guerre contre EI et d’autres groupes terroristes, y compris le Front al-Qaïda-al Nusra et ses nombreux affiliés. L’accord formel avec Téhéran, qui a beaucoup d’expérience de terrain dans la lutte en Syrie, représente clairement un approfondissement des relations bilatérales sino-iraniennes.

Pendant que la Chine et l’Iran se réunissaient à Téhéran, Viktor Ozerov, le chef du Comité de défense et de sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, la chambre haute du Parlement, était également à Téhéran. Là bas, il a déclaré à RAI Novosti que la Russie et l’Iran étaient en pourparlers sur une vente d’armes d’une valeur d’environ 10 milliards de dollars. La Russie devrait livrer des chars T-90, des systèmes d’artillerie, des avions et des hélicoptères à l’Iran.

En bref, nous avons un approfondissement des liens de défense militaire entre les trois points du triangle eurasien émergeant. Cela aura d’énormes conséquences,

De la démocratie-spectacle à la démocratie-tramway

De la démocratie-spectacle à la démocratie-tramway

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Le Système a peur. Depuis quelques semaines, sa petite machinerie à dominer pourtant si bien huilée se ramasse des pelletées de sable à travers les rouages. Pensez donc ! Le peuple à l’outrecuidance de se torcher ouvertement avec le papier à musique de sa démocratie-spectacle, votant soudain pour des gens «déplorables» pas prévus dans la partition, déjouant ses pronostics, ridiculisant ses hérauts.

Et voilà que tout l’édifice menace dès lors de partir en sucette, «Brexisé» et «Trumpisé» jusqu’à la garde, avec menace de paix, de retour à la souveraineté des nations et tout le toutim. Or le Système peut tout tolérer, sauf de voir sa sainte direction remise en cause, surtout par des sans-dents. Alors il montre les siennes de dents, qu’il a fort longues et belles avec l’haleine glacée qui va avec, en décrétant la mobilisation générale pour rappeler qu’il ne peut y avoir d’alternative au paradis néolibéral globalisé où flottent ses troupeaux de bobos nomades, cool, hype et augmentés. Et surtout pour prévenir que la démocratie comme la patience du Système a ses limites, qui pourraient bien avoir été atteintes désormais.

La déclinaison Erdogan
L’autre soir, l’une des chaînes clonées du Système proposait un reportage sur le sultan Erdogan pour nous raconter l’ascension de l’homme jusqu’à la folie totalitaire, rappelant un discours désormais célèbre dans lequel il disait que la démocratie est «comme un tramway. Il va jusqu’où vous voulez aller et là, vous descendez».
L’anecdote était évidemment destinée à faire frémir d’horreur le spectateur démocrate. Avec raison d’ailleurs. Sauf qu’il semble que cette conception de la démocratie-tramway ne soit finalement pas propre à Erdogan.

La mobilisation générale du Système jusqu’à l’outrance contre Trump, puis pour signifier le rejet de son élection, de même que ses attaques désormais massives contre les voix dissidentes qui osent en contester la narrative, tout cela montre en effet que le Système et ses zélateurs ne sont pas du tout prêts à accepter le verdict des urnes dès lors qu'il pointe un autre chemin que celui qu'ils ont balisés.


C’est d’ailleurs très précisément le message qu’est venu délivrer à Berlin, Obama devant l’habituel parterre rampant européen, en rappelant en substance et sous le regard humide du Kaiser Merkel «qu’il n’y aurait pas de retour au monde d’avant la [vertueuse] globalisation, que l’OTAN devait avoir un avenir radieux tout comme le libre-échange, et que bien sûr la Russie devait coûte que coûte

mardi 15 novembre 2016

Trump peut-il réussir ?

Trump peut-il réussir ?

par Thierry Meyssan

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Donald Trump et le général Michael T. Flynn

Pendant que la presse atlantiste persiste à projeter sur Donald Trump les débats artificiels qu’Hillary Clinton a imposés durant la campagne et que se multiplient les appels à assassiner le président élu, celui-ci se prépare à changer de paradigme, à renverser l’idéologie puritaine qui domine son pays depuis deux siècles. Mais peut-il réussir ?

Réseau Voltaire

La presse internationale tente de nous persuader que les électeurs de Donald Trump ont exprimé une révolte des Petits Blancs face aux élites. Elle ne fait en réalité que prolonger le discours d’Hillary Clinton que, précisément, ces électeurs ont rejeté. Elle refuse d’envisager que le clivage actuel n’ait aucun rapport avec les thèmes qu’elle a traités durant cette campagne.

Pourtant, nous avons tous vu une nouvelle ligne de fracture apparaître non pas entre les deux grands partis, mais en leur sein. De nombreux leaders républicains ont soutenu Clinton et quelques leaders démocrates Trump. Bernie Sanders vient même de lui proposer ses services. De même, l’analyse des votes en fonction des appartenances communautaires (femmes, hispaniques, noirs, musulmans, gays, etc.) n’a pas plus de sens. Bien que l’on nous ait rabâché que voter Trump, c’était voter pour la haine des minorités, au moins un tiers des minoritaires a voté pour lui

 

Donald Trump Campaign

Quelques journalistes tentent de s’appuyer sur le précédent du Brexit, alors même qu’ils avaient été identiquement surpris par celui-ci et incapables de l’expliquer. Si l’on analyse en fonction des précédents étrangers, on doit au moins tenir compte des élections surprises de Narendra Modi en Inde et de Rodriguo Dutertre aux Philippines (une ancienne colonie états-unienne).

Malgré la propagande, les Britanniques n’ont pas voté contre les Européens, les Indiens contre les musulmans, et les Philippins contre les Chinois. Au contraire,

Trump menacé d'une «révolution orange»

Anti-Trump

Trump menacé d'une «révolution orange»

C’est une missive édifiante. Elle est signée des «présidents» de l’UE et se veut une lettre de félicitations au POTUS nouvellement élu, Donald Trump. Or ce courrier banal en apparence contient entre les lignes un véritable ultimatum au trublion anti-Système à qui il est dit en substance: «Ok, vous nous avez bien eu, mais maintenant voici la Règle: ou vous vous soumettez, ou nous vous détruisons.» Bien sûr, les opérateurs-bouffons de la succursale européenne que sont les signataires Tusk et Juncker ne sont dans cette affaire que les messagers transparents de l’oligarchie du Système néolibéral atlantiste.

Mais en cette période de flottement à la tête de l’Empire US, il fallait bien rappeler officiellement Donald Trump à l'ordre en lui précisant les règles du jeu dans la «cour des grands» où il vient de pénétrer par effraction. De l'autre côté de la tenaille, c'est l’inépuisable Soros qui s'occupe de faire monter la pression aux Etats-Unis en organisant l’agitation des habituels bobos de service, pour bien faire comprendre au presque 45e président US qu’il n’est pas à l’abri d’une «révolution orange» s’il ne rentre pas dans le rang. Le Système sort donc l'artillerie lourde, mais son effondrement reste pourtant inéluctable et il a lieu sous nos yeux.

Globalisation néolibérale et messianisme militarisé

La lettre du duo de comiques européens (1) est une pathétique tentative d’intimidation déguisée, et l’on imagine fort bien dans quelle ambiance d’hystérie feutrée elle a dû être pondue par une brochette de spin-doctors-system triés sur le volet.
Ainsi, après une glaciale phrase de félicitations, la missive va directement à l’essentiel pour réaffirmer le catéchisme officiel du Système au travers des «valeurs communes que sont la liberté, les droits de l'homme, la démocratie et une croyance en l'économie de marché

La pompeuse évocation de la Sainte-Trinité des vertus-vernis du Système ne sont là que pour promouvoir le cœur de la machinerie: la globalisation néolibérale, c’est-à-dire le Marché. La connotation religieuse du mot «croyance» (est-ce un acte manqué?) confirme d’ailleurs que pour le Système il n’y a pas d’autre Dieu que le Marché (et que l’élite néolibérale atlantiste est son prophète).

 
Vient ensuite un verset d’auto-adoration avec l’affirmation que l’UE et les USA «se sont employés à garantir la paix et la prospérité au monde» (ne riez pas...), puis c’est le rappel à l’ordre sur l’importance de «renforcer les relations transatlantiques», notamment pour faire face aux
«menaces pour la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine».


Le Système rappelle ici très clairement à M. Donald Trump qu’il n’est pas question de réchauffer les relations avec Moscou et que les Russes sont et doivent rester les méchants de l’histoire pour l’instant.

jeudi 10 novembre 2016

États-Unis/Présidentielles : Hillary Clinton, le bûcher de ses vanités

Hillary Clinton s’est consumée sur le bûcher de ses vanités.

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Par sa cupidité, son avidité et son ambition démesurée, celle qui se rêvait la «Première Dame» élue à la magistrature suprême américaine, aura été, paradoxalement, la plus haïe des aspirants démocrates à la Maison Blanche, infligeant à son parti le plus retentissant camouflet de l’histoire électorale américaine, le sinistrant en même temps qu’elle défigurait l’image de l’Amérique.

I – L’asservissement du parti démocrate

En tandem avec son époux Bill Clinton, opérant méthodiquement depuis la mandature de l’époux dans la décennie (1980-1990), le tandem BILLARY (Bill et Hillary) a asservi, subverti et instrumentalisé le Parti Démocrate en vue de la mise sur orbite de l’épouse et d’écarter le moment venu quiconque se dresserait sur le chemin des ambitions. En fera les frais, un rival hautement respectable -Bernie Sanders- infiniment plus crédible, infiniment plus représentatif des valeurs américaines.

Sa connivence élitiste avec la presse américaine qui l’avait aidée à anticiper le questions des auditeurs lors des débats de la primaire démocrate, de même que son usage inconsidéré de sa messagerie privée à son passage au Département d’Etat, ont accentué la défiance à son égard.

II- «The Spirit of America» dénaturé par Hillary Clinton

A son corps défendant, la chouchou de Wall Street et des conférences tarifées a dû se résoudre à injecter, à dose infinitésimale il est vrai, une touche sociale à son programme pour tenter de réduire quelque peu l’immense antipathie qu’elle suscitait et atténuer la rigueur d’une profession de foi particulièrement imprégnée du néo conservatisme politique et de l’ultralibéralisme, dans la pure tradition du capitalisme sauvage.

Le vote sanction de tous les laissés pour compte de la société d’abondance, les exclus de la société consumériste, les habitants de Flint (Michigan) et d’ailleurs, popularisés par le cinéaste critique Michael Moore, sont venus lui rappeler la dure réalité de leur quotidien et la triste image qu’elle renvoie désormais de l’Amérique par sa morgue, sa suffisance et son arrogance.

Un tandem constitué de Bernie Sanders-Elizabeth Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts et figure montante de la gauche américaine, plus conforme à l’Esprit de l’Amérique (The Spirit of America), aurait eu raison sans la moindre contestation possible de l’hydre Donald Trump.

III – Le Monde arabe et la défaite de Hillary Clinton

Que son directeur de campagne, John Podesta, soit en même temps un conseiller en communication de l’Arabie saoudite, qu’elle ait mis à profit ses responsabilités à la tête du département d’état pour ponctionner au profit de la Fondation Clinton les bienfaiteurs de sa future campagne, à l’instar du Maroc, ou du Qatar donne la mesure de la confusion d’intérêts qui s’est établie dans l’exercice de ses fonctions, en même temps que son sentiment d’impunité.

«We came, We saw, She died».

Hormis l’Arabie saoudite,

mercredi 9 novembre 2016

Élection aux Etats-Unis : Le mythe de Charybde et de Scylla en action

«Un souriceau tout jeune, et qui n'avait rien vu, (...) Voici comme il conta l'aventure à sa mère.

Le cochet, le chat et le souriceau

J'avais franchi les monts qui bornent cet État, lorsque deux animaux m'ont arrêté les yeux; L'un doux, bénin et gracieux, et l'autre turbulent et plein d'inquiétude. Il a la voix perçante et rude; Sur la tête un morceau de chair, un animal venu de l'Amérique. Sans lui j'aurais fait connaissance avec cet animal qui m'a semblé si doux. une humble contenance, un modeste regard, et pourtant l'oeil luisant. Mon fils, dit la souris, ce doucet (5) est un Chat, qui sous son minois hypocrite, contre toute ta parenté(...) L'autre animal, tout au contraire, bien éloigné de nous malfaire, Servira quelque jour peut-être à nos repas. (...) Quant au chat, c'est sur nous qu'il fonde sa cuisine. Garde-toi, tant que tu vivras, de juger des gens sur la mine».
 Jean de la Fontaine (Le cochet, le chat et le souriceau).

Professeur Chems Eddine Chitour

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Cette fable nous incite à plus nous méfier de Clinton que de Trump. Nous avons été de grands naïfs et nous avons été trahis par Obama que l'on avait paré de toutes les vertus, notamment après son discours du Caire. S’agissant de ses promesses, aucune n’a été tenue. Il est vrai que , comme l’écrivait le président français Jacques Chirac : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Ce fut exactement le contraire qui s'est passé. Un prix Nobel de la paix, pour avoir rendu le monde encore plus tragique.

 
Ce qui fait que nous sommes avertis à propos de cette élection américaine qui quoiqu'on dise intéresse à des degrés divers tout le monde. On connait l'affection de Hillary Clinton pour le pouvoir et pour toutes les méthodes à même d'y parvenir, en s’adossant à deux piliers de la politique américaine qui font et qui défont les présidents : l'Aipac et Wall Street, en gros l'influence des oligarques et l’invulnérabilité d’Israël qui doit toujours garder des longueurs d’avance sur les pays du Moyen Orient. Mais l'autre, Donald Trump c'est un self made man, mais cependant un illustre inconnu dans le monde de la politique. On a vu Trump se battre comme un beau diable contre l'establishment, mais tel que les médias l'ont présenté en le diabolisant il n'avait aucune chance, les sondages main stream martelaient qu'Hillary Clinton allait l'emporter haut la main. Nous allons dans ce qui suit décrire globalement les deuxprojets de gouvernement véhiculés par les deux challengers .

 Election américaine : ce que disent Trump et Clinton sur l’économie :

Cette contribution du journal Le Monde qui affiche clairement son parti pris pour Hillary Clinton donne, cependant, les grandes lignes des politiques proposées par les deux candidats Le Monde nous apprend que : « Le G20 Finances vient de mettre en garde contre les risques et les « incertitudes » créés par la montée des populismes dans certains pays occidentaux, sans nommer directement le candidat américain Donald Trump. Il y a quelques jours, Il en rajoute en appelant à la rescousse Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, qui : « a affirmé que le protectionnisme constituait « une faute économique flagrante ». « Donald Trump claironne qu’il veut rétablir des droits de douane et tire à vue sur le libre-échange. Hillary Clinton a fini par prendre position contre le traité de libre-échange Partenariat Trans-Pacifique (TPP), signé par les Etats-Unis et onze pays d’Asie-Pacifique ». (1)

 
S’agissant des impôts Hillary Clinton a promis de ne pas augmenter les impôts pour les classes moyennes. Elle se propose en revanche de « réformer la réglementation fiscale pour que les plus riches paient leur part ». Donald Trump défend de longue date une baisse massive centrée sur les classes moyennes. Il propose de ramener le nombre de tranches d’impositions de sept à trois avec des taux de 12 %, 25 % et 33 % pour la tranche la plus élevée. Hillary Clinton propose de porter le salaire minimum horaire à 12 dollars, avec des pointes à 15 dollars dans certaines zones. Donald Trump est opposé au salaire minimum au niveau fédéral mais s’est dit désormais favorable à « une hausse d’une certaine ampleur », même s’il veut en laisser la responsabilité aux Etats ».(1)

 
S’agissant du commerce international Hillary Clinton se montre plus critique sur l’ accord partenariat transpacifique (TTP),

lundi 31 octobre 2016

Comment des laboratoires pharmaceutiques rémunèrent des médecins pour des études scientifiquement contestées

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Par Rachel Knaebel et Simon Gouin

Mondialisation.ca, 30 octobre 2016

Observatoire des multinationales


Chaque année, les grands laboratoires pharmaceutiques dépensent des millions d’euros en « études observationnelles ». Le principe ? Rémunérer des médecins pour qu’ils transmettent à ces mêmes labos des données concernant les effets des médicaments prescrits sur leurs patients.

Problème : entre des objectifs scientifiques et sanitaires louables, et des pratiques commerciales visant à assurer la prescription de leurs produits par les médecins concernés, la frontière est parfois floue. Et les intérêts économiques en jeu, colossaux. La pratique est très répandue en Allemagne, mais aussi en France. La transparence, beaucoup moins. Les patients et la Sécurité sociale, qui finance les prescriptions, s’y retrouvent-ils ?

La plupart du temps, c’est par un courriel que les médecins sont contactés. Un laboratoire pharmaceutique leur propose de participer à une étude sur un médicament bien précis, en prescrivant, le plus souvent, ce dernier. Puis d’observer les éventuels effets du produit, en remplissant un questionnaire que récoltera et analysera, plus tard, le laboratoire. En contrepartie, le médecin reçoit de l’argent : d’une dizaine d’euros à plusieurs milliers pour chaque patient inclus dans l’étude.

Des études scientifiques qui visent à récolter des données et améliorer les traitements ? Officiellement, oui. Dans la pratique, les choses sont moins évidentes. « Ces études dites “observationnelles” sont lancées avec le prétexte de faire de la recherche, mais très souvent, elles ne donnent lieu à aucune publication revue par les pairs », pointe Anne Chailleu, de l’association Formindep, une association pour une formation et une information médicales indépendantes « de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes ». A quoi servent ces études, pour lesquelles les grands laboratoires pharmaceutique dépensent des millions d’euros ?

Entre 400 et 1 200 euros par patient

En février, le Formindep a reçu le témoignage d’un hépatologue (spécialiste des maladies du foie) qui affirme avoir été contacté par deux laboratoires lui proposant des études observationnelles sur le traitement contre l’hépatite C. En échange de la prescription de leurs médicaments et du remplissage d’un cahier d’observation des patients, ce médecin aurait pu recevoir, en fonction du laboratoire, entre 400 et 1 200 euros par patient inclus dans l’étude, avec une limite de dix patients.

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